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Les bonnes méthodes de la Droite conservatrice de Doyen-Pinocchio !

Il existe, à la commune de Jette, un service qui, soi-disant, doit s’occuper de l’emploi.

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il est peu visible et la seule employée qui y travaille n’obtient guère de résultat.

Les assidus sur Facebook ont attiré mon attention sur le fait que, récemment, cette employée s’était émue du fait que je la citais : « Un gars à péter un plomb dans mon bureau et à pris les chaises pour des balles de foot…(sic) ».

Il est évident que les personnes qui recherchent désespérément de l’emploi mais constatent que la commune de Jette dépense des millions d’euros en pures stupidités (fresques, etc) ont quelques raisons de « péter un plomb » !!!

Il est clair que les CDH/LBJ n’ont aucun respect pour ce type de personnes.

Mais le pire est à venir.

L’un des séides de Doyen-Pinocchio, et apparemment l’un des pires, donne un « conseil » à cette employée de la commune : « Ben, si ça c’est la reconnaissance de quelqu’un pour qui tu te dévoues pour trouver un job…Pfff. A ta place, je ferais un rapport au collège pour que le gars reçoivent une lettre pour le recadrer. C’est comme ça que l’on fonctionne au CPAS et ça marche. Quand ils reçoivent une lettre d’une « haute autorité », ils se font tout petits. Maintenant, c’est toi qui vois » (sic)!!!

Ce « conseil » porte un nom :

Cela s’appelle de l’intimidation !

Cela s’appelle un manque total de respect !

Cela s’appelle du déni et un refus de voir les conséquences de l’énorme misère sociale qui nous assaille !

Mais tout cela laisse Doyen-Pinocchio et ceux qui l’entourent totalement indifférents pour autant bien sûr qu’eux-mêmes puissent se maintenir au pouvoir.

On est cependant effarés de constater combien ces gens sont engoncés dans une vision réactionnaire digne des pires années d’avant-guerre « Les pauvres, ma bonne dame, il suffit qu’ils reçoivent une lettre d’une Autorité pour qu’ils s’écrasent » !!!

Et bien non !!!

Nous ne sommes plus à une époque où des gens en recherche d’emploi s’écrasent.

Bientôt, ceux-ci auront l’occasion de le faire savoir !

merry_hermanus@yahoo.com

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Corne d’abondance et Misère absolue !

Oyez Oyez Braves Gens !
Battez Tambours, Sonnez Trompettes, Résonnez Musettes !

La bonne nouvelle est confirmée : Le vendredi 17 décembre à 19 heures, le Bourgmestre Doyen déclenchera un canon géant pour inonder les « milliers » d’enfants réunis sur la Place du Miroir de massepains, guimauves et peluches.

C’est la politique des strass et des paillettes qui vise à camoufler l’indigence absolue de la politique sociale.

D’un côté, on gaspille des dizaines de milliers d’euros en fêtes diverses et variées, de l’autre, on réduit au minimum les moyens d’action du CPAS, et on refuse toute politique sociale.

C’est la politique des « Jeux », mais sans pain !

En attendant, une cinquantaine de « sans papiers » crèvent de misère à cinq cents mètres de la Place du Miroir.

Hervé Doyen nous a écrit pour dire qu’il était allé sur place, qu’il y avait été trois ou quatre fois, et que, jeudi de la semaine dernière, il y était encore.

Curieux !!! Car après mon appel au secours, de nombreux Jettois se sont mobilisés et, depuis vendredi, ne cessent d’aller sur place pour apporter nourriture, vivres, moyens de chauffage et d’éclairage, etc.

Les réfugiés installés dans ce trou à rat ont bien affirmé avoir vu le Bourgmestre, mais une seule fois !!!

Il leur aurait déclaré que la photographie était son hobby et leur a demandé à pouvoir les photographier !!!

Ces gens étaient horrifiés par une telle désinvolture et un tel mépris.

Certains nous ont affirmés s’être sentis comme des animaux dans un zoo !!!

Certains d’entre nous n’ont pas hésité à dire que c’était le comble de l’ignominie.

C’était un « safari photos » au milieu de la plus extrême misère.

D’autres ont déclaré qu’Hervé Doyen se préparait pour sa future participation au parcours d’artiste où il pourrait présenter des photos tellement pittoresques de personnes sur des grabats dont nous savons aujourd’hui qu’elles souffrent de morsures de rats !

Oui, à Jette, en 2010, une telle chose est possible.

J’ai eu la joie, cette semaine, de croiser Hervé Doyen dans les locaux communaux. Curieuse, cette façon de regarder toujours ses chaussures lorsqu’il me rencontre.

Je suppose que cela doit être une habitude prise dans les milieux scolaires qu’il a fréquentés et où on ne regarde pas les gens droit dans les yeux !

Deux pensées me sont venues lors de cette rencontre.

La première, j’ai trouvé à Hervé Doyen un air de maître-nageur vexé. Mais de quoi a-t-il honte, lui, le photographe des plus misérables ?

Ensuite, j’ai pensé à cette comparaison que faisait Victor Hugo entre Napoléon Ier et Napoléon III. Bien entendu, cette comparaison est outrancière, mais je trouve que la phrase qu’il prononce est très opportune si on compare Jean-Louis Thys à Hervé Doyen. En effet, il dit « Le champignon vénéneux pousse au pied du Chêne, mais il ne sera JAMAIS le Chêne » !!! Vous aurez bien sûr compris qui était le Chêne et qui est le champignon vénéneux.

L’image me semble parfaitement coller à la réalité jettoise d’aujourd’hui.

merry_hermanus@yahoo.com
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Et si la crise institutionnelle était une chance pour Bruxelles?

Un bilan catastrophique

Rares sont ceux qui lisent les statistiques, qu’il s’agisse du baromètre social, de l’analyse de l’évolution des CPAS, ou des excellentes statistiques d’Actiris.

Et pourtant, la réalité de la situation de Bruxelles se trouve dans ces chiffres.

A quoi assiste-t-on depuis une petite dizaine d’années ?

– à une véritable explosion de la misère ;
– à une explosion de la natalité ;
– à une dégradation de l’environnement urbain ;
– à une mobilité de plus en plus catastrophique, coincée entre les élucubrations Ecolo et l’incapacité pour le Gouvernement régional de faire appliquer une série de mesures constamment bloquées par le Gouvernement fédéral (Bruxelles est la dernière capitale où des camions de tout tonnage peuvent circuler sur n’importe quelle voirie et à n’importe quelle heure…avec les conséquences qu’on devine) ;
– à un sous-financement structurel dramatique ;
– à 60% des emplois occupés par des navetteurs non contribuables à Bruxelles ;
– à la plus forte progression du chômage en Belgique ;
– à 33 % de chômeurs parmi les jeunes de 18 à 25 ans ;
– à un chômage de 23% pour les adultes (Bruxelles est pourtant la Région où se créent le plus d’emplois, mais ceux-ci ne bénéficient nullement aux Bruxellois. Rappelons qu’en 1973, Bruxelles générait 17% du P.I.B. belge, et qu’aujourd’hui, on en est à 7% ) !

Qui gouverne ?

Un gouvernement composé de 8 ministres : 3 représentants néerlandophones, 5 représentants de 3 partis francophones.

89 députés ! 19 Bourgmestres, 19 Collèges, 19 conseillers communaux, 19 Présidents de CPAS, 38 Sociétés de Logements… 40.000 demandes en instance !!!

Tout cela pour une ville de 1.100.000 habitants !

Parmi ces 89 députés, les deux-tiers sont Bourgmestres, Echevins ou conseillers communaux, ou siègent dans leur CPAS municipal.

Cela conduit à ce qu’il n’y ait aucune Tutelle sérieuse sur les communes, chacun se tenant par la barbichette.

Des parlementaires siègent, ayant obtenu 0,06% des voix des électeurs bruxellois !!!

L’un d’entre eux, dans ma commune, n’a même obtenu que 0,16 % dans son propre canton !

Sa personne m’importe peu, mais c’est le système qui permet ce genre d’aberration qu’il faut prendre en compte.

A Jette, sur 35 conseillers communaux, il y a 7 députés régionaux : un Francophone et six Néerlandophones.

Sur le total : un seul élu direct !

Sur les sept élus néerlandophones du Conseil communal de Jette, six sont parlementaires !

Un système qui permet de telles absurdités ne peut être considéré comme légitime, et ce d’autant plus que le sacro-saint principe « Un homme, une voix » est, de fait, violé !

Il a été abandonné pour sauver la communauté française de la faillite.

D’aucuns envisagent-ils encore de brader quel principe sacré de la Démocratie pour sauver Bruxelles de la faillite ?

Comment ne pas se rendre compte qu’il y a une terrible déconnexion entre ce type d’Institution et la population qui, au jour le jour, voit sa ville se dégrader… et périr !

Il est permis de se poser les questions suivantes :

– Quels sont les Bruxellois qui connaissent les compétences du Parlement et du Gouvernement bruxellois ?

– Quels sont les Bruxellois qui connaissent le nom des Ministres qui les dirigent ?

On discuterait, dans ces Instances (Parlement et Gouvernement bruxellois) du sexe des anges que ce serait la même chose…, avec les mêmes conséquences qu’à Constantinople en 1452 !

Le système mis en place par MM. Moureaux et Dehaene en 1988 ne pouvait fonctionner que sur base d’une véritable loyauté régionale et fédérale où chacun reconnaîtrait la légitimité de l’autre.

Or, nous savons que ce n’est pas le cas, et ce depuis longtemps.

Il suffit de se rappeler les déclarations de Mme Grouwels qui, elle au moins, a le mérite de la franchise…, c’est assez rare pour être souligné.

Le courage de reconnaître la réalité

La réalité, c’est :

– que le Gouvernement bruxellois tel qu’il existe est impuissant à régler les vrais problèmes de la Ville et de ses habitants ;

– que le Parlement bruxellois n’a, de fait, ni l’ancrage démocratique ni la légitimité démocratique du fait d’une pléthore d’élus dont certains le sont avec un nombre de voix ridiculement dérisoire.

Or, il ne faut pas avoir lu Tocqueville pour comprendre que lorsqu’une Institution politique fonctionne sans véritable ancrage populaire, elle est perçue comme inutile, et, au minimum, impuissante.

En un mot comme en cent, la machine gaz institutionnelle ne fonctionne plus !

Comme les Shadocks, certains pompent, pompent, pompent toujours, font semblant de pomper, et pompent … dans le vide.

N’est-il pas temps de reconnaître publiquement que la gestion de certaines communes pose un énorme problème ?

Que des montants gigantesques sont engloutis en pure perte ?

Comment croire que les fonctionnaires régionaux, bras armés du Gouvernement régional, qui ont vu leur cadre linguistique cassé trois fois, et ont été de ce fait privés, depuis douze ans, de toute promotion, sont encore motivés, et ont, ne fût-ce qu’un semblant de foi dans l’avenir de la Région ???

Le constat !

La crise institutionnelle mettant en cause l’existence même de la Belgique dure maintenant depuis 2007.

Ne devrait-elle pas conduire les leaders bruxellois à avoir le courage de mettre tout à plat, et à reconsidérer la totalité du système institutionnel bruxellois ?

Nombreux sont ceux qui, aujourd’hui, sont saisis d’angoisse face à la situation de Bruxelles.

Certains investisseurs internationaux qui auraient dû participer à des projets majeurs pour l’évolution de la Région ont fait savoir à leurs interlocuteurs bruxellois qu’ils suspendaient toute intervention avant que la clarté se fasse au niveau institutionnel. Une catastrophe !!!

Est-ce un hasard si j’ai constaté que neuf hauts fonctionnaires sur dix, de ma génération, lors de leur admission à la pension, ont quitté notre Région ?

Est-ce un hasard si les classes moyennes continuent à quitter Bruxelles pour la périphérie ?

Est-ce un hasard si la masse imposable continue à diminuer, limitant drastiquement les moyens des communes et de la Région ?

Tout cela, chacun le voit au jour le jour, mais peu osent aborder cette problématique à haute voix car ils savent qu’ils mettraient en danger le petit millier de personnes constituant la classe politique bruxelloise.

Les plus hauts responsables de Bruxelles, en privé, tiennent exactement le même langage que moi, et mieux encore car eux, ils sont mieux informés. Mais en public, c’est la langue de bois !

Le statut de Bruxelles pose question, depuis 1937, date à laquelle le Gouvernement a désigné le Baron Holvoet en qualité de Commissaire royal pour y réfléchir.

L’occupant allemand tranchant la question en instaurant le « Gross Brüssel », ce qui, pour les décennies qui ont suivi, a plombé toute chance réelle d’une rationalisation de la gestion bruxelloise.

Certains Bourgmestres, j’en suis témoin, font des efforts héroïques afin de maintenir leur commune à flot, et tenter d’apporter à leurs concitoyens l’environnement urbain et social auquel ils ont droit. Mais ils savent, de par leurs efforts eux-mêmes, que les limites sont atteintes.

La crise, une chance !

N’est-il pas temps de couper le nœud gordien ?

Oui ! Une part importante, si pas majoritaire, de la Flandre, refuse l’existence de Bruxelles !

Oui ! Tout ce qui se dit en Flandre sur la gestion de Bruxelles n’est pas totalement faux !

Oui ! Les Bruxellois sont des citoyens à part entière et ont, comme tous en Démocratie, le droit de se déterminer librement sur leur avenir.

Oui ! Telle que Bruxelles existe aujourd’hui, il n’est plus possible, dans ce schéma, d’assurer les besoins de la population, son avenir et son développement.

Qui aura le courage d’affirmer tout cela à haute voix ?

Qui aura le courage d’assumer un changement institutionnel profond et radical à Bruxelles ?

Celui-là se trouvera peut-être dans ce que de Gaulle appelait « le splendide isolement de la vérité ».

Mais il sera, je n’en doute pas un seul instant, le vrai défenseur de Bruxelles, de son avenir et de son développement.

Sans ces changements, Bruxelles, en tant que telle, disparaîtra !

merry_hermanus@yahoo.com
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