La technique de la « trompe de l’éléphant », ou « Quand le menteur dit la vérité, il devient malade »

Lettre ouverte aux conseillers communaux de Jette

Mesdames et Messieurs les conseillers communaux,

Chers Collègues,

Nous avons eu le plaisir, l’honneur et le privilège de recevoir un courrier électronique reprenant une décision du 6 octobre 2009, soit il y a un an.

L’objet de cet envoi tend à démontrer que j’avais accepté, à cette date, la dépense concernant l’établissement d’une fresque sur le pignon d’une maison de la Place Cardinal Mercier.

Une fois de plus, les menteurs se prennent les pieds dans le tapis !

Je vous invite à relire attentivement cette décision et, en particulier, le montant de la dépense estimée.  En effet, vous constaterez que la dépense relative à cette fresque est évaluée à 15.650 euros.  Or, dans le budget communal 2010 contre lequel j’ai voté, il est fait mention de trois fresques pour un montant global de 140.000 euros, soit déjà près de neuf fois plus !

Pire encore, la décision contre laquelle j’ai voté, et que bien sûr on ne vous communique pas, vise une dépense de 105.000 euros pour une seule fresque !

Nous sommes évidemment là devant la démonstration formelle de la façon dont la commune de Jette est gérée.

Le Collège s’engage, il y a un an tout juste, pour une dépense de 15.650 euros, ce qui représente déjà pas mal d’argent, et, en définitive, on en est, pour une seule fresque, à dépenser, un an plus tard, 105.000 euros, soit près de sept fois plus.

Voilà la réalité de la gestion à Jette !

Le petit envoi de M. Leroy me permet de faire une démonstration encore plus claire de la réalité.

Si certains d’entre vous le souhaitent, ils peuvent aller consulter la décision du Collège contre laquelle j’ai voté et qui avait pour but de réaliser cette première fresque pour le montant pharaonique de 105 .000 euros.

Enfin, je vous rappelle mon dernier courrier sur ce même objet où je citais in extenso mon intervention lors du vote du budget, intervention qui est sur la bande enregistrée qui se trouve au secrétariat communal, et où je m’opposais de façon formelle à ces dépenses somptuaires, alors qu’il n’y a ni politique sociale ni politique d’emploi dans la commune.

Cela, c’est la vérité !

On reste confondus devant la mauvaise foi dont fait preuve le duo Doyen/Leroy.

J’invite les membres de la Majorité qui souhaitent quand même, pour certains, être informés de ce qui se passe à Jette, à poser la question aux duettistes Doyen/Leroy que je viens de citer sur les raisons qui ont conduit la fresque à passer de 15.650 euros à 105.000 euros.

Croyez-moi, la réponse se fera attendre !

N’est-on pas là devant l’exemple type de nombreux marchés communaux qui sont sous-évalués et pour lesquels il convient de revenir devant le Conseil communal pour assumer des mises en concordance ?

Pour rappel, par exemple, le hall des Sports dont un premier lot avait augmenté de 150 % et un autre, de 110 %.

Voilà donc de parfaits exemples de la technique budgétaire dite « de la trompe de l’éléphant » : on vote pour la trompe, et après on paye pour tout l’éléphant !

Nous aurons certainement très bientôt l’occasion de reparler de l’extrême générosité de  Doyen et Leroy, générosité qui, bien sûr, se fait avec l’argent public… A suivre !

Très récemment, une de mes amies, conseillère communale pour laquelle j’ai une grande amitié, m’avait adressé, à l’issue du Conseil communal, un proverbe qu’elle estimait parfaitement adapté au Docteur Leroy.  Ce proverbe disait « Quand le menteur dit la vérité, il devient malade ».

Mais n’ayez aucune crainte, le Docteur Leroy n’a aucune intention de tomber malade.

Bien à vous,

merry_hermanus@yahoo.com
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