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La preuve par … les tunnels !

« Le Suffrage Universel, c’est la lumière en plein jour.
En lui toute force est 
obligée de s’exprimer,
toute conscience 
de se livrer. »
Jean Jaurès.                               
                   

Un étonnant succès.

Il y a quelques mois j’avais envoyé une lettre ouverte à Elio Di Rupo portant sur la dramatique paupérisation sociale, économique et politique de la région bruxelloise.  Cette lettre dont la presse flamande a abondamment parlé a été un véritable phénomène, elle a été visionnée par plus de 16.000 personnes en une semaine !   Jamais, le blog que je tiens, épisodiquement depuis 2009 n’avait connu un tel succès.  On peut donc supposer que ce que j’exposais devait répondre à une certaine attente.  J’en reviens aux échos dans la presse, du côté francophone, seuls la DH et le Vif l’express en ont fait état… Il m’est revenu que certains, en haut lieu, estimaient qu’il valait mieux ne pas évoquer cette analyse sans concession du chaos bruxellois.  Or, c’est bien de cela qu’il s’agit.  Je démontrais que rien ne pouvait fonctionner à Bruxelles et que le mille-feuille institutionnel s’ajoutant à l’invraisemblable machine à gaz politique ne pouvait conduire qu’au désastre.  Nous en avons maintenant une singulière démonstration.  Aujourd’hui, la preuve est faite… la preuve par les tunnels.

D’abord un peu de (mauvaise) cuisine électorale.

Comme je l’avais souligné à Bruxelles les principes du suffrage universel sont violés.

En effet, le collège électoral où sont cantonnés les candidats flamands répond à des normes différentes de celles imposées aux Bruxellois francophones, logique imparable dans la mesure où 14 sièges sont automatiquement réservés à un corps électoral considérablement réduit par rapport à celui des 75 sièges francophones.

De qui Mr. Smet ministre de la mobilité est-il l’élu ?  De qui est-il le ministre ?

J’évoque sa situation dans la mesure où il a en charge la mobilité, mais comme on le verra son cas ne diffère pas des autres néerlandophones élus à Bruxelles.

Il m’a donc paru intéressant de reprendre certains chiffres de la dernière élection régionale

Constatons d’abord que le collège électoral flamand correspond à 9,1 % de celui des francophones.  Dans le groupe Nl., Mr Smet réalise 5,05 % des voix.  Ce qui n’est déjà pas exceptionnel sur 53.379 électeurs.  Mais il y a mieux… Une fois nommé ministre, il devient l’élu de tous les bruxellois, quel que soit le collège électoral auquel il appartient, or le nombre d’électeurs total était en 2014 de 637.689, donc Mr. Smet est ministre de la mobilité à Bruxelles en représentant 0,42 %  des voix !  En effet, par un tour de passe-passe institutionnel, les élus du collège flamand devenant ministres, le sont, non pas pour les matières limitées à leur communauté mais pour tout Bruxelles !

Pour ne pas faire de jaloux, je note que la charmante Mme Grouwels ne représente que 0,34% des voix et l’étonnant Mr De Lille 0,32%.
Tous deux furent, avec de tels scores, ministres bruxellois.

Je n’évoque pas les résultats des 14 élus flamands dont certains sont députés avec quelques centaines, voire quelques dizaines de voix !  Pour être simple, il suffit de dire que ces gens nous gouvernent mais nous ne les avons pas élus!!!
Des révolutions ont eu lieu pour moins que cela !

 Y a – t – il un autre état démocratique où un tel mécanisme si insolemment injuste peut exister ?

Comment dans ces conditions accorder la moindre légitimité à de tels élus, à de tels ministres.  Nous sommes en pleine dérision.  Or, sans légitimité pas de démocratie.  Il est aussi permis de se poser des questions sur les rapports que de tels « ministres » entretiennent avec leurs compétences, quelle vision ont-ils d’une population dont ils ne sont les élus qu’à raison de 0,42 % !  Ont-ils de quelconques devoirs envers un électorat qui ne les a pas élus ?  Ont-ils des devoirs envers cette population à laquelle ils sont électoralement étrangers ?

On n’ose imaginer une situation semblable en Flandre ou en Wallonie.  Jamais cela n’aurait été accepté.  Si cela ne soulève aucune objection à Bruxelles, c’est que nous ne sommes pas une région, nous disposons d’aucune identité.  La classe politique bruxelloise ne réagit pas car elle vit, fort bien, de cette situation, pourquoi en changer… Jusqu’au moment où les faits viennent, selon l’expression consacrée, leur mordre la nuque !  Avec les tunnels, nous touchons la preuve de l’incapacité de ce mille-feuille, non seulement de répondre aux besoins de la population mais bien plus essentiellement d’assurer sa sécurité… et cette chose toute simple la liberté de circuler !

Les tunnels ou la piscine ?  En somme nager ou circuler à Bruxelles !

Comment s’étonner dans de telles conditions que Mr. Smet trouvait judicieux de consacrer 27 millions d’euros pour l’érection d’une piscine sur le canal.  Pas d’argent pour l’entretien des tunnels mais une somme énorme pour un « caprice » de bobo en mal d’originalité ou nostalgique de la piscine De Ligny qui, installée à Paris sur la Seine, fut un haut lieu de la drague.  Contrairement à ce que j’ai lu ici ou là, ce ne fut pas un projet en l’air comme il y en a tant !

Non !  Après un moment d’ahurissement, un accord était obtenu, je puis assurer que même Moureaux s’était rallié à ce projet qu’il estimait « sympathique pour sa population qui l’été pourrait ainsi nager en plein air. » Je suppose sur base d’horaires séparés pour les hommes et les femmes !!! Attention, ne pas déplaire aux si sympathiques barbus ! Il me l’a dit personnellement.  J’en suis resté comme deux ronds de flan !  Nous n’avons évité cette scandaleuse bêtise que parce que Mr Smet a été remplacé par Mr De Lille qui avait d’autres priorités… cyclistes celles-là.

Mais ce qu’il faut retenir, c’est que le gouvernement bruxellois, de par le blocage dont est susceptible chacun de ses 8 membres, est soumis à toutes les élucubrations… De toute façon, c’est toujours les contribuables qui payent.  Pourquoi se gêner ?  Ainsi au cours de la même législature où Mr. Smet songeait à sa piscine, Mme Huytebroeck faisait installer dans les parcs bruxellois des WC finlandais coûtant plus de 17.000 euros pièce… oui, oui vous avez bien lu, 17.000 euros pièce !  Après leur installation, il a fallu les démonter et les réinstaller car ils polluaient la nappe phréatique supérieure… étonnant non !

Mais comment refuser à l’Ecolo Huytebroeck son petit caprice ministériel car elle aussi, si on n’acceptait pas de lui céder pouvait bloquer l’exécutif bruxellois pendant des semaines ou des mois, alors un moment de honte étant vite passé, elle a eu ses coûteux jouets.  Les promeneurs bruxellois qui usent des précieux édicules en connaissent-ils le prix ?  Ils ne devraient s’y soulager qu’avec le profond respect que l’on montre à ces cathédrales de la stupidité !

Pourquoi les tunnels n’ont pas été entretenus ?

Non ! Il ne s’agit pas du manque de moyens budgétaires… Il y a une raison fort simple, simpliste mais que curieusement personne ne mentionne… Réparer les tunnels NE RAPPORTE  AUCUNE VOIX !  IMPACT ÉLECTORAL  ZERO !

Voilà la raison, la vraie, l’unique, la seule. Une piscine sur le canal, oui, ça c’est original, porteur, la presse va en parler, des pistes cyclables ou des garages pour vélos, super très bien, c’est tendance, des WC finlandais, magnifiques, exotiques… mais les tunnels franchement qui en parlera ?  Quelle visibilité médiatique, quel impact électoral…,invendable politiquement, alors… on a attendu des jours meilleurs !   Jusqu’à ce que les plaques de béton en aient marre et décident de se détacher.

D’inquiétants tunnels.

Les hasards de la vie m’avaient conduit à rencontrer le DG des travaux publics qui fut chargé de construire certains d’entre eux.  Il ne m’avait pas caché ses inquiétudes en cas d’incidents majeurs.  Jusqu’ici les blocs de béton qui se sont détachés n’ont blessé personne mais comme chacun le sait… le pire n’est jamais certain mais n’est jamais décevant !

A l’époque où elle était gouverneur de Bruxelles, Mme Paulus de Châtelet avait à de nombreuses reprises attiré l’attention de Picqué sur certains dangers liés aux tunnels, non seulement elle n’avait pas été écoutée mais en outre, elle était considérée comme une empêcheuse de danser en rond, alors qu’elle ne faisait que son métier avec sérieux et compétence.  Mais cela ne rentrait pas dans les schémas-directeurs de la gestion de Picqué !   Curieux d’ailleurs que ces notes n’aient pas fait surface et que personne jusqu’ici ne les ait mentionnées… peut-être qu’elles aussi ont été mangées par les providentielles souris papivores !

Le festival de cynisme, d’irresponsabilité, de mensonges.

Lorsque l’état des tunnels ne pouvait plus être dissimulé, qu’il n’était plus possible de se cacher derrière son petit doigt, les Bruxellois ont pu assister à un invraisemblable spectacle.  C’était à qui ferait preuve du plus de cynisme, d’une effarante irresponsabilité.

À tout seigneur, tout honneur, d’abord Picqué, le roi du macadam, l’expert, le champion incontesté toute catégorie, docteur honoris causa de toutes les universités en matière de cynisme.  Sa première réaction fut :  » c’est la faute de l’administration qui ne nous a pas informés. »  Il ne faut pas avoir lu Somerhausen ou Cambier pour savoir que l’administration est une force de proposition et d’exécution, la décision appartient aux politiques et à eux seuls, se défausser sur l’administration c’est de la lâcheté, d’autant plus qu’on découvrira au fur et à mesure que des notes existaient, nonobstant celles du Gouverneur que Picqué connaissait fort bien.

Il a dirigé la région pendant plus de 15 ans mais il n’est responsable de rien…
A ce niveau, l’hypocrisie est une forme de franchise.  En ce sens, Picqué est d’ailleurs un personnage fascinant qui mériterait une thèse de doctorat.
Son cynisme distancié, rigolard est une forme de grand art.  En effet, en privé, pendant ces 15 ans où il présidait l’exécutif bruxellois, il ne se cachait nullement pour dire qu’il ne croyait pas en cette région, qu’il était impossible que cela fonctionne,  allant si loin dans son mépris qu’il mettait souvent très mal à l’aise ses interlocuteurs comme par exemple le ministre Cerexhe qui supportait très mal d’entendre Picqué soutenir que c’était au collège Saint Michel qu’on lui  avait appris cette étonnante distance à prendre avec la vérité.

Je l’imagine, Charles Picqué recevant son énorme chèque de fin de fonction lorsqu’il quittera le plantureux fromage de la présidence du parlement bruxellois, je le vois se retournant vers nous, les « socialistes grabataires, ultimes et incertains rameaux d’une espèce bientôt disparue », abandonnant pour une fois son effroyable cynisme distancié, revenu de tout, ricanant de grossièretés, rigolard, avec un large clin d’œil, il nous lancera :  » je vous ai bien eus… Jamais je n’ai été des vôtres ! « .  Enfin, à l’ultime instant, les poches bien garnies, il dira La Vérité.

Et pourtant, j’éprouve pour cet homme une forme de tendresse triste, tant est perceptible chez lui l’ inguérissable blessure de l’enfance, l’irrépressible, le frénétique besoin d’être aimé caractérisant les gens angoissés par le peu d’estime qu’ils ont d’eux-mêmes, honteux d’avoir triché pendant toute une vie.  On ne collectionne pas innocemment les châteaux forts en carton pâtes ! Les gens sans illusion sur la nature humaine, y compris sur eux, ont tant besoin d’être protégés… !

Quant à Moureaux, les tunnels furent un électrochoc, subitement il perdit la mémoire.  Alors que rien ne se faisait à Bruxelles sans son souverain et vociférant arbitrage, il lançait un tweet laissant entendre qu’il n’y était pour rien !  Trou de mémoire brutal, le noir absolu, non ! Jamais il n’avait supervisé la répartition des fonds de Beliris, non jamais, il n’avait exigé que tout passe par Molenbeek, du moindre centime aux millions européens les plus juteux !  Effrayant alors que Picqué et Onkelinckx n’étaient au mieux que de maugréants mais soumis factotum, ne pouvant lever le petit doigt sans que Moureaux se demandât si ce doigt n’était pas un poing tendu vers Molenbeek.

Si Picqué c’est le cynisme, Moureaux c’est la lâcheté.  En fait, Philippe Moureaux c’est le type qui voit le monde depuis un wagon de première classe, mais une première classe qu’il aurait refusé de prendre pour faire un bras d’honneur à son milieu, et ainsi, croit-il, mieux le trahir, sans se rendre compte que son cerveau ne conçoit le monde qu’avec les lunettes que sa caste lui a mise sur le nez, ne se rendant  jamais compte de la différence entre ses fantasmes égalitaires et les « effroyables pépins du réel. »

Pour lui, le monde est une construction au départ des stéréotypes construits par un bourgeois qui a découvert le marxisme grâce aux leçons de l’un de ses domestiques.  Si la réalité ne correspond pas, il suffit de changer de réalité !  Avoir été  collectionneur de cactus est plus explicite qu’un long discours sur les ressorts profonds d’une telle  personnalité !

Je n’évoque pas ici les réactions de Mr. Smet, de Mme Grouwels tant celles-ci me semblent en-dessous de tout,  c’est le niveau zéro… et encore en été, car en hiver, c’est en-dessous de zéro !

La commission de la honte ou comment démontrer aux électeurs qu’on s’en fiche totalement d’eux !

Énorme, stupéfiant, c’est Picqué qui préside la commission parlementaire chargé de faire la lumière sur le dossier des tunnels.

C’est comme si l’on avait chargé Grouchy de présider la commission chargée de déterminer les causes de la défaite de Waterloo.

C’est comme si l’on avait chargé Gamelin, chef d’état-major Général français, de présider la commission sur les causes de la défaite de la France en Juin 40.

C’est comme si l’on avait demandé à l’ingénieur chargé de la sécurité de la centrale de Tchernobyl de présider la commission sur les causes de l’explosion de la centrale.

C’est comme si l’on avait demandé à l’ingénieur Japonais qui avait conçu le mur de protection de la centrale de FUKUSHIMA de présider la commission chargée de déterminer les causes de la catastrophe… Il y a des moments où le rire s’efface.  Et pourtant non !  Au parlement Bruxellois, ils ont osé.  Picqué s’est imposé, la majorité a laissé faire.  Gigantesque plaisanterie, dérision totale de la démocratie et du simple bon sens.  De quoi enlever sa dernière illusion à l’homme sans illusion !

Une fin de régime ?

Dans ce bourbier, l’actuel Ministre-Président, Rudi Vervoort essaye avec une efficacité, une humilité et une obstination, tranchant avec les pratiques verbeuses de son prédécesseur, de sauver ce qui peut l’être.  La question est de savoir jusqu’à quand cela pourra tenir ?  En tout état de cause, plus très longtemps… jusqu’au prochain accident grave causé par les négligences ministérielles ?
Il faut avoir entendu l’effarement des autorités judiciaires et policières françaises découvrant récemment  l’existence de nos six zones de polices pour comprendre le décalage qu’il peut y avoir au niveau du fonctionnement normal des institutions et la situation à Bruxelles et pourquoi ne pas le dire en Belgique !  Car, en effet, qui peut douter que la situation bruxelloise est emblématique de la situation belge.  Une Justice dans un état lamentable où un magistrat met publiquement en cause, à juste titre, les projets d’un ministre de la justice, où les fonctionnaires de justice sont écrasés par le nombre de dossiers, où la justice est considérée comme une loterie, où les délais rendent la notion même de justice plus qu’aléatoire !  Un pays où l’on doit interrompre une exposition car il pleut sur des toiles du XVIIème siècle, un pays où les salles des musées sont constellées de seaux pour récolter l’eau de pluie… etc.  La Belgique, de toute son histoire, n’a jamais été une nation, aujourd’hui elle n’est plus un pays !

Ce long, ce très lent divorce des belges conduit à une grangénisation de toutes les institutions.  Le courage serait de tirer un trait définitif et de remettre une bonne fois pour  toute la problématique institutionnelle à plat… mais le mot « courage »  est semble-t-il inconnu dans le vocabulaire… politique. En attendant, à Bruxelles, l’enseignement produit chaque année de futurs chômeurs … et les tunnels s’écroulent… la mobilité n’est qu’un énorme infarctus automobile… mais Picqué préside la commission sur les tunnels… tout va bien… de la même façon que le type qui tombe du vingtième étage se dit, arrivé à la hauteur du troisième étage, que tout va toujours bien… jusqu’au terrible choc final !
Allez encore un petit effort et on y est !!!

Auguste Merry Hermanus

Les jurys d’Assises manipulés ?

Lecteur assidu de « Libération », j’y découvre, la semaine passée, un article curieux mais extraordinairement éclairant, bien que, malheureusement, très incomplet sur un point capital.

En effet, le journaliste y relate le procès fait par la Justice française à un juré d’Assises, M. Allègre, car ce dernier a trahi le secret des délibérations du Jury auquel il appartenait.

Mais pourquoi a-t-il, après deux, trois ans de silence, commis cette violation de la Loi ? 

La réponse est simple, M. Allègre a été très choqué par les manipulations de la Présidente du Tribunal, siégeant de concert avec les membres du Jury.  Celle-ci a, en effet, eu des expressions d’une extrême brutalité, du genre  « Je ne veux pas de vote blanc dans mon jury »,  « Je veux une unanimité », « Je veux une condamnation » !

Voilà ce que, d’après M. Allègre, cette Présidente aurait déclaré.

C’est évidemment extrêmement inquiétant dans la mesure où la Loi a prévu, dans le Droit pénal français, comme dans le Droit pénal belge, que le Jury d’Assises, c’est le Tribunal du Peuple, et non pas le Tribunal des Magistrats.

N’oublions pas que les Jurés, peuvent, pendant toute la durée du procès, poser toutes les questions qu’ils souhaitent, et bien sûr, bénéficier, pendant leur délibération, de conseils d’ordre juridique.

Mais la décision fondamentale portant sur la culpabilité ou non leur revient à eux et à eux seuls.

Cet évènement qui se déroule en France nous en dit long sur la façon dont la Loi est observée.

Mais j’ai amèrement regretté que le journaliste n’ait pas cru devoir rappeler qu’en France, la présence d’un Magistrat avec les Jurés n’a été imposée que depuis la période de Vichy dont on sait qu’elle était un fascisme rampant n’osant pas dire son nom.

Ce sont donc les tenants de la « Révolution nationale », Pétain et autres, qui ont imposé la présence du Magistrat.

L’objectif était évidemment simple à discerner : Obtenir les condamnations qu’on voulait !  Ainsi, une femme ayant commis un avortement a été guillotinée pendant la période de Vichy.  C’est d’ailleurs la dernière femme exécutée en France.

Il est parfois regrettable que certains journalistes aient si peu de mémoire…ou si peu de culture.

Il est également intéressant de noter que dans le procès qui se fait à M. Allègre, le Procureur a également été courageux puisqu’il a reconnu, dans son Réquisitoire, que les paroles qu’aurait prononcées la Présidente du Tribunal étaient choquantes, celles-ci ayant d’ailleurs été corroborées par d’autres témoins.

Il n’en reste pas moins qu’aux yeux de la Loi, le courageux M. Allègre a violé celle-ci et subira une condamnation de principe.

Mais pourquoi ne pas oser aller plus loin et revenir sur la présence du Président du Tribunal lors des délibérations du Jury d’ Assises.

Pourquoi une Loi prise sous Vichy est-elle encore d’application ?

Qui cela arrange t’il ?

Certainement pas le justiciable !

 merry_hermanus@yahoo.com

PARKINGS : Des citoyens se rebiffent !

Le Juge a dit !

Consultez cet article Le Juge a dit ! au format pdf.
 

Il ne se passe pas un jour sans qu’un commerçant du Miroir m’informe qu’un conflit, qu’une dispute ont eu lieu à propos du prix du  parking !

 

A Jette, c’est devenu vraiment exorbitant! Mais comme le crie dans les couloirs de la commune l’échevin des Finances, « Ce sont les amendes qui sauveront le budget communal » !

 

Nombreux sont les commerçants jettois qui disent que, lui, il s’en fiche, puisqu’il habiterait à Lasne !

 

Un lecteur m’a fait parvenir un extrait d’une revue « Budget et Droits » de mars/avril 2012 où il est fait référence du cas d’une citoyenne qui a refusé de payer les amendes pour infractions que lui infligeait la ville de Charleroi.

 

Plutôt que de commenter cette décision de justice, je vous invite à la lire attentivement (voir document joint), de façon à mesurer l’impact que pourrait avoir la réaction des différents habitants qui en ont vraiment marre de sans cesse payer !!!

 

merry_hermanus@yahoo.com


Cela se passe comme ça à Jette !

Depuis longtemps, j’essaye d’informer les Jettois sur les extraordinaires dysfonctionnements dont j’ai été témoin à la commune de Jette.

Je pourrais écrire un volume tant ils sont nombreux et emblématiques de la situation calamiteuse qui règne à Jette.

Il y a cependant un cas que je souhaite expliquer dans la mesure où il est caractéristique et parce qu’il met en évidence les carences de la gestion d’Hervé Doyen.

Une taxe – Un jugement – Un léger oubli !

Comme de très nombreuses communes, la commune de Jette taxe les becs verseurs des pompes à essence. 

Mais la réglementation prévoit que si le contribuable s’estime lésé ou estime ne pas devoir payer la taxe, il peut introduire une réclamation et même être entendu par le Collège.

Malheureusement, trop peu de citoyens utilisent cette possibilité et payent pour des règlements le plus souvent mal fichus ou appliqués de façon pour le moins aléatoire.

Il est vrai qu’à Jette, certains ne payent jamais leurs taxes, comme l’Atelier 340, et ce, depuis plus de dix ans ! Soit une perte de plus ou moins 450.000 euros.

Sur cela aussi je reviendrai.

Mais le cas dont je voulais vous parler est le suivant :

Une grande Compagnie pétrolière s’était fait taxer pour ses pompes situées sur la commune de Jette.

Elle avait fait analyser la taxe.

Elle avait comparé les réglementations.

Elle avait demandé à être entendue par le Collège.

Par une belle matinée de Printemps, le Collège se réunit et reçoit une série d’explications qui confirment que, bien sûr, la commune est totalement dans son droit, que cette Compagnie pétrolière tente de ne pas payer sur base d’une argumentation fallacieuse, etc, etc.

Comme toujours, à Jette, on était certain d’avoir raison !

Petit problème !!!

La Compagnie pétrolière se fait représenter par un avocat.

Ce dernier, jeune et sémillant, fait son entrée au Collège et écoute, l’air intéressé, l’exposé qui lui est fait du soi-disant bien fondé de la fameuse taxe.

Après cet exposé, l’avocat demande à prendre la parole et dit fort poliment : « Monsieur le Bourgmestre, je ne comprends pas !  Il y a trois mois, la commune de Jette a été condamnée à la demande de la Compagnie que je représente pour cette même taxe qu’elle ne pouvait pas appliquer dans les conditions où elle le fait » !

Consternation !

Désolation dans les lieux saints !

Affolement !

Certains visages deviennent gris !

Ciel, aurions-nous tort ?

Personne, apparemment, à la commune de Jette, ne savait que ce jugement avait été rendu par le Tribunal de Première Instance de Bruxelles, et que la commune avait été condamnée !!!

Pour la beauté du geste, j’ai demandé une suspension de séance et j’ai tenté d’obtenir quelques explications.

Mais, évidemment, je n’ai entendu qu’un vague bredouillage et, bien sûr, aucune explication tenant un tant soit peu la route.

Eh bien voilà !

C’est comme ça que cela se passe à Jette !

Evidemment, il n’y a pas d’indicateur de courrier entrant, et je dispose des lettres de l’avocat  de la commune qui, expliquant qu’il n’était pas payé, voulait en tirer les conséquences que chacun peut comprendre.

Ah oui, j’oubliais !  Autre élément « comique » : la commune de Jette a été condamnée il y a quelques années en Justice de Paix parce que, tout simplement, elle ne s’était pas présentée !!!

Un oubli sans doute…Une peccadille !

J’aurai l’occasion, dans les mois qui viennent, d’informer systématiquement les Jettois sur ces étonnantes pratiques, en insistant sur le fait qu’à Jette, il vaut mieux vérifier deux fois avant de payer ce que la commune vous commande d’acquitter.

A bonne entendeur …

merry_hermanus@yahoo.com


TRAM 9 : Hervé Doyen a trouvé les coupables : C’est Picqué et Kir !

A la veille de notre manifestation de dimanche, très réussie, d’opposition au Tram 9, le débat a fait rage sur différents Forums sociaux.

Extraordinaire : Deux membres de la Majorité y ont participé sans jamais oser dire qu’ils étaient mandataires de la Majorité carnavalesque en place à Jette.

Ce silence est tout à fait significatif !

L’un des intervenants, vantant le travail « fait par Hervé Doyen », (plus catastrophique y a pas !!!), se montrait d’une servilité de laquais de comédie.  Mais c’est lui qui, à différentes reprises, osait affirmer que le Tram 9 était un  «  projet  du Gouvernement », et il citait…, un parfait hasard, le nom des Ministres Picqué et Kir !!!

Une fois de plus, Hervé Doyen utilisait, à l’égard de la petite clique qui l’entoure, la technique de Clémenceau : « C’est moi qui pète, mais c’est un autre qui pue ». Je prie mes lecteurs de m’excuser de cette vulgarité dont je ne suis pas coutumier… du moins dans mes écrits, mais venant de Clémenceau, on me pardonnera.

En fait, Hervé Doyen se garde bien, lui-même, d’avancer ces arguments parce qu’il craint, bien entendu, que, mettant en cause Picqué, il pourrait risquer de voir la Tutelle réagir et examiner un certain nombre d’actes de la commune de Jette d’un peu plus près.  Par exemple, on pourrait, au plan de la Tutelle, ne plus approuver les budgets par dépassement de délais, ce qui conduirait bien sûr à leur réformation !

Donc, avec son hypocrisie habituelle, Hervé Doyen charge l’un ou l’autre de ses sbires d’affirmer à sa place, c’est-à-dire de mentir à sa place, en disant que le projet du Tram 9 est soumis par les Ministres Picqué et Kir !

La vérité est bien différente.  La voici : En fait, le Gouvernement, s’il a approuvé la création d’une ligne 9, ne s’est pas prononcé sur le tracé.  J’ai eu personnellement l’occasion de prendre connaissance de la délibération du Conseil des Ministres qui est très claire à ce sujet.

Encore un mensonge… un de plus !!!

J’ai également appris qu’Hervé Doyen continue à utiliser à mon égard la délicate et très élégante formule de « repris de justice ».   Il oublie de dire que lui, au Parlement bruxellois, est un élu… de justesse !!!

Mais je souhaite rappeler, comme je l’ai fait par écrit à tous les conseillers communaux, que s’il utilise si facilement et si souvent cette expression, c’est qu’elle lui est familière depuis très longtemps.  Il devrait donc faire preuve, quant à son usage, d’une toute particulière prudence.  J’aurai l’occasion, bientôt, de le lui rappeler de façon plus pressante.

Il est vrai que l’insulte dont Hervé Doyen est coutumier, puisque j’ai été traité successivement de pervers, pervers mental, schizophrène, parano, etc, lui permet de ne pas répondre sur le fond.

Or, pour moi, ce n’est pas la personne d’Hervé Doyen qui est en cause, c’est sa gestion, ce qui me place, je suis un peu gêné de le dire, à un tout autre niveau que lui.

merry_hermanus@yahoo.com


La rentrée scolaire : Les enfants de Jette payent la fresque, le délicieux caprice de l’échevin de l’Enseignement !

Dès mon arrivée au Collège, j’ai constaté avec effarement le nombre d’actions judiciaires ouvertes contre les parents qui avaient un retard de payement en matière de repas scolaires ou de garderies.

Il y a ainsi des dizaines et des dizaines d’actions en justice pour lesquelles les contribuables jettois payent plus de 130.000 euros d’honoraires.

Il fût un temps où certains parents se voyaient assignés pour … 4 euros !!!

Puis la limite passa à 15 euros, et j’ai pu, en mai 2007,  fixer le plafond à 50 € de retard de payement.

Malheureusement, toute lettre de rappel est évaluée entre 14 et 15 euros et, dès lors, le plafond de 50 € étant dépassé, les malheureux parents se voient contraints de répondre devant la Justice de leur retard de payement.

Le Collège a décidé de changer de fournisseur de repas scolaires.

La conseillère communale Christine Rouffin, chef de Groupe PS, avait demandé, au Conseil communal, si ce changement allait conduire à une augmentation des prix.

On a bien sûr poussé de grands cris, et on lui a répondu par la négative.

Or, évidemment, une fois de plus, il apparaît que le rapport à la vérité était pour le moins douteux.

En effet, fin juin, le Collège a imposé une augmentation des tarifs tant pour les repas que pour les garderies. Cette augmentation dépasse largement l’index !

Lorsque j’étais en charge du dossier des Affaires Sociales, j’avais réussi à maintenir, depuis 2007, le prix des repas et des garderies sans augmentation et ce, vu la situation sociale dramatique que vivent de nombreux parents jettois.

Evidemment, mon éviction de la Majorité a libéré, d’une part, une affolante augmentation des impôts et, d’autre part, une scandaleuse augmentation du prix des repas et du prix des garderies.

Bien sûr, il existe des tarifs sociaux, mais, à l’époque où de plus en plus de CPAS voient arriver des demandeurs d’aide qui sont des travailleurs pauvres, on voit émerger des masses de gens qui n’ont pas droit aux tarifs sociaux et qui sont dans des situations dramatiques.

Mais de cela, le Collège actuel n’en a rien à cirer !

L’augmentation des prix des repas scolaires et des garderies servira sans doute à éponger une part du coût de la fresque que l’échevin de « l’Enseignement et de la Culture » veut à toutes forces faire installer et qui coûte pas moins de 140.000 euros !!!

C’est son caprice, sa petite folie !

Les enfants n’ont qu’à payer.

 Lui, il s’en fiche !

Mais, Chers Jettois, soyez contents, ce Collège a décidé d’installer une ruche pour faire du miel sur le toit de la Maison communale… Certains n’hésitant pas à dire que « Doyen fait son miel sur la commune » !

L’installation de cette ruche coûtera, sans l’équipement de l’apiculteur, plus de 700 euros !

A jette, le Collège fait du miel mais pas du social !!!

Merry Hermanus
merry_hermanus@yahoo.com


Les Mots Miroir de l’Âme – Réflexions d’une « Pourriture Politique »

J’ai souvent constaté que les mots employés en disent plus sur les gens qui les utilisent que ce qu’ils tentent, souvent maladroitement, d’exprimer.

Ils sont l’expression de l’âme, l’impitoyable reflet du moi profond de leur auteur.

Ainsi l’utilisation d’un certain vocabulaire permet immédiatement de situer l’auteur et de déduire ce qu’il est et que souvent il tente de cacher.

Un linguiste allemand, Klemperer a ainsi, tout en se cachant des nazis, fait une analyse approfondie du vocabulaire du Troisième Reich.

C’est un ouvrage passionnant et éclairant dont je ne saurai assez recommander la lecture.

Je me souviens aussi d’avoir vu les retransmissions télévisées du procès du général Ochoa qui dans le Cuba de Castro avait été accusé de trafic de drogue.

Le vocabulaire pseudo révolutionnaire donnait au sens propre la nausée.  Ochoa fut exécuté de façon a cacher les opérations que Castro lui avait fait monter.

Lorsque Hervé Doyen me traite dans la presse de schizophrène et de paranoïaque, ne nous livre-t-il pas une part de lui-même, une part profonde, enfouie, camouflée par des années de dissimulations et d’hypocrisies.

Il n’aura pas a répondre de ses insultes devant la justice pénale car il est protégé par son immunité malgré le fait qu’il n’a réussi a siéger au parlement régional que grâce aux subtilités de la suppléance.

Tout récemment le malheureux « gestionnaire » de l’Atelier 340 récidive en me traitant  » de pourriture politique. ». En outre, il nous découvre cette fois la totalité de son inquiétante anatomie.

Devient-on un « fou judiciaire » si on essaye d’obtenir réparation de telles insultes répétées ?

Sans aucun doute aux yeux de ceux pour qui on doit être fou de ne pas accepter les compromissions, le copinages et divers passes droit !

Je veux souligner combien il est curieux que soit systématiquement utilisée la stigmatisation par la folie quand quelqu’un ose ne pas admettre les très curieuses pratiques du collège de Jette. Ce fut la technique brejnévienne , on sait où elle conduisit.

Le  vocabulaire de Mr Majevski, les photos qu’il nous impose font penser aux pamphlets antisémites de L F Celine, jamais réédites depuis la guerre tant ils sont ignobles.

Ramassis d’ incroyables grossièretés mêlées d’insultes infamantes.

En lisant pour la deuxième fois le vocabulaire utilisé par cet inquiétant personnage à mon égard, je pense a celui qu’utilisait le même Celine à l’égard d’un élu communiste emprisonné par les allemands et qui fut fusillé. Celine le traitait de chancre !

Chancre, pourriture politique, c’est le vocabulaire de l’extrême droite d’avant guerre, celui qui apparemment vient d’inspirer les thèses de l’assassin d’Oslo.

Oui ! Décidément le vocabulaire en dit beaucoup sur celui qui l’utilise.

Quelle est l’étape suivante ?  Que me réserve l’ami d’Hervé Doyen qui m’a déjà menacé de mort ?

A qui s’adresser-t-il pour se débarrasser de moi ?

Cherchez bien vous trouverez !

En utilisant de telles expressions, ces gens ne font en réalité que lever la patte arrière et évacuer leur propre ignominie…

Et qu’ils sachent que pour ma part, j’aime mieux perdre à Austerlitz et gagner à Waterloo !

Merry Hermanus
merry_hermanus@yahoo.com