C’est Jean-Louis Thys qu’on assassine – Hervé Doyen invente une nouvelle mesure du temps

Nous le savons, il y avait déjà l’année de douze mois, il y a la lune de cinq ans et il y a la décennie.

Hervé Doyen et ses acolytes viennent d’inventer une nouvelle unité de mesure du temps, à savoir la trentaine.

On peut lire de-ci de-là, dans certaines des déclarations du Bourgmestre ou dans différents articles du journal communal, que tout va mieux cette année et ce, depuis trente ans.

Mais que s’est-il donc passé ?

C’est très simple : Le PS n’est plus partenaire de la Majorité alors qu’il y était depuis plus de trente ans.

Tout ce qui est arrivé à Jette depuis 1977, c’est la faute de « ces immondes Socialistes, mauvais gestionnaires et délinquants par nature ».

Un mot tout d’abord du journal communal.  Certains l’appellent le « journal de Mickey », en effet, Jette, c’est Disneyland. Dans chaque article, il y a le nom d’un échevin dont les réalisations splendides sont dignes de tous les éloges et des fleurs de la rhétorique.

Moi, je l’appellerai plutôt le « journal de Pinocchio » tant il est vrai qu’Hervé Doyen et ses acolytes sont frappés par le syndrome de « Collodi ».

Malheureusement, chez eux, rien ne s’allonge.

En plus de cela, il faut bien reconnaître qu’ils sont effroyablement stupides.

L’échevin des Finances, que certains appellent « l’aboyeur de service », et à qui chacun accorde le charisme d’une porte de frigo, a tenté, dans la chaleur de l’été, de faire croire que la situation de la commune était catastrophique parce que le Collège, en 1985 (!!!!), oui oui, vous avez bien lu, en 1985, soit il y a vingt-cinq ans, avait remboursé trop tôt les emprunts que la commune avait obtenus de l’excellent ministre André Degroeve.

Reconnaissons tout d’abord à l’échevin des Finances la subtilité d’un boulier compteur.

Mais l’important n’est pas là !  L’important, c’est que les Collèges, de 1977 à 1999, ont été présidés par Jean-Louis Thys, et qu’à partir de 1982, ces Collèges étaient majoritairement Cdh, le PS n’ayant jamais eu, depuis 1978, qu’un seul représentant.

Soit ce représentant était un génie (bien sûr du mal, esprit maléfique comme l’a qualifié une presse flamande subsidiée qui est à la liberté de la presse ce que la musique militaire est à la musique) capable d’imposer sa volonté démoniaque aux agneaux PSC qui l’entouraient, soit la politique que dénonce Hervé Doyen était celle voulue par Jean-Louis Thys, les échevins PSC et le seul échevin socialiste.

Afin de m’assurer de la réalité, j’ai entrepris d’étudier les résultats cumulés du budget depuis 1995 jusqu’à 2009.  Je poursuivrai différentes recherches et bien sûr je vous en informerai.

Voici les chiffres convertis en euros :

La première chose qui saute aux yeux, c’est le fait que le déficit cumulé explose dès le moment où Hervé Doyen devient Bourgmestre, puisqu’il passe de 5.393.677 € en 1999 pour cumuler à 24.229.761 € en 2003, soit une croissance de 22,26 % !!!!

Voilà la gestion d’Hervé Doyen !!!

On notera que je ne faisais plus partie du Collège à partir de juin 1996  !

Faut-il voir une corrélation entre l’effroyable dérapage et mon départ ?

Vous constaterez que si ce déficit cumulé diminue, c’est uniquement parce que la commune est sous plan d’accompagnement et a reçu, depuis 2004, des dizaines de millions d’euros de la Région.

Le boni cumulé de 2009 ne résisterait d’ailleurs pas à un audit approfondi de la situation financière réelle de la commune.

La liaison entre la gestion d’Hervé Doyen et l’explosion du déficit cumulé est donc évidente.

Dès le décès de Jean-Louis Thys, Doyen a mis fin à une gestion prudente, performante et bénéfique à tous points de vue pour la commune pour céder le contrôle de la gestion à Dieu sait qui, se contentant de tout faire pour assurer sa réélection, sa seule préoccupation… Mais les Jettois, bien sûr, ça c’est une autre histoire !

Oserais-je ajouter qu’étant échevin des Finances de 1982 à 1996, les impôts sur les personnes physiques et sur le cadastre n’ont pas augmenté, (ceci, donc, pendant quatorze ans…un record !), et qu’aujourd’hui, avec la gestion d’Hervé Doyen, la commune de Jette est la commune la plus chère de Belgique en matière d’additionnels !

Il est vrai que beaucoup de Jettois laissent entendre que l’échevin des Finances n’habite pas dans la commune, mais réside officiellement dans le Brabant wallon dans la belle et riche commune de Lasnes où ses voisins sont des gens particulièrement prestigieux.

En conclusion que peut-on dire ?

Je reprendrai simplement un vieux proverbe russe qui dit que « Avec le mensonge, on peut aller très loin, mais, malheureusement, on ne peut pas revenir en arrière ».

En outre, l’incompétence et l’arrogance sont un cocktail qui, inévitablement, conduit au désastre.

merry_hermanus@yahoo.com
Share

Les commentaires sont fermés.