Le silence des Socialistes

Notre village planétaire connaît une nouvelle crise financière qui frappe l’Europe de plein fouet.

La crise de septembre 2008 causée par les prédateurs bancaires n’a pu être évitée que parce que les Etats ont massivement alimenté les banques en milliards d’euros prêtés avec un intérêt dérisoire et, parfois, sans aucun intérêt.

Six mois plus tard, ces mêmes banques, responsables de la crise, retrouvaient des bénéfices plantureux et offraient à nouveau à leurs cadres dirigeants des primes représentant des milliers d’années de travail d’un salarié moyen.

Or, depuis quelques mois, on constate que ces mêmes banques spéculent contre les Etats qui les ont massivement aidées.

Les Agences de notation dont les dirigeants sont évidemment étroitement liés avec la Nomenklatura bancaire, affolent les marchés en réduisant la confiance qu’on peut avoir dans la solvabilité des Etats.

Qu’est-ce que cela démontre ?

Cela démontre que les politiques ont perdu le pouvoir !

OBAMA lui-même n’a pas été capable de faire passer sa Loi de régulation du monde bancaire.

La presse répercute  le fait que les grandes banques ne peuvent pas faire faillite parce qu’elles sont essentielles à l’activité économique du Monde. Mais cela veut également dire que ceux qui vivent de leur retraite ou de leur travail sont pieds et poings liés dans les mains des spéculateurs;

Après l’effondrement du bloc communiste, nous avons eu la démonstration que le monde de la Finance a non seulement réussi à détruire son adversaire, et il le méritait bien, le plus acharné, mais il a également réussi à substituer son pouvoir au pouvoir des politiques élus démocratiquement.

Nous assistons là à une démonstration éblouissante de tout ce que les Socialistes disent depuis le 19ème siècle.  Or, on n’entend pas les Socialistes !  Ils devraient dénoncer cette situation de façon récurrente et en faire un cheval de bataille, mais ils ne le font pas !

J’ai la terrible impression d’une totale impuissance des politiques à l’égard d’un pouvoir qui leur a totalement échappé.

N’en doutons pas, ceux qui exercent aujourd’hui ce pouvoir ont un seul but : faire un maximum d’argent en un minimum de temps.

Le nombre de milliardaires ne cesse d’augmenter, mais ces gens là n’ont aucun respect pour la situation sociale que vivent des millions de gens, ils n’ont aucun état d’âme lorsque beaucoup perdront leur emploi, et ils n’ont aucun état d’âme lorsqu’on décide de diminuer de 30% les salaires ou les pensions pour tenter d’obtenir des prêts permettant aux Etats de survivre.

Après la chute du Communisme, un historien avait écrit : « C’est la fin de l’Histoire ».

Avait-il raison ?

A-t-on assisté, au cours de ces dix dernières années, à la fin de la Social-démocratie et de tout ce qu’elle portait en elle de valeurs et de volonté de progrès ?

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