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Yvan Mayeur, Samusocial… des tonnes de mensonges… de larges, d’épaisses couches d’hypocrisie.


« 
Généralement les individus qui ont excité mon dégoût en ce monde étaient des gens florissant de bonne renommée. »
Léon Bloy

 

Mayeur dans la lessiveuse, elle tourne, elle tourne, elle n’est pas prête à passer en mode essorage !  Il est extraordinaire d’entendre la classe politique s’exprimer sur la tempête du moment.  C’est un festival à celui qui sera le plus transparent…tous fantassins exemplaires de la guerre contre les ponctions d’argent public.

Les uns utilisant moultes circonvolutions ne comprenant même pas que leurs déclarations suintent la peur de voir apparaître une législation plus sérieusement restrictive et contraignante en matière de mandats.  Ceux-là, naïfs boy-scouts, en politique pour «  servir » mais « toujours prêts » à se servir, ayant fait carrière de beau-fils idéal, font semblant de ne pas comprendre ce qu’il se passe !

C’est le festival des Saints innocents lors des débats en TV ou radio, ce  sont de pures moments de music-hall pour ceux qui connaissent les règles du sérail ; quelle riche idée d’avoir invité Madame Milquet, inculpée pour avoir engagé à son cabinet des collaborateurs qui auraient été chargés de sa campagne électorale (le conditionnel s’impose au regard du respect du principe de la présomption d’innocence, Mme Milquet n’ayant pas encore été jugée…
le sera-t-elle un jour ? des exemples antérieurs permettent d’en douter )…
au moins y avait-il sur le plateau quelqu’un qui savait de quoi il retourne quant au bon usage des emplois publics.

J’ai fait, à une autre époque il est vrai, partie de ce système, j’en ai été l’instrument et l’objet mais la situation, telle qu’elle existe maintenant ne peut que révulser.  Cela exige une mise à plat et des actions urgentes.

Pourquoi ce genre de scandale à Bruxelles.

« Le défaut de tous les parvenus, c’est de trop estimer la classe à laquelle ils sont arrivés. »
Stendhal

Dès qu’une affaire éclate, c’est le déferlement poujadiste… inévitable, il y a toujours des tricoteuses pour crier à mort sous les montants sanguinolents des guillotines… aujourd’hui médiatiques… les rasoirs sont encore et à jamais impatients de tondre les « coupables »… aucun mal à les imaginer les tondues de cet épouvantable scandale… crâne mal dégrossi, larges plaques de cheveux épars, baladés sur la plate-forme d’un camion, nues jusqu’à la ceinture, le front garni d’une grossière inscription PS au goudron, la même sur la poitrine, leurs seins ballottant à chaque chaos de la route… à chaque gifle assénée par les chevaliers blancs hurlant de rire, découvrant ainsi les dents jaunes de la jalousie et des vies ratées… soudain… divine surprise… vengées, enfin triomphants, animés d’une légitime, d’une juste et sainte colère… faut qu’elles payent !
Le camion passera rue Haute devant le CPAS… le peuple pourra jeter des fruits, des légumes pourris, cracher sa haine de ceux que hier encore, il flattait !

Un grand classique de l’histoire… spectacle dont certains, j’en suis certain, rêve !
C’est dans de tels moments « d’émotion publique » qu’on se réjouit de vivre dans un état de droit.  Et pourtant, pourquoi les politiques ne reconnaissent-ils pas une fois pour toutes que c’est comme cela que fonctionne le système, c’est sur ce genre de prébendes qu’il est centré, qu’il est basé, qu’il fonctionne, qu’il se perpétue.

Aujourd’hui, on liquide Mayeur, fort bien, mais demain à qui le tour ? Non, Yvan Mayeur n’est pas un cas isolé, un individu que les circonstances ont fait disjoncter, non !  Yvan Mayeur est le produit du système politique bruxellois.

Bruxelles, Ville-région hyper institutionnalisée est un énorme mille feuilles d’une invraisemblable complexité.  Les élèves en droit public sont à plaindre !

Chacune des tranches de l’énorme gâteau… tiens… tiens  comme c’est curieux, le mot gâteau est judicieux,… génère des mandats et encore des mandats.  C’est ce que les communes et la région produisent de mieux !  Chaque fonction petite ou grande donne un fruit juteux ou moins juteux… mais il y a toujours quelque chose à presser, à en tirer.  Au pléthorique et inutile parlement bruxellois, il y a le Président, des vice-Présidents, des Présidents de commission, des chefs de groupes etc.  Et puis rebelote avec la COCOF, avec la COCON, avec la COCOM… chaque Président, vice-Présidents, chef de groupe et tutti quanti… tous perçoivent un petit quelque chose de plus alors même qu’ils sont parlementaires.  Il y a quatre-vingt-neuf députés, huit ministres, il faut donc partager, répartir, tous veulent une part, doivent être servis… sinon pas de majorité, chacun se tient par la barbichette.
Répartition façon puzzle !

Toutes ces fonctions impliquent des sous en plus, soit vraiment beaucoup soit une petite pincée… on ne rigole pas avec le fric !  Rien pour rien. On se paye sur la bête.  Dans « Le Soir » le président du parlement nous expliquait doctement comment il allait imposer le non-cumul, tiens donc… ce même non-cumul qui devait entrer en vigueur en 2022, pourquoi pas à la saint Glin-glin.  Mais il ne dit pas un mot des « petits » à-côtés de sa prestigieuse fonction, il n’évoque pas l’énorme, j’insiste l’énorme chèque, qu’il recevra au moment où il quittera ses fonctions. Il ne cite pas les avantages honteux qui lui seront octroyés après son départ du perchoir en matière de personnel et autres.  Un tel niveau d’hypocrisie, c’est de la franchise… du très grand art !

Bien sûr, tout cela est absolument légal.  Mais en l’occurrence qu’est-ce que cela veut dire « légal ». En fait, ce sont des cadeaux que les parlementaires se sont fait à eux-mêmes, ces jolis cadeaux que tous les présidents avant Picqué ont aussi perçus, résultent de textes votés par les parlementaires, faisant donc partie de la réglementation applicable aux parlementaires bruxellois… et ainsi chacun selon ses fonctions et qualités s’abreuvera en toute légalité à cette inépuisable, généreuse corne d’abondance dont le citoyen ne sait rien… mais qu’il paye… et que Picqué n’évoque pas dans son interview…

Pourquoi le ferait-il ?   Ah ! Oui mais j’y pense jusqu’ici le cumul lui aussi était légal !  Ah ! Mais bon sang n’a-t-on pas récemment évoqué concernant Mayeur et le Samusocial, l’aspect MORAL.  Alors là… c’est bien connu, l’emmerdant avec la morale c’est que c’est toujours la morale des autres, ce n’est pas moi qui le dit c’est Léo ferré !

Pourquoi donc le Parlement bruxellois ne publierait-il pas le tableau des montants attribués à toutes les fonctions internes, n’indiquerait-il pas les avantages de toutes natures, j’insiste de toutes natures, attribués à tous ceux qui en son sein exercent différentes fonctions ou portent différents titres.  Bien sûr, ces textes existent, ce qu’il faut c’est leur donner une vraie publicité… vous en connaissez beaucoup vous des gens qui lisent au petit déjeuner, entre le café et les tartines, le Moniteur belge tous les jours… essayez pour voir comme c’est facile et lisible !

Et les communes.

« On ne leur demande pas d’autre talent que de plumer la poule sans la faire crier. »
Stendhal

Comment cela se passe-t-il dans les communes ?  Là, c’est génial, après chaque élection on assiste à une étonnante, surréaliste foire aux bénéfices ecclésiastiques.  En général, il y a ceux qui savent et ceux qui ignorent tout, autrement dit ceux qui se nourriront du pactole et ceux qui occuperont l’emploi si fréquent de cocu municipal.

Quand un parti politique détient depuis longtemps le pouvoir, l’un de ses séides se spécialise, il connait la liste des mandats attribués au conseillers communaux, il sait comment ils sont répartis et surtout… surtout… il en connait la rétribution… là est l’essentiel.

Donc, tout l’art consiste à rouler son partenaire et à conserver pour le parti majoritaire les mandats les plus rémunérateurs, à répartir les autres, les mandats gratuits ou ceux qui ne rapportent que des clopinettes.  Ainsi, si dans une institution vous êtes nommés Président ou vice-Président, génial, c’est le Jackpot, si vous êtes dans le bureau c’est encore bien, si vous êtes au conseil d’administration, il y a encore un petit intérêt mais si vous êtes à l’assemblée générale, il ne vous restera que vos yeux pour pleurer.  Et c’est toujours ce même schéma.

Les mandats les plus courus sont ceux concernant les sociétés d’énergie…
ça on ne les lâche jamais et en général, ils sont dévolus au bourgmestre qui dispose déjà de la rémunération la plus élevée de la commune, jusqu’à preuve du contraire les bourgmestres bruxellois ne sont pas des infra-salariés.

Je pourrais donner une série d’exemples concrets, citer les institutions mais je ne veux pas ici stigmatiser, je veux mettre en évidence qu’au-delà du cas d’Yvan Mayeur, qui est particulièrement horrible, s’il est avéré, car il s’agit de l’extrême pauvreté,  c’est le fonctionnement de nos institutions qui est en cause…

la situation dans laquelle se trouve Mayeur n’en est que le produit… des cas comme le sien sont, j’en suis intimement convaincu, légions, car les contrôles ont disparu !  Et ce n’est certes pas la désignation des commissaires chargés par la Région d’enquêter sur le Samusocial qui me fera changer d’avis, s’agissant notamment de l’un d’entre eux, c’est à hurler de rire ! Ou de pleurer à chaudes larmes.

Les contrôles, la tutelle sur les communes.

« Il y a des politiciens, qui si leurs électeurs étaient cannibales, leur promettraient des missionnaires à dîner. »
Henry Mencken 

En principe les communes bruxelloises comme toutes le communes du pays sont soumises à une tutelle et ce… accrochez-vous bien depuis… 1836 !  C’est dans ce service du ministère de l’Intérieur que j’ai commencé ma carrière, j’y exerçais la tutelle sur cinq communes bruxelloises.  La mise en place de la région a tout bouleversé.  En principe, la tutelle existe toujours, d’excellents fonctionnaires bruxellois exercent avec compétence cette fonction… problème… leurs avis comptent pour du beurre.

Cela tient à la composition du parlement régional, on y trouve en majorité, des conseillers communaux, des administrateurs de CPAS, des échevins et des bourgmestres.  Or, c’est en définitive ce Parlement qui devrait exercer via l’exécutif cette tutelle, ce contrôle final.

Vous aurez compris que ce contrôle a disparu, tout se négocie, tout s’équilibre opposition et majorité.  C’est en permanence « passe-moi le beurre, je te passe le sel. »  L’Exécutif comportant huit ministres de cinq partis différents, parfois jusqu’à six, impossible d’agir avec autorité sur la moindre commune.

La nouvelle répartition du fonds des communes en a été la parfaite démonstration, l’augmentation des dotations a en fait été une prime à la mauvaise gestion, l’une des communes recevant près de 100% en plus de sa dotation précédente.  Mais tous peuvent dormir tranquilles… personnes ne s’intéressent aux chiffres et surtout en tire des conclusions sur la gestion des communes.

Le pire est que maintenant la plupart des communes sont, du fait des aides complémentaires accordées, soumises à un plan d’accompagnement… des comités se réunissent où le fonctionnaire régional qui a fait sérieusement le boulot est cornaqué par un membre du cabinet qui, perinde ac cadaver, est là pour appliquer un arrangement politique concocté dans un couloir ou un coin sombre du Parlement régional !

Donc, pas de doute, il n’y a plus de contrôle sur la gestion, c’est le train fou dans le brouillard… tant qu’on peut percevoir l’impôt, qu’on peut saigner les rares bruxellois encore contribuables… allons-y ! C’est sans doute aussi la raison qui a conduit à la faramineuse augmentation des mandats communaux lors de la législature 2000-2006.  Ceux-ci ont connu une croissance à ce point importante qu’elle conduit certains élus, n’ayant pas d’autres carrières ou une carrière qu’ils jugent, souvent à raison, médiocre à ne plus pouvoir « se passer » de leurs mandats !

Contrôle sur les mandats communaux.

« Le désir de faire de la politique est habituellement le signe d’une sorte de désordre de la personnalité et ce sont ceux qui ambitionnent le plus ardemment le pouvoir qui devraient en être tenu soigneusement à l’écart. »
Arthur Koestler

Simple… aucun. Tout est matière à mandats. Conseils de Police… on touche comme au conseil communal ! Donc, c’est un petit plus… une petite gratification.  Pourquoi pas affirment ceux qui soutiennent que si n on ne paye pas, les élus ne viendront pas siéger.  Je passe en vitesse sur les frais de représentations et les remboursements de frais de GSM… curieux imbroglio avec ou… sans déclaration fiscale. Non ! En réalité, les usines municipales à mandats, en l’absence de tout contrôle réel se sont affolées, tout devient possible !

Bruxelles ville n’est pas une exception… ce n’est que le symptôme de l’épidémie.  Car, s’il est dangereux de s’aventurer sur la notion de moralité des mandats, il me semble autorisé d’évoquer leur utilité !  J’ai siégé pendant deux mois au conseil d’administration d’une importante société d’énergie; j’ai tout de suite compris que je n’aurais rien à y dire, rien à y faire sinon à toucher un « sympathique, un confortable » jeton de présence !  J’ai cédé mon mandat à un colistier qui siégea six ans… sans dire un mot !

On m’objectera que tout est contrôlé car il y a… bien sûr des contrôleurs aux comptes (mandat souvent gratuit)  de fait dans la plupart des cas, ces contrôleurs ne sont pas en situation de contrôler quoi que ce soit… j’ai vécu personnellement un cas… un seul où le « contrôleur » à qui on affirmait qu’il « n’avait qu’à signer » a refusé d’obtempérer. Il y a par commune des centaines de mandats, à Anderlecht par exemple cent-quatre-vingts huit… qui les contrôle ?

Cela devrait être les conseils communaux… les points qui y sont consacrés lors des conseils sont, croyez-moi, purement formels… une litanie vite récitée sans soulever le moindre intérêt, quant à l’examen de leur utilité pour la commune… vous pouvez toujours rêver !

Un cadastre et un audit des mandats communaux.

« Les lenteurs de la loi, l’insolence du pouvoir et les rebuffades que le mérité résigné reçoit d’hommes indignes. »
Shakespeare

En principe ce cadastre devait être fourni depuis 2006 ! L’a-t-il été ?
Je pense qu’il existe pour certaines communes dont au moins une en a fait de la publicité en informant les citoyens des rémunérations qui y sont attachées.
Mais où est le contrôle réel… simple, il n’existe pas ! Ni sur les rémunérations,
ni surtout sur l’intérêt pour la commune d’occuper ce mandat. D’ailleurs dans certaines d’entre elles, le véritable gestionnaire, fait vite comprendre aux mandataires communaux que ce qu’on rémunère… c’est leur silence… ce sont des muets du sérail parfois, des eunuques politiques, on l’a vu récemment en Wallonie, fort bien payés.

J’y songe, qui contrôle réellement les comptes des fabriques d’églises ou de cathédrales, gestion dont sont chargés les marguilliers, nom magnifique fleurant bon l’ancien régime, qui contrôle la façon dont y sont exécutés et suivis les appels d’offres…

Comment les moyens générés par les ASBL constitués dans les paroisses au départ des locaux des églises ou des cathédrales sont-ils utilisés, au profit de qui ! Evidemment, je me garde de toute affirmation, j’évoque seulement un contrôle réel ! Voilà un magnifique champ d’études et d’investigations…
mais, je sais… je rêve… j’évoque… j’illusionne… je fantasme !  Voyons ! Voyons !  Les fabriques d’église !  

Cela peut-il se perpétuer ?  Evidemment, tout le milieu politique bruxellois espère et soutient que oui… qu’il ne faut surtout rien changer, on ne fauche pas l’herbe  où l’on engraisse les veaux.  Ceux-là feraient bien de méditer ce qui s’est passé dans les pays de l’Est au moment de la chute du communisme, étonnamment l’une des choses que l’on reprochait aux apparatchiks, c’est qu’ils se baladaient à l’arrière de voitures dont les vitres étaient garnies de rideaux de manière à cacher la présence de l’occupant… ajoutant qu’en Allemagne de l’Est, les chefs du parti disposaient de voitures et chauffeurs mais le citoyen lambda devait attendre douze ans pour obtenir une Trabant !

Peut-être faudra-t-il sortir de force nos élus « des eaux glacées des intérêts égoïstes » pour paraphraser Karl Marx !  Un barbu dont ils n’ont que vaguement entendu parler.

Une solution, une seule… immédiate… casser le système.

« La première impression fait beaucoup avec les imbéciles, et il faut toujours traiter un ministre comme un imbécile, il n’a pas le temps de penser. »
Stendhal

D’abord, imposer le principe d’un seul mandat rémunéré pour les membres du collège communal… c’est déjà bien trop cher payé !
Ensuite, exiger le cadastre de tous les mandats communaux en ce compris les montants exacts… et complets, avantages en nature compris.  Exiger que la région charge des fonctionnaires régionaux dotés de vrais pouvoirs d’établir un audit complet de ces mandats commune par commune et d’analyser le rôle réel dévolu aux mandataires siégeant dans ces instances.  Sont-ils payés pour se taire ou pour contrôler, agir, stimuler.

Les résultats de ces audits devant impérativement être rendus public avant les élections communales d’Octobre 2018.

Permanence au pouvoir… arrogance du pouvoir.

« Le goût du pouvoir et de dominer autrui ne serait-il que le signe d’une absence d’estime de soi. »
Jean-Paul Kauffmann

Il est indispensable de limiter le nombre de mandats successifs à deux au maximum. En effet, la présence parfois pendant des décennies d’un bourgmestre à la direction d’un exécutif communal entraîne inévitablement des dérives monarchiques, différents abus… tout est permis, là où il n’y a pas de vrai contrôle, les mauvaises habitudes s’installent, les nominations « étonnantes » se multiplient, des examens d’admission sont organisés dans des conditions carnavalesques etc…

Deux classes de citoyens se constituent, les copains du bourgmestre pour qui tout est permis… et les autres citoyens transparents taillables et corvéables à merci… vous êtes un cafetier, vous êtes dans la bonne catégorie,  pas de problème votre terrasse s’étendra de façon exponentielle, vous êtes légumier, vous êtes dans la mauvaise catégorie, votre étalage sera mesurée une fois par mois par un dévoué agent communal qui verbalisera le moindre dépassement…

Dérisoire direz-vous et pourtant, ce sont ces petites injustices-là qui ruinent la démocratie… et il y en a des centaines tous les jours !  Un agent chargé de verbaliser les véhicules en stationnement illégal n’avait-il pas, dans une commune de la région,  reçu un petit carnet où figuraient les plaques d’immatriculation des véhicules des membres d’un collège afin que ceux-ci évitent toute sanction ? Ce serait énorme… parierez-vous sur le fait qu’il s’agit d’une légende urbaine ? Imagineriez-vous que le fonctionnaire en question en ait gardé la trace ?

Ces bourgmestres « permanents » éprouvent le sentiment que la commune leur appartient, que la chose publique est devenue leur propriété personnelle.  Ainsi à quelques jours des élections communales de 2012, Moureaux déclarait lors d’une petite réunion « je déteste ces périodes électorales où je dois me vendre, être gentil avec tout le monde, tendre la main, remercier… c’est MOI que tous ces gens devraient remercier car j’accepte de m’occuper d’eux. »  On connaît la suite.

Mais il n’est pas le seul, loin de là… un autre bourgmestre déclarait il y a quelques années devant le conseil communal : « ceux qui ne m’aiment pas, n’aiment pas notre commune ! »  Il ne se rendait même pas compte de l’énormité qu’il prononçait, il est vrai que dans son cas, ses limites intellectuelles sont particulièrement étroites.  Mais qui a dit que pour exercer un mandat il faut disposer d’une intelligence minimale ?  Personne !

Bien souvent ces gens-là sont sur un piédestal vide et ils le savent… ce qui les rend encore plus féroces pour s’y maintenir et ne pas retomber dans une relative médiocrité sociale et professionnelle… les mandats… ils n’ont bien souvent que ça pour exister ! Ceux-là sont frappés par ce que j’appelle le syndrome du coq… vous savez… le coq qui tous les matins chante sur le fumier et croit que c’est lui qui fait lever le soleil.

D’où la nécessaire limitation à deux mandats électifs quel que soit le niveau de pouvoir, législatif ou communal,
la professionnalisation doit être bannie !   

Notre région,  nos communes, énormes machines à produire des mandats doivent  être d’urgence profondément réformées.  Rudi Vervoort l’avait pressenti lorsqu’il a envisagé fort timidement de réduire le nombre d’élus au parlement régional et le nombre d’échevins… « on » lui a vite fait comprendre qu’il n’en était pas question.

Il faut une nuit du 4 Août, immédiate définitive sinon, tôt ou tard se lèveront ceux pour qui la démocratie n’est qu’un mot creux.  Réformer nos institutions communales et législatives est devenu une urgence démocratique.

Bruxelles est une région encerclée, assiégée, volontairement appauvrie, asphyxiée, engluée par des institutions aussi absurdes qu’inefficaces, aussi coûteuses qu’inutiles .  Ce ne peut plus être cette classe politique pléthorique, ce parlement inutile, cet exécutif impuissant, cette multitude de communes, ces CPAS, ce nombre gigantesque d’institutions, qui en l’état peuvent apporter des solutions.  Il reste très peu de temps, il est moins cinq… déjà j’entends les couteaux qu’on aiguise…

Philippe, saisis ta chance, le Bonheur frappe à ta porte !

Ah, Philippe, ce qu’on s’est engueulés toi et moi !

Mais, comme tous les colériques, tu retombes aussi vite que le lait qui monte et qu’on éteint sur le gaz.

Ce n’est pas mon cas, j’ai la mémoire encombrante…et très encombrée.  C’est un disque dur qui, jusqu’ici, (mais patience, cela ne manquera pas d’arriver un jour), n’a pas encore pu s’effacer.

Tu te rappelleras, en particulier, cette nuit de mars 2004 où nous préparions le programme du PS pour les élections régionales.  J’avais décidé de mettre en avant la défense de la laïcité et l’égalité Hommes/Femmes, de façon à bien marquer notre différence et mes réserves quant à certaines ambiguïtés à l’égard de l’Islam.

Poussé à bout, je dois le reconnaître, tu as brusquement hurlé.   J’ai hurlé de même !  Tout cela devant le groupe de travail médusé… et lâche, comme souvent les groupes de travail.

C’était l’un de tes mauvais jours, ou plutôt, l’une de tes mauvaises nuits.  Cela nous arrive à tous !

On est donc très loin, malgré une si longue collaboration (je fis ta connaissance en 1971, et depuis, on ne s’est plus guère quittés) d’avoir toujours été d’accord  sur tout.

Je n’ai jamais été capable d’épouser les vérités successives et, surtout, les sincérités successives. Une grande, une énorme de mes faiblesses… il y en a tant !  Nous en avons tous. Des ombres et des lumières.

J’aurai l’occasion, dans mes mémoires en cours d’écriture, d’être plus précis et, surtout, plus prolixe sur notre aventure commune qui, pour moi, fut loin d’être un long fleuve tranquille.

Et te voilà, contre toute attente, débarqué de Molenbeek !!!

Je t’y avais amené dans l’atmosphère méphitique de Bas Empire qui y régnait après le décès de Machtens. Tu as fait un choix courageux car André Cools t’avait proposé de t’investir à Namur.   Vu la situation, et les errements des dernières années Machtens, c’était plus qu’une option courageuse, c’était un choix héroïque tant au niveau politique qu’au niveau de la situation de la commune de Molenbeek. Chaque échevin sortant « y » croyait ! Cela tirait dans tous les sens ! Il t’a fallu près de dix ans, un échec électoral, et un travail acharné pour réorganiser la section du PS.

Mais toi, tu n’as pas triché.

Tu t’es installé dès le début dans le petit appartement de la rue des Dauphins. Avec patience, avec autorité, tu as nettoyé les miasmes de la fin épouvantable de l’ère Machtens. Au fil des ans, tu es devenu, j’en ai la profonde conviction, un homme providentiel pour Molenbeek, alliant une image paternelle et,  on ne se refait pas, professorale.

Je crois bien connaître ta commune. J’y travaille depuis bientôt 14 ans.  Mieux que beaucoup d’autres, j’ai pu juger le travail accompli, les rénovations en pagaille, les liens tissés avec l’Associatif, mais, surtout, avec la population la plus défavorisée.

Toi, contrairement à 14 autres communes de la Région, tu ne bénéficiais pas de la manne du plan d’assainissement et des millions et des millions d’euros qui l’accompagnent.

Les porte-cotons du Cabinet Picqué disent volontiers à ceux qui veulent bien les écouter que tu n’es pas obligé d’aller mendier à la Région car tu « pompes » partout un maximum de subsides.  C’est toi qui les rafles quand il y en a ! Comme souvent, cette critique n’est, en réalité, qu’un hommage. Un jour, peut-être, un politologue (mais pourquoi, lorsque j’évoque un politologue, je pense toujours à un … podologue… il doit y avoir un rapport) fera une étude sur les ordres du jour du Conseil des Ministres bruxellois et, s’il a du talent, mettra en évidence les vraies raisons et le vrai bénéficiaire de cette multitude d’aides aux communes sous plan d’assainissement. Ce sera passionnant et, surtout, éclairant si tant est que cela intéresse un jour quelqu’un.

Mais aujourd’hui, on te vire !!!

On nous dit que c’est la Démocratie ! Que c’est notre système proportionnel ! Certes, mais je ne peux m’empêcher de penser qu’il s’agit avant tout de mœurs byzantines ou de relents de 4ème République finissante. Ceux qui n’ont pas compris que la fin est proche … très proche, n’ont rien compris… ou ne veulent rien voir ! Ils tombent d’un building de 50 étages et, arrivés au 6ème, ils se disent qu’ils sont toujours vivants. Il ne suffit pas de balbutier qu’il faut un plan B, encore faut-il le préparer vraiment.

Nous avions connu un effet dominos en 2000 quand de Donnéa a été viré à Bruxelles. L’effet boomerang s’était produit à Anderlecht … et à Molenbeek.

Mais en douze ans, les temps ont changé.

La leçon majeure à tirer, c’est que Bruxelles et ses 19 communes, son Parlement pléthorique, son Gouvernement sont ingérables, et qu’en grande partie, les critiques qui sont faites au Nord du Pays sont largement fondées. Chacun le sait !

Le système que tu as mis en place avec Dehaene ne pouvait fonctionner que sur base de loyauté régionale. Or, elle n’existe plus depuis bien longtemps. Que ce soit le sabotage de Grouwels qui n’est au Gouvernement bruxellois que pour cela, les élucubrations d’un Smet ou d’un Delille, tout démontre que la machine à gaz ne produit plus rien et que, comme les Shadocks, on pompe, on pompe, et au bout du dernier tuyau, cela fait « Gloup » !

Les autorités régionales surnagent en appliquant la politique du chien crevé au fil de l’eau.  Encore 18 mois, et la malheureuse bête aura atteint la Mer… forcément du Nord,  et s’y perdra définitivement.

La presse souligne que tu n’avais pas préparé ta succession.

C’est faux ! Puisque Onkelinx avait quitté Liège pour s’installer à Molenbeek.

Rappelle-toi les discussions à ce sujet. Son installation à Molenbeek était même la condition mise par certains Bruxellois qui ne voyaient pas d’un bon œil l’arrivée de la « Liégeoise ». Son aventure à Bruxelles-Ville tourna court !

Il est vrai qu’après le faux-bond qu’Onkelinx t’a fait, d’autres hypothèses étaient possibles. Notamment Serge Vilain dont tu m’as dit, à l’époque, qu’il s’était fatigué un peu vite d’attendre.

Après cela, c’est vrai, tu avais décidé de rester jusqu’au bout, drogué de pouvoir, selon ta formule !

Mais jusqu’au bout de qui ?

Jusqu’au bout de quoi ? De ta propre vie ?  Je ne veux pas croire à un tel manque de lucidité.

Le PS est donc, à Molenbeek, dans l’Opposition.

Mais rappelle toi que nous appartenons à une génération qui a connu l’alternance qui, aujourd’hui, est devenue une terra incognita pour de nombreux mandataires socialistes puisque nous sommes au pouvoir partout depuis 1988.

C’est une Première dans l’histoire de la Belgique et une catastrophe pour le PS.  C’est, en tout cas, ce que je pense.

Car l’Opposition est une chance.

Rappelle-toi le « Club de recherches socialistes » que nous avons créé Rappelle-toi le livre que nous avons écrit ensemble avec Lizin et bien d’autres. L’Opposition permet de se ressourcer, de se reconstruire, de refaire ses forces, de liquider la mauvaise graisse des arrivistes de toute nature pour qui le pouvoir, ses prébendes et ses reliefs constituent une fin en soi. La perte du pouvoir, ou la mort, sont d’efficaces trieuses. Après certains tris, il ne reste plus rien !

Il ne faudra peut-être pas attendre bien longtemps pour que certains disent que notre présence, dans les conditions où nous y sommes, au Gouvernement fédéral, est une catastrophe. Je le pense.

J’estime donc que ce qui t’arrive est une grande chance.

Cela peut te sembler paradoxal, mais je le crois profondément. Tu as fait état récemment d’un élément essentiel, c’est-à-dire la santé qui est la base de tout… et tu as bien raison. Mais crois-tu que l’âge aidant, on est conscient de perdre ses facultés intellectuelles ? A la fin de son mandat, Eisenhower, qui n’était pas malade, n’était plus capable que de travailler une heure par jour.

Le malheur veut qu’on se croie encore le « Maître du Monde » alors qu’en réalité,  on a du mal à sortir de sa voiture, à lacer ses chaussures, ou à retenir ce qu’on a fait la veille.  Cela, tout le monde s’en aperçoit… sauf le principal intéressé.

Tu pars à cause d’une « Combinazione » alors que tu avais gagné les élections !

Tu pars parce que, d’autres, ailleurs qu’à Molenbeek, ont voulu faire de ta liquidation un symbole et un exemple qui n’est en réalité qu’une triste farce dont ils auront à assumer, sur bien des points j’en ai peur, les conséquences.

Mais crois-tu que Mendès-France aurait eu cette extraordinaire aura politique  s’il avait gouverné la France pendant vingt ans ?  L’Histoire retient bien plus le De Gaulle du 18 juin 1940 que celui du 13 mai 1958 ! Historien de formation, tu trouveras bien d’autres exemples.

Devenir une conscience, devenir une voix forte et indépendante n’est pas donné à tout le monde !

Et puis, n’y a-t-il pas un âge où on se dit que ces périodes électorales sont avilissantes, et que devoir se vendre est  indigne après une carrière aussi prestigieuse que la tienne ?  Où on se dit que ce sont les citoyens qui auraient à remercier le politique car il consent, malgré son âge, à encore s’occuper d’eux ? Or, au moment des élections, c’est lui qui dit merci aux électeurs potentiels qui promettent leur voix.

Dure est la démocratie quand on ne veut pas quitter l’arène.

Reste Molenbeek !!!

Reste cette population à qui, à tort ou à raison, tu t’es soudé et, peut-être même, identifié à un point que tu es le seul à connaître, retrouvant en eux ces « classes dangereuses » dont parlaient frileusement les Bourgeois du 19ème siècle dont tu connais bien la mentalité et les codes. Tu y as retrouvé les raisons premières de ton engagement et de la rupture avec ton milieu.

C’est là une vaste et délicate question parce qu’elle touche aux fondements de l’engagement politique. Je l’ai déjà dit, j’étais très loin de te suivre sur tout, tu ne me l’as d’ailleurs pas demandé, par exemple :

Je ne me définis pas comme agnostique, mais comme franchement Athée.

Je reste celui que tu as traité, en hurlant de « laïcard ». Eh oui, c’est devenu une insulte. Je n’ai de faiblesse ni de tentation pour aucune religion. Je suis ému par le besoin de transcendance, mais je n’ai jamais été tenté par aucune d’elles. Le soir de Noël, j’évite de me retrouver derrière un pilier de Notre-Dame de Paris,  je ne participe pas aux ruptures du jeûne, et il y a peu de chance que je me retrouve un jour sur le chemin de Damas. Je ne participe pas non plus au repas de la Pâques juive de mes amis. Décidément, je suis resté un vieux « laïcard » qui espère encore en l’homme et en son progrès.

J’ai vu mes parents mourir sans qu’à aucun moment, malgré de longues agonies, ils n’aient eu la moindre tentation de se tourner vers un quelconque secours religieux.

C’est sans doute sur ce terrain-là que se situe aujourd’hui notre plus complète divergence, et elle est de taille car elle touche à l’essentiel. J’ajoute tout de suite que cela n’a aucune importance et cela n’empêchera personne de dormir, surtout toi.

Te voilà rassuré.

Voilà Philippe, ce que ton départ de Molenbeek m’inspire.

Dans les années 80, lorsque nous étions dans l’Opposition, tu avais réuni un Groupe de travail dont le but était une mise à jour idéologique. J’avais préparé une contribution sur le bonheur. Tu m’as écouté attentivement, ce ne fut pas l’attitude des autres membres du Groupe qui me renvoyèrent très vite dans les cordes, affichant des sourires méprisants.  Quinze ans plus tard, Di Rupo faisait du Bonheur le thème central d’un de ses discours sous les applaudissements unanimes !

Tu le sais Philippe, pour nous, le temps qui passe, c’est le temps qui reste.  Ton départ de Molenbeek est une chance.

Saisis-la car le bonheur existe ailleurs que dans la politique qui est une addiction, comme tu l’as dit toi-même. Retrouve toi, retrouve ta vraie profondeur, abandonne le masque et les oripeaux que tu as été obligé de porter, le rôle de Père Fouettard que tu as fort bien exécuté. Redeviens toi-même et Sois heureux, saisis à pleines mains le Bonheur qui frappe à ta porte.

C’est tout ce que je te souhaite.

merry_hermanus@yahoo.com

JETTE, la commune la plus chère de Belgique : La preuve par « Le Vif L’Express » !!!

Cela fait des années maintenant que je clame partout que l’augmentation des taxes est véritablement scandaleuse à Jette, et que cela en  a fait la commune la plus chère de Belgique en matière d’impôt cadastral, et l’une des plus chères d’un point de vue général en matière d’impôts.

Aujourd’hui, on apprend que c’est la plus taxée !!!

Cette semaine, le « Vif l’Express » a eu l’excellente idée de faire des comparatifs entre communes dans toute la Belgique pour savoir « qui taxe le plus et qui taxe le moins ».

Cette étude, extrêmement fouillée, permet de découvrir les chiffres sans aucune difficulté.

Il y apparaît que :

Jette, d’un point de vue général, et juste avant Etterbeek, est la commune qui, sur 19, se classe 18ème, à un centime d’euro près, quant à ses taxes et impôts !

Mais il y a toutefois une grande différente entre Etterbeek et Jette.

C’est en matière d’impôt cadastral où, là, Jette se situe à la première place… en Belgique !!!

Et bien sûr, également en Région bruxelloise, puisque nous sommes, à Jette, à 3.290 centimes additionnels, alors que la commune qui taxe le moins est Auderghem, à 1.990 centimes additionnels.

Mieux encore, le « Vif l’Express » a fait un calcul concernant l’impôt cadastral où il apparaît que Jette est à 1.008 points, soit bien au-dessus de tout le monde, puisque la commune suivante, au point de vue taxation, est Schaerbeek qui ne présente que 916 points.

Jette est à près de 100 points au-dessus de la commune bruxelloise la plus taxée !

Résultat, au total des taxes, Jette arrive avec 2.789 points, juste derrière Etterbeek qui a 2.790 points, soit à un centime d’euro !

Voilà la vérité !

Toutes les autres communes bruxelloises sont moins chères !!!

Quand j’écrivais que Doyen-Pinocchio, avec ses nouveaux alliés, « les restes » du MR, le VLD, bien sûr Ecolo, bien sûr le FDF, ont transformé Jette en un enfer fiscal !!!

J’ose rappeler que lorsque j’étais échevin des Finances, de 1982 à 1996, soit pendant 14 ans, les impôts communaux n’avaient jamais augmenté !

Mais pourquoi avoir transformé Jette en enfer fiscal ?

–     Pour s’offrir une fresque à 150.000 euros ?

–     Pour s’offrir une B.D. à 32.000 euros dont 250 exemplaires de luxe pour le Bourgmestre ?

–     Pour construire un pigeonnier sur le toit du CPAS ?

–     Pour installer des ruches sur le toit de la commune ?

–     Pour permettre à l’Atelier 340, copain de Doyen-Pinocchio, de ne pas payer ses taxes pendant onze ans (+ou- 450.000 euros !!!) ?

–     Pour construire des vestiaires de grand luxe pour 450.000 euros dans le hall des Sports ?

–     Etc.

Mais attention, une mère de famille, seule avec enfants, qui doit 50 euros de repas scolaires et de garderie se voit bien entendu trainée en justice !!!

Chers lecteurs, maintenant, grâce au « Vif, l’Express » vous avez la preuve que ce que j’affirmais depuis trois ans est la stricte vérité en comparant le niveau hallucinant des taxes à Jette et la réalité de la situation dans la commune !

Une fameuse gifle pour Doyen-Pinocchio et son « échevin des taxes », qu’ on ne peut plus appeler échevin des Finances !

Allez, un dernier pour la route.

A Jette, une carte d’identité coûte 19 euros… soit 15% de la valeur d’un minimex !!!

Bravo Doyen-Pinocchio !!!  Encore un petit effort et les Jettois seront encore plus pauvres.

merry_hermanus@yahoo.com

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L’étrange destin du hall des sports de Jette !

La semaine passée, de nombreux Jettois ont été réveillés en pleine nuit par l’incendie particulièrement brutal du Hall des sports.

On a pu voir, virevoltant, passant d’un micro à une caméra, Doyen-Pinocchio himself, papillonnant au milieu des personnes évacuées, hagardes, ne sachant pas où on les amenait.

Mais, dommage pour Doyen-Pinocchio, était également présent sur place, depuis trois heures du matin jusqu’à huit heures, le conseiller communal PS Mohammed Errazi.

Cela faisait de l’ombre à l’opportunité médiatique causée par ce sinistre !

Mais l’essentiel n’est pas dans la présence ou non d’un Bourgmestre ou d’un conseiller communal lors d’un incendie.

Le plus étonnant, ce serait les déclarations de Doyen-Pinocchio.

En effet, dans sa hâte de profiter de l’aubaine médiatique, Doyen-Pinocchio aurait déclaré que « Si le bâtiment avait brûlé à une telle vitesse, c’était à cause des matériaux » !

Et là, de multiples questions se posent.

En effet, dès ma prise de fonction, j’ai été interpellé par le fait que les différents lots de reconstruction du hall des sports avaient augmenté, par rapport à la prévision, de 150, 80 et 70 % !!!

C’est évidemment effarant.

J’ai tout de suite tenté d’obtenir des explications, mais elles m’ont été refusées !!! Devant témoins, le fonctionnaire chargé de me les donner a écrit sur le tableau de coûts qui avaient augmenté de 150 % : « littige avec le Bureau d’études (sic) ».

Bientôt, je publierai ce document extrêmement parlant.

J’ai évidemment trouvé cela un peu court.

Et, bien sûr, comme toujours à Jette, l’étouffoir a fonctionné à merveille.

Le problème, c’est que c’est Doyen-Pinocchio qui a fait reconstruire ce hall des sports, et c’est lui qui a dû se prononcer sur le choix des matériaux !!!

Une foule de questions se posent donc :

–     Le bâtiment était-il conforme au point de vue des normes d’incendie ?

–     Les matériaux utilisés étaient-ils conformes à la réglementation ?

–     Des moyens de détection incendie étaient-ils installés ?

–     Les assurances sont-elles en ordre ?

–     Etc, etc…

On frémit en pensant qu’un tel incendie aurait pu se produire au moment où 200 ou 300 enfants fréquentaient ce Centre sportif.

Ce dossier me fait songer à un autre, tout aussi important.

Reprenant mes fonctions d’échevin de l’Enseignement que j’avais déjà exercées depuis près de vingt ans, je me suis aperçu que les écoles n’étaient plus en règle par rapport aux prescriptions en matière d’incendie :

–     Tous les exercices n’avaient pas lieu.

–     Les pictogrammes et les plans d’évacuation n’étaient pas installés.

J’ai exigé que tous les exercices aient lieu, et c’est alors qu’on s’est aperçus que la sirène d’incendie n’était pas audible dans certaines écoles, dans tous les points et toutes les classes de celles-ci.

J’ai dû envoyer un nombre de notes considérable pour tenter de faire réparer cette déficience, aspect pourtant essentiel de la sécurité de nos enfants.  Mais, bien entendu, parce que c’était moi qui le demandais, ces sirènes ont été réparées… mais avec des mois de retard !

Là aussi, bientôt la publication de certains documents.

Tiens, tiens ! Ce dossier me fait penser à un troisième.

Celui de l’amiante à l’école Aurore !

Vous vous rappelez, l’école Aurore où, soi-disant, il n’y avait plus de problème d’amiante !

Il a fallu que le Comité des Parents prenne le taureau par les cornes pour qu’enfin, les travaux se fassent !

Vous vous rappellerez les balbutiements honteux du soi-disant échevin de l’Enseignement Leroy qui affirmait, à la télévision, qu’il n’y avait pas de problème d’amiante à l’école Aurore.

Sachez, chers lecteurs, qu’il y a encore aujourd’hui une phase de désamiantage prévue.

Ces trois exemples :

–     Hall des Sports 

–     Conformité des écoles avec la prévention incendie

–     Amiante à l’école Aurore

Relèvent du même chaos dans la gestion et relèvent d’une même indigence de la part de Doyen-Pinocchio qui ne songe qu’à sa réélection.

Ceci dit, on va faire croire, une fois de plus, que la commune est splendidement gérée, sur base de « valeurs », puisque tous les fonctionnaires seront appelés à signer une Charte intitulée « l’Administration communale de Jette : Sa mission, Sa vision, Ses valeurs » !!!

Qu’arrivera-t-il au fonctionnaire qui ne se rendra pas aux réunions prévues ?

Qu’arrivera-t-il à ceux qui ne signeront pas cette curieuse Charte ?

Voilà comment Doyen-Pinocchio, pour cacher son indigence au niveau de la gestion, la camoufle en forçant les fonctionnaires communaux à s’impliquer dans sa gestion et dans sa campagne électorale !!!

A son incompétence, Doyen-Pinocchio ajoute l’odieux, et le pire, c’est que cela lui vient tout naturellement.

Qui me disait que cet homme ment tellement qu’on ne peut même pas croire le contraire de ce qu’il dit ?

merry_hermanus@yahoo.com

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Une fresque murale impayable ! Le PS de Jette réagit !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Suppression de la Bourse de l’emploi à Jette… Salon de la Formation : Plus chic non?

Qu’en termes élégants, ces choses-là sont dites !

En 2007, j’avais constaté avec stupeur, en ma qualité d’échevin de l’emploi, qu’il n’y avait, au budget de la commune, pas un euro pour la politique de l’emploi !

En 2008 et 2009, j’ai uniquement obtenu, après moult discussions au cours desquelles Doyen-Pinocchio n’a d’ailleurs pas hésité à dire « La politique de l’emploi, ce n’est pas dans les compétences communales (sic), effarant mais c’est comme ça, le montant nécessaire à la réalisation des Bourses de l’emploi qui avaient été initiées par mon prédécesseur Werner Daem.

J’ai immédiatement constaté que ces Bourses de l’emploi gênaient considérablement Doyen-Pinocchio.

La dernière que j’ai organisée avait rassemblé pas moins de mille personnes !!

Lorsque Doyen-Pinocchio a fait sauter la Majorité, la Bourse de l’emploi suivante a été squelettique, réunissant moins de 400 personnes !

Dans le budget 2010, aucun montant n’avait été prévu.  Il n’a été ajouté qu’aux modifications budgétaires ! Un comble !

Cette fois-ci, on organise un Salon de la Formation, ce qui est évidemment  beaucoup plus chic.

Cet exemple démontre mieux que beaucoup d’autres qu’en réalité, ce Collège se fiche complètement de l’emploi, alors que 25 % des Jettois en âge de travailler sont en recherche d’emploi !

Mais cela, ça n’a pas l’air de gêner cette Majorité de régression sociale.

Quand on voit les efforts consacrés par d’autres communes, je pense notamment à Forest et Molenbeek, en matière d’emploi, on ne  peut être qu’effarés par le mépris de cette Majorité à l’égard de ses citoyens en difficulté.

merry_hermanus@yahoo.com

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JETTE : La propreté, une véritable catastrophe !

Tous les Jettois ont pu l’observer : la propreté de nos rues est un vieux souvenir.

Plus rien ne tient la route.

Lorsqu’on croise un agent communal chargé de la propreté, celui-ci met en évidence immédiatement son impuissance liée à la désorganisation des services communaux et à l’impact catastrophique du copinage qui règne en maître.

Le résultat est simple : Regardez la première photo prise lundi Bld de Smet de Naeyer et les deux suivantes à Jette également.

Elle est beaucoup plus éclairante qu’un long discours.

merry_hermanus@yahoo.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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