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La rentrée scolaire : Les enfants de Jette payent la fresque, le délicieux caprice de l’échevin de l’Enseignement !

Dès mon arrivée au Collège, j’ai constaté avec effarement le nombre d’actions judiciaires ouvertes contre les parents qui avaient un retard de payement en matière de repas scolaires ou de garderies.

Il y a ainsi des dizaines et des dizaines d’actions en justice pour lesquelles les contribuables jettois payent plus de 130.000 euros d’honoraires.

Il fût un temps où certains parents se voyaient assignés pour … 4 euros !!!

Puis la limite passa à 15 euros, et j’ai pu, en mai 2007,  fixer le plafond à 50 € de retard de payement.

Malheureusement, toute lettre de rappel est évaluée entre 14 et 15 euros et, dès lors, le plafond de 50 € étant dépassé, les malheureux parents se voient contraints de répondre devant la Justice de leur retard de payement.

Le Collège a décidé de changer de fournisseur de repas scolaires.

La conseillère communale Christine Rouffin, chef de Groupe PS, avait demandé, au Conseil communal, si ce changement allait conduire à une augmentation des prix.

On a bien sûr poussé de grands cris, et on lui a répondu par la négative.

Or, évidemment, une fois de plus, il apparaît que le rapport à la vérité était pour le moins douteux.

En effet, fin juin, le Collège a imposé une augmentation des tarifs tant pour les repas que pour les garderies. Cette augmentation dépasse largement l’index !

Lorsque j’étais en charge du dossier des Affaires Sociales, j’avais réussi à maintenir, depuis 2007, le prix des repas et des garderies sans augmentation et ce, vu la situation sociale dramatique que vivent de nombreux parents jettois.

Evidemment, mon éviction de la Majorité a libéré, d’une part, une affolante augmentation des impôts et, d’autre part, une scandaleuse augmentation du prix des repas et du prix des garderies.

Bien sûr, il existe des tarifs sociaux, mais, à l’époque où de plus en plus de CPAS voient arriver des demandeurs d’aide qui sont des travailleurs pauvres, on voit émerger des masses de gens qui n’ont pas droit aux tarifs sociaux et qui sont dans des situations dramatiques.

Mais de cela, le Collège actuel n’en a rien à cirer !

L’augmentation des prix des repas scolaires et des garderies servira sans doute à éponger une part du coût de la fresque que l’échevin de « l’Enseignement et de la Culture » veut à toutes forces faire installer et qui coûte pas moins de 140.000 euros !!!

C’est son caprice, sa petite folie !

Les enfants n’ont qu’à payer.

 Lui, il s’en fiche !

Mais, Chers Jettois, soyez contents, ce Collège a décidé d’installer une ruche pour faire du miel sur le toit de la Maison communale… Certains n’hésitant pas à dire que « Doyen fait son miel sur la commune » !

L’installation de cette ruche coûtera, sans l’équipement de l’apiculteur, plus de 700 euros !

A jette, le Collège fait du miel mais pas du social !!!

Merry Hermanus
merry_hermanus@yahoo.com


Excellentes nouvelles des écoles pour le Nord-Ouest de Bruxelles… Mais dans quel délai !

En ouvrant, comme chaque matin, le « Soir », je bondis de joie en lisant l’article de M. De Mulenaere qui nous apprend que 4.151 nouvelles places vont être créées essentiellement dans le Nord-Ouest de Bruxelles.

L’initiative prise, notamment, par Charles Picqué, en concertation avec la Communauté française, doit évidemment être chaleureusement saluée. Elle permet bien des espoirs.

Il est vrai, cependant, comme le dit le Ministre-Président de la Région bruxelloise, que nous sommes engagés dans une course de vitesse.

Mais on peut se poser la question de savoir pourquoi on commence à courir si tard !

L’exemple jettois permet de mesurer de façon précise les difficultés auxquelles on se heurte en matière de bâtiments scolaires.

En effet, j’observe que 270 places sont prévues à l’école du Poelbos.

Il faut savoir que cette école est constituée de deux types de bâtiments.

Les premiers sont des anciens dortoirs construits pour l’Exposition de 1958 ! Oui, oui, vous avez bien lu, l’Exposition de 1958.

Ces bâtiments à l’origine provisoires ont donc, au minimum, 52 ou 53 ans !

Malgré de nombreux entretiens, ils sont dans l’état qu’on peut deviner et posent différentes questions que je crains de formuler trop précisément.

Les autres bâtiments sont plus récents, mais ont plus de 20 ans, et n’étaient, en réalité, que provisoires.

En 1993, étant échevin de l’Enseignement, j’avais entamé la rénovation de cette école. Je veux rappeler que Jean-Louis Thys et moi-même avons, en moins de dix ans, obtenu plus de 750 millions d’anciens francs belges de subsides pour construire ou rénover des écoles communales jettoises… C’était le bon temps.

J’entretenais d’excellentes relations avec le Fonds des Bâtiments scolaires et avec les différents ministres de l’Education Nationale qui se sont succédé.

Je suis donc bien placé pour mesurer les obstacles à surmonter et le temps qu’il faut pour faire sortir de terre ou rénover une école.

L’exemple jettois de l’école du Poelbos est plus que parlant.

Sous l’ancienne Législature, un nouveau projet de rénovation avait été mis en chantier mais il était à ce point surdimensionné qu’on savait à l’avance qu’il ne pourrait pas être subsidié, et que, par ailleurs, il était clair que la commune ne pourrait pas le financer !

Ce projet, qui était fait beaucoup plus dans l’intérêt des cures de jour que dans celui de l’enseignement, aurait coûté entre 12 et 16 millions d’euros selon les options !!!

L’architecte a été payé… et le projet a été mis à la poubelle !!!

Encore un bel exemple du gaspillage jettois !

Redevenant échevin, j’ai donc tenté de faire redémarrer le projet sur des bases tout à fait raisonnables.

Or, nous étions, là, à la fin 2007.

J’apprends que le projet a, à nouveau, été bloqué !

La première tentative de rénovation que j’avais faite avec Jean-Louis Thys avait démarré en 1993. Nous sommes en 2011 !!!

Or, que se passe t’il ?

Il est évident, et tous les chiffres le prouvent, que les jeunes ménages disposant de revenus du travail, ayant des enfants en âge de scolarisation, votent avec leurs pieds !!! Ils quittent purement et simplement la Région.

Or, ce sont ces jeunes ménages de classe moyenne qui constituent l’essentiel de l’assiette fiscale de la Région. On a assisté d’ailleurs, au cours des dix dernières années, à un effondrement considérable de celle-ci.

Jette est malheureusement la deuxième commune sur 19 où cet effondrement a été le plus important.

Cet exode des classes moyennes jeunes est une évidence lorsqu’on parcourt les excellentes statistiques fournies par les services de la Région.

On peut d’ailleurs se poser la question de savoir pourquoi cette explosion démographique annoncée depuis longtemps, (voir les importants articles de François Robert dans le « Soir ») n’a pas conduit à la prise de mesures beaucoup plus urgentes en matière de constructions scolaires.

Je le répète, l’annonce qui est faite est formidablement positive.

Mais elle ne sera pas suffisante, car les procédures de subsidiations et d’Urbanisme sont à ce point lentes et contraignantes dans la Région qu’il faudra au minimum 5 à 6 ans pour voir sortir de terre les premières écoles.

Je plaide donc pour que, d’urgence, la Région et la Communauté mettent en place des procédures dérogatoires aux règles communes en matière de subsidiations et d’Urbanisme.

Si cela ne devait pas être fait, l’objectif serait raté.

J’ai connu un temps où on se battait entre enseignement libre et enseignement communal pour attirer des élèves, et où, en tant qu’échevin de l’Enseignement, je faisais de la publicité, en ce compris dans les communes qui nous sont périphériques.

Il y a urgence !

La situation s’est inversée. On rejette les enfants à scolariser, ce qui est évidemment effarant !

Si les procédures ne sont pas modifiées, les jeunes ménages avec enfants continueront à s’évader de Bruxelles pour rejoindre des régions où leurs enfants pourront être scolarisés dans de bonnes conditions, ce qui, malheureusement, chacun le sait, n’est plus le cas dans la région de Bruxelles.

merry_hermanus@yahoo.com

Le comble du cynisme : Le Collège de Jette organise la projection d’un film sur les sans-papiers !!!

On se rappellera que nombreux sont les Jettois qui se sont mobilisés pour venir en aide aux sans-papiers.

On avait découvert leur présence dans un immeuble situé 350, boulevard de Smet de Naeyer.

Le Bourgmestre avait dit que la commune ne pouvait rien faire parce que le bâtiment était sur le territoire de la Ville de Bruxelles, alors que l’entrée se trouvait sur Jette !

Le journal « Le Soir » a pris Hervé Doyen en flagrant délit de mensonge car il n’avait dit à personne qu’en fait, le bâtiment était loué par la commune de Jette depuis un an et demi !!!

D’après les sans-papiers eux-mêmes, Hervé Doyen leur a rendu visite et a fait des photos. Certains Jettois ont estimé qu’il préparait là son « parcours d’artiste » en faisant un safari au sein de la pire des misères.

Mais le comble est atteint aujourd’hui puisque ce même Collège, dirigé par Hervé Doyen, qui a été totalement inactif et qui n’a rien fait pour soutenir les sans-papiers, organise maintenant une séance cinématographique, en ayant obtenu pour ce faire des subsides du Ministère de la Culture, où en parlera du terrible problème des sans-papiers.

Ah ! Je les imagine déjà, parlant de la misère, parlant des enfants livrés aux morsures de rats, comme nous avons pu le voir de nos propres yeux, répandant un flot de bonnes paroles d’une hypocrisie extraordinaire, alors que quand il s’est agit d’envoyer des vivres, des couvertures, et de placer les enfants dans des familles d’accueil, ce sont les citoyens jettois qui ont dû se mobiliser, la commune refusant toute aide !

Pire encore, les représentants d’Hervé Doyen au CPAS ont menacé la Présidente d’exiger qu’elle rembourse personnellement toute aide que le CPAS pourrait apporter à ces familles qui étaient, et qui sont encore, dans une situation tout à fait désespérée.

Mais rassurez-vous, ces mêmes personnes trouveront les mots qu’il faut, au cours du débat qui suivra la projection d’un film, pour dire leur compassion pour les sans-papiers, certaines, n’en doutons pas, douées pour la comédie, auront même des larmes au coin des yeux, des larmes de crocodile, bien sûr.

Face à une telle ignominie, on balance entre l’écœurement et la révolte !!!

merry_hermanus@yahoo.com

Massacre à la tronçonneuse au CPAS de Jette ! Un crime social !

Le Mot d’ordre d’Hervé Doyen est « Il faut détruire le CPAS » !

En ce sens, le budget 2011 est une «  très grande réussite ».
Voyez plutôt :

La commune :

– s’offre une croissance globale de 3% sur toutes ses taxes et redevances, etc… ;
– crée une nouvelle taxe qui doit lui rapporter 100.000 € ;
– s’offre l’augmentation de l’ensemble de ses prestations de 7% ;
– augmente les amendes de 25 % !

Par contre, pour le CPAS, c’est une toute autre histoire.
En effet,

Le CPAS :

– se voit imposer une croissance de 1% (c’est absolument effarant quant on sait que l’index atteint à lui seul près de 3%) ;

– se voit imposer une augmentation de ses recettes de 3%. Or, les recettes du CPAS sont composées :

– des remboursements des allocataires sociaux ;
– des remboursements des familles ;
– du prix que payent les résidents des homes.

C’est donc évidemment une mesure absolument impossible qui conduira le CPAS a l’impossibilité d’exercer ses fonctions.

Mais c’est bien ce qui est voulu !

Doyen organise la régression sociale

– Il a imposé la suppression de la crèche du CPAS sans mettre au point la moindre alternative pour les familles ;

– il a supprimé la journée « Portes Ouvertes » organisée par le CPAS alors que celle-ci était entièrement subsidiée sous le prétexte que cela coûtait trop d’heures supplémentaires… C’est évidemment à se rouler par terre de rire si on ne savait pas qu’à la commune de Jette, on paye à certains agents 5 minutes d’heure supplémentaire !!! Les plus privilégiés bénéficient même d’heures supplémentaires pendant leur période d’absence du service !!!

– Il a supprimé le journal du CPAS pourtant subsidié à 100%;

– Il a supprimé les activités de vacances que le CPAS organisait, alors même que c’était la seule possibilité pour certains enfants d’avoir des activités pendant les vacances !  Sans doute qu’Hervé Doyen préfèrera retrouver ces enfants dans la rue !!!

– Il a refusé l’engagement du personnel d’encadrement des travailleurs recrutés par le biais des articles 60 qui est un procédé extraordinaire d’accès à l’emploi.

En fait, Doyen se fiche complètement de l’emploi et de ceux qui en recherchent un, soit 25% de la population potentiellement active de Jette.

– Il a interdit par écrit aux assistants sociaux du CPAS de lui envoyer les gens qui demandent à le voir !  Ce n’est pas avec ces gens-là qu’il pratique le clientélisme ! Ceux-là ne l’intéressent pas ! Pour d’autres, on en reparlera.

Doyen ne lit nullement les statistiques régionales. Or, il devrait savoir qu’en matière d’augmentation de la pauvreté, Jette se situe en deuxième position sur 19  quant à la croissance de la paupérisation !

Le revenu moyen a diminué de 16,6 % entre 1995 et 2007 alors que la diminution moyenne dans la Région était de 10 % !!!

A Jette, l’augmentation des minimexés a été de 8% et, là aussi, Jette se situe dans les communes où cette croissance est la plus forte de la Région !

La Tutelle a elle-même fait remarquer à Hervé Doyen que les premières propositions budgétaires qu’il faisait étaient inacceptables pour le CPAS !!!

Notons en passant que les responsables de la Tutelle se sont indignés « de la façon dont certains sujets sont formulés », et ont demandé « le retrait de certains propos qui ne sont pas vrais ».

Qu’est-ce que cela veut dire en clair ?  Cela veut dire qu’une fois de plus Hervé Doyen a menti !!!

Plus grave encore, le CPAS a été à un tel point massacré qu’il sera dans l’incapacité d’indexer le salaire de ses employés !!! Ce serait une Première en Belgique et on se demande si les Organisations syndicales réagiront !

Les mêmes statistiques régionales citées plus haut démontrent que le budget de Jette (hors interventions régionales) est complètement déficitaire.

Ainsi, au compte 2008 (toujours hors interventions régionales), le budget de Jette est déficitaire de 5.216.302 €.

Le compte 2009  est, lui, déficitaire de 2.910.840 €.

Petite comparaison fort utile pour comprendre ce qui se passe à Jette :

Le budget global du CPAS est de plus ou moins 39.800.000 €. Le nombre de personnels travaillant au CPAS est de 172 personnes.

Le budget global de la commune est de 75 millions d’€. Le personnel communal est de 483 agents et fonctionnaires !

En lisant ces chiffres, vous aurez tout compris, et, en particulier le fait que le CPAS ne dispose évidemment pas du personnel dont il a besoin.

Cette politique est voulue et affirmée comme telle.  C’est l’abandon pur et simple de toute une population que Doyen ne veut pas voir !

Ainsi, l’échevin des Finances a déclaré devant le Conseil communal que « Le CPAS devait marquer le pas » !!! Cela veut dire, en clair, qu’il fallait l’étrangler !!!

Curieux langage pour cet échevin des Finances qui s’est voulu, à une certaine époque, Démocrate Chrétien, et dont beaucoup de Jettois disent qu’en réalité, il n’habite pas Jette, mais la riche commune de Lasnes où il est vrai qu’il fréquente de prestigieux voisins !  C’est sans doute cela qui explique que la situation dramatique dans laquelle se trouvent bon nombre de concitoyens le laisse totalement indifférent.

Par contre, ce qui lui paraît important, ainsi qu’à Hervé Doyen, c’est :

– la création et l’acquisition d’une B.D. pour un montant de plus de 31.000 € ;

– la création de fresques murales prévues au budget 2010 pour plus de 200.000 €, et dont 105.000 € ont déjà été dépensés ;

– que des échevins s’offrent des formations aux frais du contribuable Jettois ;

– de vouloir encore il y a quelques semaines, créer une nouvelle B.D. (curieux quand même ce goût pour les B.D !!!) ce qui, heureusement, a été refusé par la Tutelle ;

– de vouloir s’occuper de l’installation d’une ruche sur le toit de la Maison communale, et de nichoirs pour des oiseaux et des insectes ;

– d’installer un pigeonnier sur le toit du CPAS ;

– de transformer le journal d’information communale en un incroyable outil de propagande qui coûte plus de 155.000 € aux contribuables Jettois et qui comprendra maintenant pas moins de 54 pages !  Il est vrai qu’il en faut autant pour diffuser la bonne parole, et pour transformer notre commune en un Disneyland ;

– d’écrire 6.000 lettres (oui, vous avez bien lu : 6.000 !) pour, soi-disant, promouvoir une ASBL, mais en réalité, pour faire connaître le nom des deux échevins signataires qui, après une gestion à ce point calamiteuse, ont bien besoin d’un peu de notoriété.

– etc, etc.

Oui, Hervé Doyen veut détruire le CPAS car il est persuadé que nos concitoyens en grande difficulté qui tentent d’y demander de l’aide ne voteront pas pour lui !

Chacun appréciera la qualité humaine et morale de cette motivation !!!

Soyons certains que viendra le jour où les Jettois se rappelleront du scandale social organisé par Doyen !

merry_hermanus@yahoo.com
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AU SECOURS! Doivent-ils mourir parce que l’entrée est sur Jette et les bâtiments sur Bruxelles-Ville?

« Lettre ouverte à Hervé DOYEN

Monsieur le Bourgmestre,

CONCERNE : Situation des « sans papiers » Bld de Smet de Naeyer, 350

Je souhaite attirer votre attention de façon urgente sur la situation qui semble dramatique des « sans papiers » installés Bld de Smet de Naeyer.

La situation est compliquée par le fait que si la porte d’entrée du site se trouve sur Jette, les bâtiments eux-mêmes sont situés sur la commune de Laeken.

Les informations que j’ai obtenues sont que ces personnes se trouvent dans une situation effroyable.Elles vivent dans un hangar où il n’y a pas de lumière du jour, et où des enfants se trouvent dans une situation absolument contraire à la dignité humaine.

D’après leurs dires, ces personnes, jusqu’ici, n’ont reçu aucune aide ni de la commune ni du CPAS.

Aucune aide médicale urgente !

Aucune aide pour les enfants !

Aucune nourriture ni vêtement !

Aucun accompagnement social et médical !

Peut-on, parce que le bâtiment se trouve sur Bruxelles-Ville, et la grille d’entrée sur Jette, laisser ces gens dans une situation totalement contraire aux valeurs que notre société veut défendre ?

Depuis décembre 2009, vous présidez en droit et en fait le CPAS de Jette. Nonobstant les actions individuelles qui peuvent être entreprises pour venir en aide à ces gens, je vous demande avec la plus forte insistance de considérer, comme moi, qu’il est intolérable qu’un bâtiment dont la porte d’entrée se trouve sur notre commune abrite des gens qui sont dans une situation dramatique.

Il y a des moments où les arguties juridiques et les « ce n’est pas moi qui suis responsable » doivent s’effacer devant les réalités des drames humains.

Nous sommes pratiquement en période de Noël. Les rues sont éclairées. Les arbres de Noël sont censés égayer nos rues. Des jouets, des bonbons et des friandises vont être distribués.

Les Autorités jettoises vont-elles festoyer en sachant qu’à quelques centaines ou quelques dizaines de mètres, des individus crèvent de froid, de faim et sont dans une situation matérielle et morale épouvantable ?

Si on peut dégager des moyens budgétaires pour organiser différentes choses sur lesquelles je ne vais pas revenir ici,je pense qu’il doit être possible de dégager d’urgence des moyens matériels permettant d’apporter vivres, couvertures, éclairage et chauffage à des gens qui se trouvent dans une situation si misérable.

Noël, c’est la naissance de Jésus-Christ.

Lui aussi était un réfugié.

Lui aussi était un « sans-papiers ».

Lui aussi est né dans une étable.

J’espère que cela vous parlera, et que toutes affaires cessantes, vous prendrez les mesures qui s’imposent.

Ce n’est pas de charité donc ces gens ont besoin, mais de solidarité.

Que penseriez-vous si, le jour où vous allez lancer les festivités de Noël sur la Place du Miroir, ces pauvres gens, tels des spectres, vous rappelleraient leur triste condition ?

Nous sommes ici au-delà de tout débat politique, au-delà de toutes les convictions que les uns et les autres peuvent défendre, au-delà de toutes médiocrités, et au-delà de tout calcul bassement politicien.

Nous touchons là au cœur  de la nature humaine.

J’espère que votre cœur ne sera pas insensible à cet appel au secours.

Bien à vous,

HERMANUS, A.M. »

merry_hermanus@yahoo.com
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Ce CPAS qu’il faut détruire !

Dans l’antiquité, Cicéron commençait tous ses discours par « Il faut détruire Carthage ! ».

Le mot d’ordre de Doyen et consorts, c’est qu’il faut détruire le CPAS  et annuler au maximum les aides apportées.

Pourquoi ?

Parce que le CPAS a eu l’énorme malchance d’être dirigé par deux mandataires socialistes de grande qualité.

Depuis une douzaine d’années, le CPAS organisait chaque année une « Journée Portes Ouvertes ».

Les habitants de la commune pouvaient visiter les lieux, mais surtout, bénéficier de toute une série d’activités, partager des repas multiculturels, visiter des expositions et écouter différents artistes.

Toutes ces manifestations étaient organisées par le personnel du CPAS et les assistés sociaux.

C’était une journée de convivialité, de chaleur humaine et de fraternité.

C’était une journée de ce qu’on appelle maintenant de « fiertés ».

C’était une journée ou on n’était plus un « assisté social », mais un citoyen, avec toute sa valeur humaine et sa richesse intérieure.

C’était une journée où on voyait la fierté des mamans qui avaient préparé les repas.

C’était une journée où on entendait des artistes soutenus par le CPAS qui nous montraient la profondeur de leur âme. Je n’oublierai jamais le son de certaines flûtes arméniennes qui vous déchirait le cœur.

C’était une journée où certains membres du personnel du CPAS nous révélaient leur talent de chanteur ou d’animateur.

C’était une journée où, subitement, on découvrait qu’un assisté social était aussi un artiste peintre qui projetait dans ses œuvres toutes ses émotions, toute sa valeur, toute sa richesse.

C’était une journée où on pouvait voir un Receveur du CPAS animer des ateliers avec des enfants.

C’était une journée animée par la joie, le sourire,  et ce bruit magnifique qu’est le rire des enfants.

Et bien, Hervé Doyen et sa nouvelle Majorité ont tout enterré sous les intérêts d’une politique médiocre et méprisable !!!

Ces « Journées Portes Ouvertes » n’auront plus lieu !

Plus d’exposition de peinture !

Plus de repas multiculturels !

Plus de chants folkloriques !

Plus de voix pour les artistes !

Plus de rires des enfants !

Tout cela est effacé, éteint et ce, pour des raisons d’une médiocrité politique incroyable.

Cette suppression est d’autant plus scandaleuse que cette Journée ne coûtait rien à la collectivité.  Elle était entièrement subsidiée.

Quel contraste avec la multiplicité des fêtes organisées par le Bourgmestre avec l’argent de la commune bien sûr.

Quel contraste avec les formations que s’offrent des échevins aux frais de la commune bien sûr.

Quel contraste avec les couteux caprices de l’échevin Leroy qui s’offre des fresques pour 200.000 euros aux frais de la commune bien sûr.

Quel contraste avec les voyages organisés au Maroc pour un projet dont les qualités et les objectifs sont parfaitement discutables.

Il est vrai que le grand ami du Bourgmestre Doyen, le responsable de l’Atelier 340, avait considéré les artistes du CPAS avec un mépris teinté de racisme social et ethnique.

Il est vrai aussi que les deux Présidents du CPAS qui se sont succédés ont l’immense défaut, d’une part, d’être socialistes, mais surtout, d’aimer les gens et de tenter à toute force de leur venir en aide.

Une fois de plus, nous sommes là confrontés à une stratégie politique d’Hervé Doyen qui n’a qu’un but, chasser de la commune les personnes en difficulté sociale et économique, et parce que, pense t’il, elles auraient peut-être l’horrible idée de voter socialiste !!!

Comment est-il possible de tomber à un tel niveau de médiocrité ?

Il est normal, en Démocratie, d’avoir des options différentes, d’en débattre, et, même, d’en discuter vivement.  Mais faire de la politique en sacrifiant les plus déshérités d’entre nous est vraiment un « crime moral ».

merry_hermanus@yahoo.com
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Un échevin très concerné

La rentrée scolaire a eu lieu ce 1er septembre dans des conditions parfois extrêmement difficiles où l’angoisse bien compréhensible des petits se mêlait avec celle, beaucoup plus grave, des parents en difficulté pour trouver des écoles.

Dans une école jettoise s’est déroulé un fait exceptionnel.  En effet, le personnel s’est retrouvé avec un enfant qu’un père était venu « abandonner » dans la cour de l’école.  Cet enfant n’était ni inscrit ni connu de l’établissement.

Tout le personnel de l’école était évidemment en émoi, et face à cette situation inusitée et extrêmement difficile à gérer, tout le monde a essayé de mettre la main sur le nouvel échevin de l’Enseignement, M. Leroy.

Impossible !!!   Le nouvel échevin de l’Enseignement ayant cru bon de prendre ses vacances au moment de la rentrée scolaire !

On peut supposer qu’il ne voulait sans doute pas être agressé par les parents dans leur quête désespérée afin de trouver un établissement scolaire pour leurs enfants.

Dans une interview à la Dernière Heure, il a signalé que ces parents étaient confiés à une cellule d’accompagnement !

Je pense qu’on pourrait lui proposer d’être lui aussi pris en charge afin qu’on puisse lui expliquer quelles sont les responsabilités d’un échevin de l’Enseignement le jour de la rentrée des classes.

Curieuse conception de son rôle !  Mais il est vrai que ce même échevin avait considéré, il y a quelques mois, qu’il faudrait supprimer une école à Jette.  Je suppose qu’il pensait à dégager des moyens financiers lui permettant de faire faire de nouvelles fresques ou d’organiser un bal à sa gloire !!!

merry_hermanus@yahoo.com
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