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Arrogance des chiffres : Impuissance des politiques !

La lecture du « Soir » de ce matin est particulièrement éclairante. Pour la première fois, une série de chiffres apparaissent en plein jour.

Ainsi, on apprend que 840.000 Bruxellois (la Région en compte 1.100.000) sont, je cite : « Directement issus de l’immigration, naturalisés ou  non, » …soit 76,5 % de la population.

Depuis une bonne quinzaine d’années, je croise une série de statistiques régionales.  J’étais arrivé à cette conclusion, avec, bien entendu, des chiffres, à l’époque, inférieurs.

Mais bien sûr, tout le monde s’en fichait !

Il y a une dizaine d’années, François Robert, journaliste au « Soir », avait publié un grand article sur la démographie à Bruxelles dans lequel il précisait que la démographie bruxelloise était la même que celle de la ville … d’Alger !

Eclairant, mais, bien sûr, aucune réaction sur les politiques d’emplois, sur les politiques scolaires, etc.

Curieux quand même de constater qu’à la Région  bruxelloise, une des choses qui fonctionne le mieux, c’est le secteur des statistiques qui, avec le service « statistiques » d’ACTIRIS, fournissent d’excellents éléments. Malheureusement, ceux-ci, apparemment, ne sont jamais pris en compte car, c’est  bien connu, les politiques sont contraints à l’immédiateté.

Mais il y a pire dans les pages du « Soir » d’aujourd’hui.

D’après l’article, la  VUB fait périodiquement une série de statistiques sur la Région  bruxelloise.  Passionnant de constater la régression de la langue française, mais terrible de constater qu’en douze ans, l’usage de la langue française « à la maison » a diminué, à Bruxelles, de 21,4% !

Ce chiffre-là est vraiment catastrophique car il faut le reporter sur le problème gigantesque de l’Enseignement à Bruxelles.

Je ne veux pas évoquer le problème des locaux qui a,  bien entendu, été totalement négligé avec, comme conséquences, qu’un certain nombre d’enfants ne peuvent être accueillis, et que d’autres le sont dans des conditions catastrophiques.

Mais posez-vous la question de savoir comment un enseignant du cycle primaire qui a, dans une classe d’un peu moins de trente enfants,   vingt à vingt-cinq d’entre eux ne parlant pas le français à la maison et regardant une télévision étrangère,  pourrait-il réellement transmettre un certain nombre de connaissances, je n’ose pas dire un certain nombre de « valeurs », car, en arrière-toile de ce panorama, n’oublions jamais que toute cette évolution s’accompagne de plus de 20% de chômeurs (de 30 à 33% d’entre eux de 18 à 25 ans), et de poches de chômage de plus de 40% dans certains quartiers, les mêmes d’ailleurs où le chômage féminin des personnes issues de l’immigration dépasse, lui aussi, les 40% !

Mais à part ça, tout va  bien !!!

Dans les heures qui ont suivi les déclarations de Bart de Wever sur Bruxelles, j’ai lu, sous la plume de quelques journalistes, l’expression « identité bruxelloise ». Quelle superbe farce !!!

Si jamais il y a eu une identité bruxelloise un jour,  ce qui reste à démontrer, celle-ci a disparu depuis fort longtemps.

Il ne faut pas rappeler les élucubrations de Sarkozy sur « l’identité française » pour s’en convaincre.

Ces statistiques démontrent que Bruxelles, et d’ailleurs l’article conclut comme cela « est devenue une mosaïque de communautés ».  Mais une mosaïque de communautés peut-elle conduire à la prise de conscience d’une identité qui, de mon point de vue, n’existe pas ?

Ce n’est pas parce que les Bruxellois qui ont répondu à l’enquête se définissent plus comme Bruxellois que comme  Belges, que cela change quoi que ce soit !!!

La machine à gaz inventée par Moureaux et Dehaene, lorsqu’ils ont porté la Région  bruxelloise sur les Fonds Baptismaux, pouvait fonctionner.  Elle le pouvait sur base d’une loyauté régionale.

Cela n’a pas été le cas !

Aujourd’hui, cette machine comporte une multitude de tuyaux… mais ne fournit plus de gaz !

C’est de cela dont il faut prendre conscience et arrêter de faire la politique de l’autruche. 

En 1988, j’avais négocié une partie de la constitution du Gouvernement bruxellois avec MM. Maingain et Gosuin.  A l’époque, j’avais été choqué par une déclaration de M. Gosuin qui avait déclaré que le logement social fonctionnait comme, je le cite, « une pompe à pauvres » !!!

Le PS voulait mettre dans son programme, et c’était  bien normal, une augmentation du nombre de logements sociaux.

Aujourd’hui, je dois reconnaître que M. Gosuin avait partiellement raison.

Bruxelles a aspiré toute une population qui, au plan de l’assiette fiscale, ne permet pas aux communes et à la Région de rencontrer l’énormité des besoins qu’elle présente.

La part du P.I.B. bruxellois dans le P.I.B national n’a fait que diminuer depuis 1974.

Aujourd’hui, nous sommes à moins de 10% !

Comment, dans ces conditions, les communes peuvent-elles gérer quoi que ce soit ?

Rudi Vervoort a mille fois raison lorsqu’il rompt une lance , voulant prendre en main l’Enseignement.  C’est la source de tout.  C’est à l’école primaire qu’on fabrique, aujourd’hui, la masse des chômeurs Bruxellois de demain.

On peut dire tout ce qu’on veut à propos de Bart de Wever et de ses « projets » pour  Bruxelles, mais sachons reconnaître qu’aujourd’hui, la Ville-Région et ses communes sont proprement ingérables.

Ce n’est qu’au départ de ce constat et de ces réalités, qu’on pourra construire l’avenir.

Il faut sortir, une fois pour toutes, du « politiquement correct », sinon, quoi qu’on fasse, quoi qu’on dise, par la force des choses (par le besoin d’argent !), ce sont les thèses de Bart de Wever qui l’emporteront. 

merry_hermanus@yahoo.com

Lettre ouverte aux « Amis de la morale laïque ».

Avant toute chose, j’exprime ici le respect que j’éprouve pour ceux qui, au jour le jour, essayent, avec d’énormes difficultés, de faire vivre les « Amis de la Morale Laïque ».

Ils ont bien du mérite, à Jette, où le Collège fait tout ce qu’il peut pour les saboter.

Mais aussi sympathiques soient-ils, il ne m’est plus possible de me taire face à la situation de notre Enseignement et, en particulier, de l’Enseignement communal jettois.

Historiquement, la bataille pour la laïcité dans notre pays s’est déroulée d’abord dans l’Enseignement.

Pendant plus de 150 ans, les partisans de la laïcité se sont battus pour faire de l’Enseignement communal et officiel un lieu de neutralité politique et religieuse, un lieu où les valeurs des lumières, de la Liberté de pensée, et du libre examen sont véritablement à leur place.

Il est vrai que, contrairement à ce qui s’est passé en France, les défenseurs de la laïcité ont perdu de nombreuses batailles.

De 1884 à 1914, les Gouvernements catholiques monocolores ont tout mis en œuvre pour détruire l’héritage des écoles officielles.

La guerre scolaire, de 1954 à 1958, s’est terminée, comme souvent en Belgique, sur un compromis bancal très défavorable pour les partisans de la laïcité.

Mais l’effondrement auquel on assiste aujourd’hui est bien plus dramatique que ces défaites politiques.

L’absence de réaction du Gouvernement bruxellois, son absence de prévoyance, sa cécité face au bouleversement démographique de notre Région sont grandement coupables.

Oui, nous sommes dans une Région où on pense à asphalter l’Avenue du Port, à installer des WC à 170.000 € dans les parcs publics, à dépenser 70 millions d’euros pour une ligne de tram totalement inutile, à faire des ronds-points ridicules, MAIS on n’a pas songé à construire des écoles !!!

Pourtant, les statistiques régionales sont fort bien faites. On pouvait y lire l’évolution de la démographie d’ailleurs mise en avant dans d’excellents articles de presse, en particulier dans l’un d’entre eux signé François Robert qui, il y a quelques années, exprimait clairement les conséquences de l’explosion démographique.

On découvre, en 2011, qu’il manque dans notre Région 70 écoles !

De nombreux parents ne trouvent plus d’établissement, et ceux qu’ils trouvent sont dans un état épouvantable.

On va, en septembre, en catastrophe, installer des containers pour y parquer les enfants !!! Effroyable !!!

Des directeurs d’établissements et des enseignants tirent la sonnette d’alarme en expliquant qu’il ne suffit pas d’installer des containers, mais que toutes les autres infrastructures doivent suivre.

Les enseignants, sous-payés, socialement méprisés, écrasés de travail, tentent, vaille que vaille, de poursuivre leur sacerdoce dans une situation de plus en plus chaotique.

Cela en est à un tel point que la Ministre en charge va prendre une mesure générale pour interdire les classes de 30 enfants !

On croit rêver, mais c’est un épouvantable cauchemar.

30 enfants qui, dans de nombreux établissements de notre Région, maîtrisent mal le français, qui, lorsqu’ils rentrent à la maison, ne parlent pas le français, et qui, lorsqu’ils regardent la télévision, la regardent dans une langue étrangère.

Comment, dans de telles conditions, aboutir à des résultats positifs ?

Comme toujours, dans de tels drames, ce sont nos concitoyens les plus pauvres, les communautés les plus fragilisées qui sont les premières victimes de cette situation.

L’Enseignement est le vecteur essentiel de l’intégration.

L’Enseignement est l’outil essentiel de la transmission des valeurs.

L’Enseignement est le seul et l’unique moyen de faire accepter le contrat social qui est le liant d’une société.

Or, c’est cet Enseignement qu’on a totalement négligé !

On a sacrifié, à Bruxelles, des générations d’enfants qui, mal encadrés, mal formés, auront des chances à peu près nulles sur le marché de l’emploi.

Est-il exact que dans notre Région, certains quartiers atteignent, pour les 18-25 ans, des taux de chômage de 40% ?

C’est la situation que vivent des pays en voie de développement… et c’est à Bruxelles … nous en sommes responsables !

Au début des années 90, il y avait, dans les écoles communales de Jette, en moyenne 16 à 17 élèves par classe…

J’en étais à ce point fier que j’y avais accompagné Elio Di Rupo, Ministre de l’Enseignement.

La transmission, l’Enseignement pouvaient se réaliser.

L’intégration fonctionnait et j’étais fou de joie et de fierté lorsque je rencontrais dans le monde du travail des enfants issus de l’immigration que j’avais vus sur les bancs de l’école.

Oui, cela donnait un sens à ma vie.

Ces gens avaient fait leur chemin. Ils avaient étudié. Ils travaillaient.  En un mot, ils construisaient leur bonheur !

Aujourd’hui, les Directions d’écoles, les enseignants sont totalement démoralisés.

Dans les années 60, le philosophe Garaudy avait écrit, face au refus de l’Enseignement élitiste français de prendre en charge les enfants des milieux défavorisés, que « c’était Mozart et Einstein qu’on assassine ».

Aujourd’hui, en Région bruxelloise, cet « assassinat » est massif.

Le « massacre » est général. La classe moyenne vote avec ses pieds et quitte Bruxelles.

L’Enseignement bruxellois s’est effondré.

Que dire alors de Jette où le Collège méprise en permanence cette compétence essentielle.

L’échevin « en charge » voulant tout simplement supprimer une école !!!

Hervé Doyen, « l’élu de justesse », estimant quant à lui que ce n’était pas le rôle de la commune de fournir des repas chauds !

Alors ? Alors ?

Quand je reçois cette sympathique invitation des « Amis de la Morale Laïque » de Jette pour assister à une conférence sur les révolutions arabes, je me dis que l’assourdissant silence des « Amis de la Morale Laïque » de Jette et d’ailleurs sur la faillite de l’Enseignement communal et officiel à Bruxelles est aussi criminel que la passivité et la cécité dont les politiques ont fait preuve.

Pourquoi ce silence sur ce qui est essentiel ?

Pourquoi ce silence sur ce qui devrait être la préoccupation première ?

Est-il plus important d’évoquer des thèmes exotiques plutôt que de prendre position sur ce qui se passe chez nous, dans notre Région, dans notre commune ?

Apparemment, c’est en tout cas plus confortable.

C’est à pleurer quand je vois que le Collège de Jette exige, pour cette conférence, que les « Amis de la Morale Laïque » payent 60 ou 90 euros pour occuper la salle, alors qu’Hervé Doyen fait en permanence des cadeaux, des mise à disposition de matériel, de véhicule, etc, à des dizaines de troupes de scouts…et qu’il ne fait pas payer ses taxes, depuis plus de dix ans, à l’Atelier 340, qu’il dépense près de 3000 euros en cartes de voeux et en timbres pour souhaiter la bonne année… électorale aux Jettois, et se fait attribuer cinq fois plus de cartes de voeux qu’aux autres échevins !!! De toute façon, c’est le contribuable qui paye tout, les cartes et les timbres. Des bons voeux à ce prix là, on ne peut pas s’en passer !!!

Mais les « Amis de la Morale Laïque » doivent payer !

Et malgré cela, malgré le chaos, malgré l’ostracisme, malgré l’effondrement de ce qui nous tient le plus à cœur, c’est le silence, c’est le regard pointé sur la ligne d’horizon plutôt que ce qui se passe chez nous.

Oui ! à ces questions, j’aimerais avoir des réponses.

Oui ! Le militantisme laïc a tout son sens, mais pas pour parler de botanique ou de la reproduction des baleines en milieu aquatique.

Oui ! Le militantisme laïc a un sens quand il combat pour l’essentiel : l’avenir de nos enfants, l’avenir et la transmission de nos valeurs, ces valeurs pour lesquelles des générations et des générations de laïcs se sont battus !

Eux ne se sont pas tu !

Merry HERMANUS
merry_hermanus@yahoo.com

Et si la crise institutionnelle était une chance pour Bruxelles?

Un bilan catastrophique

Rares sont ceux qui lisent les statistiques, qu’il s’agisse du baromètre social, de l’analyse de l’évolution des CPAS, ou des excellentes statistiques d’Actiris.

Et pourtant, la réalité de la situation de Bruxelles se trouve dans ces chiffres.

A quoi assiste-t-on depuis une petite dizaine d’années ?

– à une véritable explosion de la misère ;
– à une explosion de la natalité ;
– à une dégradation de l’environnement urbain ;
– à une mobilité de plus en plus catastrophique, coincée entre les élucubrations Ecolo et l’incapacité pour le Gouvernement régional de faire appliquer une série de mesures constamment bloquées par le Gouvernement fédéral (Bruxelles est la dernière capitale où des camions de tout tonnage peuvent circuler sur n’importe quelle voirie et à n’importe quelle heure…avec les conséquences qu’on devine) ;
– à un sous-financement structurel dramatique ;
– à 60% des emplois occupés par des navetteurs non contribuables à Bruxelles ;
– à la plus forte progression du chômage en Belgique ;
– à 33 % de chômeurs parmi les jeunes de 18 à 25 ans ;
– à un chômage de 23% pour les adultes (Bruxelles est pourtant la Région où se créent le plus d’emplois, mais ceux-ci ne bénéficient nullement aux Bruxellois. Rappelons qu’en 1973, Bruxelles générait 17% du P.I.B. belge, et qu’aujourd’hui, on en est à 7% ) !

Qui gouverne ?

Un gouvernement composé de 8 ministres : 3 représentants néerlandophones, 5 représentants de 3 partis francophones.

89 députés ! 19 Bourgmestres, 19 Collèges, 19 conseillers communaux, 19 Présidents de CPAS, 38 Sociétés de Logements… 40.000 demandes en instance !!!

Tout cela pour une ville de 1.100.000 habitants !

Parmi ces 89 députés, les deux-tiers sont Bourgmestres, Echevins ou conseillers communaux, ou siègent dans leur CPAS municipal.

Cela conduit à ce qu’il n’y ait aucune Tutelle sérieuse sur les communes, chacun se tenant par la barbichette.

Des parlementaires siègent, ayant obtenu 0,06% des voix des électeurs bruxellois !!!

L’un d’entre eux, dans ma commune, n’a même obtenu que 0,16 % dans son propre canton !

Sa personne m’importe peu, mais c’est le système qui permet ce genre d’aberration qu’il faut prendre en compte.

A Jette, sur 35 conseillers communaux, il y a 7 députés régionaux : un Francophone et six Néerlandophones.

Sur le total : un seul élu direct !

Sur les sept élus néerlandophones du Conseil communal de Jette, six sont parlementaires !

Un système qui permet de telles absurdités ne peut être considéré comme légitime, et ce d’autant plus que le sacro-saint principe « Un homme, une voix » est, de fait, violé !

Il a été abandonné pour sauver la communauté française de la faillite.

D’aucuns envisagent-ils encore de brader quel principe sacré de la Démocratie pour sauver Bruxelles de la faillite ?

Comment ne pas se rendre compte qu’il y a une terrible déconnexion entre ce type d’Institution et la population qui, au jour le jour, voit sa ville se dégrader… et périr !

Il est permis de se poser les questions suivantes :

– Quels sont les Bruxellois qui connaissent les compétences du Parlement et du Gouvernement bruxellois ?

– Quels sont les Bruxellois qui connaissent le nom des Ministres qui les dirigent ?

On discuterait, dans ces Instances (Parlement et Gouvernement bruxellois) du sexe des anges que ce serait la même chose…, avec les mêmes conséquences qu’à Constantinople en 1452 !

Le système mis en place par MM. Moureaux et Dehaene en 1988 ne pouvait fonctionner que sur base d’une véritable loyauté régionale et fédérale où chacun reconnaîtrait la légitimité de l’autre.

Or, nous savons que ce n’est pas le cas, et ce depuis longtemps.

Il suffit de se rappeler les déclarations de Mme Grouwels qui, elle au moins, a le mérite de la franchise…, c’est assez rare pour être souligné.

Le courage de reconnaître la réalité

La réalité, c’est :

– que le Gouvernement bruxellois tel qu’il existe est impuissant à régler les vrais problèmes de la Ville et de ses habitants ;

– que le Parlement bruxellois n’a, de fait, ni l’ancrage démocratique ni la légitimité démocratique du fait d’une pléthore d’élus dont certains le sont avec un nombre de voix ridiculement dérisoire.

Or, il ne faut pas avoir lu Tocqueville pour comprendre que lorsqu’une Institution politique fonctionne sans véritable ancrage populaire, elle est perçue comme inutile, et, au minimum, impuissante.

En un mot comme en cent, la machine gaz institutionnelle ne fonctionne plus !

Comme les Shadocks, certains pompent, pompent, pompent toujours, font semblant de pomper, et pompent … dans le vide.

N’est-il pas temps de reconnaître publiquement que la gestion de certaines communes pose un énorme problème ?

Que des montants gigantesques sont engloutis en pure perte ?

Comment croire que les fonctionnaires régionaux, bras armés du Gouvernement régional, qui ont vu leur cadre linguistique cassé trois fois, et ont été de ce fait privés, depuis douze ans, de toute promotion, sont encore motivés, et ont, ne fût-ce qu’un semblant de foi dans l’avenir de la Région ???

Le constat !

La crise institutionnelle mettant en cause l’existence même de la Belgique dure maintenant depuis 2007.

Ne devrait-elle pas conduire les leaders bruxellois à avoir le courage de mettre tout à plat, et à reconsidérer la totalité du système institutionnel bruxellois ?

Nombreux sont ceux qui, aujourd’hui, sont saisis d’angoisse face à la situation de Bruxelles.

Certains investisseurs internationaux qui auraient dû participer à des projets majeurs pour l’évolution de la Région ont fait savoir à leurs interlocuteurs bruxellois qu’ils suspendaient toute intervention avant que la clarté se fasse au niveau institutionnel. Une catastrophe !!!

Est-ce un hasard si j’ai constaté que neuf hauts fonctionnaires sur dix, de ma génération, lors de leur admission à la pension, ont quitté notre Région ?

Est-ce un hasard si les classes moyennes continuent à quitter Bruxelles pour la périphérie ?

Est-ce un hasard si la masse imposable continue à diminuer, limitant drastiquement les moyens des communes et de la Région ?

Tout cela, chacun le voit au jour le jour, mais peu osent aborder cette problématique à haute voix car ils savent qu’ils mettraient en danger le petit millier de personnes constituant la classe politique bruxelloise.

Les plus hauts responsables de Bruxelles, en privé, tiennent exactement le même langage que moi, et mieux encore car eux, ils sont mieux informés. Mais en public, c’est la langue de bois !

Le statut de Bruxelles pose question, depuis 1937, date à laquelle le Gouvernement a désigné le Baron Holvoet en qualité de Commissaire royal pour y réfléchir.

L’occupant allemand tranchant la question en instaurant le « Gross Brüssel », ce qui, pour les décennies qui ont suivi, a plombé toute chance réelle d’une rationalisation de la gestion bruxelloise.

Certains Bourgmestres, j’en suis témoin, font des efforts héroïques afin de maintenir leur commune à flot, et tenter d’apporter à leurs concitoyens l’environnement urbain et social auquel ils ont droit. Mais ils savent, de par leurs efforts eux-mêmes, que les limites sont atteintes.

La crise, une chance !

N’est-il pas temps de couper le nœud gordien ?

Oui ! Une part importante, si pas majoritaire, de la Flandre, refuse l’existence de Bruxelles !

Oui ! Tout ce qui se dit en Flandre sur la gestion de Bruxelles n’est pas totalement faux !

Oui ! Les Bruxellois sont des citoyens à part entière et ont, comme tous en Démocratie, le droit de se déterminer librement sur leur avenir.

Oui ! Telle que Bruxelles existe aujourd’hui, il n’est plus possible, dans ce schéma, d’assurer les besoins de la population, son avenir et son développement.

Qui aura le courage d’affirmer tout cela à haute voix ?

Qui aura le courage d’assumer un changement institutionnel profond et radical à Bruxelles ?

Celui-là se trouvera peut-être dans ce que de Gaulle appelait « le splendide isolement de la vérité ».

Mais il sera, je n’en doute pas un seul instant, le vrai défenseur de Bruxelles, de son avenir et de son développement.

Sans ces changements, Bruxelles, en tant que telle, disparaîtra !

merry_hermanus@yahoo.com
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Cachez ces problèmes sociaux que je ne saurais voir- Echec total de la Bourse de l’Emploi de Jette

Hier, s’est tenue à Jette une Bourse de l’Emploi.

Elle n’a rassemblé que 420 visiteurs alors que l’année passée, celle que j’avais organisée avait rassemblé 1.100 personnes, soit, cette année, plus de 50 % de moins !!!

Est-ce un hasard ?    Certainement pas !

Un élément notable cependant, dans la mesure où la Bourse de l’Emploi n’était pas organisée par un échevin socialiste, on a eu l’immense privilège et l’immense honneur d’y voir débarquer Hervé Doyen himself !

N’en doutons pas, cela aura rassuré les demandeurs d’emploi.  La présence du Bourgmestre leur garantissant bien sûr de trouver une solution rapide à leurs problèmes de travail !!!

Malheureusement, l’attitude de ce Collège étant totalement antisociale, la présence du Bourgmestre n’a bien sûr qu’un objectif bassement électoral.

La position d’Hervé Doyen et de ses comparses est très simple : il convient à toutes forces de chasser les gens en difficulté car ceux-ci seraient susceptibles de voter pour un autre parti que la Liste du Bourgmestre.

Dès mon entrée au Collège, j’ai voulu instaurer une politique sociale conforme à notre programme.  Pendant un an, Hervé Doyen m’a empêché de créer une Maison de l’Emploi à Jette, et je n’ai pu favoriser l’installation de l’antenne Actiris rue Léon Théodore que grâce à  la compétence et à l’efficacité de l’Administrateur général d’Actiris, M. Courthéoux, et grâce à la volonté politique du Ministre Cerexhe.

Quant à Hervé Doyen, il a tout fait pour empêcher l’aide que nous voulions apporter aux chômeurs en bloquant notamment le système « d’alarme sociale » et de coordination entre les différents opérateurs en matière d’emploi que je voulais instaurer.  Il a été jusqu’à dire qu’ « il ne fallait pas s’en occuper car ce n’était pas une matière communale » !!!  On ne sera donc pas étonnés d’apprendre qu’à Jette, en deux ans, le chômage a fait un bon de 20 % (sources statistiques d’Actiris).  Jette est l’une des communes où le chômage a le plus augmenté.

Quel contraste avec le travail formidable fait par les Collèges de Molenbeek ou de Forest par exemple !

Ah oui, j’oubliais, si vous avez un problème d’emploi à Jette, il y a une solution, demandez un rendez-vous au Bourgmestre, proposez de l’aider au moment de la campagne électorale, il y aura alors des possibilités qu’on vous trouve un emploi… à la commune !

merry_hermanus@yahoo.com
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