Les « assassins » sont parmi nous !!!

Un article récent de la « Libre Belgique » signé de de Callatay provoque la stupéfaction.

En effet, avec un cynisme teinté d’une ironie particulièrement malsaine, cet économiste en chef d’une Banque donne des leçons aux politiques et formule quelques « recettes » pour diminuer le déficit public.

D’abord, je dirai à quelqu’un qui travaille pour les Banques et qui est censé les conseiller : « Un peu de modestie Monsieur !!! ».

Le moins qu’on puisse dire est que la gestion des Banques ne démontre pas la qualité des gens qui sont censés les conseiller.

La crise de 2008 a démontré qu’elle n’était animée que par la plus immonde des rapacités et par la volonté de s’enrichir, quelles qu’en soient les conséquences.

Le « misérable » Etat belge, rappelons-le, a dû intervenir pour plus de 18 milliards d’euros afin d’éviter la faillite de tous ces gens qui considéraient que les politiques étaient des nains, mais que eux étaient des génies !

Et bien ! C’est l’un de leurs conseillers, parfait mercenaire de la Finance, qui donne maintenant des  leçons sur le chômage et les dépenses publiques.

Passons sur le fait qu’il estime que « les sociologues et les philosophes ne devraient plus être indemnisés par le chômage comme ils le sont aujourd’hui … », ceux-là sont suffisamment grands pour se défendre, mais, par contre, là où il atteint le fond de l’abjection, c’est lorsqu’il affirme que certaines prestations de santé ne devraient plus être prises en charge… pour les gens dépassant un  certain âge !!!

Ce « sympathique » conseiller de la Haute Finance et des grandes fortunes fixe cette limite à 85 ans, … après, soit vous êtes riche et vous avez des capitaux, soit …direction le cimetière !!!

Je voudrais dire à M. de Callatay, que j’ai connu comme cumulard illégal à la Société de Développement Régional Bruxellois (SDRB) (cela ne le gênait nullement),… jusqu’à ce qu’on constate officiellement que son statut l’empêchait d’occuper la fonction de Président, que j’ai fréquenté des personnes bénéficiant d’une pension minimum qui ont pu, grâce à notre système social, à plus de 85 ans, se faire placer des prothèses de la hanche. L’une d’entre elles ayant vécu jusqu’à 97 ans une grande vieillesse faite de joie et de bonheur.

Tiens, en passant, est-ce que M. De Callatay aurait interdit à Stéphane Hessel, qui vient de disparaître à plus de 95 ans, de subir une éventuelle intervention médicale couverte par la sécurité sociale ?

Mais, pour M. de Callatay, cela ne compte pas !  Ce qui compte, c’est sans doute le profit des actionnaires  et des gens qui  placent leur fortune.

On retrouve ainsi le discours égoïste, cynique et scandaleux qui était tenu avant la création de la Sécurité sociale, et c’est donc pour cela que M. de Callatay et quelques autres tombent le masque.

Ce qui les gênent, c’est précisément l’argent investi dans la Solidarité, celle qui fait que l’Etat dans lequel on vit reconnaît à chacun, quel que soit son âge et quelle que soit sa situation, le droit aux soins, donc le droit à la santé, et, pour tout dire, le droit à la dignité.

Qu’on ne s’y trompe pas, c’est aujourd’hui ce qui est en cause, car les mercenaires de la Finance du style de de Callatay  sont nombreux.  Pour eux, la recette est simple : que les gens payent… ou qu’ils meurent !!!  Cela fera de la place et cela coûtera beaucoup moins cher.

Voilà la Société qu’ils nous préparent, et voilà ce que devrait dire à  haute, à très haute voix, non seulement les Socialistes, mais tous ceux qui sont attachés à la Société que nous avons construite.

merry_hermanus@yahoo.com

 

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