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Philippe, saisis ta chance, le Bonheur frappe à ta porte !

Ah, Philippe, ce qu’on s’est engueulés toi et moi !

Mais, comme tous les colériques, tu retombes aussi vite que le lait qui monte et qu’on éteint sur le gaz.

Ce n’est pas mon cas, j’ai la mémoire encombrante…et très encombrée.  C’est un disque dur qui, jusqu’ici, (mais patience, cela ne manquera pas d’arriver un jour), n’a pas encore pu s’effacer.

Tu te rappelleras, en particulier, cette nuit de mars 2004 où nous préparions le programme du PS pour les élections régionales.  J’avais décidé de mettre en avant la défense de la laïcité et l’égalité Hommes/Femmes, de façon à bien marquer notre différence et mes réserves quant à certaines ambiguïtés à l’égard de l’Islam.

Poussé à bout, je dois le reconnaître, tu as brusquement hurlé.   J’ai hurlé de même !  Tout cela devant le groupe de travail médusé… et lâche, comme souvent les groupes de travail.

C’était l’un de tes mauvais jours, ou plutôt, l’une de tes mauvaises nuits.  Cela nous arrive à tous !

On est donc très loin, malgré une si longue collaboration (je fis ta connaissance en 1971, et depuis, on ne s’est plus guère quittés) d’avoir toujours été d’accord  sur tout.

Je n’ai jamais été capable d’épouser les vérités successives et, surtout, les sincérités successives. Une grande, une énorme de mes faiblesses… il y en a tant !  Nous en avons tous. Des ombres et des lumières.

J’aurai l’occasion, dans mes mémoires en cours d’écriture, d’être plus précis et, surtout, plus prolixe sur notre aventure commune qui, pour moi, fut loin d’être un long fleuve tranquille.

Et te voilà, contre toute attente, débarqué de Molenbeek !!!

Je t’y avais amené dans l’atmosphère méphitique de Bas Empire qui y régnait après le décès de Machtens. Tu as fait un choix courageux car André Cools t’avait proposé de t’investir à Namur.   Vu la situation, et les errements des dernières années Machtens, c’était plus qu’une option courageuse, c’était un choix héroïque tant au niveau politique qu’au niveau de la situation de la commune de Molenbeek. Chaque échevin sortant « y » croyait ! Cela tirait dans tous les sens ! Il t’a fallu près de dix ans, un échec électoral, et un travail acharné pour réorganiser la section du PS.

Mais toi, tu n’as pas triché.

Tu t’es installé dès le début dans le petit appartement de la rue des Dauphins. Avec patience, avec autorité, tu as nettoyé les miasmes de la fin épouvantable de l’ère Machtens. Au fil des ans, tu es devenu, j’en ai la profonde conviction, un homme providentiel pour Molenbeek, alliant une image paternelle et,  on ne se refait pas, professorale.

Je crois bien connaître ta commune. J’y travaille depuis bientôt 14 ans.  Mieux que beaucoup d’autres, j’ai pu juger le travail accompli, les rénovations en pagaille, les liens tissés avec l’Associatif, mais, surtout, avec la population la plus défavorisée.

Toi, contrairement à 14 autres communes de la Région, tu ne bénéficiais pas de la manne du plan d’assainissement et des millions et des millions d’euros qui l’accompagnent.

Les porte-cotons du Cabinet Picqué disent volontiers à ceux qui veulent bien les écouter que tu n’es pas obligé d’aller mendier à la Région car tu « pompes » partout un maximum de subsides.  C’est toi qui les rafles quand il y en a ! Comme souvent, cette critique n’est, en réalité, qu’un hommage. Un jour, peut-être, un politologue (mais pourquoi, lorsque j’évoque un politologue, je pense toujours à un … podologue… il doit y avoir un rapport) fera une étude sur les ordres du jour du Conseil des Ministres bruxellois et, s’il a du talent, mettra en évidence les vraies raisons et le vrai bénéficiaire de cette multitude d’aides aux communes sous plan d’assainissement. Ce sera passionnant et, surtout, éclairant si tant est que cela intéresse un jour quelqu’un.

Mais aujourd’hui, on te vire !!!

On nous dit que c’est la Démocratie ! Que c’est notre système proportionnel ! Certes, mais je ne peux m’empêcher de penser qu’il s’agit avant tout de mœurs byzantines ou de relents de 4ème République finissante. Ceux qui n’ont pas compris que la fin est proche … très proche, n’ont rien compris… ou ne veulent rien voir ! Ils tombent d’un building de 50 étages et, arrivés au 6ème, ils se disent qu’ils sont toujours vivants. Il ne suffit pas de balbutier qu’il faut un plan B, encore faut-il le préparer vraiment.

Nous avions connu un effet dominos en 2000 quand de Donnéa a été viré à Bruxelles. L’effet boomerang s’était produit à Anderlecht … et à Molenbeek.

Mais en douze ans, les temps ont changé.

La leçon majeure à tirer, c’est que Bruxelles et ses 19 communes, son Parlement pléthorique, son Gouvernement sont ingérables, et qu’en grande partie, les critiques qui sont faites au Nord du Pays sont largement fondées. Chacun le sait !

Le système que tu as mis en place avec Dehaene ne pouvait fonctionner que sur base de loyauté régionale. Or, elle n’existe plus depuis bien longtemps. Que ce soit le sabotage de Grouwels qui n’est au Gouvernement bruxellois que pour cela, les élucubrations d’un Smet ou d’un Delille, tout démontre que la machine à gaz ne produit plus rien et que, comme les Shadocks, on pompe, on pompe, et au bout du dernier tuyau, cela fait « Gloup » !

Les autorités régionales surnagent en appliquant la politique du chien crevé au fil de l’eau.  Encore 18 mois, et la malheureuse bête aura atteint la Mer… forcément du Nord,  et s’y perdra définitivement.

La presse souligne que tu n’avais pas préparé ta succession.

C’est faux ! Puisque Onkelinx avait quitté Liège pour s’installer à Molenbeek.

Rappelle-toi les discussions à ce sujet. Son installation à Molenbeek était même la condition mise par certains Bruxellois qui ne voyaient pas d’un bon œil l’arrivée de la « Liégeoise ». Son aventure à Bruxelles-Ville tourna court !

Il est vrai qu’après le faux-bond qu’Onkelinx t’a fait, d’autres hypothèses étaient possibles. Notamment Serge Vilain dont tu m’as dit, à l’époque, qu’il s’était fatigué un peu vite d’attendre.

Après cela, c’est vrai, tu avais décidé de rester jusqu’au bout, drogué de pouvoir, selon ta formule !

Mais jusqu’au bout de qui ?

Jusqu’au bout de quoi ? De ta propre vie ?  Je ne veux pas croire à un tel manque de lucidité.

Le PS est donc, à Molenbeek, dans l’Opposition.

Mais rappelle toi que nous appartenons à une génération qui a connu l’alternance qui, aujourd’hui, est devenue une terra incognita pour de nombreux mandataires socialistes puisque nous sommes au pouvoir partout depuis 1988.

C’est une Première dans l’histoire de la Belgique et une catastrophe pour le PS.  C’est, en tout cas, ce que je pense.

Car l’Opposition est une chance.

Rappelle-toi le « Club de recherches socialistes » que nous avons créé Rappelle-toi le livre que nous avons écrit ensemble avec Lizin et bien d’autres. L’Opposition permet de se ressourcer, de se reconstruire, de refaire ses forces, de liquider la mauvaise graisse des arrivistes de toute nature pour qui le pouvoir, ses prébendes et ses reliefs constituent une fin en soi. La perte du pouvoir, ou la mort, sont d’efficaces trieuses. Après certains tris, il ne reste plus rien !

Il ne faudra peut-être pas attendre bien longtemps pour que certains disent que notre présence, dans les conditions où nous y sommes, au Gouvernement fédéral, est une catastrophe. Je le pense.

J’estime donc que ce qui t’arrive est une grande chance.

Cela peut te sembler paradoxal, mais je le crois profondément. Tu as fait état récemment d’un élément essentiel, c’est-à-dire la santé qui est la base de tout… et tu as bien raison. Mais crois-tu que l’âge aidant, on est conscient de perdre ses facultés intellectuelles ? A la fin de son mandat, Eisenhower, qui n’était pas malade, n’était plus capable que de travailler une heure par jour.

Le malheur veut qu’on se croie encore le « Maître du Monde » alors qu’en réalité,  on a du mal à sortir de sa voiture, à lacer ses chaussures, ou à retenir ce qu’on a fait la veille.  Cela, tout le monde s’en aperçoit… sauf le principal intéressé.

Tu pars à cause d’une « Combinazione » alors que tu avais gagné les élections !

Tu pars parce que, d’autres, ailleurs qu’à Molenbeek, ont voulu faire de ta liquidation un symbole et un exemple qui n’est en réalité qu’une triste farce dont ils auront à assumer, sur bien des points j’en ai peur, les conséquences.

Mais crois-tu que Mendès-France aurait eu cette extraordinaire aura politique  s’il avait gouverné la France pendant vingt ans ?  L’Histoire retient bien plus le De Gaulle du 18 juin 1940 que celui du 13 mai 1958 ! Historien de formation, tu trouveras bien d’autres exemples.

Devenir une conscience, devenir une voix forte et indépendante n’est pas donné à tout le monde !

Et puis, n’y a-t-il pas un âge où on se dit que ces périodes électorales sont avilissantes, et que devoir se vendre est  indigne après une carrière aussi prestigieuse que la tienne ?  Où on se dit que ce sont les citoyens qui auraient à remercier le politique car il consent, malgré son âge, à encore s’occuper d’eux ? Or, au moment des élections, c’est lui qui dit merci aux électeurs potentiels qui promettent leur voix.

Dure est la démocratie quand on ne veut pas quitter l’arène.

Reste Molenbeek !!!

Reste cette population à qui, à tort ou à raison, tu t’es soudé et, peut-être même, identifié à un point que tu es le seul à connaître, retrouvant en eux ces « classes dangereuses » dont parlaient frileusement les Bourgeois du 19ème siècle dont tu connais bien la mentalité et les codes. Tu y as retrouvé les raisons premières de ton engagement et de la rupture avec ton milieu.

C’est là une vaste et délicate question parce qu’elle touche aux fondements de l’engagement politique. Je l’ai déjà dit, j’étais très loin de te suivre sur tout, tu ne me l’as d’ailleurs pas demandé, par exemple :

Je ne me définis pas comme agnostique, mais comme franchement Athée.

Je reste celui que tu as traité, en hurlant de « laïcard ». Eh oui, c’est devenu une insulte. Je n’ai de faiblesse ni de tentation pour aucune religion. Je suis ému par le besoin de transcendance, mais je n’ai jamais été tenté par aucune d’elles. Le soir de Noël, j’évite de me retrouver derrière un pilier de Notre-Dame de Paris,  je ne participe pas aux ruptures du jeûne, et il y a peu de chance que je me retrouve un jour sur le chemin de Damas. Je ne participe pas non plus au repas de la Pâques juive de mes amis. Décidément, je suis resté un vieux « laïcard » qui espère encore en l’homme et en son progrès.

J’ai vu mes parents mourir sans qu’à aucun moment, malgré de longues agonies, ils n’aient eu la moindre tentation de se tourner vers un quelconque secours religieux.

C’est sans doute sur ce terrain-là que se situe aujourd’hui notre plus complète divergence, et elle est de taille car elle touche à l’essentiel. J’ajoute tout de suite que cela n’a aucune importance et cela n’empêchera personne de dormir, surtout toi.

Te voilà rassuré.

Voilà Philippe, ce que ton départ de Molenbeek m’inspire.

Dans les années 80, lorsque nous étions dans l’Opposition, tu avais réuni un Groupe de travail dont le but était une mise à jour idéologique. J’avais préparé une contribution sur le bonheur. Tu m’as écouté attentivement, ce ne fut pas l’attitude des autres membres du Groupe qui me renvoyèrent très vite dans les cordes, affichant des sourires méprisants.  Quinze ans plus tard, Di Rupo faisait du Bonheur le thème central d’un de ses discours sous les applaudissements unanimes !

Tu le sais Philippe, pour nous, le temps qui passe, c’est le temps qui reste.  Ton départ de Molenbeek est une chance.

Saisis-la car le bonheur existe ailleurs que dans la politique qui est une addiction, comme tu l’as dit toi-même. Retrouve toi, retrouve ta vraie profondeur, abandonne le masque et les oripeaux que tu as été obligé de porter, le rôle de Père Fouettard que tu as fort bien exécuté. Redeviens toi-même et Sois heureux, saisis à pleines mains le Bonheur qui frappe à ta porte.

C’est tout ce que je te souhaite.

merry_hermanus@yahoo.com

Pour un Wikileaks à Jette… Y a t’il des cadavres dans le placard ?

En avril 2011, j’ai pris connaissance avec intérêt d’un article d’Edwy Plenel, ancien responsable du journal « Le Monde », et actuel directeur de « Mediapart ».

Il réagissait au débat ouvert par la très large diffusion d’informations jusqu’ici gardées secrètes par l’Armée et le Département d’Etat américain.

Il ouvrait ainsi à nouveau l’éternel débat entre, d’une part,  la nécessité de rendre publiques la totalité des informations concernant la gestion de nos sociétés, et, d’autre part, la volonté de certains gouvernants de travailler dans le secret.

En lisant cet article, j’ai été impressionné par le parallèle qui existe entre les affirmations et les réactions d’Edwy Plenel défendant la transparence, et la situation jettoise.

On le sait, à Jette, il n’y a pas d’indicateur de courriers !  Donc, cela veut dire que lorsqu’un courrier est adressé à la commune, seuls quelques rares initiés en sont informés et ce, contrairement à la Loi communale qui prévoit la collégialité de la gestion et, donc, forcément, la collégialité de l’information.

Edwy Plenel écrit  que « l’information… conditionne la vitalité démocratique…, celle-ci est prioritaire », il ajoute « …l’opacité totale sur le pouvoir est à mettre en rapport avec une transparence inquisitoriale sur les individus. Le secret y protège un pouvoir absolu. Pour que le pouvoir survive, il doit être à l’abri de ses secrets ».

C’est exactement la situation à Jette !

Depuis des mois et des mois, en ma qualité d’échevin, je demande, par courrier, au Bourgmestre de consulter un certain nombre de dossiers dont :

–        Le P.V. des trois dernières réunions du Comité d’accompagnement.

–        L’analyse faite par l’IBGE ou d’autres Firmes en matière d’amiante à l’école aurore en 2007.

–        Le dernier courrier adressé à la commune par l’ONSSAPL concernant la problématique des titres repas.

–        La facture de l’auteur de projets Ferrière (facture complète, total des honoraires) pour le projet abandonné de rénovation de l’école Poelbos.

–        Pour ne pas parler de dossiers présentés au Collège que j’essaye d’examineret qui sont complètement vides !!!

Je n’ai pas obtenu la moindre réponse du Bourgmestre !

J’ai récemment reçu une lettre du secrétaire communal que j’ai transmise à différentes autorités afin qu’elles puissent m’informer sur la réalité de son étonnant contenu.

Une fois de plus, Hervé Doyen tente, via le secrétaire communal, de se donner l’apparence d’une légitimité.

Le fait est qu’on veut à toutes forces me faire taire, utilisant par-là d’étonnants moyens sur lesquels je reviendrai.

On s’inscrit, à Jette, dans une culture du secretde l’opacité et de la dissimulation, mais également de la désinformation.

En effet, il existe à Jette, une revue de presse, qui, par le biais du courrier électronique, est largement diffusée.

Vendredi dernier, un article du « Soir » faisait état de la situation à Jette en évoquant notamment la volonté du PS de remplacer le Bourgmestre, et soulignait qu’un accord avait déjà été signé entre le PS et deux membres du MR dont le Chef de Groupe.

D’une façon qui ne m’a pas étonné, cet article ne figurait pas dans la revue de presse de ce lundi !

J’en ai informé le fonctionnaire qui, vraisemblablement, a dû en référer au Bourgmestre qui cumule les fonctions « d’échevin de l’information » (Il vaudrait peut-être mieux dire « l’échevin de la désinformation » ) !!!

Et donc, l’article du « Soir » n’a pas paru dans la revue de presse.

Ce n’est pas la première fois que je fais une telle constatation qui démontre que, contrairement à toutes les affirmations et à tous les mensonges, le journal communal n’est qu’un organe de propagande.

C’est notre Pravda locale dont le seul but est de faire la promotion d’une Majorité totalement éclatée et d’échevins en mal de notoriété.

Je reprendrai donc la conclusion d’Edwy Plenel qui dit : « S’agissant des affaires publiques, la publicité doit être la règle et le secret l’exception. Rendre public ce qui est dans l’intérêt public est toujours légitime ».

A quand un Wikileaks à Jette ?

Quand les Jettois connaîtront-ils la vérité sur une gestion qui n’a qu’un seul but : assurer la réélection de gens incapables de préparer l’avenir des Jettois

Merry HERMANUS
merry_hermanus@yahoo.com


DSK, la divine surprise.

Jeudi soir, je regardais « innocemment » Antenne2 qui avait transformé le passage de DSK devant le Juge en spectacle de prime time.

Différents commentateurs étaient censés faire l’article et réagir en direct.

Le représentant du « Figaro » ne boudait pas son plaisir de voir DSK menotté, et n’hésitait pas à mettre en évidence le rôle « magique » de Sarkozy au plan international face à la « dégénérescence » de DSK.

Mais le pire ne vint pas de lui.

F.O. Giesbert, qui fut journaliste de gauche au « Nouvel Observateur », puis passa à droite, se retrouvant directeur du « Point », invectiva brutalement Emmanuel  Valls, député-maire PS, en ces termes « Maintenant, la gauche n’a plus de leçon morale à donner à Sarkozy » !

J’en ai hurlé de rage face à mon écran.

Voilà que, subitement, ce n’était plus DSK  qui était menotté, embastillé, mais c’était tout le PS français, que dis-je, c’était toute la gauche !!!

C’étaient les 1OO.OOO membres du PS qui se trouvaient accusés de harcèlement, de viol et de séquestration.

Pensez donc !

La gauche ne pourrait plus donner de leçon morale à Sarkozy car l’un des siens est accusé d’un crime épouvantable.

Ce qu’a fait F.O Giesbert semble l’application du principe de responsabilité  collective.

C’est sur  ce principe que, pendant 20 siècles, l’antisémitisme s’est appuyé, considérant que tous les Juifs étaient responsables de la crucifixion du Christ, que tous les Juifs étaient, comme on le dit dans une prière, jusqu’à Jean-Paul II, le peuple déicide.

Tous les Juifs devaient donc payer car tous les Juifs étaient coupables !!!

C’est au nom de cette responsabilité collective que les Croisés de 1099 massacrèrent les Juifs durant leur long périple vers Jérusalem.

Tiens, j’y pense, mais DSK est juif !!!

C’est ce principe de la responsabilité collective que les Juges de Nuremberg ont voulu éviter en n’imputant pas la responsabilité du Nazisme et de la guerre à l’ensemble du peuple allemand.

Des responsables furent jugés. Le peuple allemand, jamais !

Le monde avait changé.

Un peuple tout entier ne pouvait pas être considéré comme responsable. Seuls les dirigeants devaient payer.

Eh bien, 67 ans plus tard, un journaliste bien en cour, resplendissant représentant du bobo land parisien, un journaliste qui, dans un récent ouvrage, raconte qu’il a offert à Sarkozy un repas de truffes ( !), reprend ce principe de la responsabilité collective pour faire supporter par toute la gauche les supposées turpitudes de DSK.

Celle-ci, depuis la nuit de samedi à dimanche, ne peut plus donner de leçon de morale à la droite !!!

Non ! Elle doit se taire.

Elle doit se coucher et permettre à la droite de gouverner en paix, et de détruire le tissu social dans un silence approbateur.

On se demande quel rapport il y a entre le crime supposé de DSK et son appartenance à la gauche ! Etre de gauche implique-t-il de souffrir de priapisme aigu ?

Il est vrai que l’extrême droite, aujourd’hui, n’hésite pas, et reprend les termes de la presse d’avant-guerre, en parlant de « dégénérescence de la Nomenklatura socialiste ».

Cela me fait penser à Céline qui, pendant la guerre, écrivait, à propos d’un député communiste emprisonné, il sera d’ailleurs fusillé, qu’il était un « chancre syphilitique ».

Pas de doute, l’affaire DSK est, pour la droite, ce que fut la « divine surprise » de l’extrême droite française lorsqu’elle vit, le 14 juin 1940, les chars allemands défiler sur les Champs-Élysées, les croix gammées flottant en haut de la Tour Eiffel.  Cela allait mettre fin une fois pour toutes  au rôle de ces vandales qui, depuis 1936, au nom du Front populaire, dirigeaient la France.

La formule haineuse de F.O. Giesbert me porte à penser qu’on en est toujours là !

La « divine surprise » met fin au risque de voir DSK à la présidence de la République.

Pour la droite, que ce soit en France, en Belgique ou ailleurs, la gauche au pouvoir est toujours illégitime.

Le pouvoir appartient à la droite !!!

Seule elle a le droit de diriger les hommes.

DSK avait une chance sérieuse, très sérieuse de gagner.

Il est en enfer !

Que toute la gauche y soit avec lui.

Voilà qui est dans « l’ordre des choses ».

merry_hermanus@yahoo.com