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Rome 1974 – Bruxelles 2016… Une même incurie !

Un film d’Ettore Scola.

Il y a peu, j’ai eu la chance de revoir le chef-d’œuvre d’Ettore Scola « Nous nous sommes tant aimés. »  On ne rendra jamais assez hommage à ce cinéma italien, unique alchimie, mêlant lucidité, humour, infinie tendresse pour le genre humain, critique sociale où les larmes et le rire cohabitent miraculeusement.  Eternelle admiration.

Ce qui me retient ici, c’est l’une des scènes de ce film tourné en 1974 à Rome.  On connaît l’histoire, trois camarades ont combattu les fascistes et les Allemands, des liens solides les unissaient, l’amour pour une même femme les rapprochait et les séparait.  Mais ce sont surtout les terribles désillusions de l’après guerre qui les contraignent à prendre des voies différentes.  Là, n’est pas ici l’essentiel, ce qui m’a stupéfié, c’est que lors de leurs retrouvailles en 1974, heureux de se revoir, ils mangent et boivent dans le bistrot de leur jeunesse puis, c’est là où cela concerne les bruxellois de 2016, ils errent dans les rues de Rome à la recherche de la femme de l’un de nos héros ; ils la retrouvent,  elle campe autour d’un feu de planches de bois, en compagnie de quelques centaines de personnes !  Que fait-elle ainsi en pleine nuit ?  Elle attend pour inscrire son enfant à l’école !  Voilà vous avez compris.

Devant une école par une froide nuit de Juin 2016.

Eh bien, en Juin de cette année 2016 à Bruxelles, j’ai fait la même chose avec l’une de mes filles et mon gendre.  L’un de mes petit-fils, excellent élève, terminait sa scolarité primaire à Catteau. Mon gendre et ma fille souhaitaient bien évidemment qu’il puisse poursuivre sa scolarité dans cet établissement de qualité… NON !  Impossible, malgré une foule de démarches… totalement exclu par le décret de la Communauté française.  Ce décret est une sorte de jeu de société pour les nuls, il faudrait le faire breveter et le vendre, il pourrait avoir plus de succès que le Monopoly… au moins, il aurait une utilité. Ce fantastique imbroglio où la stupidité la plus lourde s’additionne à la bureaucratie la plus tatillonne, a eu pour résultat la ghettoïsation de très nombreuses écoles bruxelloises, l’effondrement de la qualité de l’enseignement dont les premières victimes sont les enfants d’émigrés, les plus nantis ayant la possibilité… de chercher ailleurs !  Je ne leur donne pas tort.

Donc, par une froide nuit de juin, mon gendre et ma fille ayant été contraints de faire le choix d’un autre établissement, je décidai de me rendre vers minuit et demi le jour des inscriptions devant la porte de l’école choisie.  Dans la nuit noire, j’approche en voiture, me parque, quelques ombres s’agitent, sortent de leur véhicule… atmosphère de suspicions… seize personnes se pressent devant la porte de l’établissement… crainte que je prenne une place qui ne serait pas la mienne.  Une mère d’élève a eu la bonne idée de coller une feuille sur la porte, chacun y inscrit son nom dans l’ordre d’arrivée, je suis le dix-septième… Il est une heure du matin, il fait froid, on claque les pieds, on souffle dans les mains, certains ont prévu du café, généreusement le distribuent… je songe à l’exode de mai 1940, à des gens désorientés tentant tant bien que mal de survivre, de trouver une solution…Oui !  Nous en sommes là !  Ma fille et mon gendre prendront le relai jusqu’à onze heures où une secrétaire de l’école, honteuse de cette situation, commencera à noter les candidatures.  La nuit, on parle, une mère explique que près de 1.300 enfants n’ont pas d’école dont un peu plus de mille bruxellois, elle ajoute « le problème étant essentiellement bruxellois tout le monde s’en fout. »  La presse confirmera à peu de choses près les chiffres qu’elle nous communique.  Je savais qu’il y a quelques années la femme de Charles Picqué, Ministre-Président à l’époque, avait campé de la sorte devant le collège Saint-Michel pour avoir le privilège d’y inscrire ses enfants. Elle avait été filmée par RTL mais rien n’avait changé.  La situation était encore chaotique.  Madame Milquet avait évoqué une réforme de ce décret scélérat, la ministre lui ayant succédé ne trouve pas que cela soit nécessaire… bien voyons, c’est bien normal, il n’y a pratiquement que les Bruxellois qui en pâtissent dans le silence des Politiques et quelques clapotis dans une presse que de moins en moins de gens lisent… Cette mère avait raison… tout le monde s’en fout !

Pourquoi une telle incurie ?

La véritable interrogation est de tenter de comprendre comment il a été possible de prendre… et de maintenir une réglementation à ce point mortifère, ridicule…pire, qui va à l’encontre de l’objectif poursuivi.  Le but proclamé était de permettre à des enfant de familles immigrées de rejoindre des établissements sans que ceux-ci ne puissent effectuer des « tris » basés sur l’origine ethnique des enfants.  Il est tout à fait exact que cela se pratiquait et que beaucoup de familles immigrées avaient le plus grand mal à trouver une école de qualité pour leurs enfants.  On le sait l’enfer est pavé de bonnes intentions, le fléau de la balance a été forcé au maximum dans l’autre sens.  Conséquence, une catastrophe absolue au niveau de la qualité de l’enseignement, des établissements réputés sont devenus des « garages pour enfants », les acquis fondamentaux sont oubliés, impossible à l’enseignant de faire son travail.  Les écoles bruxelloises sont devenues de formidables ( au sens premier de ce mot, à savoir redoutable ) fabriques de chômeurs !  Curieux d’ailleurs, ce que Bruxelles fabrique le plus et le mieux ce sont des Politiques, des masses de Politiques qui vivent sur « la bête » et des chômeurs… des générations de chômeurs ! Là, on est super performant, sans doute parmi les meilleurs d’Europe !  Il y aurait d’ailleurs un extraordinaire doctorat à faire en étudiant l’origine sociale des Politiques bruxellois et leur « chance » d’être au chômage s’ils n’étaient pas en politique… explosif sans nul doute !  Rudi Vervoort, gestionnaire aussi discret qu’efficace, a essayé d’aborder le problème il y a deux mois… On lui a vite fait comprendre que… « Pas touche à la grande loterie des  mandats »… Tous gagnants du lotto politique !

Pourtant, cela fait longtemps que les statisticiens avaient mis en garde les Politiques, le boum démographique, l’impact ethnique étaient là, il fallait réagir, s’adapter, construire des écoles, augmenter le nombre de classes, revaloriser les traitements des enseignants… Non ! Dans certaines communes on rénove des écoles en maintenant le nombre de classes de l’ancien établissement… les enfants sont parqués dans le meilleur des cas dans des conteneurs ! Un WC pour cent cinquante enfants !  Voilà où on en est !  Et on nous annonce plusieurs milliers d’enfants scolarisés en plus pour 2020 !   Rome 1974, Bruxelles 2016 soit quarante deux ans plus tard même incurie !  Effroyable constatation !  Tiens, pour conclure… à l’intention de l’énorme multitude des mandataires Politiques bruxellois, indifférents… ou qui regardent ailleurs, l’un des protagonistes de ce merveilleux film déclare tout à la fin « nous voulions changer le monde, et c’est le monde qui nous a changés ! »  Rien de plus vrai aujourd’hui !

Le Symbole et le Piège

Une précision personnelle d’abord.  Celui qui rédige ces lignes est athée, non pas un de ces athées d’ostentation ou de circonstance mais quelqu’un qui a pu juger lors de moments où l’essentiel était en jeu que sa conviction restait forte, qu’aucune velléité de recours à des valeurs de transcendance n’affaiblissait sa lucidité.  Que l’on ne s’y méprenne pas ! Mon athéisme ne m’empêche pas d’éprouver une vraie émotion lorsque je découvre dans un appartement une petite croix ; le désir de croyance en un au-delà m’a toujours semblé être une réponse à l’inéluctable mort, néant que l’esprit de l’homme se refuse d’admettre… on peut le comprendre.

Le Symbole.

Le drame qui s’est déroulé hier dans la banlieue de Rouen est extraordinairement symbolique.  L’égorgement d’un prêtre au pied de son autel, au cours de la messe matinale, dans une église où ne se trouvent que cinq fidèles, voilà qui nous ébranle, qui touche en nous des fibres lointaines mais tellement présentes de  notre civilisation judéo-chrétienne.  L’assassinat du prêtre, pas de n’importe quel prêtre, un homme de quatre-vingt-six ans, au visage émacié, tête de moineau déplumée émergeant d’une chasuble dont sans doute le poids lui est lourd à porter.  Non !   Ils n’ont pas assassiné un jeune curé à poitrail de rugbyman, à cou de taureau ; c’est à un inoffensif vieillard qu’ils se sont attaqués, qu’ils ont égorgé pendant la messe, au pied de son autel, sacrifice quasi biblique !  La symbolique est immense, lourde, elle touche à l’essentiel, elle parle à nos cœurs de croyants… ou d’athées !  Parmi le monceau d’images dont  les télévisions nous abreuvent, il en est une qui donne un sens tout particulier à ce meurtre.  Cette commune a un maire communiste, cet homme s’est exprimé… entre ses sanglots, il n’a pu articuler que deux phrases… un maire communiste qui ne retient plus ses larmes face à l’ignoble assassinat du prêtre de sa commune.  Y-a-t-il un spectre plus large de la société française, du maire communiste… au curé !  Quel symbole de notre société… de notre civilisation.  Oui !  Voilà bien la preuve que ce n’est pas seulement ce vieux curé que les monstres ont égorgé mais c’est aussi notre civilisation !  Peut-on imaginer crime plus rituel ?  La victime, le lieu, le mode d’assassinat, le moment !  Tous les ingrédients de la symbolique sont présents, nous parlent, nous renvoient à l’histoire, aux pires moments des guerres de religions.  Peut-être n’est-il pas inutile de rappeler que certaines régions d’Allemagne ont vu leur population réduite de moitié lors de la Guerre de Trente Ans, pour ne pas évoquer les horreurs du 24 Août 1572 lors de la Saint Barthélemy… n’en doutons pas, voilà où nous renvoient les monstres se réclamant de l’Islam radical.  Je ne peux pas ne pas évoquer non plus l’assassinat systématique des communautés chrétiennes du Moyen Orient qui jour après jour subissent des persécutions sous prétexte qu’elles seraient les derniers représentants des croisés honnis alors que ces ignares ne savent pas qu’elles sont les derniers témoins des âges du Christ !  Nous devons le reconnaître ces meurtres des chrétiens d’orient n’ont guère ému en Occident, c’était loin, cela ne nous touchait pas directement… comme toujours la lâcheté, notre lâcheté se paye, nous la payons, nous la payerons encore longtemps !

Le Piège.

En France, les chiffres varient selon les sources, mais on évoque généralement que cinq millions de musulmans vivent sur le territoire national, sur soixante- six millions d’habitants, à Bruxelles quarante pourcent de la population serait musulmane, les démographes affirment que dans dix ou quinze ans la ville sera à majorité musulmane.  De fait, les islamistes appliquent à front renversé la stratégie du FLN en 1958, au moment où il a lancé sa campagne de bombes dans Alger notamment au Milk Bar et sur la corniche d’Alger, tuant un maximum de jeunes gens dans les lieux où ceux-ci se rassemblaient, l’objectif proclamé était « créer un fleuve de sang entre la communauté musulmane et les Pieds noirs de façon à rendre toute cohabitation impossible ».  Il y avait à l’époque en Algérie un million de Français et neuf millions et demi d’Algériens.  On connaît la suite !  Il fallut choisir entre le cercueil et la valise.  C’est exactement le même but que recherchent les islamistes et leurs thuriféraires.  Convaincre un maximum de musulmans que les pays d’Europe qui les ont accueillis ne sont que des terres où l’Islam est pourchassé, discriminé, insulté, jour après jour !  La preuve par « Charlie Hebdo ».   En un mot, des pays où le vivre ensemble est impossible ! Des pays où l’Islam n’a pas sa place comme religion, parmi les autres.  C’est ce même fleuve de sang qu’ils tentent d’alimenter crime après crime.  On entend, surtout en France, de plus en plus souvent des propositions visant à créer des camps de rétention, quelle pudeur pour appeler ce qui ne seraient que des camps de concentrations, voir à arrêter « préventivement » toute personne suspectée de radicalisation !  Voilà le piège, basculer dans de telles pratiques conduirait immanquablement à l’isolement des communautés musulmanes d’Europe, à les couper des communautés nationales… à faire ce que les Islamistes veulent… de crimes en meurtres, certains n’hésiteraient plus à s’en prendre au hasard à des musulmans.  Pour reprendre l’analogie de la guerre d’Algérie, les desperados de l’OAS ordonnaient de tuer un jour tous les facteurs algériens, le lendemain, tous les bouchers, le surlendemain tous les épiciers… ce fut une suite de meurtres ignobles, sans le moindre sens !  Sinon de terroriser la population musulmane.  Non !  Nous ne devons abdiquer aucune de nos libertés, nous devons rester, envers et contre tout, des états de droit.  L’arsenal judiciaire existe, il doit être appliqué avec la plus extrême rigueur, sans la moindre faiblesse.  Mais abdiquer nos libertés serait faire le jeu des terroristes… Ne tombons pas dans ce piège.

Comment s’en sortir.

La première des clés est entre les mains des musulmans.  Il faut qu’ils s’expriment avec force, sans ambiguïté, sans atermoiement, sans la moindre nuance pour condamner ces crimes atroces qui, qu’ils le veuillent ou non, que cela les choque ou non, sont commis au nom de LEUR religion !

Ensuite, il faut détruire de la façon la plus urgente les théories du complot qui font florès au sein de la communauté musulmane.  Une fois ce sont les Illuminati, une autre les Francs-maçons, une troisième les Américains, ou encore… mais c’est bien sûr le Mossad ou les Israéliens… ceux-là ils sont partout… c’est  bien connu depuis les années 40, ceux-là ils sont responsables de tout !  Leurs doigts crochus, si parfaitement dessinés récemment sur une affiche du PAC de Molenbeek Saint-Jean, enserrent le globe terrestre !  Cher lecteur, vous croyez que j’exagère…détrompez-vous, ce genre de théorie est extrêmement fréquente parmi les musulmans Belges ou Français !  C’est ce genre de justification qui est mise en avant pour expliquer l’inexplicable que ne peuvent comprendre ni admettre en toute bonne foi une masse de nos compatriotes de religion musulmane.  Dès lors, pourquoi ne pas trouver un refuge confortable de l’esprit grâce à l’une des multiples théories du complot.  Les média, les politiques ont l’impérieux devoir de combattre partout ce genre d’ineptie.  Il est vrai que cela n’est pas simple quand on voit Philippe Moureaux, l’ancien bourgmestre de Molenbeek, vice-président du PS s’afficher au premier rang en compagnie de sa malheureuse fille lors d’une conférence de Tarek Ramadan, dont les ambiguïtés sont connues de longue date, et que pire encore, à quelques mètres de celui qui fut longtemps professeur de critique historique, se vend « Le protocole des sages de Sion » faux antisémite qui nourrit les pires horreurs.  Apparemment, cela ne l’a en rien gêné !  En Septembre, il descendra encore d’un cran le toboggan du déshonneur en s’affichant comme conférencier aux côtés de ce même Tarek Ramadan, vous savez celui-là même qui au cours d’un débat avec Sarkozy se refusait à condamner la lapidation des femmes adultères, tout juste acceptait-il un moratoire !  Le brave cœur !
Ce soir-là, j’ai aimé Sarkozy…c’est dire !

L’autre clé est aux mains des politiques.  Il est impératif, urgent de mettre fin aux votes multiples (faculté de voter pour plusieurs candidats sur une même liste),
de les limiter à trois au maximum.  Tout le monde sait à Bruxelles que le vote multiple conduit à des campagnes électorales exclusivement communautaires, au prix de concessions dramatiques sur nos valeurs essentielles. C’est cette aberration qui a conduit le parlement bruxellois à être ce qu’il est, où la représentation est totalement déséquilibrée.  Pour le PS bruxellois, c’est vital s’il veut encore représenter l’ensemble de la population de notre région.  Il faut cesser de tergiverser sur la laïcité, sur l’extension du hallal, sur le voile, sur les horaires distincts dans les piscines.  De petits reculs, en petites lâchetés, c’est notre civilisation qu’on trahit !  Le résultat, nous venons tous de le voir en Belgique, en France, en Allemagne.  Je le crie aux responsables politiques en charge de notre avenir… écoutez ce qui monte dans la population, n’ayez plus comme seule ligne d’horizon votre réélection.  L’horreur n’est pas à nos portes, elle est dans nos maisons, elle est sur nos boulevards, elle est dans nos métros, elle est dans nos aéroports… elle est dans nos églises.  Si vous ne réagissez pas l’Histoire retiendra vos noms à côté de ceux qui ont trahi leurs devoirs essentiels !  L’infamie dans l’Histoire pour une réélection, le choix devrait être facile.

Et puis, il y a l’essentiel !  L’avenir !  Notre avenir, celui de nos enfants. L’enseignement communal !  Tout le monde le sait, dans certains quartiers les enseignants sont confrontés à d’inextricables difficultés ayant face à eux des enfants dont les parents ne parlent pas Français, qui ne regardent pas la TV en Français, qui sont dans des classes surpeuplées et dont les démographes, qu’apparemment personne ne lit, nous annoncent que ce sera encore bien pire dans les années qui viennent… Est-il faux de dire qu’aujourd’hui dans nos écoles, où il est impossible de transmettre nos valeurs… on fabrique non seulement des chômeurs mais aussi des enfants perdus qui pourraient se laisser tenter par les pires des solutions !  Ce n’est que grâce à un enseignement de nos valeurs et à des formations débouchant sur de vrais emplois que des solutions pourront être dégagées à long terme.  N’êtes-vous pas impressionnés par le fait que la plupart de ces terroristes entrent dans l’horreur en sortant du banditisme petit ou grand ? L’une de mes amies, directrice d’école retraitée, a l’un de ses anciens élèves dans une de nos prisons !  Toute cette problématique dépasse de loin Bruxelles, la Belgique, il n’en reste pas moins que le monde entier a compris et a écrit que Molenbeek a été le laboratoire du terrorisme européen.

Ne serait-ce pas un horizon magnifique pour le PS bruxellois et Wallon de construire avec tous les belges un autre rêve… de prendre les mesures pour sortir de la spirale de la discrimination conduisant dans certains cas vers le terrorisme et la haine de nos valeurs.  Mener la guerre contre la terreur ce n’est pas seulement mettre des soldats, des policiers sur nos trottoirs mais aussi et d’abord de modifier les mécanismes électoraux pervers,  de ne plus transiger sur nos valeurs, de prendre enfin sérieusement en main l’éducation des enfants de ces familles qui, c’est un fait avéré, seront à Bruxelles majoritaires dans dix ou quinze ans.

Rénovation de l’Ecole Poelbos : C’est la faute à Molenbeek !

Comme je l’ai déjà précisé, les inaugurations et les poses de premières pierres se multiplient avant les élections.

La Place Cardinal Mercier a été inaugurée pas moins de trois fois.  A la dernière, on avait même mobilisé Laurette Onkelinx pour tenter de lui faire avaliser la gestion catastrophique de Doyen-Pinocchio.

Hier, en catimini, on a posé la première pierre de ce qui doit devenir la nouvelle école du Poelbos. Objectif : faire une photo pour le journal communal !

D’abord, pourquoi en juillet alors qu’initialement, cette pose de la première pierre était prévue en septembre ?

Et là, c’est du lourd !

En effet, en ce moment, le Parlement bruxellois, choqué par l’utilisation des journaux communaux à des fins électorales, est en train de débattre d’une Ordonnance visant à interdire ce genre d’abus, et à arrêter la publication des journaux communaux à partir du 1er août.

Il est donc fort possible que la « Pravda » de Jette, 64 pages s’il vous plaît !,  s’arrêtera à cette date.

C’est d’ailleurs tout à fait comique de lire les déclarations d’Hervé Doyen au cours de ces débats.

Je les publierai in extenso afin qu’on puisse juger du niveau !

Une telle hypocrisie, c’est de la franchise pour quelqu’un qui ment tellement qu’on ne peut même pas croire le contraire de ce qu’il dit!

Revenons à l’Ecole du Poelbos.

C’est dès 1992 que j’ai entamé la procédure visant à la rénovation de ce site scolaire qui occupe des bâtiments provisoires construits pour l’Exposition Universelle de 1958.

A l’époque, j’ai été bloqué par la Commission des Monuments et Sites qui n’acceptait pas de nouvelle construction dans ces lieux arborés.

Entre 2000 et 2006, Doyen-Pinocchio a fait établir un projet par un architecte de talent, mais, surprise, non pas dans l’intérêt de l’Ecole communale elle-même, dont il se fiche comme d’une guigne, mais dans l’intérêt de la « Cure de Jour », baptisée, pour faire moderne « Kids Holiday », beaucoup plus rentable politiquement !

Résultat des courses : un projet totalement surdimensionné, évalué à plus de 16 millions d’euros et, donc, totalement impayable !

Que croyez-vous qu’il advint ?

C’est extrêmement simple : le projet a été purement et simplement jeté à la poubelle !!! Et un autre auteur de projet a été désigné. Résultat : des dizaines de milliers d’euros payés par les contribuables et perdus par la commune parce que, bien entendu, et c’est normal, il a bien fallu honorer, et donc payer le travail fait par le premier architecte.

Malgré mes démarches, et en violation de la Loi communale, jamais la facture de cet architecte ne m’a été montrée.  Elle est classée «secret communal» !

Un gaspillage énorme et scandaleux !

Je vous invite à lire la lettre du 22 octobre 2007 ci-jointe où je fais le point de façon très précise sur cette problématique et où les responsabilités des uns et des autres sont clairement détaillées.

Note à l’Attention du Collège du 22 octobre 2007

Cela fait des années et des années que les directeurs d’écoles, qui ont été en charge de cette école, font remarquer toute une série de problèmes.

Récemment, lors de fortes pluies, des parents présents dans l’école ont constaté que les corniches étant inopérantes, des flots d’eau inondaient certaines classes !

Je pourrais faire une liste infinie de ce genre d’incidents.

La réalité est que plus personne au Collège ne s’intéresse à l’Enseignement communal et aux écoles communales !

Les directions d’écoles sont abandonnées à elles-mêmes.

Les enseignants se sentent complètement perdus, et perçoivent parfaitement le total désintérêt du soi-disant échevin de l’Enseignement qui, pour une fresque, dépense 150.000 euros, mais réduit à la portion congrue le matériel mis à la disposition des écoles !!!

Précisons en outre qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle école, comme Doyen-Pinocchio essaye de le faire croire, mais de la rénovation des bâtiments de 1958, c’est-à-dire qu’il n’y aura pas plus de places qu’aujourd’hui et, donc, on ne répondra pas au défi démographique.

Cerise sur le gâteau : Etant interrogé sur Vivacité ce matin, le soi-disant échevin de l’Enseignement a justifié la nécessité de rénover cette école par « l’explosion démographique… à Molenbeek » !!! (Ecoutez cette interview en cliquant sur le site ci-joint).

Ecoutez Paul Leroy => http://db.tt/yl9YkOa5

Alors là ! Je crois qu’on atteint des sommets, car cela veut dire que ce triste personnage n’a jamais examiné les statistiques régionales sur l’évolution de la démographie.

Apparemment, il ignore, ou plutôt feint-il d’ignorer, que la commune de Jette est passée, en six ans, de 42.000 à 49.000 habitants.

Mais peut-être tous ces nouveaux habitants sont-ils des molenbeekois ? ou assimilés ? Intéressante problématique.

A mon avis, cela mériterait d’être creusé parce que cela ouvrirait bien des horizons sur la conception que Doyen-Pinocchio et Leroy ont de ce que sont les habitants de notre commune, ou plutôt… certains d’entre eux !!!

Cela fait plus de quinze ans que les statistiques annoncent l’explosion démographique que nous connaissons à Jette, mais également dans toute la Région.

Mais il est vrai que c’est électoralement plus facile de dire que … c’est la faute à Molenbeek !!!

Il y a un an  d’ailleurs, l’échevin des Finances, vous savez le type dont on dit qu’il habite, en réalité, à Lasne, ne disait-il pas qu’il fallait arrêter la « Peste molenbeekoise aux portes de Jette » !!!

N’a-t-on pas essayé de faire croire aux Jettois que c’est le Bourgmestre de Molenbeek qui voulait faire fermer l’Antenne de Police de la Galerie Mercure ?

Tout cela démontre bien qu’on a atteint les limites du mensonge et que, face à une réalité qu’ils ne contrôlent plus, Doyen-Pinocchio et ce qu’il reste de son Collège ne savent plus comment répondre aux enjeux de demain.

merry_hermanus@yahoo.com

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Une fresque murale impayable ! Le PS de Jette réagit !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Je te l’avais dit Elio… Fallait pas y aller !

Il y a un mois,  je m’étais permis de te l’écrire, il ne fallait pas y aller ELIO !

Et tu y as été…

On a été heureux pour toi, fiers pour nous, Francophones et Socialistes.

On avait tous admiré ton courage, ton intelligence, ta finesse et détermination.

Il fallait essayer de s’en sortir et tu l’as fait.

Tu as donné du temps à notre pays.  Mais combien de temps ?

Il saute aux yeux de tous que ce gouvernement est celui de la carpe et du lapin ou plutôt celui du boa et du poulet.

Je crains,tu ne m’en voudras pas, que tu ne tiennes le rôle tragique de la volaille!

Comment gouverner avec des gens qui ne voient l’avenir qu’en termes de destruction du tissu social si difficilement sauvegardé depuis des décennies?

ELIO ! Bon sang…les pensions de survie !  Comment a-t-on pu imaginer s’attaquer à cela !

Crois-tu vraiment que c’était ce qu’il fallait réformer en priorité dans notre pays ?

Le VLD, et en particulier le cerveau de De Croo, Van Quickenborne, a décidé de nous piéger d’entrée de jeu.

Il faut payer tout de suite ton entrée au 16 Rue de la Loi.

Le prix, ce sera la rupture de la gauche avec sa base, ce sera pire qu’une faute, ce sera une perte de confiance et pour longtemps.

Si ces mesures passent, le fossé qui se creusera entre nous et la population sera devenu infranchissable car c’est un gouvernement dirigé par un Premier ministre de gauche qui aura détricoté notre système de pensions.

Fallait-il que ce soit toi qui fasse cela ?

Te connaissant, je sais que tu ne peux pas être  d’accord, je sais que ces mesures te révulsent.

Évidemment, certains autour de toi, étourdis de se trouver au 16 Rue de la Loi trouveront tous les arguments du monde pour te faire passer sous les fourches caudines de ceux qui prennent leurs ordres à la Fédération des Entreprises.

Oui ! Ils sont maintenant trop nombreux au PS ceux qui siègent dans des gouvernements sans discontinuer depuis 1988.  Jamais dans l’histoire, le PS n’a été depuis si longtemps au pouvoir.  Ceux-là ne peuvent plus se projeter ailleurs que sous les ors surannés de notre petit royaume.

Pourtant, l’opposition est l’occasion de nous retrouver dans ce que nous avons d’essentiel, de retrouver nos valeurs, de nous retrouver face a nous-mêmes comme André Cools nous le rappelait souvent.

Ce ne sont pas ceux qui ne se meuvent plus que sous les lambris de chêne qui peuvent encore comprendre la situation dans laquelle vit une immense partie de la population .

Ils ne peuvent plus percevoir l’horreur d’une paupérisation galopante.

Ce n’est pas en écoutant d’une oreille distraite ce qu’on leur dit aux permanences sociales qu’ils peuvent comprendre ce que c’est de vivre avec 900 euros, quand on doit payer un loyer de 700 euros!!

Or, ce sont ces gens là que nous représentons et pas quelques bobos des quartiers branchés.

J’ai été impressionné par le vocabulaire, le maintien, l’attitude, les regards du patron des patrons lors des débats télévisés.

Il y a chez lui une forme de refus du dialogue, en un mot une attitude qui tranche avec tout notre passé, avec toute notre pratique sociale et politique ou le dialogue et le compromis ont été l’axe central de notre démocratie.

Il est clair que ce sont des gens comme cela qui exigent le passage en force de la réforme des pensions.

Comme toujours en Belgique, avec 30 ans de retard, c’est le tatchérisme qui voit le jour.

À ce propos, il n’est pas inutile de rappeler que devenant ministre pour la première fois, Tatcher à fait supprimer le verre de lait qui était offert depuis la guerre dans les écoles aux enfants.

Significatif ! Non !

Crois-tu vraiment ELIO que tu dois devenir le greffier de cette politique là ?

Que répondrons nous à ceux qui affirment que ce gouvernement n’existe que pour tenter d’endiguer le flot indépendantiste flamand et donner une chance aux petits partis que sont devenus le VLD, Le CDnV et le SP de reprendre quelques couleurs ?

Tu ne peux pas n’avoir pas compris que pour ce faire, ces partis doivent faire plier le PS. Ils sont condamnés à faire la démonstration qu’ils sont assez forts pour nous imposer la destruction du tissus social.  Les Wallons et les Bruxellois te disent aujourd’hui qu’ils ne sont pas d’accord.

Tu ne peux pas donner raison a ceux qui disent que ce gouvernement est composés de 6 partis de droite dont l’un s’appelle le PS !

Dans les années 50, Sartre évoquant le parti socialiste parlait de ce  » grand cadavre à la renverse. « . Je ne vois pas notre avenir comme cela.

ELIO, ne leur donne pas raison.

Prends tes jambes à ton cou, ferme la porte du 16 et jette la clé, rejoins les travailleurs qui s’opposent à l’enfer social qu’on nous prépare.

Je sais que tu en meurs d’envie !

merry_hermanus@yahoo.com

L’enseignement jettois au fond du gouffre ! Les Directions d’écoles et les enseignants se révoltent !

Ce matin, le Ministre-Président Charles Picqué a annoncé une excellente nouvelle, à savoir que de nouveaux moyens budgétaires, douze millions cinq cent mille euros, ont été dégagés afin d’installer des préfabriqués sur les sites scolaires de façon à accueillir de nouveaux enfants.

Dans l’ensemble de la Région, sur 3.836 places qui doivent être créées pour 2012, 2.961 concernent l’enseignement officiel.  Cela représente plus de 77 %.

Curieusement, à Jette, ce pourcentage tombe à 43 %, la différence allant vers l’enseignement libre.

Ce n’est évidemment nullement la faute de la Région.

Il faudrait savoir comment la commune de Jette a fait ses demandes, et c’est évidemment là que le bât blesse.

Mais il y a pire !

J’avais déjà expliqué que sur un site scolaire où on va installer des containers pour y mettre des enfants, il n’y avait que 2 WC pour 300 enfants !

Le nombre et la qualité des infrastructures nécessaires à l’épanouissement de nos enfants sont donc, à Jette, dramatiquement insuffisants, au point que ce matin, sur Vivacité, on a pu entendre la directrice de l’école Aurore Mme Vanschepdael affirmer qu’indépendamment de l’accueil de nouveaux élèves, les infrastructures ne seraient pas suffisantes.  Elle a cité notamment l’étroitesse et l’insuffisance de la salle de gymnastique, une nouvelle salle de psychomotricité qui devrait être installée, etc.

L’enseignement est, de toute évidence,  le parent pauvre de cette nouvelle Majorité.

L’enseignement communal gêne parce qu’ Hervé Doyen croit que la majorité des parents ne sont pas de « bons électeurs ».

N’est-il pas vrai, comme je l’ai souvent rappelé, que l’échevin de « l’enseignement et de la culture » a évoqué la suppression d’une école ?

N’est-il pas vrai qu’Hervé Doyen himself a déclaré que fournir des repas chauds aux enfants n’était pas le rôle d’une commune ?

Par contre, on trouve tout l’argent nécessaire pour inviter tous azimuts, par courrier payé par le contribuable, des milliers de Jettois… qui ne viennent pas ( !!!), à des inaugurations de manifestations plus inutiles les unes que les autres.

Ce Collège se paye le caprice d’installer une fresque à 150.000 € et des vestiaires sportifs de luxe à 450.000 €.

Ce Collège a purement et simplement jeté à la poubelle le travail du premier architecte désigné pour rénover l’école du Poelbos.  Tout le travail a donc été détruit, mais pas, bien sûr, l’énorme facture qu’il a fallu payer, facture qu’Hervé Doyen garde secrète.  Elle ne m’a jamais été montrée, et ce, en violation de la loi communale !  Qu’y a-t-il donc à cacher si ce n’est la gabegie de ce Collège !!!

Pourquoi ce gaspillage ?  Tout simplement parce que ce projet avait été conçu pour les cures du jour qui, d’après ce Collège, sont électoralement beaucoup plus rentables que l’enseignement communal.

Il en allait tout autrement lorsque Jean-Louis Thys et moi-même mettions le paquet sur l’enseignement où j’ai pu obtenir des différents ministres successifs, dont Elio Di Rupo, près de 750 millions d’anciens francs belges pour construire et rénover des écoles jettoises et, notamment, l’école Aurore que j’ai eu le plaisir d’inaugurer avec le très regretté Jean-Louis Thys qui, lui, était un véritable Bourgmestre, faisant passer l’intérêt général avant les intérêts bassement politiciens.

J’ai essayé de rénover l’école du Poelbos dès 1994. Je me suis heurté à la Commission des Monuments et Sites et, ensuite, ce fut l’abandon de ce projet pendant des années.

Parents, attendez-vous à Jette, à la rentrée 2012, à un chaos annoncé.

Mais attention, il y aura moult fêtes et invitations où vous verrez apparaître, la bouche en cœur, Hervé Doyen et sa clique qui vous expliqueront, dans le journal communal, qu’à Jette, tout va bien… sauf pour les malheureux enfants fréquentant les écoles communales dont on se fiche royalement.

merry_hermanus@yahoo.com


L’Enseignement communal jettois à la dérive !!!

A de multiples reprises, j’ai eu l’occasion d’alerter sur le fait que le climat, les moyens matériels, et l’organisation de l’Enseignement communal jettois étaient en plein naufrage.

Dans certaines écoles, la rentrée scolaire a été chaotique (photocopieuses en panne, matériel non livré, etc).

Jette est actuellement connue pour ses cours du soir.  Ceux-ci étaient un des fleurons de notre commune.  Jean-Louis Thys et moi-même, pendant plus de vingt ans, y avons accordé une attention toute particulière.

Or, j’apprends que le cours d’Italien a été supprimé !!! Je m’étais battu pour le maintenir et j’y avais réussi.

Mais le plus extraordinaire,  c’est que les élèves de ce cours avaient tous écrit une lettre au Collège des Bourgmestre et Echevins, à l’échevin de la « Culture et de l’Enseignement », et au Bourgmestre.  Mais malgré un rappel, ils n’ont jamais reçu de réponse !!!   Le résultat des courses, c’est que certains élèves sont partis à Auderghem, et d’autres ont purement et simplement abandonné.

Cet exemple est emblématique du mépris dans lequel Hervé Doyen tient tout ce qui concerne l’Enseignement et, en particulier, les Jettois qui, ne le connaissant pas, osent faire appel à lui !

Mais par contre, la réalisation d’une fresque de 150.000 euros et de vestiaires de luxe dans une salle de sport de 450.000 euros, et un journal communal qui coûte plus de 200.000 euros, ça c’est important !!!

Important pour quoi ?  Mais pour sa réélection bien sûr !!!

merry_hermanus@yahoo.com