Cela se passe comme ça à Jette !

Depuis longtemps, j’essaye d’informer les Jettois sur les extraordinaires dysfonctionnements dont j’ai été témoin à la commune de Jette.

Je pourrais écrire un volume tant ils sont nombreux et emblématiques de la situation calamiteuse qui règne à Jette.

Il y a cependant un cas que je souhaite expliquer dans la mesure où il est caractéristique et parce qu’il met en évidence les carences de la gestion d’Hervé Doyen.

Une taxe – Un jugement – Un léger oubli !

Comme de très nombreuses communes, la commune de Jette taxe les becs verseurs des pompes à essence. 

Mais la réglementation prévoit que si le contribuable s’estime lésé ou estime ne pas devoir payer la taxe, il peut introduire une réclamation et même être entendu par le Collège.

Malheureusement, trop peu de citoyens utilisent cette possibilité et payent pour des règlements le plus souvent mal fichus ou appliqués de façon pour le moins aléatoire.

Il est vrai qu’à Jette, certains ne payent jamais leurs taxes, comme l’Atelier 340, et ce, depuis plus de dix ans ! Soit une perte de plus ou moins 450.000 euros.

Sur cela aussi je reviendrai.

Mais le cas dont je voulais vous parler est le suivant :

Une grande Compagnie pétrolière s’était fait taxer pour ses pompes situées sur la commune de Jette.

Elle avait fait analyser la taxe.

Elle avait comparé les réglementations.

Elle avait demandé à être entendue par le Collège.

Par une belle matinée de Printemps, le Collège se réunit et reçoit une série d’explications qui confirment que, bien sûr, la commune est totalement dans son droit, que cette Compagnie pétrolière tente de ne pas payer sur base d’une argumentation fallacieuse, etc, etc.

Comme toujours, à Jette, on était certain d’avoir raison !

Petit problème !!!

La Compagnie pétrolière se fait représenter par un avocat.

Ce dernier, jeune et sémillant, fait son entrée au Collège et écoute, l’air intéressé, l’exposé qui lui est fait du soi-disant bien fondé de la fameuse taxe.

Après cet exposé, l’avocat demande à prendre la parole et dit fort poliment : « Monsieur le Bourgmestre, je ne comprends pas !  Il y a trois mois, la commune de Jette a été condamnée à la demande de la Compagnie que je représente pour cette même taxe qu’elle ne pouvait pas appliquer dans les conditions où elle le fait » !

Consternation !

Désolation dans les lieux saints !

Affolement !

Certains visages deviennent gris !

Ciel, aurions-nous tort ?

Personne, apparemment, à la commune de Jette, ne savait que ce jugement avait été rendu par le Tribunal de Première Instance de Bruxelles, et que la commune avait été condamnée !!!

Pour la beauté du geste, j’ai demandé une suspension de séance et j’ai tenté d’obtenir quelques explications.

Mais, évidemment, je n’ai entendu qu’un vague bredouillage et, bien sûr, aucune explication tenant un tant soit peu la route.

Eh bien voilà !

C’est comme ça que cela se passe à Jette !

Evidemment, il n’y a pas d’indicateur de courrier entrant, et je dispose des lettres de l’avocat  de la commune qui, expliquant qu’il n’était pas payé, voulait en tirer les conséquences que chacun peut comprendre.

Ah oui, j’oubliais !  Autre élément « comique » : la commune de Jette a été condamnée il y a quelques années en Justice de Paix parce que, tout simplement, elle ne s’était pas présentée !!!

Un oubli sans doute…Une peccadille !

J’aurai l’occasion, dans les mois qui viennent, d’informer systématiquement les Jettois sur ces étonnantes pratiques, en insistant sur le fait qu’à Jette, il vaut mieux vérifier deux fois avant de payer ce que la commune vous commande d’acquitter.

A bonne entendeur …

merry_hermanus@yahoo.com


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