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Caricature antisémite, la suite dans Le Vif de ce 15 mars 2013

Caricature antisémite, la suite dans Le Vif l'Express de ce 15 mars 2013

 

 

 

 

Article du Vif l’Express du 15 mars 2013

Le PS de la Région de Bruxelles est-il devenu le Parti de Dieudonné? (Caricature antisémite annonçant une conférence du PS de Molenbeek sur le Sionisme).

Dans le pire de mes cauchemars,  je n’aurais pas cru une telle chose possible !

La presse diffuse une caricature censée illustrer un débat organisé par le PS de Molenbeek sur le sionisme.  Ce dessin est l’exact décalque de ceux qui paraissaient dans la presse d’avant-guerre et surtout de ceux diffusés par les Nazis pendant le conflit mondial, dont bien entendu, selon Hitler, les Juifs étaient responsables !!!

C’est le Juif tel que les antisémites le voyaient, c’est le Juif du film de Veit Harlan « le Juif Süss », film de propagande financé par Goebbels, ministre de la propagande d’Hitler,  c’est le Juif de l’exposition de 1942 à Paris et à Bruxelles où il s’agissait de reconnaître « le Juif », c’est le Juif de cet autre film financé par Goebbels où les Juifs sont comparés à des rats qui détruisent et envahissent tout !

Face à une telle dérive, à une telle horreur, il faut prendre du recul et tenter de comprendre pourquoi une telle chose a été possible au sein du PS bruxellois.

Moureaux à Molenbeek, mais aussi dans toute la région, a montré aux populations issues de l’immigration que le PS était leur défenseur naturel, qu’elles prenaient tout naturellement la place du prolétariat, des classes les plus fragilisées, les plus demanderesses socialement.  Ce message est magnifiquement passé, c’est une réussite exceptionnelle, malheureusement doublée d’un terrible échec.

Nous avons été incapables de transmettre nos valeurs.   Celles-ci sont restées étrangères  à une grande partie des populations émigrées.  Or, est-il honteux d’affirmer que le socle des valeurs qui structurent ces communautés ne sont pas les mêmes que celles qui ont structuré pendant des décennies et des décennies « le peuple de gauche » bruxellois.  La religion y tient un rôle essentiel, le culturel et le religieux y sont intimement liés d’où une distance de plus en plus grande avec le socle des valeurs socialistes.  Non !  Le socialisme bruxellois n’est pas le Baasisme de Nasser, de Sadam Hussein ou de Bachar el Hassad, trois régimes qui se revendiquaient du «socialisme». 

Nos valeurs sont celles du siècle des lumières, de liberté, d’égalité et de fraternité et…de l’antiracisme.  Il est vrai qu’en mars 2004, défendant ces valeurs au sein du PS, je me suis fait traiter de « laïcard » !!! Déjà !!!   Ce défaut de la transmission de nos valeurs est un terrible handicap, cette caricature montre que l’on va le payer cash.

A cela s’ajoute le phénomène généralisé, commun à différents partis,  de la disparition des militants.  En 1971, notre fédération comptait près de 30.000 membres en ordre de cotisation, aujourd’hui y en a-t-il  encore 4.000 ?

A Schaerbeek, l’une des communes les plus peuplées de la région, il y a, en tout et pour tout, 79 membres en ordre de cotisation.  Mais s’il n’y a plus de militants, il y a des électeurs dont la grande majorité est issue du monde immigré.  Enorme satisfaction pour le PS, mais là où le bât blesse, c’est que les indispensables relais, les porteurs de valeurs, les formateurs de cadres,  les éclaireurs de conscience qu’étaient les militants ont disparu.  Les petits soldats ont disparu, ne restent que les aspirants maréchaux !

 Au PS de Bruxelles,  on est soit électeurs soit élus !  C’est tout !

Il existe une superstructure qui dirige, régente, gouverne, mais où sont passés les militants ?

S’il est vrai que c’est aussi le cas dans d’autres formations, c’est plus grave au PS qui a toujours été un parti de militants.

Une symbolique est celle des femmes d’origine immigrée.  Depuis longtemps,  j’observe qu’il n’est pas bon, au PS de Bruxelles,  d’être d’origine maghrébine et femme.  De remarquables parlementaires ont été évincées, d’autres ont dû se battre de façon acharnée car on ne voulait pas d’elles sur les listes, trop libres, trop indépendantes.  Pourquoi ?  Simplement parce que cela ne plaisait pas à la composante la plus réactionnaire de la communauté, malheureusement celle sur laquelle le PS s’est appuyé.

L’une de ces femmes a osé, il y a quelques années dans « Le Soir » donner une interview où elle expliquait son combat pour « sa » liberté, ses choix.  Elle s’est fait agonir d’injures de toutes sortes, tout le monde lui est tombé dessus.

Ces femmes parfaitement intégrées, libres, détachées de tout obscurantisme, gênaient dans le paysage, heurtaient les relais communautaires les plus rétrogrades.

Conséquence, ce PS sans militants, mais blindé en électeurs, est aujourd’hui prisonnier de ceux-ci !

Toutes les généralisations sont absurdes et, souvent, porteuses de non-sens.  Il est heureux que les communautés immigrées aient aussi été la source d’où  certaines personnalités de très grande qualité ont pu émerger et tiennent leur place parmi nous. Mais j’observe que, là aussi, ceux qui, issus de l’immigration et qui se réclament de la laïcité, ou qui revendiquent la séparation de la religion et de la politique, sont systématiquement minorisés, comme si, d’une certaine façon, on avait honte d’eux.

Arrêtons de nous mentir, sans eux, le PS bruxellois n’existe plus électoralement.  Et donc la question qui est posée, c’est fondamental, est de savoir quelles valeurs nous allons porter demain.

Cette réalité nous explose au visage quand on découvre cette immonde caricature qui était censée illustrer la conférence de Moureaux et de Goldstein.  Avec un immense regret, il faut bien constater que ce n’est qu’un élément parmi d’autres.

Est-il exact qu’un parlementaire PS a récemment insulté un journaliste de « crapule sioniste ? »

Est-il exact, comme « Le Soir » le révélait que des élèves de rhétorique de Schaerbeek considéraient qu’Hitler avait bien agi en assassinant des millions de juifs ?

Dans un tel contexte, les pires,  pour exporter en Belgique le conflit Israélo-Palestinien, font flèche de tout bois.  Savent-ils ceux-là,  que 6 millions d’hommes, de femmes et d’enfants ont été assassinés, leur seul crime : être Juif.  Non !  Ils n’étaient pas des « crapules sionistes. »   

Peuvent-ils imaginer ce que fut ce sommet de l’horreur de mères Juives, nues, serrant dans leurs bras leurs enfants dans l’hébétude d’une chambre à gaz où, poussés les uns contre les autres, ne sachant que trop bien ce qui arrivait, luttaient face à une mort trop longue à venir, dans les cris, les odeurs de vomi et d’excréments.  C’est cette fin-là qui a été imposée à des millions de gens car ils étaient Juifs ! Au-delà des mots, c’est cette atroce réalité-là dont il faut se rappeler.

Savent-ils, ceux-là, que c’est en utilisant les mêmes, oui, exactement les mêmes caricatures que les régimes fascistes durant la guerre ont tenté de répandre l’antisémitisme au sein de la population des pays occupés ?  Ils n’y ont pas réussi !  C’est un immense honneur pour notre pays que d’avoir pu trouver en son sein des milliers de familles, surtout d’ailleurs catholiques, pour sauver des familles et des enfants juifs.  C’est un  immense honneur  que ce soit dans notre pays, et seulement dans notre pays,  qu’un convoi vers Auschwitz a été attaqué par la résistance !

Mais je ne doute pas que pour l’auteur de cet immonde dessin, ce proche de Dieudonné, et pour ceux qui ont songé à utiliser cette horreur, tout cela n’était « qu’un détail de l’histoire » comme l’a si aimablement affirmé Jean-Marie Lepen.

Mesure-t-on bien au sein des instances dirigeantes du PS bruxellois l’immense écart qui s’installe entre nos valeurs fondatrices, le discours et la pratique de certains ?

Est-il vrai que le conflit Israélo-Palestinien permet à d’aucuns de ressortir du placard où leur père les y avaient prudemment remisés en 1945,  les oripeaux de l’antisémitisme ?  Oui ! Le député Destexhe a parfaitement raison « toutes les limites ont été dépassées. »

Est-ce être une « ordure sioniste » que de condamner la politique scandaleuse du gouvernement Israélien ?

Est-ce être une « ordure sioniste » que de dénoncer l’occupation des territoires de Cisjordanie, la colonisation ?   Mais faut-il pour autant stigmatiser « le Juif » ?  Je dirai mieux, le supposé « Juif » tel que l’antisémite le voit ou veut le montrer.  Il faut être particulièrement inculte pour encore oser, en 2013, caricaturer le « Juif » comme on le faisait pendant la guerre.

D’où tient-on qu’être Juif c’est appartenir à une race ?  Savent-ils ces ignares qu’il y a eu des juifs chinois ?  Quelle chance qu’il n’y en ait plus !  Que n’aurait-on dit ?

N’ont-ils donc pas appris qu’être juif,  c’est d’abord une culture, pour certains une religion, des valeurs, et surtout une histoire, une immense, une douloureuse et terrible histoire.

De plus,  en revenir aux pires pratiques des plus sombres heures de l’humanité ne résoudra en rien le problème Palestinien.

Me vient une question, une simple question à ceux, stupides ou ignobles, qui ont voulu utiliser cette caricature : Acceptez-vous l’existence de l’Etat d’Israël, je parle de l’Etat d’Israël dans ses frontières de 1948 ?  Ou bien vous alignez-vous sur les propos du « sympathique » dirigeant iranien qui envisage froidement la destruction de ce pays ?

Qu’il serait éclairant d’entendre les réponses de certains à cette simple question.

Récemment, lors d’une manifestation à Anvers, le slogan était « Les juifs dans le gaz. »  En tête de cette manifestation un parlementaire bruxellois, socialiste…flamand… Ouf !

Quant au PS bruxellois, s’il ne prend pas clairement position, sans langue de bois, sans la moindre nuance pour contrer une fois pour toutes  ce genre de dérive raciste, il deviendra impossible d’en être membre, il deviendra pour ceux qui, comme moi, encore nombreux, restent attachés aux valeurs de la gauche, infréquentable.

Oui !  Il y a des électeurs indésirables !  Oui ! L’électoralisme doit s’effacer quand l’essentiel est en danger !  S’il ne le fait pas,  le PS gagnera certes encore de nombreuses élections  mais il aura perdu son âme !

merry_hermanus@yahoo.com

 

Les « danseuses » de Doyen-Pinocchio et de Leroy… ou à quoi sert l’augmentation gigantesque des impôts à Jette !

On est incorrigibles… ou incapables de faire autre chose que de jeter l’argent des Jettois et de faire des cadeaux qui ne coûtent évidemment pas cher … quand ce sont les autres qui payent.

Pour rappel, sur trois ans, l’augmentation de l’impôt cadastral aura coûté aux ménages jettois plus de trois millions d’euros !

N’empêche !

En avril, nouveau cadeau à la « danseuse » particulière de Doyen et Leroy : l’Atelier 340 !    Un petit 30.000 euros ! Une paille ! Rien !

Comme on le sait, cette curieuse ASBL qui ne respecte pas, depuis onze ans, ses obligations à l’égard de la commune, qui ne paye pas ses impôts, qui a pour 1.080.000 euros de dettes, etc, reçoit donc 30.000 euros dans le cadre, accrochez-vous, de la « Promotion de la diversification de l’offre culturelle sur la commune de Jette » !!!

Magnifique non !

Fantastique !!! Il fallait vraiment l’inventer lorsqu’on sait ce que fait réellement l’Atelier 340 !!!

Malheureusement, les gens qui sont en recherche d’emploi, ceux qui connaissent d’énormes difficultés sociales n’ont pas cette chance. Pour eux, pas de « diversification de l’offre culturelle » !!!

En juin, le bien nommé échevin Leroy fait un cadeau : 7.500 euros de subsides à une ASBL dont l’objectif…accrochez-vous, a pour vocation la volonté de réunir des personnes de tous horizons et de toutes cultures en favorisant des échanges interculturels multilingues !!!

Magnifique non !  Fallait le trouver !  Qu’en termes élégants ces choses-là sont dites…

Mais de toute façon, c’est l’argent du cochon de contribuable jettois, donc… on s’en fout !!!

Un petit cadeau par-ci, un petit cadeau par là, cela pourra toujours aider lors d’une élection particulièrement indécise.

Du beurre dans les épinards

–       Le Collège rencontre les représentants des Fabriques d’églises, mais non pas dans la commune, mais au restaurant, c’est plus sympathique.  Soit 650 euros à charge du contribuable !

–       L’Echevin de l’Enseignement, qui n’a rencontré que deux fois en trois ans les directeurs d’écoles leur offre à déjeuner.  Sympathique non avant la campagne électorale ?  400 euros à charge du contribuable jettois… Mais on s’en fout !!!

Il ne  viendrait évidemment jamais à l’esprit de Doyen-Pinocchio ou du très curieux échevin Leroy, qui pourtant bénéficient de frais de représentation et d’un traitement confortable, de faire ces invitations à leurs frais ! Non, dans ce monde-là, cela ne se fait pas. Il faut avant tout vivre sur la bête, c’est-à-dire aux frais des Jettois !

–       Encore et toujours SIDI BIBI : Alors qu’il a été totalement démontré, photos à l’appui, par le conseiller communal Jean Werrie qui a été sur place, que le projet Sidi Bibi était totalement nul, on envoie à nouveau une mission, on se demande bien pourquoi, dont le coût total dépasse les 6.700 euros !!! Mais pas d’importance, c’est évidemment le contribuable jettois qui paye.

–       Je passe évidemment sur toutes les inaugurations et fêtes diverses dont le seul but n’est évidemment que de faire de la propagande électorale.  J’épingle cependant la curieuse « fête » « Carrefour Afrique » qui, curieusement, se déroulera un mois avant les élections.  Bien entendu, cette « fête » n’a jamais eu lieu auparavant, et seul un esprit pervers pourrait y voir une quelconque relation avec le scrutin communal. Soit, de nouveau, 5.000 euros à payer par le contribuable jettois.

Voilà un tout petit florilège de la façon dont sont utilisés les impôts de nos concitoyens alors même que la commune de Jette est, depuis 2004, sous transfusion massive d’argent venant de la Région. (Plus de cinq millions d’euros par an au total !!!).

Ces quelques décisions représentent, au total, 50.250 euros, montant qui trouverait évidemment à s’employer avec efficacité pour aider les Jettois en recherche d’emploi ou en grande difficulté sociale.  Mais ces gens-là, évidemment, n’intéressent ni Doyen/Pinocchio ni Leroy car, d’après eux, c’est un public qui …vote mal !!!

Il est effarant de constater que, décidément, Doyen-Pinocchio et son comparse Leroy sont incorrigibles… ou paniqués, espérant encore, avec ces dépenses somptuaires, faire croire qu’à Jette, tout va bien, que l’argent peut être dépensé n’importe comment… et qu’il leur restera quelques électeurs.

merry_hermanus@yahoo.com

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Quand on aime, on ne compte pas…surtout si on paye avec l’argent des Jettois !

Apparemment, Hervé Doyen éprouve un grand besoin de redorer son blason.

Philippe Moureaux nous apprend, en effet,  que le Bourgmestre de Jette a convié les Bourgmestres de la Région bruxelloise à un dîner festif.  Philippe Moureaux constate d’ailleurs que « … tout arrive en politique » !!!

Mais le point essentiel est de savoir pourquoi Hervé Doyen éprouve t’il le besoin d’organiser ce genre de festivités, et, évidemment plus important encore, qui les paye ?

Samedi, Hervé Doyen a également présenté ses vœux aux Jettois.

Dans la salle, entre 150 et 200 personnes.  50% d’employés communaux et  les élus de la Majorité Arlequin. Le reste, la clientèle du Cdh.

Apparemment, les Jettois ont boudé la réception.

La décision du Collège concernant les dépenses de celle-ci est tout à fait curieuse. En effet, si on y voit 30 bouteilles de ceci, 30 bouteilles de cela, 15 bouteilles, etc., nulle part n’est mentionné ce que coûte cette réception dont le seul but est évidemment de tenter de faire croire aux Jettois…qui n’étaient pas là…, qu’on les aime !

Petit rappel quand même, il y a 48.000 habitants à Jette et il y aura vraisemblablement plus de 30.000 électeurs en octobre 2012. Cela fait une petite différence et beaucoup de réceptions à organiser si on veut les séduire tous !

Ah oui, encore une chose.  Le Cdh a adressé ses vœux à la population au moyen d’un curieux toutes boites. Une septantaine de personnes apparaissent sur une photo et Hervé Doyen se cache parmi elles. Mais peut-être a-t-on mal compris. Il s’agissait peut-être d’un jeu de société où il convient, dans une photo ou un dessin, de rechercher une personne qui y est cachée.

Au 19ème siècle, ce jeu s’appelait « Cherchez le Kroumir » !
Tout un symbole !

merry_hermanus@yahoo.com


Et si la crise institutionnelle était une chance pour Bruxelles?

Un bilan catastrophique

Rares sont ceux qui lisent les statistiques, qu’il s’agisse du baromètre social, de l’analyse de l’évolution des CPAS, ou des excellentes statistiques d’Actiris.

Et pourtant, la réalité de la situation de Bruxelles se trouve dans ces chiffres.

A quoi assiste-t-on depuis une petite dizaine d’années ?

– à une véritable explosion de la misère ;
– à une explosion de la natalité ;
– à une dégradation de l’environnement urbain ;
– à une mobilité de plus en plus catastrophique, coincée entre les élucubrations Ecolo et l’incapacité pour le Gouvernement régional de faire appliquer une série de mesures constamment bloquées par le Gouvernement fédéral (Bruxelles est la dernière capitale où des camions de tout tonnage peuvent circuler sur n’importe quelle voirie et à n’importe quelle heure…avec les conséquences qu’on devine) ;
– à un sous-financement structurel dramatique ;
– à 60% des emplois occupés par des navetteurs non contribuables à Bruxelles ;
– à la plus forte progression du chômage en Belgique ;
– à 33 % de chômeurs parmi les jeunes de 18 à 25 ans ;
– à un chômage de 23% pour les adultes (Bruxelles est pourtant la Région où se créent le plus d’emplois, mais ceux-ci ne bénéficient nullement aux Bruxellois. Rappelons qu’en 1973, Bruxelles générait 17% du P.I.B. belge, et qu’aujourd’hui, on en est à 7% ) !

Qui gouverne ?

Un gouvernement composé de 8 ministres : 3 représentants néerlandophones, 5 représentants de 3 partis francophones.

89 députés ! 19 Bourgmestres, 19 Collèges, 19 conseillers communaux, 19 Présidents de CPAS, 38 Sociétés de Logements… 40.000 demandes en instance !!!

Tout cela pour une ville de 1.100.000 habitants !

Parmi ces 89 députés, les deux-tiers sont Bourgmestres, Echevins ou conseillers communaux, ou siègent dans leur CPAS municipal.

Cela conduit à ce qu’il n’y ait aucune Tutelle sérieuse sur les communes, chacun se tenant par la barbichette.

Des parlementaires siègent, ayant obtenu 0,06% des voix des électeurs bruxellois !!!

L’un d’entre eux, dans ma commune, n’a même obtenu que 0,16 % dans son propre canton !

Sa personne m’importe peu, mais c’est le système qui permet ce genre d’aberration qu’il faut prendre en compte.

A Jette, sur 35 conseillers communaux, il y a 7 députés régionaux : un Francophone et six Néerlandophones.

Sur le total : un seul élu direct !

Sur les sept élus néerlandophones du Conseil communal de Jette, six sont parlementaires !

Un système qui permet de telles absurdités ne peut être considéré comme légitime, et ce d’autant plus que le sacro-saint principe « Un homme, une voix » est, de fait, violé !

Il a été abandonné pour sauver la communauté française de la faillite.

D’aucuns envisagent-ils encore de brader quel principe sacré de la Démocratie pour sauver Bruxelles de la faillite ?

Comment ne pas se rendre compte qu’il y a une terrible déconnexion entre ce type d’Institution et la population qui, au jour le jour, voit sa ville se dégrader… et périr !

Il est permis de se poser les questions suivantes :

– Quels sont les Bruxellois qui connaissent les compétences du Parlement et du Gouvernement bruxellois ?

– Quels sont les Bruxellois qui connaissent le nom des Ministres qui les dirigent ?

On discuterait, dans ces Instances (Parlement et Gouvernement bruxellois) du sexe des anges que ce serait la même chose…, avec les mêmes conséquences qu’à Constantinople en 1452 !

Le système mis en place par MM. Moureaux et Dehaene en 1988 ne pouvait fonctionner que sur base d’une véritable loyauté régionale et fédérale où chacun reconnaîtrait la légitimité de l’autre.

Or, nous savons que ce n’est pas le cas, et ce depuis longtemps.

Il suffit de se rappeler les déclarations de Mme Grouwels qui, elle au moins, a le mérite de la franchise…, c’est assez rare pour être souligné.

Le courage de reconnaître la réalité

La réalité, c’est :

– que le Gouvernement bruxellois tel qu’il existe est impuissant à régler les vrais problèmes de la Ville et de ses habitants ;

– que le Parlement bruxellois n’a, de fait, ni l’ancrage démocratique ni la légitimité démocratique du fait d’une pléthore d’élus dont certains le sont avec un nombre de voix ridiculement dérisoire.

Or, il ne faut pas avoir lu Tocqueville pour comprendre que lorsqu’une Institution politique fonctionne sans véritable ancrage populaire, elle est perçue comme inutile, et, au minimum, impuissante.

En un mot comme en cent, la machine gaz institutionnelle ne fonctionne plus !

Comme les Shadocks, certains pompent, pompent, pompent toujours, font semblant de pomper, et pompent … dans le vide.

N’est-il pas temps de reconnaître publiquement que la gestion de certaines communes pose un énorme problème ?

Que des montants gigantesques sont engloutis en pure perte ?

Comment croire que les fonctionnaires régionaux, bras armés du Gouvernement régional, qui ont vu leur cadre linguistique cassé trois fois, et ont été de ce fait privés, depuis douze ans, de toute promotion, sont encore motivés, et ont, ne fût-ce qu’un semblant de foi dans l’avenir de la Région ???

Le constat !

La crise institutionnelle mettant en cause l’existence même de la Belgique dure maintenant depuis 2007.

Ne devrait-elle pas conduire les leaders bruxellois à avoir le courage de mettre tout à plat, et à reconsidérer la totalité du système institutionnel bruxellois ?

Nombreux sont ceux qui, aujourd’hui, sont saisis d’angoisse face à la situation de Bruxelles.

Certains investisseurs internationaux qui auraient dû participer à des projets majeurs pour l’évolution de la Région ont fait savoir à leurs interlocuteurs bruxellois qu’ils suspendaient toute intervention avant que la clarté se fasse au niveau institutionnel. Une catastrophe !!!

Est-ce un hasard si j’ai constaté que neuf hauts fonctionnaires sur dix, de ma génération, lors de leur admission à la pension, ont quitté notre Région ?

Est-ce un hasard si les classes moyennes continuent à quitter Bruxelles pour la périphérie ?

Est-ce un hasard si la masse imposable continue à diminuer, limitant drastiquement les moyens des communes et de la Région ?

Tout cela, chacun le voit au jour le jour, mais peu osent aborder cette problématique à haute voix car ils savent qu’ils mettraient en danger le petit millier de personnes constituant la classe politique bruxelloise.

Les plus hauts responsables de Bruxelles, en privé, tiennent exactement le même langage que moi, et mieux encore car eux, ils sont mieux informés. Mais en public, c’est la langue de bois !

Le statut de Bruxelles pose question, depuis 1937, date à laquelle le Gouvernement a désigné le Baron Holvoet en qualité de Commissaire royal pour y réfléchir.

L’occupant allemand tranchant la question en instaurant le « Gross Brüssel », ce qui, pour les décennies qui ont suivi, a plombé toute chance réelle d’une rationalisation de la gestion bruxelloise.

Certains Bourgmestres, j’en suis témoin, font des efforts héroïques afin de maintenir leur commune à flot, et tenter d’apporter à leurs concitoyens l’environnement urbain et social auquel ils ont droit. Mais ils savent, de par leurs efforts eux-mêmes, que les limites sont atteintes.

La crise, une chance !

N’est-il pas temps de couper le nœud gordien ?

Oui ! Une part importante, si pas majoritaire, de la Flandre, refuse l’existence de Bruxelles !

Oui ! Tout ce qui se dit en Flandre sur la gestion de Bruxelles n’est pas totalement faux !

Oui ! Les Bruxellois sont des citoyens à part entière et ont, comme tous en Démocratie, le droit de se déterminer librement sur leur avenir.

Oui ! Telle que Bruxelles existe aujourd’hui, il n’est plus possible, dans ce schéma, d’assurer les besoins de la population, son avenir et son développement.

Qui aura le courage d’affirmer tout cela à haute voix ?

Qui aura le courage d’assumer un changement institutionnel profond et radical à Bruxelles ?

Celui-là se trouvera peut-être dans ce que de Gaulle appelait « le splendide isolement de la vérité ».

Mais il sera, je n’en doute pas un seul instant, le vrai défenseur de Bruxelles, de son avenir et de son développement.

Sans ces changements, Bruxelles, en tant que telle, disparaîtra !

merry_hermanus@yahoo.com
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