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Témoignage de Merry Hermanus lors de l’hommage rendu à Paul Halter le 29 avril 2013

Paul Halter, c’est d’abord une pudeur, une pudeur que beaucoup ont prise pour de la brutalité tant elle se voulait protectrice.

Paul ne se livre pas, il se veut tout d’un bloc, pas de fioritures, pas de falbalas, pas de dentelles, la vie ne lui  a pas permis d’en goûter les subtils plaisirs.  Il a vécu le temps des meurtres de masses, pas celui des bals mondains ; comme l’écrit Aragon, il a vécu un temps où «  On avait mis les morts à table ».

Chez Paul Halter, pas la moindre ostentation ; jamais il n’a capitalisé son immense malheur.  C’est ce qui explique qu’au sortir de la guerre, il a méprisé les offres qui lui furent faites de s’investir en politique, lui qui pourtant, dès sa jeunesse, avait baigné dans ce milieu.

Peut-être avait-il été trop déçu par la lâcheté de ceux qu’il croyait grands et qui se révélèrent,  en Juin 1940, n’être que des nains !

La cohérence de la vie de Paul est pourtant l’engagement. Très jeune, l’engagement politique, puis ce fut la plongée dans la résistance, plus tard la participation à l’aide au FLN de la Wilaya IV.

Son immense mérite est d’avoir réussi à vaincre deux des impitoyables ennemis de la vérité : l’oubli et l’indifférence.  Et ce  fut la création de la Fondation Auschwitz, l’organisation des voyages pédagogiques, et l’enregistrement des témoignages des survivants des décennies avant que Spielberg ne s’y attelle.

Il n’est pas inutile de rappeler que les voyages à Auschwitz furent lourdement critiqués par ceux qui, disposant de l’appui des médias, n’avaient pas eu l’idée de les entreprendre.  Ils y viendront mais avec bien du retard !

J’ai eu le privilège d’écrire, avec Paul Halter, sa biographie.  Pendant un an, nous avons travaillé à retrouver cette existence dont le cours a été tranché par la barbarie nazie.  Dans cet ouvrage, il manque l’émotion que Paul n’a pas voulu livrer, et je n’ai pas été capable de faire ce que suggère Jules Michet : « Faire parler les silences de l’Histoire. »

Pourtant, en l’écoutant,  me revenaient tout le temps en mémoire ces quelques lignes de Musset : «  Analysez la plaie et fourrez-y les doigts, il faudra de tout temps que l’incrédule y fouille, pour savoir si le Christ est mort sur la croix ».

Je fus le témoin d’une extraordinaire rencontre, les retrouvailles de Paul Halter et de Vidal Séphiha  détenu à Auschwitz en même temps que lui.  Ce jour- là, me faisant tout petit, écoutant effaré, je compris que ce que ne se pardonnent pas les survivants, c’est ce qu’ils ont subi et surtout ce qu’ils ont fait pour survivre…

Finies les légendes dorées sur la solidarité dans les camps, seuls m’apparaissaient des hommes nus, chairs sanglantes, crucifiés dans l’indicible horreur du camp,  ne tenant debout que grâce à la brutale rage de vivre, un jour de plus, une heure de plus,  dans un monde d’où toutes les valeurs avaient disparu, dans un monde où l’on avait tué l’homme dans l’homme.  Survivre, c’était trouver en soi les ressorts d’un égoïsme sacré et tragique qu’il sera impossible de se pardonner une fois la liberté retrouvée.

Paul Halter ne se pardonnera jamais d’avoir fourni à ses parents de « vrais-faux » passeports ne sachant pas que le fonctionnaire d’Ixelles qui en était l’auteur, tenait une comptabilité méticuleuse…et mortelle de ces documents.  Jamais, il ne pardonnera à l’homme qui dans un souffle, lors de son débarquement à Auschwitz lui appris la mort de ses parents dès l’arrivée de leur convoi.

Les récits que Paul Halter m’ont permis de voir Bruxelles sous un jour différent.

Je ne passe plus devant l’entrée du théâtre des galeries sans penser à Paul tentant de fuir la Gestapo et ne parvenant pas à recharger son arme.

Oui ! Paul Halter ne fut pas qu’un témoin, il fut un acteur de la folie de ces temps atroces.

Aujourd’hui, il ne s’agit pas d’embaumer Paul Halter sous le flot de mots morts.  Il faut poursuivre son action et Dieu sait si elle est plus que jamais nécessaire à Bruxelles.

Nous vivons dans une région où un élu, voulant parler du génocide dans les classes terminales d’une école secondaire, entend, stupéfait, ces phrases odieuses : «  Oui, c’était terrible, mais c’était bien fait.  Hitler avait raison ! » .

Nous vivons dans une région où un député a traité un journaliste de « pourriture sioniste ».

Nous vivons dans une région dont un député participait il y a quelques mois à une manifestation à Anvers dont l’un des slogans était : «  Les juifs dans le gaz ».

Nous vivons dans une région où l’affiche annonçant un débat sur le sionisme reproduisait un dessin digne de l’exposition organisée par les Nazis en 1941 pour reconnaître « Le Juif ! ».

Je pourrais poursuivre cette triste liste.

Lourde, très lourde responsabilité qu’auront les politiques en Juin 2014 lors de la constitution des listes électorales car ils devront se libérer, mais en auront-ils la force, de ceux pour qui de toute évidence, l’antisémitisme d’importation est devenu un ciment communautaire.

Faire vivre la mémoire de Paul Halter, permettre qu’au-delà de la mort, son cœur continue de battre dans l’Histoire, c’est être fidèle à ses combats, non pas cette fidélité confite de bonnes paroles, mais cette fidélité active, vigilante, offensive, celle qui implique la lutte contre l’antisémitisme et tous les racismes.

C’est le seul, hommage à lui rendre, le seul qui ait un sens, celui de toute sa vie.

merry_hermanus@yahoo.com

Foyer jettois : Mépris à tous les étages !!!

Les habitants du Foyer jettois rue Jules Lahaye ont reçu dans leur boîte aux lettres une notification leur demandant de rester à leur domicile les 18 ou 19 avril pour accueillir les ouvriers chargés d’installer les détecteurs de fumée et de vérifier…enfin, les tuyaux du gaz.

Problème : Personne n’est venu !!!

Donc, les habitants du Foyer jettois, dont certains ont dû prendre un jour de congé au plan professionnel, ont attendu … pour rien !!!

Sans la moindre explication !

Sans le moindre avertissement !

On ne peut mieux exprimer le total mépris dans lequel la direction du Foyer jettois tient les habitants dont elle a la charge.

J’ai déjà évoqué à différentes reprises le fait que le Président du Foyer jettois n’avait strictement aucun pouvoir réel.

Le départ du Directeur-gérant fait sortir du bois les vrais gestionnaires du Foyer jettois, c’est-à-dire l’ex-Président Leroy, vous savez, celui qui n’a pas hésité à offrir 50.000 euros  et 200 euros à vie à un Directeur, et qui dispose, au Foyer jettois, de son « homme à tout faire, à tout voir et à tout dire ».

Curieux d’ailleurs, parce que quelqu’un, aujourd’hui, se permet, au Foyer jettois,  de signer « Directeur général faisant fonction », alors que la Tutelle, c’est-à-dire la Société régionale du Logement, n’a toujours pas accepté cette direction temporaire.

Qu’à cela ne tienne ! A Jette, lorsqu’on a des copains bien placés et qu’on les présente sur Facebook, rien n’est impossible.

Il est même possible de ne pas payer ses taxes pendant plus de onze ans comme l’a fait l’Atelier 340.

Mais, au Foyer jettois, toujours le mépris !

Récemment, lors d’une réunion avec des locataires, l’un d’entre eux avait demandé la possibilité de s’exprimer en néerlandais.  Cette possibilité lui fut bien sûr offerte. Mais, chaque fois que cette personne prenait la parole, on lui rétorquait, d’un air pincé et méprisant, « Mais parlez néerlandais Monsieur » !!!

Voilà où on en est dans cette Institution pourtant tellement importante pour les Jettois.

Mais Attention !!! Ceux qui critiquent sont évidemment, comme le dit avec beaucoup d’élégance la direction temporaire…faisant fonction : « Des imbéciles » !!!

Nous n’en doutons évidemment pas !!!

merry_hermanus@yahoo.com

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Pour le Foyer jettois, pas un euro… les locataires attendront !

Le « Soir » du mercredi 21 mars dernier a publié un très intéressant article « Plan quadriennal de rénovation : 206 millions d’euros pour le  Logement social ».

Pour les Jettois, la lecture de cet article est désespérante.

En effet, on y découvre la liste complète de toutes les sociétés de logements qui bénéficieront de ces 206 millions d’euros à l’initiative du Ministre Doulkeridis.

Mais…il n’y a pas un centime prévu pour Jette !

Est-ce parce que le Ministre est furieux que le million deux cent mille euros qui avaient été prêtés pour réaliser des travaux de sécurisation ont été utilisés pour construire deux appartements passifs dont on sait que la qualité s’est révélée catastrophique au moment de la vague de froid ?

Est-ce parce que le Ministre est conscient de la gravité de la situation mise en lumière par le précédent Président qui a fait faire un audit par SECO et par les pompiers ?

En tout cas, une chose est certaine :

–       Les ascenseurs en panne ;

–       Insécurité ;

–       Insalubrité ;

–       Incendies à répétition à proximité de la rue Jules Lahaye ;

–       Difficultés invraisemblables de parking ;

–       Coupures de gaz ;

–       Multiplication de bonbonnes et des dangers qui s’en suivent.

Voilà le triste décor du Foyer jettois !

Plus aucun locataire ne se fait d’illusion.Ils savent tous que l’actuel Président n’a, en réalité, aucun pouvoir, et que toutes les ficelles sont tirées par l’ancien Président Leroy, vous savez, le type qui avait offert 50.000 euros à un directeur dont on voulait se débarrasser et à qui il avait donné 200 euros par mois à vie, et cela, sans respecter la moindre règle statutaire.

C’est le poisson-pilote de ce triste personnage qui se fait offrir une fresque     à 150.000 euros aux frais des Jettois qui continue à tirer les ficelles.

C’est lui qui est à la source des derniers bouleversements qui viennent de se produire au sein du Foyer jettois.

Pour ce qui est de l’actuel Président, il n’a plus qu’à assumer… une catastrophe si elle survient.

Voilà à quoi il sert, et à rien d’autre si ce n’est à nourrir ses propres espoirs… ce qui lui est évidemment toujours permis.

merry_hermanus@yahoo.com

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