AMIANTE A L’ECOLE AURORE – COMMUNIQUE DE PRESSE – LE BOURGMESTRE DOYEN SEUL RESPONSABLE !

COMMUNIQUE DE PRESSE :
AMIANTE A L’ECOLE AURORE !

– Le Bourgmestre Doyen, seul responsable –
– Doyen tente de rejeter l’ « erreur »  sur l’Administration –
– Les enfants de l’Ecole Aurore ont couru un vrai danger –

Lors de la séance préparatoire au Conseil communal qui s’est tenue le lundi 24 janvier dernier, Hervé Doyen a enfin remis une série de dossiers comprenant des études relatives à l’amiante sur le site de l’école Aurore.

Le Premier échevin Hermanus avait tenté de consulter ces dossiers le même jour à 11 heures à l’Administration communale, mais ils ne lui avaient pas été communiqués.   On peut se demander pourquoi des documents sont occultés à 11 h et diffusés à 18 h 30 !!!  La réponse est simple : Il fallait surtout empêcher les conseillers communaux de préparer les dossiers et de poser des questions.

Le Premier échevin Hermanus est scandalisé par le fait que Doyen tente de rejeter les erreurs commises sur l’Administration.

En effet, au cours de la séance préparatoire au Conseil communal, le secrétaire communal a admis que l’Administration avait fait une « erreur »  en autorisant des travaux sur ce site. Il a eu la bonté de ne pas rappeler qu’il y a deux ans, Doyen avait déclaré aux enseignants « qu’il n’y avait là aucun risque pour autant qu’on ne cloue pas dans le mur et qu’on n’y enfonce pas de punaise » !!!

Il est scandaleux que Doyen contraigne l’Administration à assumer
« ses erreurs » !

La Loi communale est très claire : l’article 26 bis précise que l’Administration communale agit sous l’autorité du Collège! Il ne peut donc être question de rejeter quelque erreur que ce soit sur l’Administration.

Le Premier échevin Hermanus constate que Doyen applique, avec le secrétaire communal de Jette, la méthode que Georges Clémenceau, Président du Conseil en France, utilisait avec son chef de cabinet et qu’il résumait avec une vulgarité et une brutalité que le lecteur voudra bien  excuser, lorsqu’il affirmait « C’est moi qui pète et c’est lui qui pue » !!! Voilà la méthode Doyen qui se veut, comme le Pape, infaillible. S’il y a une erreur, ce n’est jamais lui !

Le Premier échevin Hermanus constate qu’il n’y a apparemment pas, à Jette, d’échevin de l’Enseignement, et qu’il n’y a apparemment pas à Jette d’échevin chargé de la gestion des Travaux.

Il rappelle que Mme Rouffin, chef de groupe PS, constatait déjà, dans le budget 2011, que l’Enseignement, pourtant essentiel, (3200 enfants fréquentent nos écoles) était réduit à la portion congrue.

Il rappelle que l’échevin Leroy, en principe chargé de l’Enseignement, a, en Collège, exprimé sa volonté de supprimer une école !!!

Il rappelle que le jour où la directrice et les enseignants ont pris des mesures d’urgence, sur les antennes de la RTBF, l’échevin de l’Enseignement affirmait qu’il n’y avait pas de problème et que les choses n’étaient pas graves !!!

Il rappelle que c’est le lendemain que l’Administration, elle, consciente du risque,  a pris la mesure de la gravité de la situation, et que des études ont été demandées, en particulier à l’IBGE.

Il rappelle que les enfants, sur décision du Collège prise quinze jours plus tard,  ont maintenant été évacués dans une autre école.

Le Premier échevin Hermanus est effaré que l’on réduise la gravité de ce qui s’est passé à l’école Aurore à de « simples erreurs ».

Il souligne le risque catastrophique couru pour la santé des enfants qui ont été confiés à notre enseignement. Chacun s’accordant à reconnaître que le danger en matière d’amiante n’est pas une petite chose.

Il tient également à rappeler avec force qu’ayant repris le dossier « amiante » qui est en sa possession, il a constaté que, dès septembre 2007, alerté par un message général de la FAPEO, il a fait une série de notes demandant que toutes les mesures de sécurité soient prises en matière d’amiante. Il avait malheureusement dû constater qu’on ne répondait pas à ses notes.

Après différents rappels, le 14 septembre 2007, un fonctionnaire dirigeant de la commune de Jette lui précisait qu’il ne lui  avait pas répondu, mais qu’il avait directement répondu au Bourgmestre Doyen « parce que la Loi de 1996 précisait que c’était le Bourgmestre qui était personnellement responsable en ces matières de sécurité » !

Dans ces conditions, faire assumer la responsabilité de ce qui s’est passé à  l’Administration est évidemment une chose énorme !

Le Premier échevin Hermanus souligne que Doyen est doublement responsable, puisque, d’une part, il l’est sur base de la Loi de 1996 sur le bien être des travailleurs et la sécurité en général, et que, d’autre part, il l’est en sa qualité d’échevin du Patrimoine, fonction qu’il a reprise le 12 décembre 2007 dans la mesure où l’échevin Hermanus refusait de continuer à la gérer étant donné le nombre considérable de dysfonctionnements qu’il constatait, à la fois quant à la constitution des dossiers et à leur exécution.

Il est donc évident que Doyen est seul responsable de ce qui aurait, sans la vigilance de la directrice, des enseignants, et de l’Organisation syndicale, pu avoir des conséquences dramatiques sur la santé de nos enfants.

Le Premier échevin Hermanus rappelle qu’à l’automne 2007, il a fait des notes attirant l’attention non seulement sur les problèmes de l’école Aurore (dont il a fait désamianter le plafond du préau), mais également sur d’autres bâtiments communaux, en particulier l’école Florair, l’école Van Aesbrouck, différentes chaufferies et le bâtiment de l’avenue Firmin Lecharlier.

En conclusion, l’absence de gestion de Doyen pourrait avoir, dans d’autres domaines, des conséquences tout aussi graves !

Le Premier échevin demande donc qu’une étude d’ensemble soit faite sur tous les bâtiments communaux pour identifier la présence éventuelle d’amiante.

HERMANUS, A.M.

Premier échevin

merry_hermanus@yahoo.com


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