Un grand échec : L’Ecole

On sait depuis bien longtemps que notre Région connaît une poussée démographique exceptionnelle.     Le Journaliste du « Soir » François Robert écrivait, il y a un peu plus d’un an, que la démographie bruxelloise était équivalente à celle d’un pays en voie de développement. Or, rien n’a été fait ! Rien n’a été préparé !

Aujourd’hui, nous savons qu’il manque 72 écoles à Bruxelles. En tant que mandataires, nous recevons journellement des appels désespérés de parents qui ne trouvent pas d’Institution pour leur enfant.  Les politiques ont tenté, par différents systèmes, de trouver la parade au racisme rampant existant dans certaines Institutions scolaires.  Mais ils n’y sont toujours pas vraiment parvenus.  Nous connaissons tous nombre d’établissements qui parviennent à préserver la « cohésion socio-économique » de leur public.

Cette situation est évidemment gravissime, mais malheureusement, ce n’est pas le plus inquiétant.  Il y beaucoup plus grave.  Aujourd’hui, notamment dans le primaire, le personnel enseignant n’a plus la capacité de jouer le rôle essentiel qui est le sien, à savoir transmettre les valeurs sur lesquelles reposent notre Démocratie et notre Société.

Dans de très nombreuses écoles, le personnel enseignant est confronté à une situation où c’est le déracinement qui domine.  Aucun dialogue réel n’est organisé. Ni les programmes, ni la gestion du temps ne permettent à un enseignant de jouer le rôle qui doit être véritablement le sien.  C’est un terrible échec  qui aura, il n’y a pas à en douter, des retombées considérables, et ce pendant des générations et des générations, sur le fonctionnement de notre Démocratie, les rapports humains, et notre société en général.

Il n’y a pas que dans la Troisième République en France où l’enseignement a joué le rôle fondamental de creuset politique et social.  C’est à l’école, au moins autant que dans les familles, que se transmettent les valeurs.

Pour ce qui concerne les familles, beaucoup d’entre elles sont, dans notre Région, et du fait de la précarité, en très grande difficulté (20% de chômage).  A Jette, 29 % des enfants de 18 ans vivent dans une famille qui n’a pas de revenu du travail.

Pour ce qui concerne l’école, le chaos dans lequel elle se trouve et le désespoir des enseignants ne permettent plus cette chose essentielle qu’est la transmission des valeurs sur lesquelles repose notre société.

Voilà les véritables sources de l’augmentation de la violence !

Adresse e-mail : merry_hermanus@yahoo.com
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