La rentrée des classes à Jette

En ma qualité d’Echevin de l’Instruction publique de 1981 à 1996, et de 2006 à 2009, j’ai pris connaissance avec indignation des affirmations dans la presse, de l’Echevin Leroy en charge de l’Enseignement dans la commune de Jette.

Je tiens tout d’abord à rappeler que l’Echevin Leroy a publiquement et devant témoins estimé, il y a un an et demi, qu’il conviendrait de fermer une école à Jette.

Dès lors, ses larmes de crocodile devant l’impossibilité, pour de nombreux parents, de trouver un établissement d’enseignement pour leurs enfants me choque au plus au point.

Ce n’est certainement pas lui qui se préoccupe de ce problème !

Par ailleurs, le fait de mettre les parents dans une cellule d’accompagnement est tout à fait grotesque et insultant.  Je suppose qu’on leur donne également une boîte de kleenex et quelques bonbons acidulés.

La réalité est évidemment toute autre !

Je rappelle que pendant la période où j’ai eu le plaisir de gérer la commune avec Jean-Louis Thys,  j’ai mis en chantier pour 750 millions d’anciens francs belges de bâtiment scolaires.

Dès 1994, j’avais mis en chantier la rénovation de l’école du Dieleghem que l’actuel Bourgmestre et son équipe ont volontairement saboté en surdimensionnant un projet totalement impayable.

Dans une ville qui connaît un accroissement démographique considérable et où le premier devoir est de favoriser la création d’écoles nouvelles, l’actuelle Majorité a tout fait pour limiter les possibilités offertes aux écoles communales.

Or, la commune de Jette voit son taux de chômage exploser. L’une des raisons est évidemment l’absence de formations de qualité.

Aujourd’hui, à Jette, on sacrifie un certain nombre de générations, et ce, malgré les efforts considérables faits par les enseignants dans les conditions les plus difficiles.

Ceux qui se rendent coupables de ces négligences porteront une responsabilité écrasante face à l’avenir.  En effet, Ils n’ont pas compris que l’intégration ne peut plus se faire dans les quartiers ou dans les familles du fait du déséquilibre démographique dans certaines zones de notre commune et que, donc, seul l’enseignement est le dernier  instrument  d’intégration.

Or, les écoles ne sont pas suffisamment nombreuses et ne disposent pas des moyens dont elles auraient besoin.

Dès lors, l’hypocrisie de ceux qui, dans une interview, regrettent l’absence de locaux, et envoient les parents dans des cellules d’accompagnement psychologique, me choque au plus haut point, car l’objectif n’est que de masquer leur volonté de réduire l’enseignement communal jettois dans sa plus simple expression, surtout dans la mesure où il tend à aider les familles les plus défavorisées de la commune car, selon ce que croit l’équipe d’Hervé Doyen, ces familles là ne votent pas pour la Liste du Bourgmestre.

C’est là leur plus grand défaut !

merry_hermanus@yahoo.com
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