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La Reine d’Angleterre et les chômeurs !

La semaine passée, nous avons été abreuvés de dizaines d’heures de télévision retransmettant les fastes du Jubilé de la Reine d’Angleterre.

On est heureux pour elle !

On en a vu des cavaliers, la cuirasse étincelante. De fringants officiers chamarrés de brandebourgs, l’échine droite comme un i devant sa Gracieuse Majesté les gratifiant d’un pâle sourire.

Mais ce qu’on sait moins, c’est que, dans l’Angleterre du Ministre Conservateur Cameron, les chômeurs sont contraints de faire des travaux d’utilité publique…ce sont bien sûr tous des profiteurs et ils n’ont qu’à s’exécuter!

Ainsi, des dizaines de cars ont amené à Londres, de toute l’ Angleterre, des centaines et des centaines de chômeurs chargés d’installer des barrières Nadar, de nettoyer les parcs, etc, etc.

Petit problème !  Nul n’avait envisagé le logement de ces chômeurs, et nul n’avait envisagé la mise à leur disposition de toilettes !!!

Ainsi, pendant trois jours, ces centaines et ces centaines de chômeurs britanniques n’ont eu d’autre ressource que de dormir dans la rue, et de tenter de se soulager là ils le pouvaient !!!

Etonnant le silence de la presse qui, à une exception près, en France, n’a pas évoqué ce problème.

Cette situation n’est-elle pas extraordinairement emblématique de la société dans laquelle on nous conduit ?

Au verso, de magnifiques défilés, des ors, des fleurs, des applaudissements.

De l’autre côté, des soutiers, des galériens qu’on exploite et qu’on méprise à un point tel qu’on ne prévoit même pas de logements pour eux !

C’est l’aboutissement du discours néo-libéral parfaitement dans la ligne des dernières déclarations de Charles Michel sur les « assistés » qui ne peuvent bien sûr qu’être des profiteurs.

Je suis pour ma part effaré d’un tel égoïsme.

Les mille ouvriers de Carsid qui perdent leur emploi à Charleroi sont-ils des assistés et des profiteurs ?

Des gens comme Charles Michel… fils de, n’a évidemment jamais connu de fin de mois qui commencent le 3.

Ils ne peuvent sans doute pas comprendre ce que c’est de perdre brutalement des ressources vitales pour payer le loyer, pour payer les études des enfants, pour payer le gaz et l’électricité, et de voir sa vie face à un vide dont on ne sait pas comment on pourra le combler.

Il est inouï de penser que ces néo-libéraux ne parviennent pas à percevoir l’horreur que cela représente.

Mais l’exemple anglais du Jubilé de la Reine démontre que, pour eux, ce n’est pas suffisant. Il faut ajouter à tous ces malheurs l’humiliation et le mépris !!!

Au 19ème siècle, la droite, parlant à propos des classes ouvrières, parlaient de « classes dangereuses ».

Que tous ces gens-là, néo-libéraux et autres, sachent que ceux qu’ils méprisent et qu’ils humilient pourraient peut-être, un jour, … redevenir dangereux !!!

merry_hermanus@yahoo.com

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CHARLES MICHEL postule à l’emploi de … perroquet de SARKOZY !

Au cours des dernières vingt-quatre heures, j’ai reçu de nombreux messages scandalisés à propos des déclarations de Charles Michel.

Pas de doute, cette musculation droitière résonne en écho de la campagne de Sarkozy qui a dépassé le stade de flirt avec l’Extrême Droite, et envisage sérieusement le mariage.

Mais le pire n’est pas là !

Ce que ne perçoit pas Charles Michel…, le fils de…, c’est que Sarkozy installe un climat de guerre civile larvée.

Comment ne perçoit-il pas que, stigmatisant « l’assisté », il stigmatise des gens marqués par le malheur ?

Charles Michel oserait-il parler devant les mille ouvriers de CARSID à Charleroi, et leur tenir le discours qui vient de faire scandale ?

Ces ouvriers ont-ils sauté de joie à l’annonce de la fermeture de leur entreprise ?

Comment Charles Michel ne peut-il pas comprendre que perdre son emploi est une tragédie, d’abord sociale, ensuite humaine ?

Car, oui !  Les travailleurs ont des familles !

Ils ont des crédits pour leur appartement ou leur maison.

Et, du jour au lendemain, tout s’écroule !!!

Charles Michel peut-il, ne fût-ce qu’un instant, comprendre ce que doit ressentir un chômeur ? Car, au malheur s’ajoute le sentiment d’échec personnel. Et, Charles Michel, le fils …, le nanti, y ajoute encore la stigmatisation politique !

Les chômeurs sont des assistés, donc, automatiquement, des profiteurs, donc, … des inutiles !

Curieux comme ce vocabulaire colle avec celui utilisé tout au long du 19ème siècle pour s’opposer au progrès social.

C’est la philosophie du « chacun pour soi », de la main invisible censée résoudre tous les problèmes.

Les dégâts collatéraux, cela, les gens comme Charles Michel s’en fichent !!!

Ceux qui tombent ne trouveraient plus une main solidaire.

Oui, peut-être, il y aura la Charité dont Sartre décrivait l’ignoble visage, celle des dames d’œuvres, des ouvroirs, des Capucinières où le pauvre, sans emploi, viendra, tête basse, implorant, chercher un colis alimentaire et de vieux vêtements, si possible kakis (c’est moins salissant pour les pauvres ma bonne Dame) !

J’ai connu l’une de ces « âmes charitables » qui pérorait sur ce que lui coûtait son personnel, et qui m’a dit un jour « Si je ne peux plus payer mes domestiques, je ne pourrais plus m’occuper de mes pauvres ».

En 1973, il y avait 93.000 chômeurs complets et, dans la presse de Droite, on hurlait qu’il y avait trop de profiteurs.

Mais qui est responsable de ce chômage, de cette pauvreté galopante ?

Les travailleurs ?

Ou bien une Organisation économique qui ne se maîtrise plus ?

DEXIA s’écroule, mais les administrateurs, dont l’ancien Premier Ministre Démocrate Chrétien, partent avec de véritables fortunes !!!

Les travailleurs sont-ils responsables ?

La crise bancaire de 2008 provoquée par le Capitalisme financier délirant, les travailleurs n’y ont aucune responsabilité !

Ce qui se passe est, en réalité, un tournant de civilisation.

La fin du Bloc communiste qui, sans conteste, était une monstruosité basée sur le mensonge et la terreur, a conduit à la suprématie économique, mais aussi politique d’un capitalisme qui n’a plus aucune limite.

Le dernier rempart était la Sociale Démocratie qui, grâce à des luttes acharnées, avait tissé une série de filets sociaux permettant de secourir ceux qui n’avaient pas la chance d’être des fils de…

C’est cela qu’on veut détruire.

Ce sont ces systèmes de liberté économique, de liberté religieuse, et de protection sociale qui gênent.

Il ne faut donc pas s’y tromper !  L’enjeu est là !

Ce n’est pas l’enjeu d’une élection, c’est beaucoup plus fondamental.

C’est un basculement complet de notre mode de vie qu’on veut nous faire assumer.

L’élargissement du temps de travail obligera les plus fragiles d’entre nous à quitter le travail pour rejoindre au plus tôt… le cimetière !!!

Cela épargnera les frais médicaux et réduira le trou de la Sécurité sociale.

Cela, c’est la société qu’on veut nous imposer !

Ceux qui veulent conduire ce retour en arrière devraient savoir que, tôt ou tard, les opprimés se révoltent, et que le coût de cette révolte sera plus élevé que la Sécurité sociale !!!

Qu’ils prennent garde !!!

merry_hermanus@yahoo.com

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PARKINGS : Des citoyens se rebiffent !

Le Juge a dit !

Consultez cet article Le Juge a dit ! au format pdf.
 

Il ne se passe pas un jour sans qu’un commerçant du Miroir m’informe qu’un conflit, qu’une dispute ont eu lieu à propos du prix du  parking !

 

A Jette, c’est devenu vraiment exorbitant! Mais comme le crie dans les couloirs de la commune l’échevin des Finances, « Ce sont les amendes qui sauveront le budget communal » !

 

Nombreux sont les commerçants jettois qui disent que, lui, il s’en fiche, puisqu’il habiterait à Lasne !

 

Un lecteur m’a fait parvenir un extrait d’une revue « Budget et Droits » de mars/avril 2012 où il est fait référence du cas d’une citoyenne qui a refusé de payer les amendes pour infractions que lui infligeait la ville de Charleroi.

 

Plutôt que de commenter cette décision de justice, je vous invite à la lire attentivement (voir document joint), de façon à mesurer l’impact que pourrait avoir la réaction des différents habitants qui en ont vraiment marre de sans cesse payer !!!

 

merry_hermanus@yahoo.com


Un après-midi ordinaire en Wallonie. La langue, un bien inappréciable !

Le superbe Musée de la Photographie de Charleroi organisant une exposition sur les photos de la Commune de Paris, j’ai souhaité y aller en compagnie de l’aînée de mes petites-filles, passionnée de photographie.

Arrivé à Charleroi vers 13 heures, je m’arrêtai dans un petit bistrot italien des plus sympathiques et des plus populaires.

Au moment où je m’installais, j’y rencontrais un visage connu. Première bonne surprise.

J’observais les autres tables et je percevais une extraordinaire sympathie.  Les autres convives étaient détendus et souriants. C’était, pour la plupart, des ouvriers prenant rapidement leur repas de midi.

Mais ce qui m’impressionnait le plus, c’est combien je me sentais proche de ces gens.

Arrivé au Musée de la Photographie, parmi les autres visiteurs, je rencontrais, là également, un autre visage connu, un ancien fonctionnaire de la Communauté française.  J’entamais alors la conversation avec lui et la  caissière.

Ce qui était marquant, c’est à quel point je percevais une sorte de bien-être à me trouver au sein de cette Wallonie dont, à Bruxelles, nous sommes à la fois si proches et si éloignés.

J’ai toujours eu ce sentiment, même lorsque, devant me rendre à Liège pour des auditions judiciaires (et ce n’était pas forcément des moments agréables), j’étais ému de constater le sourire des gens et la sympathie qui émanait  de leur regard.

Oui, pour moi, il ne fait pas de doute qu’il y a, en Wallonie, une atmosphère de convivialité qu’on ne met pas suffisamment en évidence.

Je me pose souvent aujourd’hui la question de savoir quelle peut être, pour un Bruxellois francophone, la notion de Patrie.

Je parcours chaque jour trois journaux belges, je lis aussi attentivement la presse française, et je ne rate que très rarement le journal télévisé de France2.  La politique française m’a toujours passionné.

Quelle est donc la patrie d’un Belge ?  C’est là une question beaucoup plus importante que l’on ne pense.  Il ne suffit pas d’être citoyen européen.

J’en déduis que ma vraie patrie, la seule qui compte et qui se trouve dans mes tripes, c’est ma langue !  Cette magnifique langue française qui structure, en bien ou en mal, chacun jugera, ma pensée et l’expression souvent très maladroite de celle-ci.

Comment ne pas percevoir que cette langue est en danger à Bruxelles, mais aussi dans le monde, face à la colonisation économique et linguistique de l’américain.

Il peut paraître ridicule de se trouver des racines dans Montaigne, Voltaire ou Hugo.  Et pourtant ! N’est-ce pas là notre seule et vraie patrie ? Celle de l’humanisme, des lumières et du combat pour la justice, la démocratie et l’égalité sociale !

La langue, formidable lien entre les Wallons et l’immense majorité des Bruxelloise qu’est le français, n’est pas suffisamment mise en avant.

C’est pourquoi je crois que la Fédération Wallonie/Bruxelles, récemment mise sur pied, ne doit pas seulement être un changement d’appellation, mais doit aller beaucoup plus loin pour resserrer ce lien fondamental qui plonge ses racines dans notre langue maternelle.

Y a-t-il de plus beau nom, d’expression plus profonde, plus chargée de sens et d’émotion que la langue maternelle ?

merry_hermanus@yahoo.com