Faut il sauver le soldat Léonard ?

M. Léonard a comme profession : Ecclésiastique.

Il est, à ce titre, sur base du Concordat Napoléonien, payé comme un fonctionnaire. En l’occurrence, il a le traitement d’un Secrétaire général de Ministère plus quelques avantages, ainsi qu’une position protocolaire éminente.

Depuis sa nomination à la fonction de Primat de Belgique, chacune de ses prises de position soulève un tollé et d’énormes vagues de protestations.

Des reproches en tous genres lui sont faits.

Des attaques de toutes natures sont portées contre lui.

Manifestement, il n’a pas le don de plaire à ses ouailles… et à beaucoup d’autres.

Il faut cependant se rappeler qu’il a été fait Evêque par le Pape polonais Wojtyla, et qu’il a été nommé Primat de Belgique par le Pape allemand Ratzinger.

Il est donc manifeste que, sur deux pontificats, il a bénéficié de la plus grande confiance des Instances dirigeantes de l’Eglise.

La question est donc de mesurer pourquoi il y a un décalage entre ces Autorités supérieures et un nombre considérable de fidèles en Belgique.

J’ai écouté et lu très attentivement les remarques de ceux qui s’opposent, et même demandent la démission de M. Léonard.

Mais en réalité, le reproche majeur qu’il faut faire à M. Léonard n’est-il pas qu’il incarne la Religion catholique, apostolique et romaine telle qu’elle a été pensée et voulue par les plus hautes Autorités de l’Eglise depuis des centaines d’années.N’est-il pas exact de dire que nombreux sont ceux qui n’ont pas accepté les réformes voulues par Vatican II ?

N’est-il pas utile de rappeler que l’actuel Pape était, jusqu’à son élection, Chef de l’Institution qui est chargée de maintenir la foi dans son intégralité, héritière de l’Inquisition.

J’en viens donc à la conclusion que ce que ne supportent pas les contempteurs de M. Léonard, c’est le visage qu’il offre de l’Eglise car c’est le miroir de leurs « inavouables » évolutions.

Ils souhaiteraient qu’il soit plus moderne, plus « glamour », en un mot, plus acceptable pour les croyants du 21ème Siècle ; ils veulent une religion « à la carte ».

La question qu’il faut se poser est de savoir si la Foi est « modernisable », et si les dogmes sont adaptables à la réalité et à l’évolution des temps et, donc, ce qui est posé fondamentalement, c’est le caractère immuable ou non de la Foi et de son expression terrestre, l’Eglise !

C’est cette question là qui est en réalité posée car, pour ma part, je n’en doute pas un seul instant, l’Archevêque Léonard exprime la foi catholique, apostolique et romaine dans sa plénitude dans toute son acceptation, que celle-ci soit acceptable ou non. Il est dans l’éternité, telle qu’il la conçoit, ses contempteurs n’étant, eux, que dans l’actualité !

merry_hermanus@yahoo.com
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