L’Arrogance du Sexe

La Belgique est pétrifiée !

La Police a perquisitionné les locaux de l’Archevêché de Malines-Bruxelles et, même, le domicile du Cardinal Daneels !!!  L’ébranlement est total ! Le choc est brutal !

Et pourtant, cela fait des années et des années  que les scandales de pédophilie se répètent partout où l’Eglise catholique a eu, et a encore parfois, une grande influence.

Ce matin, dans les colonnes du journal « Le Soir », un prêtre,  Jacques Meurice, coupe le nœud gordien. Il ose, enfin, la vérité.

Pour lui, et je partage pleinement son avis, les prêtres pédophiles sont aussi des victimes.  Ils sont les victimes d’une Eglise qui, non seulement a voulu nier le sexe, mais a aussi voulu nier les femmes.  Comme le font d’ailleurs tous les cléricalismes.  Il suffit, pour s’en convaincre, de lire ce que Luther, Fondateur du Protestantisme, a osé écrire  comme injures à l’égard de « La » femme.  Il en est de même, et pire encore, dans l’Islam rigoriste. La femme doit être niée ! Elle doit être méprisée parce qu’elle ramène l’homme à sa réalité terrestre, à ses besoins existentiels qui font que l’homme est l’homme.

C’est la femme qui fait le lien fondateur de toute Humanité.  Ce lien entre le corps et l’esprit.

Avoir voulu nier les exigences du corps qui n’ont en soi rien de condamnable, a conduit l’Eglise à fabriquer des générations et des générations de malheureux.  Soit ils parviennent à nier leur sexualité au prix d’une distorsion dommageable entre leur qualité d’homme et les besoins de leur corps, soit ils doivent tricher avec la règle inhumaine, ce mot étant pris dans son sens premier.

Il n’est donc pas étonnant de que nombreux prêtres se soient réfugiés dans une sexualité immature où l’objet de leur désir n’est ni un homme ni une femme, mais un enfant, un être en gestation, donc, quelqu’un d’inclassable au plan de la sexualité, avec, bien sûr, des dégâts énormes à la fois pour les victimes  mais aussi pour les coupables.

Imaginez la montagne d’hypocrisie dont les coupables ont dû faire preuve pour assumer au même temps leur Ministère et cette sexualité dégradante.

Or, ils étaient les bergers qui devaient conduire le peuple de Dieu, mais n’étaient en réalité que des malheureuses victimes d’une Eglise refusant ce qu’est  l’Humanité.

Je suis totalement Athée et, pour moi, les Religions sont la parade que les hommes ont trouvée pour répondre à l’incompréhension que suscite leur propre mort.

Je respecte et j’admire ce besoin de transcendance, et lorsque je découvre dans un modeste appartement une simple croix, celle-ci m’émeut parce que, précisément, ce symbole est celui de l’Egalité de tous les hommes face à la mort.

Mais Bon sang, quand l’Eglise catholique et toutes les Eglises reconnaitront-elles enfin le droit aux hommes qui les servent  de vivre pleinement leur vie d’homme ?

Quand accepteront-elles de reconnaître que l’homosexualité  n’est pas une maladie, mais une sexualité comme une autre.

Et, surtout, et c’est peut-être l’essentiel, quand reconnaitront-elles enfin aux femmes le droit d’être des personnes à part entière et non des monstres de perversion ?

Une religion ou une société qui ne reconnaît pas aux femmes cette légitimité, ce droit d’exister pleinement dans le respect et l’épanouissement global, y compris dans leur sexualité, cette religion ou cette société est condamnée, et ce sera une bonne chose.

merry_hermanus@yahoo.com

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