Archives de Tag: droits

Juive, riche et moche comme un rat : Le slogan de la « Burqa Pride »?

Voilà la façon dont se serait adressé le pitoyable personnage qui, avant-hier, a empêché la journaliste Fourest de s’exprimer à l’ULB.

D’après le « Soir », il aurait ajouté « Ce n’est pas de moi, mais les rats ne se sont pas plaints » !

Et de conclure « J’assume l’insulte ».

Je  crois qu’après cela tout est dit !

On nous apprend que cet individu est chercheur à l’ULB et se dit athée.

On nous dit aussi qu’il est diplômé de Solvay.

On peut donc supposer qu’il a une certaine culture.

Il ne peut donc pas ignorer le film de propagande nazie diffusé pendant la Guerre où les Juifs sont comparés à des rats et où on voit ceux-ci, grouillants, immondes, en train d’avaler le contenu de sacs de blé éventrés (quel symbole !).

On les voit sortant des égouts, se rendant partout, détruisant tout.

Il ne peut pas ignorer que le chimiste allemand qui mit au point le « Zyklone B » avait, au départ, pour but … de détruire les rats !

Il  ne peut pas ignorer qu’en définitive, l’utilisation de ce gaz fit six millions de morts (hommes, femmes et enfants que les organisateurs du plus grand massacre de l’humanité comparaient… à des rats).

A moins, bien sûr, que comme quelques autres, il considère que ce crime majeur n’a pas eu lieu. Qu’il s’agit d’une invention du Lobby juif mondial.

A moins, bien sûr, qu’il ne prenne pour vrai le « Protocole des Sages de Sion », création de l’Okhrana, Police secrète tsariste, qui lança ce faux à la fin du 19ème siècle pour justifier les Pogroms.

Au-delà de ces évidences, on reste stupéfaits devant ce que devient l’ULB.

On reste muets face à la faiblesse de ceux qui devraient être les gardiens du Temple du Libre examen.

Ceux-là avaient minimisé la démission du Professeur Brotchi.

Certains de ces libres exaministes disent encore : « Il faut comprendre ces réactions ».

Eh bien, Non ! Non ! Non et Non ! Mille fois Non !  Cette faiblesse n’est en réalité que de la lâcheté.

« Il n’y a pas de liberté  pour les ennemis de la liberté » tonnait déjà Jean-Paul Sartre.

Ce qui se passe au Mrax, ce qui se passe à l’ULB est significatif de la dégénérescence de notre Démocratie qui ne se défend pas face à ses ennemis.

Nous vivons tous les jours de petits « Munich » où la lâcheté l’emporte sur le courage.

Tous les jours, la Démocratie et les Droits de l’Homme sont bafoués.

Tous les jours, l’obscurantisme fait des progrès et transforme petit à petit la société dans laquelle nous vivons.

Une Démocratie qui ne se défend pas, c’est une Démocratie qui meurt.

A cela, l’initiative, qui tombe à pic, de la Ministre Fadila Laanan qui veut créer une plateforme antiraciste est excellente.

C’est ce genre d’initiative qu’il faut à tout prix défendre car le Droit à la Liberté d’expression ne se découpe pas en rondelles.

La défense des Droits de l’Homme  ne permet aucune exception.

Le sinistre individu qui est à la base de ce scandale n’a rien à voir et ne peut rien avoir en commun ni avec l’ULB du Libre examen ni avec l’Islam qui doit se pratiquer dans un pays démocratique comme la Belgique.

Mme Fourest a raison, si un tel incident s’était passé en France, il y aurait 10% de plus pour Marine Le Pen !

Mais portons le regard vers la Hongrie qui est un petit pays comme la Belgique et où l’Extrême-Droite est au pouvoir.

On nous annonce déjà « qu’il sera difficile de sanctionner » la sombre canaille qui a organisé toute cette affaire  car « les réseaux sociaux se mobilisent en sa faveur ».

Nous sommes donc là face à un test particulièrement intéressant qui démontrera si, oui ou non, l’ULB mérite encore l’appellation « d’Université Libre » !!!

merry_hermanus@yahoo.com


Islam, Bin Laden et le Printemps des peuples du Moyen-Orient.

Il ne me semble pas inutile, au moment où le monde vient d’apprendre la révélation de l’exécution de Bin Laden, de rappeler que celui-ci est une « création » des USA au moment de la lutte des Afghans contre l’Union Soviétique.

La victoire des Talibans contre les Russes n’a pu être acquise que par l’envoi de missiles Sol Air dont se servirent les Afghans pour abattre les hélicoptères de combat des Russes.

Mais, comme souvent, la marionnette a échappé à son créateur !

Je garde cependant en mémoire un reportage filmé en Afghanistan où on voyait une jeune infirmière, en pantalon, cheveux au vent, affirmant sa foi dans l’avenir et dans l’égalité Hommes/Femmes.

Qu’est-elle devenue ?

Ce genre de personnage n’a que peu de poids face aux ambitions des Etats !!!

Au moment de la guerre de 14-18, on employait une formule qui, aujourd’hui, est passée de mode, on parlait des « buts de guerre ».

Or, quels étaient les buts de Bin Laden ?

Était-ce l’application, dans le monde, de la charia ?

Était-ce de remplacer l’espoir déçu du Communisme ?

Était-ce de donner un espoir aux peuples miséreux du Moyen-Orient en les engageant dans un combat religieux mortifère ?

Il y eut, dans le monde, un immense empire musulman qui domina, pendant pratiquement cinq siècles, non seulement le Moyen-Orient, mais aussi une bonne partie de l’Europe.  C’est l’empire turc qui, ne l’oublions pas, assiégea encore Vienne en 1685, et ne s’effondra que pendant la Guerre 14-18 où le Mouvement « Jeunes Turcs » mit fin au Sultanat.

L’effondrement de cet empire qu’on a appelé, depuis le milieu du 19è siècle, « l’Homme malade de l’Europe », ouvrit une longue période de colonisations et de mépris du monde musulman en général qui avait alors cessé d’être redoutable.

Avant d’ouvrir le chemin de la colonisation où on ferait, comme on disait dans les années 30, « suer le burnous », après 1945, on  vit l’émergence au Moyen-Orient d’une série de régimes qui se voulaient socialistes ou baasistes. Que ce soit en Egypte, avec les Colonels Neguib, et ensuite,  Nasser, que ce soit en Syrie ou en Irak.

Les guerres d’Indépendance donnèrent la liberté politique au Maroc, à  la Tunisie et, enfin,  en juillet 1962, à l’Algérie.

Il n’est pas inutile de rappeler que l’image que l’Occident se fait du Musulman et, en particulier du Musulman  du Moyen-Orient, est profondément marquée par les Croisades.

Pourtant, il est acquis que ce sont les Croisés qui furent les barbares faisant brutalement intrusion au sein d’une civilisation qui avait joué un rôle essentiel  au niveau du transfert de la Science grecque vers le monde occidental.

Que l’on songe à Averroès ou Avicenne.

Le projet de Bin Laden ne s’inscrivait dans aucune des filières politiques ou philosophiques évoquées ci-dessus.

Il n’était ni baasiste ni le continuateur des grands penseurs de l’Islam.

Ses références politiques, philosophiques et même religieuses sont restées extrêmement floues.

Libérer la « Terre Sainte » d’Arabie saoudite des bases américaines était-il un enjeu suffisamment mobilisateur ?

Sa réussite est, d’une part, d’avoir donné un label terroriste à toute une série d’actions plus ignobles les unes que les autres, mais, d’autre part, et, surtout,  d’avoir fait renforcer l’appareil sécuritaire et le flicage des peuples du monde occidental.

A ce propos, une anecdote me revient : Le 11 septembre 2001, l’un de mes amis était en réunion avec deux membres de la Police judiciaire.  Ceux-ci se montraient tout à fait heureux des attentats de New-York en soulignant qu’ils permettraient de renforcer l’appareil policier.

Sur ce plan, ce fut sans conteste une grande réussite puisqu’aujourd’hui, que ce soit aux Etats-Unis ou en Europe, la surveillance policière s’est largement intensifiée. Les libertés individuelles ont fortement régressé. Les écoutes téléphoniques sont monnaie courante et, dans une Démocratie aussi évoluée qu’en Belgique, on peut maintenant installer à votre domicile des appareils d’écoute dans le cadre de procédures où les droits de l’Homme sont devenus aussi légers qu’une plume au vent.

Ce qui a tué Bin Laden, c’est bien sûr une balle américaine, mais c’est, de façon beaucoup plus fondamentale, le réveil des peuples du Moyen-Orient.

J’avais été frappé, au moment du 11 septembre 2001, de voir certains sourires. Il y a eu des manifestations d’approbation.

N’est-on pas, aujourd’hui, impressionnés par le fait que la mort de Bin Laden ne provoque pas, dans le monde arabe, des manifestations de protestation ?

En fait, le réveil démocratique des peuples du Moyen-Orient a changé complètement la donne politique.

Ces révoltes se font non pas au nom de l’Islam, mais au nom d’une volonté de démocratie, au nom des aspirations de liberté et d’égalité, en un mot, au nom des Droits de l’Homme.

C’est ce réveil de l’aspiration à la Liberté et à la Démocratie qui a tué Bin Laden beaucoup plus sûrement que les commandos américains.

C’est cet espoir qu’il faut soutenir et aider en attendant d’avoir une révolution pour d’autres Démocraties à construire…

A quand la Révolution du peuple chinois ?

merry_hermanus@yahoo.com


Un autre crime de Georges Bush, Ou la Victoire d’Hitler !

La presse a longuement parlé de la parution des mémoires de Georges Bush.

Un fait tout particulier a retenu mon attention.

En effet, on découvre, en lisant ses mémoires, que Georges Bush a officiellement autorisé la torture !

Je pense qu’on n’a pas tiré toutes les conclusions de la gravité de cet aveu.

Pendant le deuxième conflit mondial, les forces d’occupation de l’Allemagne Nazie ont systématiquement recouru à la torture.

De même d’ailleurs que l’armée japonaise.

Pour la première fois dans l’histoire mondiale, ces faits, ces comportements et le génocide des Juifs ont fait l’objet d’un jugement et de condamnations.

Il ne faut évidemment pas être naïf.

L’armée française, que ce soit à Madagascar en 1946, pendant la première guerre d’Indochine, ou, surtout, pendant la guerre d’Algérie, a pratiqué systématiquement la torture.

Mais au sein même de l’armée et de l’administration, des voix se sont élevées pour condamner ces pratiques.

Je pense notamment au Secrétaire général de la Préfecture de Police d’Alger, M. Teitgen, qui a démissionné avec fracas, ou encore au Général Paris de la Bolardière qui a été démis de ses fonctions car il dénonçait la torture.

Jamais, les Présidents de la République française, que ce soit Vincent Auriol, René Coty sous la 4ème République, ou de Gaulle sous la 5ème République, n’ont donné un ordre permettant à l’Armée d’appliquer officiellement la torture.

Il est d’ailleurs équitable de rappeler que la torture (la Question) avait été supprimée sous l’ancien Régime par Louis XVI.

L’attitude de Georges Bush est donc une extraordinaire régression des droits de l’Homme.

En effet, qu’une des plus grandes Démocraties du monde ait, à sa tête, un dirigeant qui, officiellement, permet le recours à la torture, est, de fait, un retour à la barbarie.

La torture n’est pas un concept, elle est une horreur en soi, qu’il s’agisse de l’électricité, de la noyade ou de tout autre procédé.

Il faut relire, pour s’en convaincre, le livre de René Alleg : « La Question » qui savait de quoi il parlait puisqu’il avait été torturé par les Paras d’Alger.

La force des Démocraties, leur raison d’être, c’est précisément qu’elles ne recourent pas à de telles méthodes.

Si elles le font, elles se mettent au même niveau que les terroristes qu’elles sont supposées combattre.

Dans un monde extraordinairement instable, où les valeurs des droits de l’homme sont de plus en plus remises en question, ce crime de Georges Bush peut, si on n’y prend pas garde, avoir des conséquences gigantesques, et ouvrir la voie vers un retour à la barbarie.

Le 3 janvier 1945, Jean Cocteau écrivait, avec une extraordinaire prémonition « Hitler reste le vainqueur de cette époque, même s’il est vaincu. Il a donné ses méthodes. C’est par là qu’il fallait le vaincre d’abord ».

En 1957, Hubert Beuve Méry écrivait, dans le « Monde » à propos de la torture en Algérie « Serons-nous les vaincus d’Hitler ? ».

Georges Bush est le responsable de cette terrible défaite-là.

merry_hermanus@yahoo.com
Share

Kaboul ou Jette ? Certains, à la commune de Jette, sont à l’Intelligence et à la Démocratie, ce que les prisons afghanes sont aux Droits de l’Homme

Lors du changement de Majorité, le nouveau Collège a décidé de me priver de tout secrétariat.

J’avais le plaisir de pouvoir collaborer avec une employée communale et avec une directrice d’école retraitée qui agissait de façon tout à fait bénévole.

Il est donc particulièrement étonnant que la décision du Collège de décembre 2009 ait interdit à cette dernière de pénétrer dans les locaux communaux.

La nouvelle Majorité avait manifestement des craintes quant à l’intérêt que je pourrais porter à certains dossiers.

J’ai donc saisi le Conseil d’Etat qui a rejeté ma demande dans la mesure où il a affirmé que mes collaboratrices auraient dû être « parties intervenantes ».

Soit !

Ma collaboratrice bénévole, directrice retraitée, qui collaborait avec moi depuis 1978, a été toute entière absorbée par un épouvantable drame personnel qu’elle vient de vivre. Mais ces dernières semaines, néanmoins, elle a estimé devoir tenter de retravailler à mes côtés.

Respectueuse de la décision du Conseil d’Etat, elle ne s’est évidemment pas rendue seule à la commune.  Elle n’y a pénétré qu’à mes côtés, et j’étais aussi à ses côtés dans mon bureau.

Eh bien ! Cela n’a pas l’air de plaire !

En effet, elle a reçu un curieux courrier anonyme contenant uniquement la décision du Collège lui interdisant de pénétrer à la commune.

Je passe bien sûr sur le caractère particulièrement outrageant et révoltant d’une pareille interdiction.

Il va de soi que ma collaboratrice n’a jamais fait l’objet, au cours de sa longue carrière d’institutrice et de directrice, d’aucune sanction de quelque nature que ce soit.

Plus récemment encore, alors qu’elle avait été accueillie de façon particulièrement chaleureuse par le personnel de l’accueil de la commune, l’une de ces personnes aurait chuchoté qu’en réalité, elle ne pouvait pas laisser entrer ma collaboratrice bien que celle-ci m’accompagne.

A ceux qui pensent comme cela, il conviendrait peut-être de rappeler que la Loi communale prévoit que la direction de la commune est assurée collégialement, ce qui veut dire par tous les membres du Collège, et que chaque échevin peut évidemment se rendre dans son bureau avec qui il lui convient. La loi communale ne mentionne aucune restriction en cette matière.

D’autres faits étonnant sont apparus.

Tout d’abord, les portes du couloir donnant accès à mon bureau sont maintenant verrouillées électroniquement, ce qui veut dire qu’il faut disposer d’un badge pour pouvoir entrer ne fût-ce que dans le couloir qui mène à mon bureau , donc, impossible de recevoir des gens, sauf à aller les chercher au rez-de-chaussée, à monter avec eux, à disposer d’un badge, et à leur ouvrir les portes.

Ensuite, les pictogrammes menant à ce couloir ont été modifiés et on retrouve maintenant, à l’entrée de mon bureau, l’intitulé «Amendes administratives » !

Enfin, on a installé trois personnes, par ailleurs fort sympathiques, dont deux Messieurs garde-chiourmes bien involontaires, de part et d’autre de la porte d’entrée de mon bureau !

Décidément, il règne à Jette une très curieuse atmosphère.

Déjà, le 13 mars 2008, le secrétaire communal avait adressé une note à un haut fonctionnaire lui disant « Je participerai bien volontiers aux réunions organisées dans le bureau de l’échevin.  Je rappelle que j’ai accès à tous les locaux de l’Administration ».

Faut-il préciser que le secrétaire communal n’était nullement invité à ces réunions, mais par cette note, il s’arrogeait le droit de pénétrer à tout moment dans mon bureau et de l’occuper !

Curieuse conception de la Loi communale !

J’avais évidemment immédiatement saisi la Tutelle qui a réagi de la façon suivante « Il est évident que le secrétaire communal, même s’il a accès effectivement à tous les locaux de l’Administration, ne peut s’imposer à une réunion organisée dans votre bureau et à laquelle il n’a pas été convié. Il s’agit, en effet, d’un local qui vous a été attribué afin d’exercer au mieux votre mission, et cet espace vous est donc réservé. Il s’agit simplement d’une règle de fair-play et de savoir vivre et non pas une règle de droit ».

Il est quand même effarant d’avoir dû saisir la Tutelle afin que soit rappelé ce qui apparaît pour tous comme une évidence, mais ceci est  terriblement significatif de l’atmosphère qui règne dans notre « bonne » commune de Jette.

De fait, savez-vous, chers lecteurs, qu’il serait fait aux fonctionnaires interdiction de me parler et de répondre à mes questions ?

Savez-vous, chers lecteurs, que lorsque j’ose poser une question sur un dossier, il y a obligation d’en informer immédiatement le Bourgmestre ou son Cabinet ?

Ont-ils donc tant de choses à cacher ???

Nous savons déjà que Claude Goujard, conseiller communal, s’est vu imposer la signature d’un document où il aurait pris l’engagement de ne pas me rencontrer, de ne pas me parler et de n’avoir aucun contact téléphonique avec moi !

On se demande bien sûr si on rêve, si on vit sous une dictature brejnévienne, si on est dans le château de Kafka ou si Ubu Roi a pris le pouvoir dans le Nord-ouest de Jette, ce que je crains  !!!

Il règne dans notre « bonne » commune de Jette une atmosphère de fin de règne où le roi et ses courtisans ont perdu tout sens de la réalité et où la Démocratie se réduit comme peau de chagrin où celui qui ne pense pas comme la petite camarilla encore aujourd’hui gouvernante est taxé de « pervers » ou « d’esprit démoniaque ».

Certains, à Jette ne sont-ils pas, à l’intelligence et à la Démocratie ce que les prisons afghanes sont aux Droits de l’Homme ?

P.S. Pour ceux qui le souhaitent, je tiens des photos à leur disposition.

merry_hermanus@yahoo.com
Share