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Foyer Jettois : Toujours des appartements vides ! Pourquoi pas la transparence totale ?

Face aux réclamations de plus en plus nombreuses des habitants du Foyer jettois, une réunion a été organisée il y a une dizaine de jours dans un café.

Une trentaine de personnes étaient présentes qui, toutes, ont eu l’occasion de faire part de leur total mécontentement quant à la gestion du Foyer jettois.

Mais le pire n’est pas là !

On le sait, il y a entre 7000 et 8000 demandes d’accès à un appartement social à Jette.

Eh bien, rien que pour la rue Vanderperre, sur 54 appartements, il y en aurait 9 à 10 vides depuis un an et demi !

C’est quand même effrayant de faire une telle constatation.

Certains habitants ont remarqué que plus rien n’avait été fait chez eux, rue Vanderperre, depuis près de cinq ans !

J’ai déjà évoqué le grave problème de la sécurité.

Pourquoi ne rend-on pas publics les deux audits réalisés à la demande du précédent Président, soit l’audit des pompiers et celui de SECO ?

Dès lors, les habitants pourraient connaître la vérité sur les dangers qu’ils courent en cas d’incendie !

Bientôt peut-être un Wikileaks jettois où différents documents seraient rendus publics et où, ainsi, chaque locataire saurait la vérité ?

Mais la vérité à Jette ? Une véritable nouveauté !!!

Tiens, à propos, savez-vous qu’à Jette, on réengage des fonctionnaires pensionnés en qualité de consultants ?

C’est ainsi qu’un fonctionnaire récemment retraité vient d’être réengagé à raison de 3 heures par semaine comme consultant.

Qu’est que cela veut dire ?

Soit il s’agit de récompenser des services rendus.

Soit, dans la panique du Collège Arlequin-Pinocchio, il s’agit de tenter, avant la faillite, de mettre de l’ordre dans certains placards d’où les squelettes débordent.

La prochaine Majorité pourra peut-être apporter des réponses.

merry_hermanus@yahoo.com


Les Jardins de Jette, sinistrose et désolation !

Le dernier article que j’ai diffusé à propos de la situation des Jardins de Jette a provoqué pas mal d’émoi.

Certains Jettois m’ont fait part de leur réaction, et l’un d’entre eux a eu l’excellente idée de me faire part des soucis causés par le non fonctionnement des plots interdisant l’accès Place Jean-Louis Thys.

Depuis plus d’un an, la commune avait été alertée sur le fait que ces plots ne fonctionnaient pas. Mais, évidemment, aucune réponse !

Comme toujours, il n’y a pas d’indicateur de courrier. La commune perd tout … sauf bien sûr les avantages pour quelques amis bien placés.

Le fonctionnement des plots de la Place Jean-Louis Thys, cela pouvait bien attendre.

Mais miracle ! Les élections communales approchant, une délégation de fonctionnaires et Hervé Doyen lui-même sont venus sur place, et quelques habitants stupéfaits ont pu apercevoir un fonctionnaire qui enfonçait les plots… à coups de talons !!!

Conséquence :  ils ne fonctionnent évidemment toujours pas !

Récemment, je m’entretenais avec un ancien ombudsman de la commune, et nous parlions de cette « cité fantôme » que sont devenus les Jardins de Jette.  Il me racontait que, se baladant dans la commune avec son gilet fluo bien visible, certains habitants restaient près de lui afin de regagner leur domicile !

C’est dire l’ambiance qui règne dans ce qui devait être … une cité radieuse !

Ah, j’oubliais… Quelque chose qui n’a rien à voir, mais quand même! Le budget de Jette 2012 a été approuvé par l’Autorité de Tutelle.

Le hurleur de service, vous savez, l’échevin Pirottin, dont beaucoup  de Jettois affirment qu’il habite à Lasne, s’enorgueillit de cette approbation. Mais, petit problème !  Il ne dit pas que le budget de Jette, comme depuis de nombreuses années, n’est pas approuvé en tant que tel par la Tutelle, mais est simplement approuvé par extinction des délais !!!  C’est-à-dire que, pour ne pas être obligées d’approuver cette monstruosité faite de trucs, de ficelles et de tripotages qu’est le budget de Jette, les Autorités de Tutelle laissent passer 40 jours et, dès lors, le budget est automatiquement approuvé !!!

Voilà où on en est !

Jugez vous-mêmes s’il y a lieu de s’en vanter !

Ah oui ! Encore quelque chose qui fera plaisir à nos maraichers du Miroir.  On vient, en effet, d’apprendre, qu’un marché bio s’ouvre dans la commune, le dimanche, de 10 h à 14 h, d’où concurrence pour nos maraîchers qui, déjà, sont nombreux à quitter Jette pour s’installer à Wemmel !

De tout cela, bien sûr, Hervé Doyen s’en fiche éperdument.  Vous ne le verrez  sur le marché qu’à la veille des élections.

C’est la seule chose qui compte pour lui.

Les Jettois…, le marché…, il n’en a rien à faire !!!

merry_hermanus@yahoo.com

Un après-midi ordinaire en Wallonie. La langue, un bien inappréciable !

Le superbe Musée de la Photographie de Charleroi organisant une exposition sur les photos de la Commune de Paris, j’ai souhaité y aller en compagnie de l’aînée de mes petites-filles, passionnée de photographie.

Arrivé à Charleroi vers 13 heures, je m’arrêtai dans un petit bistrot italien des plus sympathiques et des plus populaires.

Au moment où je m’installais, j’y rencontrais un visage connu. Première bonne surprise.

J’observais les autres tables et je percevais une extraordinaire sympathie.  Les autres convives étaient détendus et souriants. C’était, pour la plupart, des ouvriers prenant rapidement leur repas de midi.

Mais ce qui m’impressionnait le plus, c’est combien je me sentais proche de ces gens.

Arrivé au Musée de la Photographie, parmi les autres visiteurs, je rencontrais, là également, un autre visage connu, un ancien fonctionnaire de la Communauté française.  J’entamais alors la conversation avec lui et la  caissière.

Ce qui était marquant, c’est à quel point je percevais une sorte de bien-être à me trouver au sein de cette Wallonie dont, à Bruxelles, nous sommes à la fois si proches et si éloignés.

J’ai toujours eu ce sentiment, même lorsque, devant me rendre à Liège pour des auditions judiciaires (et ce n’était pas forcément des moments agréables), j’étais ému de constater le sourire des gens et la sympathie qui émanait  de leur regard.

Oui, pour moi, il ne fait pas de doute qu’il y a, en Wallonie, une atmosphère de convivialité qu’on ne met pas suffisamment en évidence.

Je me pose souvent aujourd’hui la question de savoir quelle peut être, pour un Bruxellois francophone, la notion de Patrie.

Je parcours chaque jour trois journaux belges, je lis aussi attentivement la presse française, et je ne rate que très rarement le journal télévisé de France2.  La politique française m’a toujours passionné.

Quelle est donc la patrie d’un Belge ?  C’est là une question beaucoup plus importante que l’on ne pense.  Il ne suffit pas d’être citoyen européen.

J’en déduis que ma vraie patrie, la seule qui compte et qui se trouve dans mes tripes, c’est ma langue !  Cette magnifique langue française qui structure, en bien ou en mal, chacun jugera, ma pensée et l’expression souvent très maladroite de celle-ci.

Comment ne pas percevoir que cette langue est en danger à Bruxelles, mais aussi dans le monde, face à la colonisation économique et linguistique de l’américain.

Il peut paraître ridicule de se trouver des racines dans Montaigne, Voltaire ou Hugo.  Et pourtant ! N’est-ce pas là notre seule et vraie patrie ? Celle de l’humanisme, des lumières et du combat pour la justice, la démocratie et l’égalité sociale !

La langue, formidable lien entre les Wallons et l’immense majorité des Bruxelloise qu’est le français, n’est pas suffisamment mise en avant.

C’est pourquoi je crois que la Fédération Wallonie/Bruxelles, récemment mise sur pied, ne doit pas seulement être un changement d’appellation, mais doit aller beaucoup plus loin pour resserrer ce lien fondamental qui plonge ses racines dans notre langue maternelle.

Y a-t-il de plus beau nom, d’expression plus profonde, plus chargée de sens et d’émotion que la langue maternelle ?

merry_hermanus@yahoo.com


Lettre Ouverte à Hervé D. , Bourgmestre de Jette – Pourquoi nous n’avons pas participé au Conseil communal du 30 mars 2011

« Cher Hervé D.,

La Majorité du Conseil communal de ce 30 mars 2011 a voté l’autorisation d’ester en justice à propos des articles de mon  Blog et des lettres adressées à une multitude de correspondants sous le pseudonyme de Michel Panic.

Cette attitude et cette volonté d’instrumentaliser la justice ne sont pas nouvelles chez vous, mais le fait que vous ayez fait semblant de croire que M. Michel Panic et moi ne faisions qu’une seule et même personne est une insulte à l’intelligence et au bon sens.

La personne écrivant ces correspondances sous le nom de Michel Panic a d’ailleurs adressé un courrier à tous révélant sa véritable identité. Elle n’est pas affiliée au P.S., mais a une formation politique faisant partie de votre Majorité !

Vous ne pouvez donc pas ignorer que je ne suis pas l’auteur des courriers signés « Michel Panic ».

Il n’empêche, vous poursuivez dans votre volonté !  Bien sûr, aux frais du contribuable jettois.

Ce n’est pas la première fois.

Dès le 4 décembre 2007, vous avez incité un fonctionnaire communal, dont vous-même m’aviez dit qu’il était le plus proche de vous, à consulter, aux frais du contribuable jettois, un avocat afin de déposer plainte contre moi.

En 2008, vous avez à nouveau incité un fonctionnaire à déposer plainte contre moi et, dans ce but, à consulter un avocat.  Nouvelle décision du Collège.  Nouvelle dépense pour les Jettois !! Dans ce cas, la consultation m’a semblée particulièrement onéreuse.

Aucune de ces plaintes n’a finalement été déposée !

Les deux nouvelles plaintes que vous envisagez à présent se feront également à charge des contribuables jettois !

Donc, vous instrumentalisez la justice dans votre intérêt politique personnel.  Vous devriez savoir que « Quand la politique rentre dans le prétoire, la justice en sort ».  J’ai compris depuis longtemps que, pour ce qui vous concerne, c’est évidemment là votre espoir !

Le moins qu’on puisse dire, c’est que votre conception de la démocratie est inquiétante.

J’avais, pour ce qui me concerne, déposé une plainte contre vous concernant vos déclarations odieuses, diffamatoires et scandaleuses concernant ma famille et mon supposé état mental.  Vous savez que cette plainte a été jusqu’à la Chambre du Conseil, où vous avez dû être défendu, et que la Chambre du  Conseil a conclu que l’action pénale ne pouvait pas se poursuivre dans la mesure où vous êtes protégé par votre immunité parlementaire dont seul le Parquet peut prendre l’initiative de demander la levée.

1.         J’ai donc décidé d’initier une action civile contre vous en dommages et intérêts pour les mêmes motifs, disposant aujourd’hui de différents témoignages, y compris des déclarations en justice faites à l’occasion de différents dossiers.

2.         J’ai décidé d’ouvrir une action pénale à propos de certaines pratiques constatées lors de l’examen de différents dossiers.

3.         J’ai initié une action civile et pénale contre un Jettois qui s’affirme extrêmement proche de vous, pour ses déclarations insultantes et diffamatoires dans la presse.

Toutes ces actions sont engagées bien à regret, mais bien entendu à mes frais. Dans mon cas, ce n’est pas le contribuable jettois qui va payer, ce qui, mon cher Hervé D., fait, entre vous et moi, une grande différence, parmi beaucoup d’autres…

Votre volonté d’instrumentaliser la justice à votre profit me porte à penser que, pour vous, la politique n’est pas l’art de résoudre les problèmes, mais c’est l’art de faire taire ceux qui les posent !

Je veux également souligner le climat de haine dans lequel vous faites baigner la  commune et son personnel.

Après avoir répandu sur moi et sur ma famille des allégations diffamatoires et scandaleuses, aujourd’hui, vous auriez donné instruction de ne plus prononcer mon nom, et vous m’auriez affublé, de façon que l’on doit bien qualifier d’infantile, d’un surnom stigmatisant.

Vous devriez quand même être prudent parce que dans la deuxième Religion pratiquée en Belgique, « Celui qui ne peut être nommé », c’est Dieu !!!  Vraiment, là, mon cher Hervé D., vous me faites beaucoup trop d’honneur !

POURQUOI NOUS N’AVONS PAS PARTICIPÉ AU  CONSEIL COMMUNAL DU 30 MARS 2011.

Vous vous souviendrez, comme moi, de la séance où l’un des échevins de votre Majorité, a, au sens propre du terme, hurlé sa haine pendant de longues minutes à l’égard d’un membre de l’Opposition.  Cet échevin qu’on connaît cauteleux, ondoyant, serpentant, s’est subitement transformé en un personnage incandescent, hurlant et martelant ses cris de haine de violents coups sur sa tribune !

Je n’oublie pas non plus la séance du vote du Budget où votre échevin des Finances a hurlé à ce point sur notre conseillère communale Christine Rouffin et sur moi que les Elus du PS ont déposé une plainte auprès de la Tutelle, et que celle-ci a cru devoir vous rappeler votre rôle de Président.

Tous ces éléments sont des signes évidents de vote désarroi et de votre angoisse à l’approche des prochaines élections communales.

En conclusion, par vos diffamations à mon égard, par vos insultes, par la haine et la stigmatisation, il m’apparaît que vous avez « fourni la calomnie en engrais », et que je ne pouvais pas ne pas réagir.

C’est avec une grande tristesse que je me suis aperçu  que vous vous attaquez aux personnes et à leur famille. Vous auriez même tenté de porter préjudice, au plan professionnel, à l’un de mes enfants !

Ce n’est pas le sens que je donne au débat démocratique.  Il va de soi que, dans une Démocratie, chacun peut avoir des opinions différentes, chacun doit pouvoir les défendre, chacun doit pouvoir s’exprimer.  Ce n’est apparemment pas votre conception puisque vous avez voulu imposer à un des membres de votre liste de signer un document dans lequel il s’engageait à ne pas me parler, à ne pas me téléphoner et à ne dire que des choses positives sur votre action.  Pathétique !!!

Je souhaite également rappeler, mon cher Hervé D., les démarches que vous avez faites pour passer au P.S. et quitter le Cdh.

Le P.S. l’a échappé belle !!!

Permettez-moi de vous rappeler l’expression qu’utilisait à votre sujet un excellent Président du CPAS à l’époque où  vous y siégiez.  Il m’avait dit : « Hervé D. est capable du meilleur et du pire ».

Je conclurai en disant « que là où vous êtes le meilleur, c’est dans le pire ».

HERMANUS, A.M.

Premier Echevin »

merry_hermanus@yahoo.com


La Vie, La Mort ou La Loi !

Le blog que j’ai fait ce matin a provoqué une curieuse réaction.

En effet, un ami de longue date m’a expliqué qu’avant de faire quoi que ce soit, il fallait pouvoir déterminer quelle était la commune responsable et que, de toute façon, il existait une Instance d’Arbitrage qui devait pouvoir trancher s’il y avait litige.

Je tentais d’expliquer qu’il fallait évidemment faire quelque chose en urgence dans la mesure où la situation était vraiment dramatique.

Le discours changea !

Mon ami m’expliqua qu’aujourd’hui, il y avait 50 « sans papiers » et que si on les aidait, demain, ils seraient 500, qu’on ne pouvait pas accueillir toute la misère du monde, et que, de toute façon, dans la situation complexe, du fait de la localisation du bâtiment, il fallait s’abstenir de faire quoi que ce soit !

Au fur et à mesure de cette conversation, un bruit bizarre tambourinait à un rythme régulier dans mes oreilles. A un moment donné, je me rendis compte que c’était l’accélération de mon rythme cardiaque.

Je me rendais compte que cette conversation mettait en évidence le conflit immémorial entre la loi, l’ordre, la justice, la vie et la mort.

Antigone déjà viole la loi parce qu’elle veut donner à son frère une sépulture digne.

Face à l’urgence des drames humains, y a-t-il une règle, y a-t-il une loi qui tiennent ?

J’essayais de défendre ces arguments et mon ami me répondit : « Dans un pays où existe la peine de mort, tu appliques la peine de mort » !!!

C’est alors que je me souvins que, commençant ma carrière de fonctionnaire au Ministère de l’Intérieur, mon premier acte fut de voler une page du Registre des Juifs. En effet, je voulais me souvenir que, face à certaines décisions, face à certaines lois, face à certaines situations, il faut désobéir !!!

une page du Registre des Juifs

Les fonctionnaires qui ont consciencieusement rempli le Registre des Juifs dans les années 40 ont, de fait, bien sûr inconsciemment, facilité le génocide.

C’est l’honneur de certains Bourgmestres d’avoir refusé de se soumettre à cette obligation. Malheureusement, ils furent bien rares.

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Je me souvins également que pendant mon service militaire, je rencontrais, à la Prison Saint-Léonard à Liège, un vieux et « sympathique » gendarme qui m’expliquait que la meilleure partie de sa vie professionnelle, c’était celle où il avait surveillé la frontière entre la Belgique et l’Allemagne pour refouler les Juifs qui, fuyant le régime nazi, tentaient de se réfugier en Belgique !!!

C’était un fonctionnaire zélé !

J’essayais de faire comprendre tout cela à mon interlocuteur qui resta cependant d’une totale insensibilité.

Je lui expliquais que, ce soir, il mangerait paisiblement chez lui, au chaud, dans un adorable cocon familial, alors qu’à quelques centaines de mètres, les « sans papiers » seraient dans le froid, avec quoi comme nourriture…

Je n’entends donner de leçon à personne.

Je ne me sens de supériorité par rapport à personne.

Mais je crois qu’il y a des moments, qu’il y a des circonstances où la Norme doit être la solidarité et la bonté immédiates, spontanées, et directes s’imposant à tous, et dépassant toutes les Normes qu’elles quelles soient.

Je terminais cette conversation en disant à mon ami qu’effectivement, ce débat touchait chez moi quelque chose d’essentiel, quelque chose de fondamental, quelque chose qui est simplement l’Humanité et le désir d’aider son prochain.

J’ajoute que chacun ferait bien de comprendre que, dans les bouleversements économique formidables (au sens premier du terme, c’est-à-dire terribles), nos enfants ou nos petits-enfants pourraient fort bien devenir les « sans papiers » de demain.

Songeons-y.

merry_hermanus@yahoo.com
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