Hermanus, ou comment faire disparaître le gêneur !

Le 23 décembre 2009, Hervé Doyen et son clan mettent fin à une Majorité de 33 ans.

Les compétences scabinales d’Hermanus lui étaient immédiatement retirées. Le lendemain, son secrétariat était liquidé. Une décision de Collège digne des pires dictatures, mais Attention, c’est Hermanus qu’on traite de Stalinien, interdisait à sa collaboratrice bénévole de mettre les pieds dans la commune. Mieux encore, on installait, à gauche et à droite de la porte de l’échevin, deux employés communaux, fort sympathiques au demeurant, tels deux cerbères chargés de gérer le suivi des amendes administratives.  Les armoires étaient vidées ; les dossiers déposés pêle-mêle dans le bureau de l’échevin répudié.

Les panneaux signalétiques chargés d’orienter les visiteurs de l’échevin socialiste étaient modifiés. Non seulement, ce qui est normal, on n’y indiquait plus ces compétences, mais certains étaient purement et simplement enlevés !  C’est ainsi que lorsqu’on tente d’atteindre son bureau, on suit un panneau indiquant « Echevin Hermanus », on débouche dans les couloirs où, sur la porte, est indiqué « Amendes administratives ».

Panneau d'indication du bureau de l'échevin Hermanus

Indication du bureau de l'Echevin Hermanus

On reste pantois devant un tel niveau de médiocrité !

En réalité, depuis novembre 2007, tout est mis en œuvre pour bâillonner l’échevin socialiste et, comme il ne disparaissait pas, il a fallu d’abord le décrédibiliser en le faisant passer pour fou, et en répandant à son sujet et au sujet de son épouse des rumeurs aussi fausses qu’injurieuses, et, ensuite, on le fait disparaître des panneaux indicateurs.  On ne peut plus le trouver à la commune.

Hier encore, une conseillère communale socialiste se rendant à la Maison communale a demandé à l’accueil, stylé et drillé comme il se doit, où était le Cabinet de l’échevin Hermanus. Il lui a été répondu qu’il n’y en avait plus !!!

On ne peut être que stupéfait face à des procédés aussi dérisoires.  Mais en y réfléchissant, ces procédés sont d’abord l’aveu et la preuve matérielle du fait que l’échevin socialiste, en posant un certain nombre de questions, et en dénonçant les dysfonctionnements considérables de la commune, gênait, et gênait à ce point qu’il fallait le faire passer pour fou ou le faire disparaître.

Quand on est sûr de soi, quand, de façon sereine et équilibrée, on met en œuvre des politiques pour lesquelles on a été élu, on n’a pas ce genre d’attitude qui confirme bien la peur d’être confronté tôt ou tard à la terrible réalité.

Hermanus devait disparaître parce qu’il était le miroir de leurs méthodes et de leur médiocrité, le miroir de ce qu’il faut bien appeler leur incompétence.

merry_hermanus@yahoo.com
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