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Les classes de 30 élèves à Jette bientôt interdites !

C’est avec un immense plaisir que j’ai lu dans le journal « Le Soir » de ce matin le fait que la Ministre de l’Enseignement avait décidé d’interdire les classes de 30 élèves.

L’article précise que les classes seront limitées à 22 enfants ou 24 dans certains cas.

Il n’est pas inutile de rappeler que lorsque j’ai repris mes attributions d’échevin de l’Enseignement en décembre 2006, j’ai été effaré de constater l’état dans lequel se trouvait l’Instruction jettoise qui avait été laissée par l’échevin sortant et n’avait survécu que grâce à un haut fonctionnaire communal passionné d’enseignement et mettant tout en œuvre pour sauvegarder l’essentiel.

Face à cette situation extrêmement dégradée, j’ai pu faire prendre une décision au Collège limitant le nombre d’élèves par classe à 22, avec une exception pour l’école Aurore ou j’ai accepté 24 élèves par classe.

Une fois la Majorité renversée, le nouvel échevin de « la Culture et de l’Enseignement », s’est empressé de revenir sur ces décisions pourtant essentielles pour maintenir la qualité de l’Enseignement.

La rentrée scolaire s’est faite dans un chaos effrayant et seule l’omerta qui est imposée aux directeurs et aux enseignants a permis d’étouffer les cris de révolte qui ne cessent de me parvenir.

Cependant, la RTBF « Vivacité » a fait écho à cette situation et, récemment, un enseignant a même présenté sa démission, ne pouvant plus supporter les conditions de travail à Jette.

Il est donc heureux de constater que la Ministre elle-même prend une décision qui va dans le même sens que celle que j’avais réussi, à grand peine, à imposer à un Collège totalement indifférent aux problèmes scolaires.

Pourtant, face à l’extraordinaire poussée démographique, et face aux enjeux de l’intégration des personnes d’origine étrangère, l’Enseignement communal en Région bruxelloise et, bien sûr, à Jette, est l’outil essentiel avec lequel on forgera l’avenir de notre Région.

Mais en matière d’avenir, Hervé Doyen n’a qu’une seule préoccupation… le sien !!!

L’ « élu de justesse » sait que cette fois-ci, les électeurs jettois ne lui pardonneront pas d’avoir transformé notre commune en un enfer fiscal, et d’avoir été totalement passif devant l’extraordinaire paupérisation que tous constatent.

Il ne suffit pas qu’à un an des élections, Hervé Doyen se rende dans une épicerie pour y acheter deux pommes pour compenser six ans de gestion catastrophique où seules les fêtes et dépenses de prestige comptent.

La faillite dans laquelle se trouve la commune pèsera lourd, très lourd !!!

merry_hermanus@yahoo.com


Atelier 340, entrepreneur de travaux pour la commune ?

Le Collège avait confié a un sous-traitant des travaux de réfection et de réparation à l’Abbaye de Dieleghem, travaux dont elle avait grandement besoin et ce depuis longtemps.

Apparemment le choix du Collège avait été très peu judicieux puisque ce sous-traitant a fait faillite.

Miracle ! Oh Miracle !

Le Collège a confié ces travaux …. vous ne devinez pas à qui ? Mais bien sûr à l’Atelier 340 …

Entre amis, bien sûr, comme ces choses là sont faciles !

Petit problème quand même :
1.  Les statuts de l’Atelier 340 sont censés mettre en valeur l’art moderne et ne visent nullement l’immobilier

2.  Il est hilarant de voir le Collège, les petits amis de l’Atelier 340, confier des travaux à cette asbl qui depuis 10 ans maintenant ne respecte pas la convention qu’elle a conclu avec la commune et qui prévoyait précisément un certain nombre de travaux immobiliers.

Je crois que l’on atteint là le comble du cynisme et du mépris pour la réglementation car autre petite question, y-a-t -il eu un marché public avec l’Atelier 340?

Enfin, on ne peut pas dire qu’Hervé Doyen ne « couvre » pas son ami malgré le fait que celui-ci depuis 10 ans n’a pas payé un euro des centaines de millier d’euros qu’il doit, entre autre, en matière de taxe sur les immeubles abandonnés.

On en reparlera très très bientôt !

Merry Hermanus
merry_hermanus@yahoo.com

La Commune de Jette est-elle la « Grèce » de la Région bruxelloise ?

Depuis maintenant près d’un an, la vérité est apparue : Pour faire partie de la Zone Euro, la Grèce, ou en tout cas ses gouvernants, tous partis confondus, ont menti sur la réalité du budget de ce pays et sur son endettement réel.

Bien sûr, ce n’est pas le peuple grec qui est responsable, mais ses dirigeants.

A la lecture de l’avalanche de propagandes déversées par le Collège sur les Jettois à l’occasion du Marché annuel, il est impossible de ne pas faire le parallèle entre la Grèce et la commune de Jette.

En effet, on lit dans la propagande du Collège, que la commune de Jette est magnifiquement gérée, et que, depuis deux ans, son budget présente un boni cumulé !!!

Ces affirmations stupéfiantes sont le fait de l’Echevin des Finances dont de nombreux Jettois affirment qu’il n’habite, en réalité, pas la commune, et qu’il attend avec impatience la fin de son mandat pour cesser tout contact avec Jette (Cela fera bien sûr un jour l’objet d’une vérification sérieuse).

La réalité budgétaire est toute autre !!!

Savez-vous, chers lecteurs, que dans le budget, figurent pour près de 7.433.000 euros de créances douteuses dont certaines datent de 1995 et 1996 ?

C’est effarant mais c’est comme ça !

Pour un budget de 75 millions d’euros, présenter près de 10% de créances douteuse et, donc, des recettes plus qu’improbables, est particulièrement ahurissant.

Quant au boni, il faut savoir que la commune de Jette a été la seule des 14 communes bénéficiant d’une aide particulière (plan d’accompagnement de la Région) qui a vu son déficit cumulé croître sans discontinuer depuis 2004 jusqu’en 2010 !

Ce que l’échevin des Finances ne dit pas, c’est que, chaque année, la commune de Jette reçoit trois millions d’euros de la Région rien que pour combler ce déficit qui avait atteint, en 2004, la somme astronomique de 26,5 millions d’euros !!!

Ces éléments ne préoccupent nullement Hervé Doyen qui affirmait, lorsque je tentais de les mettre en évidence, que « La Région trouvera toujours de l’argent » !!!

On le sait, aujourd’hui, la Région n’a plus d’argent !!!

Mais, à Jette, on dépense plus de 200.000 euros pour le Journal communal, on s’occupe des insectes, des pigeons, des abeilles, et  de voyages au Maroc.

Mais pas du budget communal, et, surtout, pas du social.

On sabre, par contre, dans toutes les dépenses du CPAS, car, d’après Hervé Doyen, les gens qui s’adressent au CPAS … ne votent pas bien !!!

Il est effarant de constater que cette gestion du Collège a conduit la commune à une situation désastreuse qu’on fait semblant d’oublier en multipliant les fêtes et les manifestations de toutes sortes qui sont, bien sûr, payées avec l’argent des Jettois.

C’est pour cela d’ailleurs que Jette est un enfer fiscal, et le recordman de Belgique en matière d’impôt cadastral.

Quant à l’échevin des Finances, il n’hésite pas à affirmer partout que ce seront les amendes de roulage qui « sauveront la commune » et, pour ce faire, il les a fait passer de 15 à 20 euros, et certaines d’entre elles, en « infractions cumulées » allant jusqu’à 200 euros !!!

Allez Jettois ! Payez ! Payez ! Payez !

Pour que le Collège puisse organiser des fêtes, et vous faire croire que la commune est gérée.

Pour ces gens-là, mieux vaut un ridicule rond-point que de s’occuper réellement des dramatiques inondations que certains Jettois ont subies.

Je reviendrai en détail sur cette incurie invraisemblable.

En attendant, tôt ou tard, il deviendra évident pour tous que Jette est bien la « Grèce » de la Région bruxelloise.

Merry Hermanus
merry_hermanus@yahoo.com

Racisme à l’ULB : Démission du Professeur Brotchi !

C’est avec beaucoup d’émotion que j’ai appris, hier, par la presse, que le Professeur Brotchi avait décidé de quitter le Conseil de la Fondation de l’ULB pour protester contre la passivité des autorités universitaires face à la multiplication des incidents antisémites à l’ULB.

Dans son courrier, le Professeur Brotchi met ainsi en évidence la venue sur le campus de Dieudonné dont les déclarations antisémites sont légion, et de la simulation, par des artistes de rues, d’un point de contrôle israélien.

Le Professeur Brotchi cite aussi ce qui s’est passé au Cercle Solvay, et qui était proprement scandaleux puisqu’on y raillait le génocide !

Il est effarant de constater que c’est à l’ULB, à savoir le lieu même du libre examen, de la défense de la Liberté, et de la défense des Droits de l’Homme, que ce genre d’incident se produit.

Faut-il rappeler que Dieudonné, qui, donc, a été invité sur le campus, a organisé, à Paris, dans son Théâtre, une manifestation à laquelle il a invité le négationniste Faurisson qui, à cette occasion, s’est vu remettre un prix par un individu déguisé en détenu d’Auschwitz !!!

Vous voyez tout de suite le bon goût…et les allusions.

Il ne fait pas de doute  que nombreux sont ceux qui, grâce à l’anti-israélisme,     sont ravis de revêtir les habits de l’antisémitisme que leurs pères ou leurs grands-pères avaient mis au placard en 1944.

Qu’on soit opposé à la politique du Gouvernement d’extrême-droite dirigé par Netanyahou est évidemment plus que légitime.

Qu’on soit opposé à l’installation de colonies israéliennes dans les territoires occupés est aussi plus que légitime.

Qu’on condamne une politique que même le Gouvernement américain condamne n’est évidemment en rien critiquable.

Mais qu’au travers de ces critiques, parfaitement justifiées, de la politique israélienne, on en revienne, à l’ULB (le comble du comble !) au bon vieil antisémitisme, cela c’est évidemment une horreur, mais une horreur qui en dit long sur l’état d’esprit d’un certain nombre de nos concitoyens qui ont très rapidement basculé de l’anti-israélisme à l’antisémitisme le plus primaire.

Qui, aujourd’hui, peut encore ignorer jusqu’où cet antisémitisme a amené l’Europe entre 1933 et 1945 ?

Qui, aujourd’hui, après avoir vu ou entendu parler du film de Lanzman Shoah, peut encore ignorer les horreurs absolues où a conduit l’antisémitisme ?

J’ai eu le privilège d’inaugurer, dans les années 80, le bloc belge à Auschwitz.  A cette occasion, j’ai visité les lieux de la monstruosité humaine, guidé par Paul Halter, qui y avait été enfermé de 1943 à janvier 1945.

Il n’existe pas de mots pour décrire ce qui s’est passé dans ce lieu, et, malheureusement, dans beaucoup d’autres en Europe.

J’ai fait une seconde visite à Auschwitz quelques années plus tard, mais j’ai été totalement incapable de la refaire. J’ai attendu sur le parking le groupe de jeunes gens que j’accompagnais !

Qu’on soit obligés, soixante-six ans plus tard, de rappeler ces élémentsdémontre une forme de faillite morale de notre société occidentale !

Non ! Dans ce genre de domaine, on ne fait pas flèche de tout bois !  Il est des choses qui étaient inacceptables et qui le resteront jusqu’à la nuit des temps car elles touchent à l’essence même de l’individu, à savoir le simple respect de l’autre, le simple respect pour la dignité et la vie de l’autre !

Je mets en garde ceux qui, aujourd’hui, se vautrent dans l’antisémitisme.  Demain, ils en verront d’autres se vautrer dans l’anti-arabisme et, pourquoi pas, après-demain, se vautrer dans les plus ignobles propos racistes contre les Flamands ou contre les Wallons !!!

Le racisme n’a pas de limite !

Il faut le combattre à la racine.

Les Juifs aujourd’hui !

Les Arabes demain !

Après, les Wallons, les Flamands, et combien d’autres ?

La démission du Professeur Brotchi doit résonner comme un signal d’alarme afin que l’ULB redevienne ce qu’elle était dans les années 30, c’est-à-dire un foyer d’opposition à toutes les dictatures.

J’ai honte pour l’ULB !

J’ai honte pour nous !

Merry Hermanus
merry_hermanus@yahoo.com

Et si la crise institutionnelle était une chance pour Bruxelles?

Un bilan catastrophique

Rares sont ceux qui lisent les statistiques, qu’il s’agisse du baromètre social, de l’analyse de l’évolution des CPAS, ou des excellentes statistiques d’Actiris.

Et pourtant, la réalité de la situation de Bruxelles se trouve dans ces chiffres.

A quoi assiste-t-on depuis une petite dizaine d’années ?

– à une véritable explosion de la misère ;
– à une explosion de la natalité ;
– à une dégradation de l’environnement urbain ;
– à une mobilité de plus en plus catastrophique, coincée entre les élucubrations Ecolo et l’incapacité pour le Gouvernement régional de faire appliquer une série de mesures constamment bloquées par le Gouvernement fédéral (Bruxelles est la dernière capitale où des camions de tout tonnage peuvent circuler sur n’importe quelle voirie et à n’importe quelle heure…avec les conséquences qu’on devine) ;
– à un sous-financement structurel dramatique ;
– à 60% des emplois occupés par des navetteurs non contribuables à Bruxelles ;
– à la plus forte progression du chômage en Belgique ;
– à 33 % de chômeurs parmi les jeunes de 18 à 25 ans ;
– à un chômage de 23% pour les adultes (Bruxelles est pourtant la Région où se créent le plus d’emplois, mais ceux-ci ne bénéficient nullement aux Bruxellois. Rappelons qu’en 1973, Bruxelles générait 17% du P.I.B. belge, et qu’aujourd’hui, on en est à 7% ) !

Qui gouverne ?

Un gouvernement composé de 8 ministres : 3 représentants néerlandophones, 5 représentants de 3 partis francophones.

89 députés ! 19 Bourgmestres, 19 Collèges, 19 conseillers communaux, 19 Présidents de CPAS, 38 Sociétés de Logements… 40.000 demandes en instance !!!

Tout cela pour une ville de 1.100.000 habitants !

Parmi ces 89 députés, les deux-tiers sont Bourgmestres, Echevins ou conseillers communaux, ou siègent dans leur CPAS municipal.

Cela conduit à ce qu’il n’y ait aucune Tutelle sérieuse sur les communes, chacun se tenant par la barbichette.

Des parlementaires siègent, ayant obtenu 0,06% des voix des électeurs bruxellois !!!

L’un d’entre eux, dans ma commune, n’a même obtenu que 0,16 % dans son propre canton !

Sa personne m’importe peu, mais c’est le système qui permet ce genre d’aberration qu’il faut prendre en compte.

A Jette, sur 35 conseillers communaux, il y a 7 députés régionaux : un Francophone et six Néerlandophones.

Sur le total : un seul élu direct !

Sur les sept élus néerlandophones du Conseil communal de Jette, six sont parlementaires !

Un système qui permet de telles absurdités ne peut être considéré comme légitime, et ce d’autant plus que le sacro-saint principe « Un homme, une voix » est, de fait, violé !

Il a été abandonné pour sauver la communauté française de la faillite.

D’aucuns envisagent-ils encore de brader quel principe sacré de la Démocratie pour sauver Bruxelles de la faillite ?

Comment ne pas se rendre compte qu’il y a une terrible déconnexion entre ce type d’Institution et la population qui, au jour le jour, voit sa ville se dégrader… et périr !

Il est permis de se poser les questions suivantes :

– Quels sont les Bruxellois qui connaissent les compétences du Parlement et du Gouvernement bruxellois ?

– Quels sont les Bruxellois qui connaissent le nom des Ministres qui les dirigent ?

On discuterait, dans ces Instances (Parlement et Gouvernement bruxellois) du sexe des anges que ce serait la même chose…, avec les mêmes conséquences qu’à Constantinople en 1452 !

Le système mis en place par MM. Moureaux et Dehaene en 1988 ne pouvait fonctionner que sur base d’une véritable loyauté régionale et fédérale où chacun reconnaîtrait la légitimité de l’autre.

Or, nous savons que ce n’est pas le cas, et ce depuis longtemps.

Il suffit de se rappeler les déclarations de Mme Grouwels qui, elle au moins, a le mérite de la franchise…, c’est assez rare pour être souligné.

Le courage de reconnaître la réalité

La réalité, c’est :

– que le Gouvernement bruxellois tel qu’il existe est impuissant à régler les vrais problèmes de la Ville et de ses habitants ;

– que le Parlement bruxellois n’a, de fait, ni l’ancrage démocratique ni la légitimité démocratique du fait d’une pléthore d’élus dont certains le sont avec un nombre de voix ridiculement dérisoire.

Or, il ne faut pas avoir lu Tocqueville pour comprendre que lorsqu’une Institution politique fonctionne sans véritable ancrage populaire, elle est perçue comme inutile, et, au minimum, impuissante.

En un mot comme en cent, la machine gaz institutionnelle ne fonctionne plus !

Comme les Shadocks, certains pompent, pompent, pompent toujours, font semblant de pomper, et pompent … dans le vide.

N’est-il pas temps de reconnaître publiquement que la gestion de certaines communes pose un énorme problème ?

Que des montants gigantesques sont engloutis en pure perte ?

Comment croire que les fonctionnaires régionaux, bras armés du Gouvernement régional, qui ont vu leur cadre linguistique cassé trois fois, et ont été de ce fait privés, depuis douze ans, de toute promotion, sont encore motivés, et ont, ne fût-ce qu’un semblant de foi dans l’avenir de la Région ???

Le constat !

La crise institutionnelle mettant en cause l’existence même de la Belgique dure maintenant depuis 2007.

Ne devrait-elle pas conduire les leaders bruxellois à avoir le courage de mettre tout à plat, et à reconsidérer la totalité du système institutionnel bruxellois ?

Nombreux sont ceux qui, aujourd’hui, sont saisis d’angoisse face à la situation de Bruxelles.

Certains investisseurs internationaux qui auraient dû participer à des projets majeurs pour l’évolution de la Région ont fait savoir à leurs interlocuteurs bruxellois qu’ils suspendaient toute intervention avant que la clarté se fasse au niveau institutionnel. Une catastrophe !!!

Est-ce un hasard si j’ai constaté que neuf hauts fonctionnaires sur dix, de ma génération, lors de leur admission à la pension, ont quitté notre Région ?

Est-ce un hasard si les classes moyennes continuent à quitter Bruxelles pour la périphérie ?

Est-ce un hasard si la masse imposable continue à diminuer, limitant drastiquement les moyens des communes et de la Région ?

Tout cela, chacun le voit au jour le jour, mais peu osent aborder cette problématique à haute voix car ils savent qu’ils mettraient en danger le petit millier de personnes constituant la classe politique bruxelloise.

Les plus hauts responsables de Bruxelles, en privé, tiennent exactement le même langage que moi, et mieux encore car eux, ils sont mieux informés. Mais en public, c’est la langue de bois !

Le statut de Bruxelles pose question, depuis 1937, date à laquelle le Gouvernement a désigné le Baron Holvoet en qualité de Commissaire royal pour y réfléchir.

L’occupant allemand tranchant la question en instaurant le « Gross Brüssel », ce qui, pour les décennies qui ont suivi, a plombé toute chance réelle d’une rationalisation de la gestion bruxelloise.

Certains Bourgmestres, j’en suis témoin, font des efforts héroïques afin de maintenir leur commune à flot, et tenter d’apporter à leurs concitoyens l’environnement urbain et social auquel ils ont droit. Mais ils savent, de par leurs efforts eux-mêmes, que les limites sont atteintes.

La crise, une chance !

N’est-il pas temps de couper le nœud gordien ?

Oui ! Une part importante, si pas majoritaire, de la Flandre, refuse l’existence de Bruxelles !

Oui ! Tout ce qui se dit en Flandre sur la gestion de Bruxelles n’est pas totalement faux !

Oui ! Les Bruxellois sont des citoyens à part entière et ont, comme tous en Démocratie, le droit de se déterminer librement sur leur avenir.

Oui ! Telle que Bruxelles existe aujourd’hui, il n’est plus possible, dans ce schéma, d’assurer les besoins de la population, son avenir et son développement.

Qui aura le courage d’affirmer tout cela à haute voix ?

Qui aura le courage d’assumer un changement institutionnel profond et radical à Bruxelles ?

Celui-là se trouvera peut-être dans ce que de Gaulle appelait « le splendide isolement de la vérité ».

Mais il sera, je n’en doute pas un seul instant, le vrai défenseur de Bruxelles, de son avenir et de son développement.

Sans ces changements, Bruxelles, en tant que telle, disparaîtra !

merry_hermanus@yahoo.com
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