La dernière solution… La Démocratie… Donner la parole aux citoyens !

Cela fait maintenant un an que les responsables politiques tentent de négocier un accord communautaire.

On est passé de formateur à explorateur… tous des « teurs », mais de solution, point.

Il est étonnant que ces politiques ne soient pas conscients du caractère à la limite du ridicule des démarches entreprises.

Ils devraient méditer le fait que, parfois, à force de vouloir durer, on ne sait plus pourquoi on dure !

Peut-être n’ont-ils pas compris, ou n’osent-ils pas comprendre, que l’un des interlocuteurs  a, pour seul et unique objectif de faire échouer tout compromis !!!

Je pense que les politiques de haut niveau ne perçoivent pas le caractère humiliant qu’il y a, pour nombre de citoyens, de se sentir exclus, et de ne pas pouvoir faire entendre leur voix.

Il y aurait un moyen bien connu et utilisé dans un nombre considérable de Nations démocratiques : c’est le Référendum.

En Belgique, cette technique est totalement diabolisée à cause de l’exemple de 1950 où, devant répondre à une question sur le retour de Léopold III, les Flamands, les Wallons et les Bruxellois ont donné des réponses divergentes.

Les Flamands étaient très majoritairement pour le retour du Roi.

Les Wallons et les Francophones y étaient opposés.

Depuis, le Référendum a été enterré.

La classe politique ne veut plus en entendre parler pour la simple et bonne raison que le Référendum fait apparaître de façon claire les divergences entre les trois Régions du pays.

Or, c’est bien là que se situe le problème.

La demande d’autonomie de certains partis politiques flamands est-elle, oui ou non, légitime ?

Personne ne peut le nier.

Il est parfaitement du droit de certains partis politiques flamands de tenter d’obtenir une autonomie plus large, pour ne pas dire une quasi indépendance.

Certains politiques francophones, tel Philippe Moureaux, ont déjà, il y a plus d’un an et demi, estimé que la seule solution était la confédération.

Il est curieux que, malgré les litres et les litres d’encre servant à décrire en long, en large et en travers la crise politique, on ne fasse pas plus référence à l’exemple québécois.

Au début des années 60, les indépendantistes de la « Belle Province » avaient choisi le terrorisme.

C’est ainsi qu’ils assassinèrent le Ministre du Travail canadien Laporte.

Le Mouvement a ensuite évolué vers une volonté d’indépendance obtenue par les voies démocratiques.

On se rappellera la visite de de Gaulle dans les  années 60, qui, du balcon d’un édifice public de Montréal, cria à une foule en délire « Vive le Québec… Vive le Québec libre » !!!

Les Anglais avaient été outrés.

Mais le monde politique canadien a reconnu que les Québécois avaient le droit de demander cette indépendance.

Depuis cette date, il y a eu, au Québec, au moins trois Référendums pour savoir si, oui ou non, le Québec serait indépendant.

Les indépendantistes ont chaque fois échoué, il est  vrai, la deuxième fois, de très peu.

Mais cela veut dire que la classe politique canadienne a considéré que ces demandes d’indépendance étaient légitimes.

On a accepté ces Référendums.

Pourquoi ne pas s’inspirer de cet exemple ?

Qui, aujourd’hui, peut affirmer qu’un tel Référendum en Flandre donnerait une majorité pour l’indépendance ou la quasi indépendance ?

Coupons le nœud gordien.

Cessons ces palabres sans fin qui sont humiliantes pour les citoyens adultes que nous sommes, et qui sont humiliantes, en particulier, pour les Wallons et les Francophones soumis à des provocations de plus en plus violentes.

La dernière en date étant la déclaration quasi insultante du Président de la VOKA.

Donner la parole au peuple par la voie du Référendum serait une preuve de vitalité de la Démocratie, et une preuve de la confiance qu’on peut… qu’on doit avoir dans le bon sens de nos concitoyens.

Merry Hermanus
merry_hermanus@yahoo.com


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