Qui veut la peau d’Yvan Mayeur… et Pourquoi ?

Pourquoi, après beaucoup d’hésitation, ai –je envie de parler de Mayeur ?

L’étonnant déferlement de haine subi par Mayeur m’avait étonné par sa virulence, souvent par sa stupidité, toujours par ses contre vérités.  Mais après tout, c’est le lot de tout personnage public, il faut savoir l’assumer, avoir le cuir épais…et puis un clou chasse l’autre, les média se fatiguent… même du pire.  Mais dernièrement me promenant au bois, je rencontrai un ami qui nous avait aidés pendant la dernière campagne électorale.  On échangea quelques mots sur la campagne anti-Mayeur quand soudain, il me dit « Mayeur paie son caractère tranchant… vous savez ce que c’est vous aussi. »  Ah ! Bon !  Donc, un politique ne doit pas trancher !  Ne doit pas décider !

Et puis, le comble,  il y a une quinzaine de jours un article du « Soir » où en italique, on pouvait lire les témoignages de quelques personnes présentées comme des mandataires socialistes mais qui à l’une ou l’autre exception ( Moureaux, hilarant en père noble donneur de leçon de modération ! Grand numéro comique ! ) témoignaient anonymement…Oui, ces courageux « amis » donnaient au journaliste leur avis sur Mayeur mais avaient refusé d’être cités nommément !  C’était une fois de plus au PS de Bruxelles l’application intégrale de l’article 22 des statuts qui stipulent « chacun se démerde comme il peut. »

J’ai donc décidé de m’exprimer, comme toujours à mes risques et périls, laissant l’anonymat à ceux qui, sous l’occupation, auraient fait une belle carrière et seraient passés entre les gouttes, n’est-ce pas là l’essentiel…pour ce type de personnage !

Un étudiant passionné.

Pendant une petite dizaine d’années, étant agrégé de l’enseignement supérieur, j’ai eu le privilège de donner deux cours à l’école qui aujourd’hui porte le prétentieux nom de Haute école libre de Bruxelles Ilya Prigogine.  A l’époque où j’y enseignais, elle s’appelait beaucoup  plus modestement Ecole Ouvrière Supérieure ( EOS ).   Yvan Mayeur fut l’un de mes élèves, passionné de politique, militant aux Jeunes socialistes, son père était Conseiller Communal à Saint – Gilles.  Tout en lui annonçait l’engagement politique futur.  Toujours souriant, très actif pendant les cours.  Ce fut l’un de ces élèves qu’on n’oublie pas. A cet époque, il fut victime d’un assez sérieux accident de mobylette…mâchoire fracturée, rafistolée bizarrement par les médecins au moyen d’élastiques lui soutenant le bas du visage…étonnante vision.  Cela faisait rigoler tout le monde, même lui, malgré d’importantes douleurs.  Pas besoin de préciser qu’il fut excellent aux examens dans la mesure où mes cours portaient sur la politique.  Depuis cette époque, je ne le perdais plus de vue, sans jamais cependant être l’un de ses très proches, c’est encore le cas aujourd’hui.

Le CPAS de Bruxelles, le réseau IRIS, les premiers « ennemis. »

Élu de Bruxelles, il devint président du CPAS. Un mandat qui me touche dans la mesure où mon grand-père, élu communiste dans l’après guerre, fut mandataire, de ce que l’on appelait à l’époque l’Assistance publique.  On chargea en outre Mayeur de prendre la tête du réseau Iris pour y mettre de l’ordre.  Tâche difficile entre toutes car cette problématique, que l’on avait laissé pourrir pendant des dizaines d’années, impliquait l’université, les hôpitaux, privés et publics, et surtout un certain nombre de mandarins bien décidés à conserver leurs privilèges.  Mayeur eut beaucoup de difficultés mais il parvint à rationaliser ce secteur essentiel pour la politique de santé à Bruxelles.  A l’époque, j’étais assez souvent en contact avec Marc Van Campenhoudt, directeur de la clinique Sainte-Elisabeth et fer de lance du réseau des hôpitaux privés. L’adversaire numéro un de Mayeur.  Bien que très opposés en termes politiques, au plan personnel nous avions une excellente relation, ce n’était pas un cul béni, comme il y en a tant à gauche, osant prendre des positions parfois iconoclastes pour ses amis politiques. De plus j’admirais ses qualités de gestionnaire, la façon dont il avait modernisé les établissements qu’il gérait.  Bref, on s’entendait fort bien.  Mais au travers de ce qu’il m’expliquait des réactions des médecins des réseaux libres et publics, je percevais combien l’action, nécessaire, d’Yvan Mayeur, gênait, combien le nombre de ses adversaires était grand…et donc combien il se faisait « d’ennemis »  bien décidés à ne jamais l’épargner.  De plus, Mayeur gérait avec autorité le CPAS de Bruxelles et tenta même, quelle audace de fédérer les CPAS des 19 communes, au grand dam de certains présidents qui se trouvaient parfaitement à l’aise au sein d’institutions qui bien que confrontées à d’énormes problèmes étaient pour certaines gérées dans l’esprit des années vingt…pour les plus efficaces.  D’où un nouveau groupe bien fourni d’adversaires

La section du PS de Bruxelles Ville. 

Cette section, son fonctionnement, son dynamisme tranchent avec la plupart des autres.  Il faut savoir que la fédération n’y a pratiquement plus rien à dire depuis l’éviction de de Donnea du mayorat.  Les Bruxellois prirent cette décision en s’opposant à la fédération et en particulier à Moureaux.  Ils avaient par contre le feu vert de Di Rupo. Mais depuis 2000, cette section fait pratiquement cavalier seul, sans que cette rupture apparaisse par trop brutale, chacun mettant de l’eau dans son vin, préservant les apparences.  Il n’en reste pas moins que la cuisine se fait à l’intérieur, les grandes décisions sont prises sans interventions fédérales…au grand déplaisir de Moureaux qui pendant des années ne se privait pas de me dire tout le mal qu’il pensait de la politique menée par la ville.  De plus, cette section fonctionne contrairement à tant d’autres devenues fantomatiques, des agendas existent, les élections internes se pratiquent normalement, les instances dirigeantes ont su mettre au point une vraie diversité qui malheureusement ne se voit pas au niveau des élus du fait de l’effet mécanique pervers du système scandaleux des votes multiples. Il n’empêche qu’existe là un vivier de mandataires d’avenir, c’est assez rare au PS Bruxellois que pour être souligné. Une section qui fonctionne, un groupe de dirigeants et d’élus soudés, évidemment voilà de quoi faire des jaloux…du genre de ceux qui témoignent… anonymement dans la presse.

Mayeur vice-président de la fédération ?  Non jamais !

Il y a une petite vingtaine d’année, il avait été question en bureau politique de désigner Yvan Mayeur en qualité de vice-président de la fédération.  L’accord avait été unanime.  Picqué n’avait pas bronché.  On voulait une image jeune, dynamique.  Vers une heure du matin Picqué téléphona à Moureaux pour lui dire que cela n’était pas possible, il ne pouvait accepter que Mayeur accède à cette fonction, que cela lui ferait de l’ombre qu’il ne « sentait » pas Mayeur (sic).  Il en fut donc ainsi !  Pas question de confier une telle fonction à un type qui a du tempérament et ne se couche pas dès qu’on lui demande d’écraser.  Non !  Bien préférable sont les multiples muets du sérail, ils sont gentils, supportent tout, jamais de vague, surtout jamais une idée…important ça, ne pas avoir d’idée.  J’en ai connus de ces ectoplasmes, certains ont fait de longue, de fructueuse carrière ; je songe à l’un d’entre eux, éphémère journaliste ; il fut le souffre douleur attitré de Moureaux pendant de nombreuses années ; celui-ci avait un malin plaisir de le rudoyer, à l’humilier en public ; la victime ne disait rien, ne cillait pas, à peine une légère rougeur colorait son front sans atteindre les joues, ses yeux se faisaient un peu plus vagues….pas plus, il fut député et bourgmestre pendant de nombreuses années et aujourd’hui cultive avec délectation sa science œnologique…sa commune est dans un état catastrophique…mais ça c’est un détail de l’histoire ; voilà le genre de mandataire à qui l’on peut confier n’importe quelle fonction….on est certain qu’il n’y aura aucun problème.  Je songe à cette formule de Churchill à propos d’Attlee, « une voiture vide s’arrête Attlee en descend ».  Il y a pléthore de voitures vides à Bruxelles !

Encore un crime, Mayeur défend la laïcité.

Dans une fédération où pour certains le mot laïcité est devenu imprononçable, ou pire une insulte, Mayeur ajoute à ses défauts celui de défendre celle-ci, de ne pas transiger, de ne pas tricher, et pire encore sa section le suit dans cette voie sans concession.  « C’est vraiment un type insupportable…il va nous faire perdre des voix » voilà ce qu’on entend à son propos dans la fédération.  Evidemment, depuis que la concentration des assassins islamistes à Molenbeek est mondialement connue, un certain nombre de  ceux qui le traitaient de laïcard sont bien embêtés, les suivistes ne savent plus sur quel pied danser, ils attendent de quel côté la tartine à confiture va tomber.  Bien sûr, ils sont nombreux ceux qui à la Bourse vont pleurer…que d’un œil, verser des larmes de crocodiles pour arroser les fleurs déposées là, espérant faire croître leur stock de voix aux prochaines élections.  Pour la laïcité, on verra plus tard.  Et puis comme le disent tant de nos électeurs, la laïcité n’était-elle pas une « religion » comme les autres !  Surtout ne pas leur expliquer que ce n’est pas vrai, on pourrait les perdre.

Un bourgmestre non élu ! Vraiment ! Un mot sur la loi communale.

Combien de fois ai-je lu et entendu que Mayeur n’avait jamais été élu, et donc qu’il n’avait aucune légitimité à exercer le mandat de bourgmestre.  Ceux qui ont écrit ou dit cela n’ont fait que démontrer leur mauvaise fois, leur stupidité ou leur ignorance.  Le lecteur choisira !  A Bruxelles, jamais aucun, j’insiste aucun bourgmestre n’a été élu.  La loi prévoit que le candidat bourgmestre est présenté sur une liste signé par les conseillers communaux qui constitueront la prochaine majorité.  C’est alors, sur base de cette présentation que l’autorité de tutelle nomme le bourgmestre, ce fut longtemps le Roi, en l’occurrence le ministre de l’intérieur, c’est maintenant l’autorité de tutelle. Donc le prédécesseur de Mayeur ne fut pas plus élu que lui.  J’ai vraiment été étonné que la presse ne donne pas cette précision essentielle…sans doute a-t-on estimé que cela n’était pas utile, mieux valait faire croire que Mayeur était un vil usurpateur…et puis quand on essaye d’accabler un mandataire faut-il dire toute la vérité ?  Apparemment ceux qui veulent le scalp de Mayeur estimaient que la vérité n’avait pas droit de cité dans cette affaire.

Curieux quand même, surtout après l’épisode burlesque survenu à Ganshoren où lors des dernières élections communales, le candidat bourgmestre présenté par un groupe majoritaire de conseillers communaux, une fois en possession de cette liste de présentation signée en bonne et due forme, constitua une autre majorité…énorme non !  Eh ! Bien ! Nul ne songea à faire le parallèle avec ce que certains affirmaient sur Mayeur.  Le bourgmestre de Ganshoren a clairement trahi ceux qui lui ont fait d’abord confiance en le présentant à la fonction de Bourgmestre.  Il n’a pas plus été élu que Mayeur ou n’importe quel autre bourgmestre…et pire, il gère avec d’autres que ceux qui l’ont en premier présenté en qualité de bourgmestre.  Qui Mayeur a-t- il trahi ? Tout le microcosme politique de la ville savait bien avant les élections qu’il serait le futur bourgmestre.

Ce n’est plus trahir un secret que de préciser que l’accord entre le précédent bourgmestre et Mayeur sur la succession à la fonction de bourgmestre de Bruxelles existait depuis bien avant les dernières élections communales.  Cependant le bourgmestre sortant n’avait pas souhaité que la date de son départ soit mentionnée dans cet accord.  Voilà la seule raison pour laquelle le remplacement n’a eu lieu qu’après les élections.  Pour le reste, je ne m’appesantirai pas sur les raisons de ce trop long délai, ayant horreur de l’odeur nauséabonde qui sourd de la cuisine où l’on mitonne et répartit les mandats rémunérateurs avec voitures de fonction.

Le crime suprême, le retour des libéraux au collège, l’éviction du CDH.

Depuis 2004, j’ai toujours plaidé à la fédération et dans différents contacts pour que le MR revienne au pouvoir à la Région et à la ville de Bruxelles.  J’ai conservé des liens étroits avec des mandataires libéraux bruxellois et ai tenté à différentes reprises que des rapprochements s’opèrent, en vain !  La volonté d’écarter les libéraux était d’autant plus ridicule que la région dans la situation tragique où elle se trouve depuis longtemps requiert le concours de tous.  Mais non !  certains dont Moureaux en tête estimaient qu’il convenait de gérer partout « bloc contre bloc » comme disait Staline en 1933, (on a les références qu’on peut ) ce qui permit à Hitler d’arriver au pouvoir en Allemagne.  Ceux qui avaient le malheur d’évoquer un retour des libéraux étaient considérés comme des traîtres de classe par ces marxistes en peau de lapin qui de fait ne savent pas ce qu’est le monde des travailleurs, nés dans le sérail, ils en sont les gardiens et croient faire de la grande politique quand ils ne sont au mieux que des Machiavel d’arrondissement électoral.  Amusant d’ailleurs de constater que leur opposition à la présence des libéraux au régional ne les empêchaient nullement de gérer leur commune avec ces horribles « ennemis du monde du travail » . Quelle blague !

2012, le PS de Bruxelles fait le choix du retour des libéraux.  Cette transition parfaitement démocratique est imputée à Mayeur seul !  Alors que c’est le choix très largement partagé de la section, mais bon !  Là n’est pas l’essentiel, le point important c’est Milquet !   Comment ont-ils osé ?  Mettre une femme politique de ce calibre dans l’opposition, elle qui fut si judicieusement remplacée au collège, étant ministre, par des personnages si pittoresques !  Là est, sans conteste le crime rédhibitoire, irrémissible qu’il fallait faire payer à Mayeur.

Il est démontré que le poids politique du CDH à Bruxelles est pour le moins léger, mais dans la mesure où le PS voulait gouverner sans le MR, cette toute petite formation était indispensable.  On en eut la preuve à la Communauté française où pour pitonner le CDH dans la majorité on confia à Mme Milquet une somme considérable de compétences. Le CDH ayant été pendant des dizaines d’années le parasite du CVP, puis telle une tique sautant sur un autre animal, elle devint celui du PS.  Cette permanence au pouvoir lui permit de nommer des masses de fonctionnaires, de magistrats en particulier….important ça ! d’avoir de très nombreux relais dans la presse, de pouvoir actionner nombre de lobbys.  Avec l’exclusion du CDH Mayeur emplissait d’un coup sa hotte « d’ennemis ».  Là, c’était le gros paquet.  Dans les dîners en ville, chez les gens qui « comptent », c’est tout juste s’il ne devenait pas le bolchevik de la célèbre affiche le couteau sanglant entre les dents, la tête couverte d’un casque à la Boudieny !   Mieux, on s’en prenait à celle qui depuis des années faisait au CPAS un excellent travail, elle aussi devenait illégitime, scandaleuse…son crime elle allait succéder à Mayeur.  Pourtant, ni elle, ni Mayeur n’avait engagé des gens dans leur cabinet dont on aurait pu supposer… comme les gens sont méchants, qu’ils auraient pu agir en vue de soutenir leur campagne électorale !  Mais le crime était commis, le CDH quittait le collège de Bruxelles.  Mayeur devra payer !  Il payera personne n’en doute.

La Police.

A peine en fonction, premiers incidents…et par n’importe lesquels avec la police.  Au cours d’une manifestation ayant dégénéré le bourgmestre aurait donné des ordres contradictoires, il aurait manqué à ses devoirs.  Immédiatement, le CDH fait fonctionner ses relais, la caisse de résonnance médiatique fonctionne à la perfection.  Mayeur a tous les torts !  Aucun doute !

Pour qui se prend-il ce type qui se revendique de gauche ?  donner des ordres à la police ?  On aura tout vu !

Peut-être n’est-il pas inutile de rappeler que dès son entrée en fonction, comme il l’avait dit en campagne électorale, Mayeur a demandé au corps de police de lutter de manière très déterminée contre les dealers.  Mais il a fait pire, il a demandé que soient installées des caméras dans les commissariats.  Que voilà une idée saugrenue, que dire scandaleuse, inacceptable.  Que cette mesure soit appliquée dans différents pays limitrophes n’émeut personne.  Pas de ça chez nous !  Ah !  Mais alors, ce n’est quand même pas le bourgmestre qui va décider !  Je m’excuse de vous demander pardon comme dirai l’agent 22, mais c’est la loi qui prévoit que ce sont les bourgmestre et le conseil de police qui décident !  Il faut croire qu’on l’avait oublié.

J’ai bien connu un bourgmestre dans une autre commune, solennel… pompeux imbécile, il se reconnaîtra…j’espère,  qui entretenait des relations idylliques avec ses commissaires.  Il avait une technique bien rodé…et une foi à toute épreuve !  Sa technique était simple, une ou deux fois par semaine, il invitait à déjeûner les principaux commissaires de sa zone.  On se mettait à table vers midi trente, on la quittait vers seize heures, repus…et on le devine parfaitement avinés, titubant mais pas de problème tous les convives disposaient de voitures et de chauffeurs.  Lui, aucun restaurateur ne lui aurait refusé l’entrée, on l’adorait, en sortant il faisait la bise à la patronne, lui caressait le bas du dos…et plus si affinités !  On l’adorait !  Ce bourgmestre là ne fut jamais contesté par son corps de police, il n’eut jamais la moindre difficulté…comme on dit, « il était aimé de ses hommes. »  Bien voyons, on le serait à moins.  Pour son malheur, ce n’est pas le genre de Mayeur.  Il faut donc qu’il le paye…Pour qui se prend-il !  La police voilà bien un secteur trop important pour le laisser aux mains douteuses d’un quelconque politique…et de gauche en plus !  Non mais !

Ainsi, le moindre incident policier tourne en mise en cause de Mayeur.  Le président de la ligue des droits de l’homme se fait arrêter administrativement par un commissaire… c’était le même semble-t-il qui agissait au moment de la manifestation qui avait mal tourné, un hasard certainement, mais c’est Mayeur qui est responsable. Il aurait donné des instructions contradictoires.  Tout juste si ce n’est pas lui qui avait arrêté l’avocat en balade à la bourse !

Une bande de fascistes débarque sur les grands boulevards pour « casser du bougnoule », c’est encore Mayeur qui est responsable alors que le bourgmestre de la commune où s’étaient rassemblés ces casseurs, conscient de leurs intentions,  leur avait permis d’embarquer dans le train, n’était nullement critiqué.  Amusant non !

Le piétonnier !  Là on va l’avoir, le liquider, exiger sa démission.

D’abord, je crois qu’il n’est pas inutile de préciser que la gestion d’une commune est, en vertu de la loi communale, exécutée par un collège qui lui est élu par les conseillers communaux.  Donc, le piétonnier a été décidé par le collège parfaitement unanime.  Il est vrai que l’on n’a pas beaucoup entendu certains échevins lorsque le tsunami de boue a commencé à tout emporter.  Cela c’est une des grandes lois du genre.  Il est vrai que le bourgmestre comme tête de file de la majorité se doit d’être le premier à assumer les actes du collège. Ce n’est pas vrai partout, j’ai pu constater dans un collège que le bourgmestre avait une étonnante habilité à ne rien assumer et à mentir en permanence quand l’une ou l’autre décision du collège faisait quelques vagues.   Il faut bien le constater, le personnel politique bruxellois est ce qu’il est ! Il est fort bien nourri mais pas courageux… trop à perdre !   Assumer, c’est pas courant, cela ne rapporte que des ennuis… alors si on peut s’en passer, on évite.

Il était question de ce piétonnier depuis près de vingt ans, il y eut de nombreuses concertations, discussions, l’échevine de la mobilité Me Else Ampe, fut chargée du plan de circulation…Mais élue flamande personne ne l’a connait !  amusant de savoir que c’est elle qui avait choisi le restaurant d’où Mayeur fut éjecté… la restauratrice ne savait évidemment pas qui elle était.  Comique non !  J’ai d’ailleurs envie de dire à cette restauratrice dont je comprends les difficultés, que la caisse enregistreuse que lui impose le ministre des finances lui sera bien plus dommageable que le piétonnier…nul doute à ce sujet.

Il faut le reconnaître, la réalisation de ce piétonnier ne pouvait pas tomber dans des circonstances plus catastrophiques, près d’une semaine de couvre feu imposé par le gouvernement fédéral, la catastrophe des tunnels puis le pire les attentats.  Après cela, la catastrophe était inévitable, prévisible.  Que le piétonnier doit être aménagé, redessiné, je n’en doute pas mais ce qui m’a stupéfait, ce fut la personnalisation des critiques adressées au seul Mayeur !  Il était le seul coupable, l’unique mouton noir, celui dont il fallait à tout prix se débarrasser.  On vit fleurir d’étranges affiches, insultantes, on fit courir la rumeur que les employés communaux étaient chargés de menacer les commerçants qui les placardaient !  Bien voyons !  Pourtant jusqu’ici même les pires critiques de Mayeur n’avaient affirmé qu’il était stupide !

Non ! Il fallait qu’il expie son crime, il avait décidé, il avait agi…car c’est bien là le fond du problème, le drame de Mayeur…c’est qu’il décide le bougre !  Voilà sa faute !   Le naïf coupable, il ne pense pas qu’à sa réélection, il croit qu’il peut améliorer les choses, il a une vision de l’avenir de sa ville…voyez vous ça une vision et quoi encore !

Récemment, j’entendais Cohn-Bendit affirmer que la plupart des politiques n’ont comme objectif que leur réélection, le reste ne compte pas.  Fort bien observé.  Ils sont l’immense majorité à n’avoir que cet objectif en tête, j’en ai connu un, bourgmestre de son état, qui en collège disait « il faut arrêter de faire de la gestion, il faut faire de politique… il faut être réélu ».  C’est ainsi qu’on se trouve dans une ville région, où en ce joli mois de mai 2016, plus de 800 enfants bruxellois n’ont pas d’école, où des enfants sont parqués dans des containers, où des enfants sortent des cités ghettos pour aller dans une école ghetto, où il y a six zones de police, où pendant 20 ans les tunnels n’ont pas été entretenus, où la commission d’enquête à ce propos est présidée par le principal responsable et conclut en suggérant « tous coupables donc personne coupable » etc.

Pierre Mauroy, maire de Lille, avait l’habitude de terminer ses journées en se posant la question « Est-ce qu’aujourd’hui on a amélioré le sort des gens ? »
Ce ne serait pas mal que des élus bruxellois se posent cette simple et tellement évidente question.

Avec le piétonnier, Mayeur a sans conteste fait le plein de son stock « d’ennemis. »

Quel type de mandataires voulons nous ?

En prenant quelques distances, il apparait que les critiques faites à Mayeur en disent beaucoup plus sur nous électeurs bruxellois que sur Mayeur.  En effet, quel type de mandataire voulons nous ?  Celui qui ne fait pas de vague, celui qui gère le présent et pense à sa réélection ou celui qui décide et essaye d’innover, de réaliser, en un mot d’agir.  La réponse est évidente, c’est l’apathie, le scepticisme morbide jusqu’au pire des cynismes, voilà ce qui plait !  La passivité des bruxellois devant l’effondrement de leur ville-région m’effare ; pas de réaction face à la problématique des tunnels, pourtant emblématique de la non-gestion, ghettoïsation des logements sociaux et des écoles, imbécilité profonde du décret scolaire…quelques articles, rien de plus.  Je comprends mieux comment les dictatures peuvent perdurer !  La réalité, tout le monde le sait, c’est que la machine à gaz institutionnelle ne fonctionne plus.  Mais on ne fait rien car elle nourrit trop bien ceux qui la peuplent. Et un honnête homme comme Rudi Vervoort tente chaque jour après l’autre de gouverner l’ingouvernable, obligé de naviguer entre les élucubrations des uns et les blocages des autres.  Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il a un grand mérite !

Quant au PS, j’ai déjà évoqué l’article 22.  Guy Cudell qui fut lui aussi un novateur m’avait expliqué que chaque fois qu’il tentait de mettre en œuvre une idée nouvelle, le parti lui faisait, discrètement, savoir que si cela tournait mal, il se retrouverait seul !  Donc, à ce niveau rien de neuf.  Pour la plupart, le parti n’est plus qu’une petite entreprise dont le résultat bilantaire se compte en terme de voix, rien à voir avec des idées.  Seule chance de rénovation pour nous, se retrouver partout dans l’opposition.  Perdre la mauvaise graisse de ceux qui ne voient en nous qu’un ascenseur social, sans le moins du monde partager nos valeurs, voir disparaître ceux qui ne voient qu’un plan de carrière comme ligne d’horizon !  Y a du boulot !

Un proverbe Italien dit à peu près ceci « beaucoup d’ennemis, beaucoup de valeurs. »  Voilà qui s’applique bien à Yvan Mayeur, la liste est longue de ceux qu’il a secoués, qu’il continue, qu’il soit , avec ses défauts et ses qualités, quelqu’un qui essaye de secouer le cocotiers et tente de sauver cette ville.

Excuses !

Désolé, je ne suis pas de ceux capables de m’exprimer en 140 caractères.  N’en déplaise à un journaliste de la presse parlée qui avait souligné à propos de l’un de mes articles « qu’il n’était pas arrivé au bout », chaque fois que je l’ai rencontré, j’ai eu le sentiment qu’il n’était pas non plus arrivé au bout de sa toilette matinale !  J’avoue n’avoir jamais eu le courage de lui dire !

31 réponses à “Qui veut la peau d’Yvan Mayeur… et Pourquoi ?

  1. « Perdre la mauvaise graisse de ceux qui ne voient en nous qu’un ascenseur social, sans le moins du monde partager nos valeurs, voir disparaitre ceux qui ne voient qu’un plan de carrière comme ligne d’horizon ! Y a du boulot ! »
    Trop tard pour nettoyer les écuries d’Augias le mal est fait !

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  2. Andre Chevalier

    Je suis arrivé au bout …les yeux rougis car la lecture sur ordinateur fait mal .Une très bonne analyse .L’mage de la tique m’a fait sourire .Quant au rapprochement avec le libéraux ,je n’y crois pas. La base dit trop de méchancetés sur les socialistes …et notamment « la gauche est pourrie par la corruption »…et cela laisse des traces.Alors le PS ronronne avec le CDH tant que les 51% sont là. Deux choses dominent aujourd’hui la politique, la médiocrité et l’intérêt personnel.

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  3. Quel parcours ! Mais il manque le chapitre de l’ascension dans la loge !

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  4. Spinette myriam

    Tu as su faire une très bonne analyse de la situation comme à ton habitude. Tu forces mon admiration car ce doit être dit doit être écrit ! Merci Merry.

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  5. Vous êtes un bon avocat. Chapeau. Mais ce piétonnier, notamment, aurait pu être BEAUCOUP mieux gérer. Quant à l’immobilisme du monde politique et du manque de courage du personnel politique….. Je nous renvoie à Quatremer.

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  6. Vous avez raison, personnellement et contrairement à beaucoup, j’approuve pleinement l’analyse de Quatremer. Merci de m’avoir lu

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  7. Merci myriam

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  8. Merci de m’avoir et je dois avouer que je suis d’accord avec vous sur le personnel politique

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  9. Vous avez raison mais en démocratie tout va toujours mal ! Et tout est toujours à recommencer.
    Merci de m’avoir lu

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  10. jan verdonck

    Quel homme remarquable et tellement incompris cet Yvan. Il n’a pas bcp de chance, pauvre calimero! Vous êtes presque parvenu à me faire changer d’avis sur son compte … mais malheureusement, ça n’a pas fonctionné. Ce n’est pas en enrobant un texte de mots bien choisis que l’on transforme un tel individu en visionnaire et sauveur d’une ville dès lors qu’il est entrain de la vider de sa substance. Bon dimanche

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  11. Maxime de Changy

    C’est ridicule… Personne ne veut la peau d’Yvan Mayeur… on aimerait simplement qu’il fasse du bon boulot et qu’il cesse de détruire le tissu économique du centre de Bruxelles… C’est l’enfer pour l’ensemble des commerces du centre depuis qu’il met en oeuvre ses idées. C’est ridicule de continuer sur cette lancée quand on voit les dégâts. Il a le droit d’être incompétent, pas aveugle.

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  12. Merci de m’avoir lu

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  13. Ce texte est tout simplement honteux, une défense envers et contre tout d’un carriériste, d’un ambitieux qui ne sait pas gérer les conséquences d’une décision malheureuse. Des milliers de gens vont perdre leur emploi, des serveurs, des vendeurs, des cuisiniers, des petits entrepreneurs, des gens qui auront du mal à retrouver un emploi du fait d’un mandataire politique qui bénéficiera d’une belle retraite, qui a un beau salaire et va au restaurant toutes les semaines. J’ai envie de vomir devant un texte aussi indécent pour toutes ces vies.

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  14. Merci de m’avoir lu et merci pour votre réaction

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  15. Isabelle, habitante du centre-ville

    Un long déballage qui ne redore pas le blason du/des intéressés, pour tenter d’éluder la cause de cette fronde, qu’on peut faire remonter à janvier 2014, un mois après la prise de fonction de Mayeur en tant que bourgmestre, lorsqu’il annonce le projet de méga-piétonnier :
    « Il faut décider vite sinon je sais ce qui va se passer. On va être confronté à un tas d’experts et de comités qui vont donner leur avis bien entendu négatif. Sans compter les procédures légales qui sont une vraie partie de plaisir. »
    Faut-il rappeler qu’en 2005-2006, lors de l’extension du piétonnier vers Étuve, Marché aux herbes, St-Géry, arrière et rue de la Bourse, des réunions de concertation ont eu lieu pendant des mois, chaque vendredi matin, avec tous les habitants et riverains concernés ? Quand le piétonnier a été réalisé, il n’y a pas eu une plainte… Curieux, tout de même!
    Curieux aussi de ne pas avoir reproduit, de l’autre côté du boulevard, l’expérience et le type de piétonnier que l’on trouve entre le boulevard et la Grand-Place, tout en limitant la circulation sur le boulevard.

    Faut-il répéter aussi qu’en matière d’amélioration de la qualité de vie et de l’air, à part répéter comme un mantra que « l’air est plus pur sur le piétonnier » (Monsieur de la Palice en aurait dit autant), on constate par contre que dans les rues autour du méga-piétonnier, et surtout entre la Bourse et le canal, c’est devenu irrespirable : des rues/places piétonnes ou semi-piétonnes, rouvertes à la circulation, sont devenues des by-pass, des rues où on trouve des écoles (depuis les maternelles jusqu’aux supérieures), des résidences pour personnes âgées, un hôpital…
    Pourtant, la Ville/la Région n’ont pas jugé bon d’y procéder à des mesures de qualité de l’air systématiques.
    Ce WE j’ai croisé une habitante de la place du Nouveau Marché eux Grains. Pensant avoir de l’allergie ou de l’asthme, elle est allée chez son médecin, dernièrement. Son diagnostic est que ses problèmes respiratoires sont clairement liés au « piétonnier où l’air est plus pur »…

    Mais bon, si Mayeur était un étudiant passionné à l’époque où vous étiez prof à l’Ecole Ouvrière Supérieure, évidemment, il n’y a qu’à s’incliner!…

    Je reviens sur ce passage :
    « Qui Mayeur a-t- il trahi ? Tout le microcosme politique de la ville savait bien avant les élections qu’il serait le futur bourgmestre.
    Ce n’est plus trahir un secret que de préciser que l’accord entre le précédent bourgmestre et Mayeur sur la succession à la fonction de bourgmestre de Bruxelles existait depuis bien avant les dernières élections communales. Cependant le bourgmestre sortant n’avait pas souhaité que la date de son départ soit mentionnée dans cet accord. Voilà la seule raison pour laquelle le remplacement n’a eu lieu qu’après les élections. Pour le reste, je ne m’appesantirai pas sur les raisons de ce trop long délai, ayant horreur de l’odeur nauséabonde qui sourd de la cuisine où l’on mitonne et répartit les mandats rémunérateurs avec voitures de fonction.»

    Mayeur n’a peut-être pas trahi le microcosme politique… mais tout le microcosme politique du PS bruxellois a trahi ses électeurs (accessoire, j’imagine?)

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  16. Deffense

    Voilà un plaidoyer qui démontre bien que l’amitié et la fraternité peuvent rendre aveugle !

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  17. Plusieurs remarques:
    la première, sur le sujet, de son non élection en tant que bourgmestre, oui techniquement parlant, le bourgmestre n’est pas élu mais cela ne change rien que dans les faits, chaque parti présente comme bourgmestre potentiel leur tête de liste. Les gens votent en pensant que le tête de liste va être bourgmestre. Ici, le PS a clairement fait croire aux électeurs que le bourgmestre serait Freddy Thielemans qui avait en 2012 qu’il serait bourgmestre pendant 6 ans. Il s’agit ni plus ni moins d’un mensonge aux électeurs (qui ne savaient absolument pas que Mayeur allait devenir bourgmestre). Ce qu’a fait le PS est scandaleux (ceci dit, ce genre de pratiques scandaleuses et antidémocratiques (se foutre de la gueule des électeurs est antidémocratique) n’est pas le monopole du PS). Il est cependant normal que face à ce genre de pratiques, l’opposition ainsi que la plupart des gens s’insurgent.
    On a aussi reproché à Mayeur d’avoir fait très peu de voix (comme disait Lutgen son premier échevin à Bastogne (qui compte à peine 15 000 habitants par rapport à Bruxelles qui compte près de 170 000 habitants) a fait autant de voix qu Mayeur).
    Les critiques faites à son encontre lors de sa nomination me paraissaient pas dénudés de fondements même s’il a raison de dire qu’il a une majorité au conseil communal (donc cela lui apporte une légitimité démocratique).
    La seconde, Mayeur a été impliqué dans plus de polémiques que tous les autres bourgmestres bruxellois. Autant il n’est pas responsable si certaine polémiques (je pense à l’affaire Peraita) se sont crées autant pour d’autres polémiques (ses propos sur les flamands, son mensonge sur l’affaire des hooligans à la Bourse, l’affaire où il a interdit aux policiers de sa zone d’intervenir pour aider leurs collègues agressés par des casseurs en marge d’une manif contre le gouvernement fédéral, sa nomination en tant que président du CA de Vivaqua,…) il est le seul responsable. Alors, peut être, c’est vrai qu’il n’est pas aimé par beaucoup d’autres politiciens (y compris dans son propre parti) et qui font tout pour l’enfoncer. Mais, je pense qui si autant de gens ne l’aiment (tant de politiciens que d’électeurs) c’est surtout à cause de son attitude qui le rends très antipathique. Yvan Mayeur se conduit comme un dictateur, il agit de manière autoritaire et pire, de manière très arrogante. J’ai l’impression que ce type croit détenir l’unique et seule vérité et tous ceux qui ne sont pas de son avis ont tort. Je comprends parfaitement pourquoi on ne l’aimes pas. C’est un peu comme Milquet qui elle aussi veut faire bouger les choses mais a une attitude qui fait qu’elle agace les autres personnes. Mayeur, lui aussi veut faire bouger les choses (et c’est bien d’avoir des politiciens comme cela) mais il fait d’une telle manière (arrogante et autoritaire) que cela suscite un vive rejet de beaucoup de gens
    Pour l’affaire Deswaef, j’ai pas compris ce qu’il y avait de choquant là dedans. Deswaef a violé la loi en participant à une manif illégale, il s’est fait arrêté tant pis pour lui. Moi, mon reproche pour Mayeur, c’est la manière dont il a utilisé la police comme bouc émissaire dans cette affaire. Et c’est pas la première fois qu’il fait cela. Cela m’énerve les politiciens qui utilisent l’administration comme bouc émissaire pour ne pas assumer leurs responsabilités (c’est vrai pour Mayeur mais aussi pour pleins d’autres gens notamment Jan Jambon).
    la troisième remarque: le piétonnier. Oui, aujourd’hui, on est tombé dans l’irrationnel le plus total mais qui est en responsable ? C’est clairement Mayeur car celui ci a fait son piétonnier sans aucune concertation, il l’a fait de manière autoritaire. Alors que dans toutes les autres villes qui mettent en place des piétonniers, il y a une concertation , une réflexion sur l’impact qu’aura le piétonnier et sur la manière dont il faut le mettre en oeuvre. Ici, il n’y a strictement rien oui. Tout d’abord, c’est pas très démocratique mais surtout c’est pas très intelligent car cela veut dire que l’on mets en oeuvre une politique sans essayer de voir comment cela va fonctionner et sans voir quel est la meilleure solution pour la mettre en oeuvre. De plus, l’absence de concertation tends à attiser les haines et les tensions auprès des gens n’ayant pas pu participer au projet et étant victimes de cette politique. Le piétonnier a été fat dans l’amateurisme et l’improvisation la plus totale. Un exemple parmi tant d’autres: au début quand le piétonnier a été mis en place, un hôpital pourtant proche du siège du PS, rue des Alexiens, n’était plus accessible.
    Le pire s’est l’attitude de Mayeur. Au lieu de reconnaître avoir fait une erreur en précipitant les choses et les faisant de manière irréfléchies, il est dans le déni total. Il faut être de mauvaise foi pour nier l’insécurité qui règne maintenant à cause du piétonnier. Après, pas besoin de s’étonner qu’il suscite autant d’haines. Et il le mérite amplement.
    Encore, aujourd’hui, il refuse toute véritable dialogue et concertation. Même au sein du PS parmi ses partisans, il est critiqué pour son inflexibilité.
    Dans aucune autre ville où un piétonnier a été mis en place, cela a été mis en oeuvre de manière aussi désastreuse, incompétente et autoritaire qu’à Bruxelles. Un piétonnier peut parfaitement être une réussite à condition que l’on fasse bien les choses et de manière compétente. Je sais tout cela demande du travail, du temps, de la réflexion, cela ne se fait pas un coup de baguette magique mais au final, c’est le seul moyen pour pas que le piétonnier soit un désastre.
    Ne vous en déplaise c’est bien Mayeur le coupable car ce projet est clairement son bébé (lui même le dit), c’est lui qui l’a voulu. Les autres sont les complices de Mayeur. En particulier, Alain Courtois (MR), qui a passé un deal avec Mayeur: il acceptait le piétonnier de Mayeur en échange celui ci appuyait son projet de nouveau stade (le bébé de Courtois).
    Cela illustre bien la politique belge: des marchandages entre politiciens pour que chacun puisse être content tout cela au détriment du citoyen.
    Mayeur aurait mieux fait d’écouter les arguments de ses détracteurs et de les utiliser pour améliorer son projet de piétonnier au lieu de cela, il a préféré être méprisant et croire qu’il détenait l’unique vérité.
    Mayeur se conduit comme un dictature, comme si Bruxelles lui appartenait. Après cela, il faut pas s’étonner qu’il suscite tant de rejet y compris dans son propre parti.
    Faire avancer les choses c’est bien …..encore faut t il les faire avancer dans la bonne direction.

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  18. Merci de m’avoir lu

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  20. Merci de m’avoir lu

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  21. Bonsoir monsieur,
    Bravo pour votre article.
    Je l’ai dévoré, clair, franc et très explicite.
    Un vrai régal, merci.
    Dommage, qu’il n’y a pas plus de personnes comme vous, franc et honnête.
    Merci et bien à vous.
    Julie

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  22. Merci pour votre appréciation et pour l’intérêt porté à cet article

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  23. Merci pour l’intérêt pris à la lecture de cet article

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  24. Merci beaucoup pour l’intérêt pris à la lecture de cet article et pour votre réponse

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  25. Merci de m’avoir lu

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  26. Merci de m’avoir, j’espère que maintenant vous vous portez bien !

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  27. Il y a beaucoup de vrai dans l’analyse de Mery Hermanus…
    Nous sommes maintenant dans un trip où il faut être irréprochable,or,par définition l’humain ne l’est pas(argent,sexe,etc…)beaucoup ont leur faiblesse.
    Sous peine de rendre les choses ingérables, je suis plutôt partisan de la barrière de la légalité plus objective que celle de l’éthique à géométrie variable,utilisée souvent à la carte par règlement de compte.
    CQFD.🙈🙉🙊

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  28. Parfaitement d’accord. Merci de m’avoir lu.

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  29. michel miedzinski

    Très intéressant, mais Merry, le sujet est ici de savoir si une personne peut se dire de gauche et avoir un tel rapport à l’argent ? LA REPONSE EST CLAIREMENT NON !

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  30. Le rapport à l’argent est comme le rapport au sexe,toujours très difficile à déterminer
    Merci de m’avoir lu et d’avoir réagi.

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  31. jeanberger44

    Au moment même de son passage devant « la commission d’enquête » au Parlement bruxellois, cet article met en perspective comment de l’ « Intérieur » comme à l’intérieur, tous ces « Innocents Aux Mains Sales » voulaient s’en débarrasser. Je ne peux plus que douter du bien-fondé total, malgré ce que les médias donnent comme image! Il y a bel et bien un règlement de compte en-dessous de tout ça! D’autres piétonniers, eux, marchent sans opposition, ou si peu que ça pose question. L’hypocrisie règne, et c’est là, le plus interpellant! Pas très « Courtois » à ce « stade, ni Galant » envers des Milquet toujours en place!

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