Une ambiance inquiétante!

Les petits faits sont parfois beaucoup plus révélateurs que les grandes démonstrations.

C’est au départ de ceux-ci que se dessine la réalité des choses.

Ainsi, la semaine passée, l’un des élus du PS de Jette, rencontrant un ancien candidat ayant figuré sur notre liste, devisait agréablement de la vie communale, des prochaines élections, et de qui sera ou ne sera pas tête de liste pour tel ou tel parti.

La conversation était agréable.

Le temps était beau.

C’était un moment de convivialité comme il y en a malheureusement de moins en moins.

Le fait que des gens se rencontrent et discutent de politique est aussi ancien que la vie politique elle-même.

J’imagine que de telles rencontres devaient déjà exister dans les rues de Pompéi où on peut encore voir des graffitis électoraux sur les murs.

Et puis, subitement, coup de tonnerre dans un ciel bleu !!!  Irruption brutale de l’inquiétante réalité jettoise.

Dans cette conversation de bon aloi, subitement, l’interlocuteur de notre élu PS voit poindre au bout de la rue le museau noir,  redoutable du véhicule de fonction du Bourgmestre Doyen.  Son visage se figea. Il bredouilla ces mots « Ecoute, il faut qu’on se quitte, car il ne faut pas qu’Hervé Doyen voit que je te parle sinon, je vais avoir des ennuis » !!!

Le pauvre se retourna et s’éloigna aussi vite que ses jambes pouvaient le porter de la présence vraisemblablement jugée démoniaque de l’élu PS.

On savait déjà qu’Hervé Doyen avait voulu faire signer à l’un de ses élus un curieux document dans lequel il lui interdisait de me rencontrer, de me parler ou de me téléphoner, et dans lequel on lui imposait, dans son commerce, de ne parler de la Majorité qu’en termes favorables !!!

Curieuse conception de la démocratie où des élus ou de simples citoyens ont peur d’être vus en conversation avec d’autres.

Curieuse conception de la démocratie que celle où il est interdit de parler à certaines personnes.

N’est-ce pas le signe d’une extraordinaire fragilité politique, mais surtout morale, car la confrontation des idées et le débat sont les choses les plus normales, les plus évidentes dans un climat de liberté et de démocratie.

Il faut donc en conclure que ce climat n’existe plus à Jette et ne peut plus exister par la volonté d’Hervé Doyen, ne se rendant pas compte que cette attitude est le juste miroir de sa faiblesse et, de ce qui apparaît bien maintenant aux yeux de plus en plus de Jettois, de sa médiocrité.

merry_hermanus@yahoo.com


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