Corne d’abondance et Misère absolue !

Oyez Oyez Braves Gens !
Battez Tambours, Sonnez Trompettes, Résonnez Musettes !

La bonne nouvelle est confirmée : Le vendredi 17 décembre à 19 heures, le Bourgmestre Doyen déclenchera un canon géant pour inonder les « milliers » d’enfants réunis sur la Place du Miroir de massepains, guimauves et peluches.

C’est la politique des strass et des paillettes qui vise à camoufler l’indigence absolue de la politique sociale.

D’un côté, on gaspille des dizaines de milliers d’euros en fêtes diverses et variées, de l’autre, on réduit au minimum les moyens d’action du CPAS, et on refuse toute politique sociale.

C’est la politique des « Jeux », mais sans pain !

En attendant, une cinquantaine de « sans papiers » crèvent de misère à cinq cents mètres de la Place du Miroir.

Hervé Doyen nous a écrit pour dire qu’il était allé sur place, qu’il y avait été trois ou quatre fois, et que, jeudi de la semaine dernière, il y était encore.

Curieux !!! Car après mon appel au secours, de nombreux Jettois se sont mobilisés et, depuis vendredi, ne cessent d’aller sur place pour apporter nourriture, vivres, moyens de chauffage et d’éclairage, etc.

Les réfugiés installés dans ce trou à rat ont bien affirmé avoir vu le Bourgmestre, mais une seule fois !!!

Il leur aurait déclaré que la photographie était son hobby et leur a demandé à pouvoir les photographier !!!

Ces gens étaient horrifiés par une telle désinvolture et un tel mépris.

Certains nous ont affirmés s’être sentis comme des animaux dans un zoo !!!

Certains d’entre nous n’ont pas hésité à dire que c’était le comble de l’ignominie.

C’était un « safari photos » au milieu de la plus extrême misère.

D’autres ont déclaré qu’Hervé Doyen se préparait pour sa future participation au parcours d’artiste où il pourrait présenter des photos tellement pittoresques de personnes sur des grabats dont nous savons aujourd’hui qu’elles souffrent de morsures de rats !

Oui, à Jette, en 2010, une telle chose est possible.

J’ai eu la joie, cette semaine, de croiser Hervé Doyen dans les locaux communaux. Curieuse, cette façon de regarder toujours ses chaussures lorsqu’il me rencontre.

Je suppose que cela doit être une habitude prise dans les milieux scolaires qu’il a fréquentés et où on ne regarde pas les gens droit dans les yeux !

Deux pensées me sont venues lors de cette rencontre.

La première, j’ai trouvé à Hervé Doyen un air de maître-nageur vexé. Mais de quoi a-t-il honte, lui, le photographe des plus misérables ?

Ensuite, j’ai pensé à cette comparaison que faisait Victor Hugo entre Napoléon Ier et Napoléon III. Bien entendu, cette comparaison est outrancière, mais je trouve que la phrase qu’il prononce est très opportune si on compare Jean-Louis Thys à Hervé Doyen. En effet, il dit « Le champignon vénéneux pousse au pied du Chêne, mais il ne sera JAMAIS le Chêne » !!! Vous aurez bien sûr compris qui était le Chêne et qui est le champignon vénéneux.

L’image me semble parfaitement coller à la réalité jettoise d’aujourd’hui.

merry_hermanus@yahoo.com
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