Un autre crime de Georges Bush, Ou la Victoire d’Hitler !

La presse a longuement parlé de la parution des mémoires de Georges Bush.

Un fait tout particulier a retenu mon attention.

En effet, on découvre, en lisant ses mémoires, que Georges Bush a officiellement autorisé la torture !

Je pense qu’on n’a pas tiré toutes les conclusions de la gravité de cet aveu.

Pendant le deuxième conflit mondial, les forces d’occupation de l’Allemagne Nazie ont systématiquement recouru à la torture.

De même d’ailleurs que l’armée japonaise.

Pour la première fois dans l’histoire mondiale, ces faits, ces comportements et le génocide des Juifs ont fait l’objet d’un jugement et de condamnations.

Il ne faut évidemment pas être naïf.

L’armée française, que ce soit à Madagascar en 1946, pendant la première guerre d’Indochine, ou, surtout, pendant la guerre d’Algérie, a pratiqué systématiquement la torture.

Mais au sein même de l’armée et de l’administration, des voix se sont élevées pour condamner ces pratiques.

Je pense notamment au Secrétaire général de la Préfecture de Police d’Alger, M. Teitgen, qui a démissionné avec fracas, ou encore au Général Paris de la Bolardière qui a été démis de ses fonctions car il dénonçait la torture.

Jamais, les Présidents de la République française, que ce soit Vincent Auriol, René Coty sous la 4ème République, ou de Gaulle sous la 5ème République, n’ont donné un ordre permettant à l’Armée d’appliquer officiellement la torture.

Il est d’ailleurs équitable de rappeler que la torture (la Question) avait été supprimée sous l’ancien Régime par Louis XVI.

L’attitude de Georges Bush est donc une extraordinaire régression des droits de l’Homme.

En effet, qu’une des plus grandes Démocraties du monde ait, à sa tête, un dirigeant qui, officiellement, permet le recours à la torture, est, de fait, un retour à la barbarie.

La torture n’est pas un concept, elle est une horreur en soi, qu’il s’agisse de l’électricité, de la noyade ou de tout autre procédé.

Il faut relire, pour s’en convaincre, le livre de René Alleg : « La Question » qui savait de quoi il parlait puisqu’il avait été torturé par les Paras d’Alger.

La force des Démocraties, leur raison d’être, c’est précisément qu’elles ne recourent pas à de telles méthodes.

Si elles le font, elles se mettent au même niveau que les terroristes qu’elles sont supposées combattre.

Dans un monde extraordinairement instable, où les valeurs des droits de l’homme sont de plus en plus remises en question, ce crime de Georges Bush peut, si on n’y prend pas garde, avoir des conséquences gigantesques, et ouvrir la voie vers un retour à la barbarie.

Le 3 janvier 1945, Jean Cocteau écrivait, avec une extraordinaire prémonition « Hitler reste le vainqueur de cette époque, même s’il est vaincu. Il a donné ses méthodes. C’est par là qu’il fallait le vaincre d’abord ».

En 1957, Hubert Beuve Méry écrivait, dans le « Monde » à propos de la torture en Algérie « Serons-nous les vaincus d’Hitler ? ».

Georges Bush est le responsable de cette terrible défaite-là.

merry_hermanus@yahoo.com
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