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Monsieur Lutgen… Merci pour ce moment… de sincérité.

  « Presque toujours en politique, le résultat est le contraire de la prévision. » François-René de  Chateaubriand

Avant tout un peu de modestie.

Les observateurs francophones de la vie politique belge sont souvent très attentifs aux débats politiques en France, il s’en suit souvent déceptions et frustrations.  On s’attend à entendre ou à lire nos mandataires publics du de Gaulle, du Mitterrand, du Jaurès, du Clémenceau, du Mirabeau et on a droit à du Lutgen, du Milquet, du Jeholet, du Michel, du Magnette ou du Flahaut !  On espère des débats comme ceux de la première constituante de 1791 et on doit se contenter des discussions sur « le cours de rien », on espère Badinter sur la peine de mort ou Simone Veil sur l’interruption de grossesse et on a les auditions ubuesque sur le Kazakhgate ou sur Mayeur…

On a le choix entre un Feydeau ou le « Mariage de Mademoiselle Beulemans », impossible de quitter Clochemerle ou l’ambiance enfumée, l’odeur surette de bière, la cendre de cendriers sales du café du commerce.  Il n’y a pas d’illusions à avoir, nous sommes tels que Trotsky nous décrivait «  un peuple de pantouflards », l’héroïsme, le lyrisme politique très peu pour nous !  Et encore Trotsky était aimable comparé à Charles Baudelaire qui éructait  « On me demande une épitaphe pour la Belgique morte.  En vain, je creuse, je rue, je piaffe, je ne trouve qu’un mot : enfin ! »  Bart De Wever doit regretter de ne pas l’avoir écrit.

Moi , j’adore cette formule de l’écrivain britannique Patrick Mac Guinness quand il note  « Ici en Belgique, même les moines trappistes doivent choisir la langue dans laquelle se taire. »  Contrairement à ce que beaucoup de belges supposent, nous n’avons pas inventé le surréalisme mais il est indubitable que nous en sommes les champions du monde, nous le pratiquons jusqu’aux abysses d’absurdités.  C’est un horrible truisme, je m’y soumets honteux mais il est tellement vrai que nous avons les politiques que nous méritons !

En un mot comme en cent, nous baignons voluptueusement dans un océan de médiocrité, celle-ci parfois joviale nous fait rire, parfois brutale nous courbons le dos, parfois rapace nous nous indignons… un bref moment… on oublie et tout recommence !

J’en reviens à Trotsky, pour lequel je n’ai pas plus d’estime que pour son vainqueur, mais il dit vrai quand il écrit  « à l’exception d’une mince couche de politiciens professionnels, les nations, les peuples, les classes ne vivent pas de politique. »  Il savait de quoi il parlait, pas de doute.  Mais soyons de bon compte, n’est-il pas vrai que l’on peut vivre très heureux sans héros.
Avons-nous besoin de verbeux atrabilaires tel Mélenchon réanimant un langage politique ayant démontré son impuissance, tonnant des verbes creux, conduisant de sympathiques et naïfs militants vers de décevants « matins qui chantent », sans voix, évanouis depuis 1945 !

Lorsque j’enseignais, j’avais pour habitude de dire à mes étudiants qu’il était plus facile de mourir en deux secondes sur une barricade que de construire, de maintenir, de compléter, de défendre notre système de sécurité sociale pendant cinquante ans !  Le romantisme révolutionnaire fait encore et toujours les mêmes dégâts.

Du bon usage de la médiocrité.

« En politique, la distance est à peu près nulle entre l’homme le plus instruit et le plus inculte. »   Léon Werth

Donc, si un certain niveau de médiocrité est courant dans notre monde politique, il faut admettre que le plancher est aujourd’hui non seulement atteint mais largement dépassé. N’est-il pas exact comme l’écrit André Maurois qu’en « politique, la médiocrité l’emporte souvent sur le génie, parce que celle-là se plie aux événements tandis que celle-ci prétend les créer. »

Depuis des lustres, nous sommes, particulièrement à Bruxelles, gouvernés par des ministres de carnavals… il est vrai pittoresques mais mis à part le nez rouge, le large et trop long pantalon à carreaux, les chaussures hors taille, ces clowns ne nous font plus rire tant la situation de beaucoup de nos concitoyens est dramatique, tant le désespoir envahit les cœurs et les esprits… et il en faut des tonnes de désespoir pour faire du PTB le premier parti de Wallonie… selon d’opportuns sondages bien sûr.

Ne l’oublions pas, sans la désespérance allemande de 1919 pas de nazisme, sans l’immense misère russe pas d’Octobre 17.  Si les civilisations sont mortelles, la démocratie qui n’est après tout qu’un système parmi d’autres, est un bien particulièrement fragile et toujours contesté.

Alain Badiou, philosophe français médiatique et admiré par d’aucuns ne défend-il pas le maoïsme ?  Ne met-il pas en cause la démocratie ?  Lui écrit et parle à visage découvert, mais combien ne pensent-ils pas comme lui, espérant qui « l’homme fort » qui « la dictature du prolétariat » ?

Aucune de nos liberté n’est définitivement acquise, aucune de nos protections sociales, si chèrement payées, ne sont définitives.  A l’évidence, c’est cela qui est aujourd’hui en cause dans toute l’Europe et dans le monde, c’est ce basculement global qui est à nos portes.

Alors oui, des politiques médiocres sont supportables, et le plus médiocre d’entre eux est préférable à un Bonaparte aux petits pieds… qu’il s’appelle Degrelle ou autrement.

Cependant, j’éprouve parfois une angoisse compassionnelle lorsque j’entends Charles Michel s’exprimer, curieuse élocution, trop pincée, épouvantablement scolaire, on la devine péniblement acquise dans un groupe de théâtre amateur de province, c’est en permanence la scène décrite admirablement par Molière de la leçon d’orthographe dans « Le bourgeois gentilhomme »… et je me dis, le langage structurant la pensée, si j’en crois Claude Hagège, que les concepts que notre premier ministre tente d’exprimer, ressortent du même niveau.

Quoi qu’il en soit, le gouvernement de la Belgique est dirigé par le lauréat… d’un concours d’éloquence… scolaire !  Qui peut croire que ceux qui aujourd’hui nous dirigent peuvent faire face à de tels enjeux, ceux pour qui « il n’y a pas de principes, que des événements, pas de loi que des circonstances » ceux-là ne peuvent à l’évidence y répondre !

Un État atomisé… un État pillé.

« Le courage de changer ce qu’il est possible de changer, la force de supporter ce qu’il est impossible de changer et surtout l’intelligence pour discerner l’un de l’autre. »
Saint François d’Assisse

Il y a tant de ministres, tant de députés, tant d’assemblées législatives en Belgique que l’on pourrait en faire un jeu de société plus complexe que le jeu d’échec, plus fascinant que le jeu de Go, plus vicelard que le pire des jeux vidéo… je propose une commercialisation et un brevet mondial… le succès est assuré !

Qui doute encore que ces atomes d’états, ces particules de pouvoirs, ces ions de fonctions n’ont plus que pour unique utilité que de nourrir, de fournir un emploi à ceux qui les occupent !  Il y aurait un doctorat de sociologie fascinant à réaliser sur le niveau de formation et sur les emplois occupés par les multiples mandataires avant qu’ils n’occupent les fonctions politiques qui leurs ont été dévolues. J’ai pu constater, tout au long de mon trop long parcours, qu’il y avait deux types de mandataires politiques, ceux qui avaient un vrai métier, une formation solide, une base solide « de repli » et ceux, aujourd’hui l’immense majorité, qui mis à part la politique n’ont rien, ceux pour qui la politique est tout car à côté, c’est le vide.

L’émission « Striptease » de loin la meilleure émission jamais réalisée par la RTBf avait ainsi réalisé l’interview d’un étonnant  Échevin PSC de la ville de Bruxelles qui avec une franchise et une naïveté désarmante expliquait à l’antenne que sans la politique, il n’était rien… une scène éducative à revoir car elle explique tout de la situation que nous vivons aujourd’hui.

Qui s’étonnera alors que le premier objectif d’un élu est de se faire réélire…
« des objectifs… des projets… mais de quoi parlez-vous ?  D’abord ma réélection… le reste ne compte pas car si je ne suis pas réélu… c’est le vide ! »  Que l’on est loin du député Pierre Le Grève qui abandonnant  (la loi de 1848 l’y obligeait ) l’enseignement pour occuper son mandat en 1965 siégeant pour  l’UGS, n’étant pas réélu, vendit des aspirateurs en porte à porte.

L’héroïsme politique n’est plus d’époque.  Cela ne peut plus arriver, il y a toujours dans l’énorme vestiaire à mandats de quoi habiller le plus nul des candidats… les sinécures ne manquent plus depuis l’atomisation des institutions… le but est atteint… les citoyens… le pays… le chômage… l’emploi… l’enseignement…. la santé… Oh ! ça c’est une autre histoire !

Ainsi  le PS, quasi toujours dominant depuis l’érection de la Région ne fut pas capable de faire face aux enjeux de l’avenir.  Picqué, Ministre-Président pendant quinze ans assista,  cynique rigolard, « connaissant le prix de tout mais la valeur de rien », à l’effroyable paupérisation de notre région, à son étouffement par des plans de mobilité reptilien dont le but n’est rien d’autre que de tuer la ville en empêchant ceux qui y vivent et y travaillent de circuler.  Que cela fut incompatible avec l’avenir économique et social, ne fut en rien important, l’essentiel était de faire risette à ceux qui s’habillent comme des personnages du feuilleton « La Petite maison dans la prairie » et veulent transformer cette ville en réserve d’Indiens pauvres mais Attention… roulant à vélo… c’est plus chic en trottinette chromée !

Pourquoi avoir voulu gouverner à Bruxelles et en Wallonie bloc contre bloc ?

« En politique on succède à des imbéciles et on est remplacé par des incapables. »
Georges 
Clémenceau

J’ai encore dans les oreilles les rires gras de certains barons (et marquises) socialistes heureux du bon tour qu’ils avaient joué au MR en constituant en dix jours des majorités excluant les libéraux en Région wallonne, bruxelloise ainsi qu’à la communauté française.  Ah ! que c’était comique, le MR se retrouvait à poil (sic) jamais il n’oserait s’allier à la sulfureuse NVA.

Aucun de ses stratèges de sous-préfectures n’envisageaient l’alliance avec le diable flamingant possible… et pourtant c’est ce qui fut.  Certains au PS pensaient qu’exclure le MR des exécutifs régionaux c’était Octobre 17, la prise du Palais d’Hiver, la nationalisation des moyens de production, enfin la dictature du prolétariat,  on allait mener de vrais politiques de gauche, je rigole bien sûr !

Onkelinx n’avait-elle pas dit que l’alliance au fédéral présidé par Elio di Rupo était « contre nature »… inceste politique qu’elle pratiqua néanmoins impunément pendant pas moins de cinq ans… sourire aux lèvres… peut-être qu’aujourd’hui, elle aussi a « le cœur qui saigne ! »  Petit prix à payer et que le PS a payé le cœur léger.  Words… Words… Words  aurait dit le vieux Will Shakespeare !  Mais bon sang, nous sommes en Belgique, les élections ne ressemblent pas au coup de canon du croiseur Aurora dans le port de Cronstadt.

Qui croit vraiment que dans des gouvernements de coalitions comme nous les connaissons en Belgique depuis 1914, il soit possible de mener la politique de Thatcher ou de Chavez si sont exclus soit les socialistes soit les libéraux.   Non, lors de la constitution des majorités, ce qui est en jeu, c’est fort peu de choix idéologiques mais beaucoup le nombre de mandats qui vont être dévolus à chacune des formations présentes à la table du banquet… là est la sinistre réalité… on n’aime pas partager… voilà la seule, l’unique vérité !

Le résultat de cette combinazione fut la formation du gouvernement le plus à droite de notre histoire depuis 1944.  La culpabilité est pour le moins partagée… et qui paye les résultats… lecteur, si tu es encore là…  tu connais la réponse !

J’ai visionné il y a peu le feuilleton télévisé danois « Borgen ».  Je fus impressionné par les similitudes de situations politiques dans le vertueux Danemark et ce qui se passe chez nous.  Même tambouille nauséabonde, même tripatouillage, même goût pour la trahison… mais en définitive n’est-ce pas là aussi le prix à payer à la démocratie.  J’y mets cependant un énorme bémol car ce qui se dessine aujourd’hui c’est un basculement sociétal, une immersion dans un monde incontrôlable tant au plan démographique qu’au plan économique.  Les enjeux sont devenus à ce point globaux que nos magouilles d’arrière-salle de bistrots crasseux sont devenues criminelles.  Qui ose encore prétendre avoir la certitude que ses enfants auront une vie meilleure que celle qu’il a eue ?  Qui ose soutenir que demain la laïcité continuera à protéger nos libertés essentielles ?

Nous sommes confrontés à la fois à une guerre de civilisation, à une guerre économique, à l’impuissance des politiques face au véritable pouvoir celui de la finance internationale… alors vraiment face à ces chocs telluriques, le fait d’exclure les libéraux des gouvernements régionaux était-ce si intelligent ?  Depuis longtemps, je soutiens le contraire pensant qu’il peut y avoir des gens compétents partout et que les exclusives ne servent à rien… mais toujours les tenants de la lutte des places l’ont emporté.

Le cas Lutgen ou la médiocrité agissante.

« Il y a beau temps que je ne dis jamais ce que je crois et que je ne crois jamais ce que je dis, et s’il m’échappe parfois quelque vérité, je l’enfouis dans tant de mensonges qu’il m’est difficile de la retrouver. »
Machiavel

Déposer une citation de Machiavel sous un texte traitant de Lutgen… j’avoue que j’ai hésité… entre le rustique bastognard et le subtil florentin, ce n’est pas un gouffre qui les sépare mais la fosse des Philippines soit plus de mille trois cent kilomètres de profondeur… un record mondial… En un sens Lutgen est aussi un champion mondial étant à la politique ce qu’un Apéricube est à une roue d’Emmenthal, lui aussi comme quelques solides et inépuisables crétins que j’ai connus en politique municipale croit comme le coq qu’en chantant sur le fumier, c’est lui qui fait le soleil se lever !

J’ai cependant maintenu la référence à Machiavel car il y est question du mensonge… et là aussi Lutgen est un éminent praticien, d’ailleurs sur ce point ne convient-il pas de remarquer qu’à ce niveau de mensonges on rejoint la vérité et qu’une telle hypocrisie c’est de la franchise.  Je crois avoir remarqué dans le regard de Monsieur Lutgen dont la voix est ferme, l’élocution simple, virile, mais le regard, oui… le regard me dit autre chose, par moment les yeux donnent l’impression de chercher quelque chose, il songe, un ange passe dans ce regard, oh ! c’est très rapide, vif, fraction de seconde, légère buée se dissipant tout de suite, mouvement quasi imperceptible… ça y est… j’y suis, c’est le bref moment où Monsieur Lutgen songe à la Vérité, cette minute inouïe que les toreros appellent « el momento de la verdad » il passe si vite, impossible pour Lutgen de la retenir… blanche colombe ne se posant jamais dans le discours du Président du CDh.  Encore une question, Benoit Lutgen a-t-il lu Georges Orwell lorsqu’il écrit : « Le langage politique a pour but de faire paraître vrai le mensonge et respectable le meurtre. »  J’aimerai pouvoir répondre par l’affirmative… mais j’ai comme un léger doute !

Lisant l’interview de Paul Magnette dans « Le Soir » de ce week-end, je me suis demandé si lui avait lu Jules Vallès, j’en suis quasiment certain vu son éducation et sa formation car c’est lui qui écrit « la politique sépare tant de mains qui se croyaient jointes », j’y songeais lorsque Magnette soulignait qu’il avait « presque » construit une relation d’amitié avec Lutgen !  En sa qualité de professeur de Sciences politiques, il connait mieux que personne l’adage de la politique britannique pendant tout le XIXème siècle : « pas d’amis permanents, pas d’ennemis permanents. »

Très récemment, le bourgmestre de Bastogne a joué son va-tout, il a déclaré dans la « Libre Belgique » que le PS était communiste… j’avoue que j’en ai eu  le souffle coupé… qui peut, fut-ce une seconde, croire une telle stupidité … c’est dire le niveau du bonhomme, c’est aussi le signe d’un désarroi total face à l’échec de son opération de la dernière chance… Qui songerait encore « à sauver le soldat Lutgen » personne, surtout pas son nouvel et triomphant allié MR !  Osons la question !  Lutgen est-il bête à ce point ?  A qui fera-t-il croire que le PS est subitement devenu infréquentable ?  Et que là est la raison du changement d’alliance « stratégique ».

Le futur gouvernement fédéral.

« Dans la politique, on arrive à tout avec rien, sans faire preuve comme dans les autres professions d’aucun talent. »
Jules et Edmond de  Goncourt

Quoi que l’on en pense, toute cette opération, qu’elle soit ou non celle de la dernière chance pour le CDh, est révélatrice d’une vision autrement plus importante.  En effet, Lutgen concocte son coup d’état avec Chastel et quelques autres mais ne songe nullement à Bruxelles ou à la Communauté française…
Est-il à ce point nul en géographie ?  Connait-il aussi mal nos institutions ?
Je n’ose l’exclure, cependant je pense plutôt que pour lui Bruxelles et la Communauté française ne comptent plus, il se place dans la perspective de 2019, c’est-à-dire de la reconduction du gouvernement Charles Michel où le CDh viendrait en Petit Poucet manger au râtelier, ne laissant plus le MR seul face à l’ogre flamand.  Là, est le véritable objectif de cette opération qui n’a abouti que pour un tiers grâce au refus courageux du Président de Défi.

Lutgen croyait, mini de Gaulle, que l’intendance suivrait et que Maingain viendrait à la bauge pour y bâfrer !  Il est toujours dangereux de croire que les autres agissent comme soi !  Il croyait que tous étaient comme Victor Hugo le souligne « des hommes dont on ne peut se servir qu’à condition de les satisfaire »  Quel choc ce dut être pour Lutgen et Chastel de constater que d’autres se situaient et mettaient leur fonction à un autre niveau.  Il est vrai qu’il peut se rassurer en songeant que les « crimes politiques vieillissent comme le reste… et parfois plus vite ».  Moi,  cependant je connais des politiques amnésiques … qui n’oublient rien… avec ceux-là Lutgen pourra se faire du soucis.

La Démocratie chrétienne rêve ou réalité ?

 « Les centristes sont des gens de droite un peu plus hypocrites. »
François Mitterrand

J’ai eu l’occasion de fréquenter des démocrates-chrétiens, gens de qualité mais …sans électeurs… ennuyeux en démocratie. Voilà ce qui fut de toujours leur seul vrai problème.  Le MOC c’était parfait mais il n’y eut jamais de courroie de transmission électorale, ce n’étaient que des mots sur du sable.  Les mythes sont intéressants seulement quand on peut en faire quelque chose.  La réalité, la dure, l’effroyable réalité est que le PSC et son avatar le CDh ne fut jamais qu’une formation politique réactionnaire, conservatrice, héritière du Parti catholique d’avant-guerre.

J’ai eu le privilège de connaître et de voir agir Califice, il fut l’un des rares de son espèce, comme le dit Audiard, il y a des poissons volants mais qui ne constituent pas la majorité du genre… la dernière prise de position de Maystadt ne me fera certes pas changer d’avis.  Le seul groupe structuré et influent au sein du PSC fut de tout temps le CEPIC et ses différents bourgeons… Gérard Deprez l’avait parfaitement compris, lorsque tirant les conclusions, il s’extirpait du marais pour rejoindre le MR.

On comprend ainsi mieux l’angoisse de Lutgen, que lui reste-t-il, rien ou si peu de chose, risquant ainsi de devenir celui qui éteindrait pour la dernière fois la lumière des bureaux de la rue des Deux Eglises (cela ne s’invente pas !), il a brutalement viré sa cuti se découvrant un goût pour la vertu, étonnant boyscout préférant manger sa parole qu’assumer ses actes.  Pour tenter d’exister, soumis au « dur désir de durer », ne sachant d’ailleurs plus pourquoi il dure, il jette par-dessus bord les francophones de Wallonie et de Bruxelles, choisissant le mensonge et le calcul politique, il se retrouve pieds et poings liés aux mains de la NVA et de De Wever, seul vrai maître du jeu, ayant réussi l’exploit de voir exploser le potentiel front francophone sans avoir dû lever le petit doigt…
Oui Lutgen est vraiment un fin tacticien !

Les intérêts francophones disparaissent ainsi, dissous dans des intrigues de couloirs.  Lutgen aura accompli le rêve du député Van Rompuy (le frère du thuriféraire de Saint Thomas) qui déclarait fin des années septante dans une interview à la RTBf que la Flandre n’avait que faire de l’indépendance, elle n’aurait qu’à coloniser la Wallonie… Van Rompuy, bouille rubiconde de moine ripailleur faisant commerce d’indulgences, il y a trente ans l’avait rêvé… Lutgen l’a réalisé !  Un succès !  Oui vraiment !  pour la Flandre… il n’y a pas de doute.

Et en outre, Maxime Prévot confirme et signe l’aveu… Oui le CDh gouvernera en 2019 avec la NVa…. Quand je vous disais qu’à ce niveau d’hypocrisie c’est de la franchise !  Ce Prévot a de toute évidence la langue trop près du cerveau, il a tenté de rétropédaler, sourcils ombrageux, yeux ronds, bouche ouverte, interloqué, stupéfait qu’ainsi brutalement… la vérité se soit échappée de son cerveau reptilien… il la croyait enfouie sous un amas suffisant de mensonges comme on le lui avait appris à l’école… il n’a pas pu la retenir…. « Diable de Vérité…. Elle doit être de gauche la Salope ! »

 Le PS…Une haine inquiétante.

« La politique est faite pour une part de la  fabulation d’une certaine image et d’autre part de l’art de faire croire en la réalité de cette image. »
Hannah Arendt

Ah ! les réseaux sociaux, merveille et horreur à la fois, comme pour tout le meilleur et le pire, je suppose qu’on disait la même chose de l’imprimerie au XVème siècle, plus d’une fois les oreilles du vieux Gutenberg ont dû siffler !

Néanmoins, je suis souvent impressionné par le degré de haine qui sourd de certains messages sur Facebook, comme le disait Emmanuel Valls la semaine passée sur France Inter, il y a des mots qui appellent le sang, qui appellent le meurtre… j’évoque à peine ceux qui se cachent derrière un anonymat protecteur, ceux-là sont dans la filiation de ceux qui envoyaient des lettres anonymes à la Gestapo, déchets humains, inqualifiables crapules, dans leur cas la formule qui veut que la haine soit le courage des pleutres est parfaitement justifiée.
Non, je songe à ceux très nombreux pour qui même la peine de mort serait trop douce pour certains membres du PS, une dame l’a écrit en toutes lettres  !
Qu’ aurait-elle souhaité pour Mayeur, Peraïta et quelques autres l’éviscération, la roue, l’estrapade, l’écorchage, l’ébouillantement… du grand spectacle sans nul doute.

D’autres accusent le PS d’avoir trahi ses idéaux, d’être devenu réformiste etc…c’est parfaitement exact mais c’est vrai depuis Août 1914 lorsque Emile Vandervelde entre dans le gouvernement de Broqueville.  Depuis 192O, le choix réel ne fut plus qu’entre un socialisme de caserne qu’impliquait l’adhésion à la IIème internationale et un socialisme du mensonge, des promesses non tenues.  Rien de neuf sous le soleil.  La charte de Quaregnon dont il est beaucoup question fut un moment dans l’histoire du POB, quel gouvernement s’y est un jour référé ?  Pas un !  Juste un rappel pour chauffer un congrès, pour frémir au rappel des grands anciens.  Non !  Jamais le PS n’a voulu renverser la table, jamais après 14, il ne fut un parti révolutionnaire.  Alors qu’est-ce qui a changé ?

Pourquoi ce qui passait hier ne passe plus ?  C’est assez simple, c’est l’image !  Dans une société prospère, dans une société où la progression de tous est perceptible, les gens se fichent de ce que gagne Monsieur ou Madame le député.  J’adore ce dessin de « L’Assiette au beurre » où l’on voit deux enfants en guenilles face à la vitrine d’un restaurant où sont attablés bâfrant des hommes rougeauds, ventres énormes, gilets ouverts, serviettes autour du cou.

Assiette au Beurre - Les Résignés

Les Résignés : « Amène-toi Mélie, tu vas en choper une indigestion. »

La légende du dessin est explicite, l’un des enfants dit à l’autre « amène-toi Mélie, tu vas attraper une indigestion ».  C’est bien là l’image de notre société, les élus en trop grand nombre mangent alors que l’on refuse à des gens un scanner pour des raisons budgétaires et qu’on fait la chasse aux plus pauvres… « avec le cœur qui saigne » mais la chasse à courre se poursuit.  L’image toujours l’image.

Quelle image donne du PS la trinité formée d’Onkelinx, de son avocat de mari et du fils de celui-ci député… au saut du berceau ?   Ce trio-là attend encore son Daumier.  Quelle image donne toutes ces filles de… et ces fils de… lancés dans une échevelée course aux places, pressés de remplacer papa ou maman, tonton ou tatie ?  On est loin de la  défense de la sécurité sociale, dont tous comprennent qu’elle est le grand enjeux de demain, qu’il faudra encore se serrer la ceinture tandis que cette classe politique non seulement inutilement pléthorique se reproduit entre elle tout en démontrant sa parfaite incapacité à résoudre les problèmes… ça ne passe plus !  Et puis il y a aussi l’hypocrisie, apparemment une chose fort bien répartie dans le monde politique.  Ici une anecdote personnelle, un soir je dînais chez un industriel des plus fortunés accompagné d’un ministre socialiste et de sa femme qui deviendra députée, ministre, présidente d’assemblée etc…, à la fin du repas, elle frôle le pull du maître de maison, elle sursaute comme si elle avait été brûlée au troisième degré en s’exclamant « mais c’est du cachemire ! »  Moi, je savais que cette « parfaite militante de base » qui s’offusquait qu’on porte du coûteux cachemire possédait une maison à Saint-Paul de Vence et quelques immeubles en Belgique !  Non !  ça ne passe plus…cette hypocrisie-là est insupportable.

L'Assiette au Beurre - Le Repas du Député

Curieux comme toutes ces tricheries apparaissent clairement, comme les citoyens les perçoivent, les difficultés de la vie auxquelles ils doivent faire face agissent comme un révélateur chimique, une image apparaît… ce n’est plus celle qu’espéraient donner d’eux ces élus, qui ne sont à Bruxelles que de médiocres gagnants d’un concours de circonstances.  Mais cela mérite une bonne raclée électorale mais ni la mort, ni la torture que nous promettent les réseaux sociaux.

La seule vraie question qui a un intérêt est de savoir si le PS peut se réformer de l’intérieur ?  J’avoue que j’éprouve à ce sujet de solides doutes.  Les enjeux sont énormes, mais les habitudes prises sont telles que je pense que les élus adoubés lors de congrès composés d’obligés et de personnels de cabinet ne sont plus capables de voir autre chose que leur intérêt direct… à très court terme.  Comme le disait Sigmund Freud  » quand on a une tête en forme de marteau on voit tous les problèmes en forme de clous « .  La seule hypothèse qui tienne la route est le retrait du pouvoir partout, l’opposition permettant le dégraissage, le délestage de tous « les alimentaires » et ensuite repartir de l’avant.  Dans le cas contraire, le PS disparaîtra… dans l’ignominie et l’opprobre générale sorte de disparition à la Guy Mollet, élu pour arrêter le guerre d’Algérie qu’il s’empressa de poursuivre et d’intensifier… Oui, parfois même en politique les tromperies se payent.

Et Bruxelles !

« La seule règle en politique, c’est qu’il n’y a pas de règle. »    Tony Blair

L’avenir est sombre, très sombre.  Des institutions à la libanaise, mille-feuille inextricable, multiplicité des élus… leur nombre étant directement proportionnel à leur incapacité de résoudre les problèmes qu’au contraire, par leur seule présence, ils accroissent comme le fait l’ineffable Smet, ministre avec 0,46% des voix et qui est censé s’occuper de la mobilité… les tunnels s’effondrent, ils ne sont pas entretenus… mais bon, on fera trois pistes cyclables avenue du port !  « z’étes pas contents…ces Bruxellois quels râleurs ! ».

Il faut le reconnaître, au cours de ces dernières semaines Maingain a donné de la politique une image différente, il est celui qui a dit Non !  Je remarque d’ailleurs qu’il est sans ambiguïté sur la laïcité, c’est l’un des seuls… pourquoi ne pas le dire même si l’on est socialiste… seule la vérité fait avancer les choses !  Il a refusé de « jouer » avec l’institution chargée de l’enseignement, de la santé ainsi que d’une foule de compétences que Lutgen et ses nouveaux alliés voulaient réduire à une Communauté réduite aux caquets !  Là aussi, il a dit non !

Il faut couper le nœud Gordien, la seule façon de le faire est d’en appeler aux citoyens.  Curieux quand même qu’on ne donne jamais la parole aux habitants de cette ville.  Un référendum pour savoir comment nous voulons être dirigés et par qui, si nous voulons conserver cette masse d’élus, cette masse de communes, de CPAS, d’institutions de toutes sortes génératrices de plantureux mandats.

Pourquoi ne nous inspirons  nous pas des exemples Québécois, Ecossais ou Catalan, dans ces régions les politiques ont osé poser la question existentielle au peuple, et il a répondu par… la négative… jusqu’ici !  Chez nous, on ne veut surtout pas permettre de donner la parole aux citoyens, il doit s’exprimer au travers de partis, d’élections si complexes qu’il faudrait être lauréat du prix Fields  pour y comprendre quelque chose.

Pourquoi !  Parce que le citoyen fait peur !  Certains affirment souvent qu’ à force de s’asseoir sur le couvercle de la casserole celle-ci pourrait un jour exploser !
Il ne se passera rien de tel à Bruxelles, cette ville-région est en coma dépassé, un nombre considérable des habitants ont depuis longtemps votés avec leur pieds…ceux qui avaient, les plus jeunes et les plus fortunés, la possibilité de fuir les rives de la Senne sont partis.  Il suffit d’examiner le solde migratoire entre Bruxelles et les Brabant flamand et wallon… tout à fait éclairant !  La semaine passée Pascal De Wit dans « Le Soir » expliquait que Bruxelles n’exerçait plus aucune attraction pour les Wallons, par contre un nombre important de Bruxellois quittaient la région pour devenir Wallons ou Flamands.  Comment ne pas les comprendre.   Bruxelles reste, ce qu’un ministre FDF appelait élégamment dès 1989 une très efficace « pompe à pauvre ».  L’avenir se dessine clairement, Bruxelles sera une ville totalement duale composée d’une part de la population la plus pauvre de Belgique… trop vieux ou trop pauvres pour partir et de l’autre, de fonctionnaires internationaux qui habiteront les beaux quartiers du sud de la capitale… voici le superbe résultat de près de trente ans de fonctionnement de la région Bruxelles !

Allez vivement les élections de 2019 qu’on rigole encore… tant que c’est possible !

Non ! Monsieur Jack Lang la laïcité n’est pas le faux nez du racisme !

« Les munichois de 1938 furent les collabos de 1940. »   

Ce matin huit heures vingt, invité de Patrick Cohen au journal de France inter Jack Lang… son phrasé si particulier… on l’entend… forcément la radio… mais on voit quand même les curieux mouvements de sa bouche,  de ses lèvres découvrant… recouvrant une éblouissante denture, curieux mélange… componction épiscopale… préciosité germanopratine.  Vient l’inévitable question sur le burkini.  La réponse de Jack Lang me fait bondir, me choque.  Rejetant, condamnant les arrêtés municipaux interdisant le port des burkinis, ce qui est son droit le plus strict, il croit devoir ajouter : « pour certains la laïcité est une façon de cacher leur aversion pour la communauté maghrébine. »  Le malheureux ex-ministre de la culture de François Mitterrand vient, je suppose, j’ose espérer de bonne foi, de rejoindre les arguments de l’un des Imans de Nice qui estimait que les attentats en France étaient la conséquence de la laïcité qui « empêchait l’Islam de s’épanouir en France. »  Voilà donc qu’un ancien ministre de la République française se range aux arguments des pires obscurantismes… Je lui fais grâce de ne pas mettre en cause sa présidence de l’Institut du Monde Arabe, présidence qui lui a été confiée par François Hollande dont aujourd’hui il dit tant de mal !  Je ne souhaite pas me complaire dans la médiocre thématique des sinécures lui permettant de ne pas disparaître totalement du champ politique.  La réaction de Jack Lang sur la laïcité me semble, elle, fondamentale parce que emblématique de l’attitude de tous ceux qui à gauche sont en train de vouer les valeurs essentielles de la démocratie aux gémonies.

La laïcité n’est plus nécessaire à une certaine gauche. 

Ainsi la laïcité permettrait aux racistes de se camoufler, de se draper dans l’une de nos valeurs essentielles pour mieux bétonner leur ignoble racisme.  Quelle erreur, quel effet miroir !  Car en fait, ce sont ceux qui abandonnent nos valeurs qui camouflent leur lâcheté… leur besoin d’électeurs sous le couvert d’une soi-disant liberté de porter ou non des vêtements…  qui, de fait, identifient la personne qui les porte… qui donc la stigmatisent… curieuse perversité, étonnant rot de ceux, qui vomissant la laïcité, n’hésite plus à s’aligner sur les discours moyenâgeux qui, il y a quelques années, n’auraient suscité chez eux qu’un bref clignement des cils.  Car la réalité est toute autre !  Le vêtement nous dit toujours quelque chose sur celui ou celle qui le porte.  On a tous vu ces images des plages égyptiennes où dans les années cinquante des jeunes filles se baladaient en bikini, ou même ces rues de Kaboul dans les années soixante où une jeunesse désinvolte goûtait à pleines dents la vie qui s’ouvrait à elle, on a tous entendu le discours de Nasser rigolard expliquant devant le congrès de son parti qu’un barbu lui avait demandé que les femmes se voilent… le Raïs répondant sous les applaudissements et les rires… que ce barbu n’avait qu’à se voiler lui-même ! »  Que tout cela est loin !  Pourquoi les gens comme Lang font-ils semblant de ne pas voir que ce qui a changé c’est l’énorme pression sociale qui s’exerce sur celles qui refusent de se voiler, sur celles qui demain refuseront de porter le burkini…

Une efficace police des mœurs.

Oui ! Une police des mœurs exerce son insidieuse tyrannie dans la communauté musulmane de Belgique et d’ailleurs !  Oui ! Dans certains quartiers de Bruxelles, une femme ne peut se déplacer non voilée ou en jupe courte sans se faire ignoblement insultée… Un film témoin a d’ailleurs démontré ces faits dans l’un des quartiers ghettoïsés de Bruxelles. Ayant travaillé de 1999 à 2013 à Molenbeek, j’ai été directement témoin du rôle de cette police islamique des mœurs.  L’une de mes collaboratrices non voilée sortit un jour de l’entreprise se baladant en tenant sa collègue par le bras… après quelques instants, un homme lui tapa gentiment sur l’épaule, sans agressivité, sans la moindre violence, avec une voix douce, lui fit remarquer que cela ne se faisait pas de marcher en tenant une autre femme par le bras, la pudeur l’interdisait, le Coran prohibait ce genre de comportement.  Cette même collègue a une fille fréquentant un institut catholique à Molenbeek, elle non plus n’était pas voilée… au bout d’un an, elle adopta le hidjab de façon à éviter de se faire mal voir des petites filles modèles, ses condisciples, qui elles portaient le voile… La bourgmestre de Molenbeek vient de constater que de plus en plus de petites filles de cinq ou six ans portent le voile… Posez-vous la question pourquoi ?  Organisant, il y a déjà une dizaine d’année une fête populaire « poulets frites », je fus stupéfait de m’entendre réclamer qu’il serait nécessaire d’acheter des poulets occis selon le rituel religieux… je m’y refusai et observai que des musulmans étaient présents… les élections approchaient mais un bon nombre ne mangea pas !  Voilà la vérité de tous les jours dans nos rues, dans nos villes, voilà comment pour éviter… la vraie stigmatisation… de plus en plus de musulmanes sont contraintes de s’aligner sur les diktats les plus obscurantistes. Or, l’immense majorité des musulmans n’en ont nulle envie, pour l’immense majorité, l’Islam est une culture riche d’un immense patrimoine historique et scientifique avant d’être une religion !  Ce sont eux que trahissent des gens comme Jack Lang et tous ceux qui capitulent devant les exigences des extrémistes religieux.  Je n’hésite pas à écrire que ce lâche abandon, que cette veulerie à but électoral est un crime commis à l’égard des musulmans croyants ou non, oui, il en existe et beaucoup, qui n’ont qu’un désir, celui qu’on leur fiche la paix !

Le corps des femmes… le diable incarné !

Symptomatique symbole que ce débat tourne autour du corps des femmes !  Toutes les religions du livre semblent haïr, redouter, trembler devant ces corps que… presque, tous les hommes désirent tant… qui sont la vie elle-même.  Qu’il suffise de lire la plupart des pères de l’Eglise, de rappeler qu’il fallut débattre au XVème siècle lors d’un concile pour savoir si les femmes avaient ou non une âme !  Qu’il suffise de lire le raffinement de détails avec lesquels sont réglées les ablutions féminines après les règles dans la religion Israélite, exigences de bains rituels… de purifications… impureté supposée des femmes, qu’il suffise, c’est le pire… de relire les écrits de Luther, fondateur du protestantisme en 1517 ; ce qu’il dit des femmes est d’une ignominie à vomir… à se poser la question de savoir, si ce gros moine perturbé qui jetait son encrier sur les murs croyant y voir le diable, avait eu une mère… enfin les obscurantistes de l’Islam sont dans la même veine… la honte, la peur des femmes.  Mais pourquoi ?  Le sujet a été étudié par un historien français, Jean Delumeau qui a écrit « La peur en occident » et qui classe « La Femme » parmi les sources de peur !  Livre passionnant et éclairant que je conseille à tous !  De fait, les religions du livre craignent plus que tout les femmes parce que celle-ci sont l’incarnation des choses les plus belles de la vie, la procréation et l’amour alors que ces religions sont fondées sur le goût, sur l’espoir de la mort car c’est dans la mort que se réalisera la supposée, la tant promise vie éternelle.  Eh ! Bien oui… la laïcité, c’est aussi cette victoire sur la stigmatisation de la moitié de l’humanité, les femmes… qui ne sont ni les monstrueuses harpies de Luther, ni les tentatrices de l’Islam ou de l’Eglise catholique.  Admettre que des femmes doivent se couvrir pour être pieuses, soumises… peut être respectées, c’est accepter que celles-ci ne soient pas l’égal de l’homme !  Avec le burkini, avec le voile, voilà ce qui est en question.  La laïcité, c’est d’abord le droit d’exercer la religion de son choix, sans la moindre entrave mais ce ne fut et ce ne sera jamais le droit de l’imposer aux autres, de transformer une société de paix religieuse, la nôtre, en champ clos de luttes cléricales… pour cela l’Europe a déjà donné beaucoup de larmes et de sang !  Pas question de recommencer !  Si notre société apparaît impie, ignoble au sens propre du terme, il en existe… malheureusement beaucoup d’autres où la loi religieuse s’applique dans toute son horreur… libre à chacun de rejoindre ces cieux qu’ils pensent bénis !  Personne ne les retient !

Non Monsieur Jack Lang la laïcité, elle, n’a besoin d’aucun lifting.

Nombreux sont ceux maintenant à gauche de présenter la laïcité comme ringarde, dépassée, poussiéreuse, ces défenseurs ne seraient plus que des « laïcards » ou comme le laissait entendre ce matin Jack Lang des racistes !  Ben voyons, mais c’est bien sûr !  Il faut admettre les exigences religieuses qui jour après jour s’additionnent, se cumulent transformant notre société, limitant la liberté des femmes, ignorant les vertus de la démocratie si durement gagnées.  Pour ceux-là c’est Munich tous les jours dans l’espoir de se maintenir au pouvoir, de faire de vastes moissons électorales.  Ils jettent par-dessus bord ce qui a fait la chair et le sang de notre art de vivre… de notre civilisation !  Il y a quelques mois un malheureux « alimentaire » gravitant dans un cabinet ministériel, n’ayant jamais travaillé ailleurs que dans l’appareil du PS, exerçant donc la profession de socialiste, tentant de répondre à mes arguments de façon simpliste, l’égalité Homme/Femme pas la peine de la défendre, elle n’existe pas partout en Belgique, la laïcité, pas de sens de la défendre, elle est totalement dépassée.  Eh bien non !  Qu’il s’agisse de Jack Lang ou d’un minable grabataire d’un cabinet ministériel, c’est non !  Qu’ils sachent ceux-là qu’ils trouveront sur leur chemin, des femmes et des hommes pour qui les mots ont un sens, au-delà des échéances électorales, qui jamais ne transigeront sur nos libertés, sur les libertés !

 

TRAM 9 : L’Aveu… Le Mépris.. Les Mensonges… La dure Réalité !

Vous avez lu hier, très très nombreux et je vous en remercie, mon Blog relatant l’étonnante réunion qui s’est tenue le 15 juin au Centre culturel rue Léopold.

On a eu droit à des interviews sur Télé Bruxelles, et à diverses réactions où Hervé Doyen, une fois de plus, noyait le poisson.

J’ai repris une interview qu’il a donnée il y a un an et demi maintenant concernant le Tram 9, et dans laquelle il disait, je cite de mémoire, que les gens protestent toujours quand il y a de grands travaux, mais qu’après, ils sont contents !  C’est ce que j’appelle le « syndrome du bâtisseur incompris ».

Le Tram 9 est-il, pour Hervé Doyen, le Beaubourg de Pompidou, la Pyramide du Louvre ou l’Arche de la Défense de Mitterrand ?

Curieuse réaction aussi et curieux mépris à l’égard de l’opinion publique que de dire  qu’elle « râle toujours, mais qu’après, elle est contente » !

Cela veut dire que, lui, il a la vérité, mais qu’il veut l’imposer.  Mais en fait, a-t-il la vérité… ou la science infuse ?

En tout cas, il devrait comprendre que nous vivons une époque où la population veut avoir le droit à la parole, et où les moyens de communication (Blog, Twitter et Facebook) permettent de communiquer l’information et d’approcher la vérité.

Et la vérité…, on la trouve dans le « Soir » de ce matin.  A propos du Tram 9, on apprend que le Cabinet de la Ministre Grouwels déclare, et ceci est une citation : « Pour l’instant, nous en sommes à l’étude de faisabilité technique et financière. Elle est en cours et nous attendons les résultats pour l’automne de cette année. Les dossiers du Tram 9 et de la Place du Miroir sont procéduralement distincts, mais l’ambition est bien de les lier ».

Mais qu’est-ce que cela veut dire ?

Cela veut dire que pour ce qui concerne le parking, on fait, encore, une étude, mais qu’en ce qui concerne  le Tram 9, les permis seront déposées à la commune dans les 15 jours… et peut-être le sont-ils déjà. Impossible de vérifier, puisqu’à la commune de Jette, il n’y a même pas d’indicateur de courrier !

Mais l’aveu est bien là !  Ecrit en toute lettres lorsqu’il est indiqué que « Les dossiers du Tram 9 et de la Place du Miroir sont procéduralement distincts… mais l’ambition est bien de les lier » !!!  Vous l’aurez compris, d’un côté, on dépose les permis, et de l’autre, on a une ambition !!!

Madame Grouwels, Hervé Doyen et les autres doivent comprendre que l’ambition des Jettois est de conserver la convivialité de la Place du Miroir, de conserver un certain art de vivre, et de ne pas permettre que les Jettois, et que les commerçants du Miroir et d’alentours soient sacrifiés aux médiocres ambitions politiciennes de Mme Grouwels et d’Hervé Doyen.

Merry Hermanus
merry_hermanus@yahoo.com


CESARE BATTISTI… Je me sens solidaire de l’Italie !

Le Brésil a décidé de ne pas extrader Cesare Battisti et de le libérer.

Le Président de la République italienne Giorgio Napolitano, qui n’a rien de commun avec un quelconque Berlusconi, avait pourtant fait des démarches insistantes afin que le Brésil renvoie Battisti en Italie pour qu’il puisse y être jugé.

Rien n’y a fait !

Battisti est l’un des protagonistes des « anni di piombo » (années de plomb), qui, en Italie, ont été particulièrement sanglantes.

On sait aujourd’hui le rôle qu’a joué l’Extrême-Droite et les services secrets italiens et américains dans l’infiltration des mouvements d’Extrême-Gauche conduisant ceux-ci à des crimes de sang.

On se rappellera que le premier attentat sanglant de la Piazza Fontana à Milan avait conduit à l’arrestation d’un anarchiste qui n’était pas coupable, alors que la vérité établie des dizaines d’années plus tard a permis de savoir qu’ il s’agissait d’un crime commis par l’Extrême-Droite, tout comme l’explosion de la Gare de Bologne qui fit près d’une centaine de morts !!!

L’Histoire a établi qu’Aldo Moro avait été assassiné avec la complicité du Président de la République italienne de l’époque et des services américains qui ont refusé la négociation que souhaitaient les kidnappeurs.  Les lettres extrêmement dignes et émouvantes écrites par Aldo Moro dans les derniers jours de sa captivité sont parfaitement explicites sur ce point.

La justice italienne, qui a jugé Battisti par contumace, l’a reconnu coupable de quatre assassinats dont  celui d’un paisible commerçant.

C’est vrai que les années ont passé.

C’est vrai que Mitterrand avait accordé à Battisti un statut officieux  (bancal au plan du Droit) de réfugié politique.

La personne de Battisti m’importe peu, mais ce qui me paraît essentiel, c’est que l’Italie, au travers d’un procès équitable où tous les points de vue pourraient être entendus, aurait pu enterrer définitivement les « années de plomb » en faisant éclater la vérité dans sa totalité et en démontrant le rôle joué par les uns et les autres.

On a tort d’oublier que l’Italie a toujours été un laboratoire de systèmes politiques.

On a tort d’oublier que c’est en Italie qu’est né le Fascisme qui sera copié par Hitler.

On a tort d’oublier qu’au cœur de la Guerre Froide, c’est en Italie que les services secrets américains ont mis en place, en dédoublant les services spéciaux, une armée clandestine chargée de lutter par tous les moyens, y compris pires, contre les Communistes.

A ce jour, beaucoup de choses ont été écrites, mais la vérité n’a jamais été établie aux yeux de tous.

C’était cela le véritable objectif du procès Battisti, et c’est cette vérité, cette vérité essentielle à toute Démocratie que le Brésil, sous l’influence de qui ??, n’aura pas permis de faire.

Merry Hermanus
merry_hermanus@yahoo.com


Tous aveugles !

N’êtes-vous pas impressionnés par le fait que depuis une vingtaine d’années, les grands évènements  qui bouleversent le monde interviennent alors que personne ne les avait prévus !

Sommes-nous dirigés par des tatoueurs aveugles ?

La Chute du Mur de Berlin prend tout le monde au dépourvu.  Un apparatchik Est-Allemand lit un communiqué de presse vers 22h30, et une demi-heure plus tard, le Mur, vieux de 28 ans,  s’effondre !

La Chute du Communisme, un régime en place depuis 1917 qui s’était voulu la deuxième Puissance mondiale, et était, depuis 1945, un Empire planétaire, s’effondre comme un château de cartes sans que les observateurs occidentaux n’aient vu venir quoi que ce soit.  Mitterrand, Bush senior, et les autres ne savent que faire !

Pourtant, depuis les années 1970, en Pologne, en Tchécoslovaquie et en Hongrie, les coutures commençaient à craquer. Mais nos grands politiques géo-planétaires croyaient dur comme fer au caractère intemporel du Communisme soviétique et au caractère immuable d’un monde bipolaire.

Les attentats du 11 septembre 2001. Là aussi, tout le monde est pris au dépourvu. Personne ne s’y attendait !

Pour la première fois, (après Pearl Harbor),  les Etats-Unis sont attaqués sur leur sol et personne ne l’avait vu venir !!! Les Services secrets, les « grandes oreilles », tous sont pris en défaut.

La Crise financière de septembre 2008, où l’on voit la « bulle » de l’Immobilier exploser, et une série de banques, en cascade, menacées de faillite.

On a affirmé qu’un obscur professeur d’Economie belge, vivant comme un clochard en Bretagne, aurait annoncé la crise.  Il était bien le seul, et sa crédibilité était égale à zéro. Pourtant, c’est tout le système économique mondial qui se trouve menacé !

La Révolte des peuples du Moyen-Orient. Personne, ni dans les Ambassades, ni au niveau des services d’informations, n’avait prévu l’extraordinaire mouvement des peuples arabes qui, du Maroc à la Syrie, bouleversent tous les équilibres et tous les stéréotypes sur le monde arabe.

L’islamisme inquiétant se voit subitement remplacé par une volonté de Démocratie et d’Egalité sociale.

Mais personne n’avait rien vu venir !

Il est extraordinaire de constater que, dans une société où l’information se fait à la seconde, et où des milliers d’images nous arrivent chaque jour, les décideurs politiques se trouvent systématiquement aveugles devant l’évolution du monde, qu’il soit économique ou politique.

Sommes-nous gouvernés par des ilotes ou par des cyclistes qui, le nez sur le guidon, aperçoivent les dix mètres qui se trouvent devant eux, mais ne voient plus l’ensemble de la route ?

On a le sentiment d’un monde mené à l’aveugle, où l’émotion de l’immédiateté a remplacé la réflexion et la prévision.

Il suffit de lire la presse ou de regarder les journaux télévisés pour se rendre compte que l’Analyse a totalement disparu pour faire place à l’événementiel, au sensationnel, et, surtout, surtout, à l’émotion qui permet, croient les Maîtres de l’information, de créer un sentiment d’unanimisme et de cohésion.

Ce qui se passe, en réalité, qu’on le veuille ou non, c’est que le monde est aujourd’hui un village planétaire que Marc Luhan prévoyait dès les années 60, mais où les réponses aux questions restent étonnement régionales, marquées par les égoïsmes ou une cupidité suicidaire.

Le Marché, lui, ne se préoccupe pas de prévisions. Il se préoccupe de son profit, et ce, quelles qu’en soient les conséquences.

C’est à ce niveau que le rééquilibrage doit s’opérer et que les peuples, tous les peuples, doivent faire entendre leur voix sous peine d’aboutir à un effondrement de notre civilisation faite de Libertés économiques contrebalancées par la protection sociale et la sauvegarde de l’intérêt général.

merry_hermanus@yhaoo.com


Les caprices du Docteur Leroy

Il y a, à Jette, un échevin de la Culture d’une générosité sans pareille.  Il s’agit du  Docteur Leroy.

Il a déjà œuvré comme Président du Foyer jettois où il a pu faire la preuve de sa vertu cardinale : le don de l’argent public. En effet, et la presse l’a révélé, l’ancien directeur-gérant du Foyer a reçu 50.000 € pour quitter ses fonctions et une somme rondelette aurait dû lui être versée à vie, tout cela sans que le Conseil d’administration de l’époque ne marque son accord, et en totale dérogation avec les règles de fonctionnement du Foyer jettois.

Dossier à suivre de près car  il n’a pas encore pu révéler tous ses aspects!

Certains d’entre vous ont peut-être déjà rencontré ce « généreux donateur de l’argent public ».  Il a la démarche assez lente que d’aucuns comparent à une reptation, la tête un peu penchée à droite (bien entendu !), et, surtout, il a la poignée de main la plus molle de la région bruxelloise.  Quand on lui serre la main, on a le sentiment de serrer un paquet, ou une « klot », comme on dit à Bruxelles, de Slime, vous savez, c’est cette pâte gluante avec laquelle jouaient les enfants il y a une dizaine d’années.

Une telle poignée de main, c’est un livre ouvert sur la personnalité de celui qui la possède.

Notre généreux Docteur Leroy, après avoir fait très fort au Foyer jettois,  agit maintenant en matière de culture.

Il a eu un caprice, une frivolité, un rien, un souffle : Il veut sa grande Pyramide du Louvre, son Beaubourg, son Musée des Arts Premiers.   A Jette, nous avons donc notre Malraux, notre Pompidou et son Beaubourg, notre Mitterrand et sa grande Bibliothèque, notre Jules II et sa chapelle Sixtine !

Allons, n’exagérons pas, nous n’avons qu’un Machiavel de sous-préfecture !

Quelle gloire pour Jette !!!

En effet, il a décidé de faire réaliser une fresque sur le pignon d’une maison de la Place Cardinal Mercier pour la modique somme de 105.000 € !

Il a décidé de payer un acompte de 3.000 euros en janvier de cette année, alors même que le budget n’était pas approuvé par la Tutelle !

Quelle générosité avec l’argent des Jettois !!!

Ceux-ci auront compris pourquoi il a fallu faire de notre commune, la commune la plus chère de Belgique en matière fiscale.

Mais quoi ? 105.000 € ,  quand ce n’est pas de sa poche, c’est une peccadille ! Deux fois rien !

On sait que deux autres fresques doivent encore être réalisées à Jette, et que  le montant total des dépenses « artistiques » du bon Docteur Leroy se chiffrera sans doute autour de 200.000 € !

Une paille !

Chose encore plus étonnante : le Docteur Leroy fait ces dépenses sans même que le propriétaire ait marqué son accord pour que son pignon soit ainsi décoré. L’argent est donc dépensé avant même qu’on sache s’il pourra l’être. Quelle hâte ! Quelle précipitation !

Que deviendraient les 3.000 € si le propriétaire refusait que son pignon serve de marqueur historique à la présence de M. Leroy au Collège ?

Soyez-en persuadés :

Les contribuables jettois seront enchantés de découvrir ce pignon et de savoir que c’est avec leur argent qu’il a été ainsi décoré !

Les familles en difficultés condamnées à payer 0,90 ou 0,45 € pendant quinze ans seront émerveillées par la qualité artistique des « œuvres » du Docteur Leroy.

Il est évident que, pour notre part, nous ne mettons nullement en cause cette qualité artistique, mais nous sommes des gens médiocres et terre à terre, et sans doute, selon le diagnostic du  Docteur Leroy, schizophrènes ou paranoïaques, ou mieux encore, les deux,  et nous pensons que les milliers de chômeurs jettois, que les 29 % des enfants jettois dont la famille n’a pas de revenu du travail, et que les milliers de personnes demandant de l’aide au CPAS méritent mieux que l’indifférence méprisante de Doyen et Leroy.

Leur slogan est : « Cachez cette misère que je ne saurai voir, nous sommes d’excellents gestionnaires, la preuve, regardez les splendides fresques qui vont égayer vos pignons » !!!

En regardant ces fresques :

_ Les minimexés auront, n’en doutons pas, un peu moins de difficulté à trouver un logement !

les chômeurs, éblouis par tant de beauté, se diront que, finalement, ne pas avoir de travail n’est pas essentiel devant une œuvre d’art payée avec les deniers publics ;

– les allocataires sociaux qui doivent vivre un mois avec 800 euros auront moins faim, nourris par l’art !

– les mères de famille n’ayant pas de place dans les crèches se diront que dans le fond, l’art est plus important que leurs misérables petites affaires ;

les enfants n’ayant pas de place dans une crèche seront ravis de passer leurs journées, assis par terre, devant les fresques.

les commerçants jettois qui subsistent dans les pires difficultés se diront que, dans le fond, mieux vaut l’art que le commerce ;

– les chômeurs ajouteront que s’il est vrai que la Bourse de l’Emploi a été un cuisant échec, et que si on dépense à Jette près de dix fois plus d’argent pour les fresques que pour l’emploi, ce n’est que justice face aux œuvres impérissables dont Leroy veut marquer sa présence au Collège.

Oui, ma bonne Dame, ces gens-là ont le sens des priorités et un mot d’ordre : « Que les gens qui ont des problèmes aillent se faire voir ailleurs », car il se pourrait qu’ils aient  l’idée saugrenue de voter Socialiste !

merry_hermanus@yahoo.com
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