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Yvan Mayeur, Samusocial… des tonnes de mensonges… de larges, d’épaisses couches d’hypocrisie.


« 
Généralement les individus qui ont excité mon dégoût en ce monde étaient des gens florissant de bonne renommée. »
Léon Bloy

 

Mayeur dans la lessiveuse, elle tourne, elle tourne, elle n’est pas prête à passer en mode essorage !  Il est extraordinaire d’entendre la classe politique s’exprimer sur la tempête du moment.  C’est un festival à celui qui sera le plus transparent…tous fantassins exemplaires de la guerre contre les ponctions d’argent public.

Les uns utilisant moultes circonvolutions ne comprenant même pas que leurs déclarations suintent la peur de voir apparaître une législation plus sérieusement restrictive et contraignante en matière de mandats.  Ceux-là, naïfs boy-scouts, en politique pour «  servir » mais « toujours prêts » à se servir, ayant fait carrière de beau-fils idéal, font semblant de ne pas comprendre ce qu’il se passe !

C’est le festival des Saints innocents lors des débats en TV ou radio, ce  sont de pures moments de music-hall pour ceux qui connaissent les règles du sérail ; quelle riche idée d’avoir invité Madame Milquet, inculpée pour avoir engagé à son cabinet des collaborateurs qui auraient été chargés de sa campagne électorale (le conditionnel s’impose au regard du respect du principe de la présomption d’innocence, Mme Milquet n’ayant pas encore été jugée…
le sera-t-elle un jour ? des exemples antérieurs permettent d’en douter )…
au moins y avait-il sur le plateau quelqu’un qui savait de quoi il retourne quant au bon usage des emplois publics.

J’ai fait, à une autre époque il est vrai, partie de ce système, j’en ai été l’instrument et l’objet mais la situation, telle qu’elle existe maintenant ne peut que révulser.  Cela exige une mise à plat et des actions urgentes.

Pourquoi ce genre de scandale à Bruxelles.

« Le défaut de tous les parvenus, c’est de trop estimer la classe à laquelle ils sont arrivés. »
Stendhal

Dès qu’une affaire éclate, c’est le déferlement poujadiste… inévitable, il y a toujours des tricoteuses pour crier à mort sous les montants sanguinolents des guillotines… aujourd’hui médiatiques… les rasoirs sont encore et à jamais impatients de tondre les « coupables »… aucun mal à les imaginer les tondues de cet épouvantable scandale… crâne mal dégrossi, larges plaques de cheveux épars, baladés sur la plate-forme d’un camion, nues jusqu’à la ceinture, le front garni d’une grossière inscription PS au goudron, la même sur la poitrine, leurs seins ballottant à chaque chaos de la route… à chaque gifle assénée par les chevaliers blancs hurlant de rire, découvrant ainsi les dents jaunes de la jalousie et des vies ratées… soudain… divine surprise… vengées, enfin triomphants, animés d’une légitime, d’une juste et sainte colère… faut qu’elles payent !
Le camion passera rue Haute devant le CPAS… le peuple pourra jeter des fruits, des légumes pourris, cracher sa haine de ceux que hier encore, il flattait !

Un grand classique de l’histoire… spectacle dont certains, j’en suis certain, rêve !
C’est dans de tels moments « d’émotion publique » qu’on se réjouit de vivre dans un état de droit.  Et pourtant, pourquoi les politiques ne reconnaissent-ils pas une fois pour toutes que c’est comme cela que fonctionne le système, c’est sur ce genre de prébendes qu’il est centré, qu’il est basé, qu’il fonctionne, qu’il se perpétue.

Aujourd’hui, on liquide Mayeur, fort bien, mais demain à qui le tour ? Non, Yvan Mayeur n’est pas un cas isolé, un individu que les circonstances ont fait disjoncter, non !  Yvan Mayeur est le produit du système politique bruxellois.

Bruxelles, Ville-région hyper institutionnalisée est un énorme mille feuilles d’une invraisemblable complexité.  Les élèves en droit public sont à plaindre !

Chacune des tranches de l’énorme gâteau… tiens… tiens  comme c’est curieux, le mot gâteau est judicieux,… génère des mandats et encore des mandats.  C’est ce que les communes et la région produisent de mieux !  Chaque fonction petite ou grande donne un fruit juteux ou moins juteux… mais il y a toujours quelque chose à presser, à en tirer.  Au pléthorique et inutile parlement bruxellois, il y a le Président, des vice-Présidents, des Présidents de commission, des chefs de groupes etc.  Et puis rebelote avec la COCOF, avec la COCON, avec la COCOM… chaque Président, vice-Présidents, chef de groupe et tutti quanti… tous perçoivent un petit quelque chose de plus alors même qu’ils sont parlementaires.  Il y a quatre-vingt-neuf députés, huit ministres, il faut donc partager, répartir, tous veulent une part, doivent être servis… sinon pas de majorité, chacun se tient par la barbichette.
Répartition façon puzzle !

Toutes ces fonctions impliquent des sous en plus, soit vraiment beaucoup soit une petite pincée… on ne rigole pas avec le fric !  Rien pour rien. On se paye sur la bête.  Dans « Le Soir » le président du parlement nous expliquait doctement comment il allait imposer le non-cumul, tiens donc… ce même non-cumul qui devait entrer en vigueur en 2022, pourquoi pas à la saint Glin-glin.  Mais il ne dit pas un mot des « petits » à-côtés de sa prestigieuse fonction, il n’évoque pas l’énorme, j’insiste l’énorme chèque, qu’il recevra au moment où il quittera ses fonctions. Il ne cite pas les avantages honteux qui lui seront octroyés après son départ du perchoir en matière de personnel et autres.  Un tel niveau d’hypocrisie, c’est de la franchise… du très grand art !

Bien sûr, tout cela est absolument légal.  Mais en l’occurrence qu’est-ce que cela veut dire « légal ». En fait, ce sont des cadeaux que les parlementaires se sont fait à eux-mêmes, ces jolis cadeaux que tous les présidents avant Picqué ont aussi perçus, résultent de textes votés par les parlementaires, faisant donc partie de la réglementation applicable aux parlementaires bruxellois… et ainsi chacun selon ses fonctions et qualités s’abreuvera en toute légalité à cette inépuisable, généreuse corne d’abondance dont le citoyen ne sait rien… mais qu’il paye… et que Picqué n’évoque pas dans son interview…

Pourquoi le ferait-il ?   Ah ! Oui mais j’y pense jusqu’ici le cumul lui aussi était légal !  Ah ! Mais bon sang n’a-t-on pas récemment évoqué concernant Mayeur et le Samusocial, l’aspect MORAL.  Alors là… c’est bien connu, l’emmerdant avec la morale c’est que c’est toujours la morale des autres, ce n’est pas moi qui le dit c’est Léo ferré !

Pourquoi donc le Parlement bruxellois ne publierait-il pas le tableau des montants attribués à toutes les fonctions internes, n’indiquerait-il pas les avantages de toutes natures, j’insiste de toutes natures, attribués à tous ceux qui en son sein exercent différentes fonctions ou portent différents titres.  Bien sûr, ces textes existent, ce qu’il faut c’est leur donner une vraie publicité… vous en connaissez beaucoup vous des gens qui lisent au petit déjeuner, entre le café et les tartines, le Moniteur belge tous les jours… essayez pour voir comme c’est facile et lisible !

Et les communes.

« On ne leur demande pas d’autre talent que de plumer la poule sans la faire crier. »
Stendhal

Comment cela se passe-t-il dans les communes ?  Là, c’est génial, après chaque élection on assiste à une étonnante, surréaliste foire aux bénéfices ecclésiastiques.  En général, il y a ceux qui savent et ceux qui ignorent tout, autrement dit ceux qui se nourriront du pactole et ceux qui occuperont l’emploi si fréquent de cocu municipal.

Quand un parti politique détient depuis longtemps le pouvoir, l’un de ses séides se spécialise, il connait la liste des mandats attribués au conseillers communaux, il sait comment ils sont répartis et surtout… surtout… il en connait la rétribution… là est l’essentiel.

Donc, tout l’art consiste à rouler son partenaire et à conserver pour le parti majoritaire les mandats les plus rémunérateurs, à répartir les autres, les mandats gratuits ou ceux qui ne rapportent que des clopinettes.  Ainsi, si dans une institution vous êtes nommés Président ou vice-Président, génial, c’est le Jackpot, si vous êtes dans le bureau c’est encore bien, si vous êtes au conseil d’administration, il y a encore un petit intérêt mais si vous êtes à l’assemblée générale, il ne vous restera que vos yeux pour pleurer.  Et c’est toujours ce même schéma.

Les mandats les plus courus sont ceux concernant les sociétés d’énergie…
ça on ne les lâche jamais et en général, ils sont dévolus au bourgmestre qui dispose déjà de la rémunération la plus élevée de la commune, jusqu’à preuve du contraire les bourgmestres bruxellois ne sont pas des infra-salariés.

Je pourrais donner une série d’exemples concrets, citer les institutions mais je ne veux pas ici stigmatiser, je veux mettre en évidence qu’au-delà du cas d’Yvan Mayeur, qui est particulièrement horrible, s’il est avéré, car il s’agit de l’extrême pauvreté,  c’est le fonctionnement de nos institutions qui est en cause…

la situation dans laquelle se trouve Mayeur n’en est que le produit… des cas comme le sien sont, j’en suis intimement convaincu, légions, car les contrôles ont disparu !  Et ce n’est certes pas la désignation des commissaires chargés par la Région d’enquêter sur le Samusocial qui me fera changer d’avis, s’agissant notamment de l’un d’entre eux, c’est à hurler de rire ! Ou de pleurer à chaudes larmes.

Les contrôles, la tutelle sur les communes.

« Il y a des politiciens, qui si leurs électeurs étaient cannibales, leur promettraient des missionnaires à dîner. »
Henry Mencken 

En principe les communes bruxelloises comme toutes le communes du pays sont soumises à une tutelle et ce… accrochez-vous bien depuis… 1836 !  C’est dans ce service du ministère de l’Intérieur que j’ai commencé ma carrière, j’y exerçais la tutelle sur cinq communes bruxelloises.  La mise en place de la région a tout bouleversé.  En principe, la tutelle existe toujours, d’excellents fonctionnaires bruxellois exercent avec compétence cette fonction… problème… leurs avis comptent pour du beurre.

Cela tient à la composition du parlement régional, on y trouve en majorité, des conseillers communaux, des administrateurs de CPAS, des échevins et des bourgmestres.  Or, c’est en définitive ce Parlement qui devrait exercer via l’exécutif cette tutelle, ce contrôle final.

Vous aurez compris que ce contrôle a disparu, tout se négocie, tout s’équilibre opposition et majorité.  C’est en permanence « passe-moi le beurre, je te passe le sel. »  L’Exécutif comportant huit ministres de cinq partis différents, parfois jusqu’à six, impossible d’agir avec autorité sur la moindre commune.

La nouvelle répartition du fonds des communes en a été la parfaite démonstration, l’augmentation des dotations a en fait été une prime à la mauvaise gestion, l’une des communes recevant près de 100% en plus de sa dotation précédente.  Mais tous peuvent dormir tranquilles… personnes ne s’intéressent aux chiffres et surtout en tire des conclusions sur la gestion des communes.

Le pire est que maintenant la plupart des communes sont, du fait des aides complémentaires accordées, soumises à un plan d’accompagnement… des comités se réunissent où le fonctionnaire régional qui a fait sérieusement le boulot est cornaqué par un membre du cabinet qui, perinde ac cadaver, est là pour appliquer un arrangement politique concocté dans un couloir ou un coin sombre du Parlement régional !

Donc, pas de doute, il n’y a plus de contrôle sur la gestion, c’est le train fou dans le brouillard… tant qu’on peut percevoir l’impôt, qu’on peut saigner les rares bruxellois encore contribuables… allons-y ! C’est sans doute aussi la raison qui a conduit à la faramineuse augmentation des mandats communaux lors de la législature 2000-2006.  Ceux-ci ont connu une croissance à ce point importante qu’elle conduit certains élus, n’ayant pas d’autres carrières ou une carrière qu’ils jugent, souvent à raison, médiocre à ne plus pouvoir « se passer » de leurs mandats !

Contrôle sur les mandats communaux.

« Le désir de faire de la politique est habituellement le signe d’une sorte de désordre de la personnalité et ce sont ceux qui ambitionnent le plus ardemment le pouvoir qui devraient en être tenu soigneusement à l’écart. »
Arthur Koestler

Simple… aucun. Tout est matière à mandats. Conseils de Police… on touche comme au conseil communal ! Donc, c’est un petit plus… une petite gratification.  Pourquoi pas affirment ceux qui soutiennent que si n on ne paye pas, les élus ne viendront pas siéger.  Je passe en vitesse sur les frais de représentations et les remboursements de frais de GSM… curieux imbroglio avec ou… sans déclaration fiscale. Non ! En réalité, les usines municipales à mandats, en l’absence de tout contrôle réel se sont affolées, tout devient possible !

Bruxelles ville n’est pas une exception… ce n’est que le symptôme de l’épidémie.  Car, s’il est dangereux de s’aventurer sur la notion de moralité des mandats, il me semble autorisé d’évoquer leur utilité !  J’ai siégé pendant deux mois au conseil d’administration d’une importante société d’énergie; j’ai tout de suite compris que je n’aurais rien à y dire, rien à y faire sinon à toucher un « sympathique, un confortable » jeton de présence !  J’ai cédé mon mandat à un colistier qui siégea six ans… sans dire un mot !

On m’objectera que tout est contrôlé car il y a… bien sûr des contrôleurs aux comptes (mandat souvent gratuit)  de fait dans la plupart des cas, ces contrôleurs ne sont pas en situation de contrôler quoi que ce soit… j’ai vécu personnellement un cas… un seul où le « contrôleur » à qui on affirmait qu’il « n’avait qu’à signer » a refusé d’obtempérer. Il y a par commune des centaines de mandats, à Anderlecht par exemple cent-quatre-vingts huit… qui les contrôle ?

Cela devrait être les conseils communaux… les points qui y sont consacrés lors des conseils sont, croyez-moi, purement formels… une litanie vite récitée sans soulever le moindre intérêt, quant à l’examen de leur utilité pour la commune… vous pouvez toujours rêver !

Un cadastre et un audit des mandats communaux.

« Les lenteurs de la loi, l’insolence du pouvoir et les rebuffades que le mérité résigné reçoit d’hommes indignes. »
Shakespeare

En principe ce cadastre devait être fourni depuis 2006 ! L’a-t-il été ?
Je pense qu’il existe pour certaines communes dont au moins une en a fait de la publicité en informant les citoyens des rémunérations qui y sont attachées.
Mais où est le contrôle réel… simple, il n’existe pas ! Ni sur les rémunérations,
ni surtout sur l’intérêt pour la commune d’occuper ce mandat. D’ailleurs dans certaines d’entre elles, le véritable gestionnaire, fait vite comprendre aux mandataires communaux que ce qu’on rémunère… c’est leur silence… ce sont des muets du sérail parfois, des eunuques politiques, on l’a vu récemment en Wallonie, fort bien payés.

J’y songe, qui contrôle réellement les comptes des fabriques d’églises ou de cathédrales, gestion dont sont chargés les marguilliers, nom magnifique fleurant bon l’ancien régime, qui contrôle la façon dont y sont exécutés et suivis les appels d’offres…

Comment les moyens générés par les ASBL constitués dans les paroisses au départ des locaux des églises ou des cathédrales sont-ils utilisés, au profit de qui ! Evidemment, je me garde de toute affirmation, j’évoque seulement un contrôle réel ! Voilà un magnifique champ d’études et d’investigations…
mais, je sais… je rêve… j’évoque… j’illusionne… je fantasme !  Voyons ! Voyons !  Les fabriques d’église !  

Cela peut-il se perpétuer ?  Evidemment, tout le milieu politique bruxellois espère et soutient que oui… qu’il ne faut surtout rien changer, on ne fauche pas l’herbe  où l’on engraisse les veaux.  Ceux-là feraient bien de méditer ce qui s’est passé dans les pays de l’Est au moment de la chute du communisme, étonnamment l’une des choses que l’on reprochait aux apparatchiks, c’est qu’ils se baladaient à l’arrière de voitures dont les vitres étaient garnies de rideaux de manière à cacher la présence de l’occupant… ajoutant qu’en Allemagne de l’Est, les chefs du parti disposaient de voitures et chauffeurs mais le citoyen lambda devait attendre douze ans pour obtenir une Trabant !

Peut-être faudra-t-il sortir de force nos élus « des eaux glacées des intérêts égoïstes » pour paraphraser Karl Marx !  Un barbu dont ils n’ont que vaguement entendu parler.

Une solution, une seule… immédiate… casser le système.

« La première impression fait beaucoup avec les imbéciles, et il faut toujours traiter un ministre comme un imbécile, il n’a pas le temps de penser. »
Stendhal

D’abord, imposer le principe d’un seul mandat rémunéré pour les membres du collège communal… c’est déjà bien trop cher payé !
Ensuite, exiger le cadastre de tous les mandats communaux en ce compris les montants exacts… et complets, avantages en nature compris.  Exiger que la région charge des fonctionnaires régionaux dotés de vrais pouvoirs d’établir un audit complet de ces mandats commune par commune et d’analyser le rôle réel dévolu aux mandataires siégeant dans ces instances.  Sont-ils payés pour se taire ou pour contrôler, agir, stimuler.

Les résultats de ces audits devant impérativement être rendus public avant les élections communales d’Octobre 2018.

Permanence au pouvoir… arrogance du pouvoir.

« Le goût du pouvoir et de dominer autrui ne serait-il que le signe d’une absence d’estime de soi. »
Jean-Paul Kauffmann

Il est indispensable de limiter le nombre de mandats successifs à deux au maximum. En effet, la présence parfois pendant des décennies d’un bourgmestre à la direction d’un exécutif communal entraîne inévitablement des dérives monarchiques, différents abus… tout est permis, là où il n’y a pas de vrai contrôle, les mauvaises habitudes s’installent, les nominations « étonnantes » se multiplient, des examens d’admission sont organisés dans des conditions carnavalesques etc…

Deux classes de citoyens se constituent, les copains du bourgmestre pour qui tout est permis… et les autres citoyens transparents taillables et corvéables à merci… vous êtes un cafetier, vous êtes dans la bonne catégorie,  pas de problème votre terrasse s’étendra de façon exponentielle, vous êtes légumier, vous êtes dans la mauvaise catégorie, votre étalage sera mesurée une fois par mois par un dévoué agent communal qui verbalisera le moindre dépassement…

Dérisoire direz-vous et pourtant, ce sont ces petites injustices-là qui ruinent la démocratie… et il y en a des centaines tous les jours !  Un agent chargé de verbaliser les véhicules en stationnement illégal n’avait-il pas, dans une commune de la région,  reçu un petit carnet où figuraient les plaques d’immatriculation des véhicules des membres d’un collège afin que ceux-ci évitent toute sanction ? Ce serait énorme… parierez-vous sur le fait qu’il s’agit d’une légende urbaine ? Imagineriez-vous que le fonctionnaire en question en ait gardé la trace ?

Ces bourgmestres « permanents » éprouvent le sentiment que la commune leur appartient, que la chose publique est devenue leur propriété personnelle.  Ainsi à quelques jours des élections communales de 2012, Moureaux déclarait lors d’une petite réunion « je déteste ces périodes électorales où je dois me vendre, être gentil avec tout le monde, tendre la main, remercier… c’est MOI que tous ces gens devraient remercier car j’accepte de m’occuper d’eux. »  On connaît la suite.

Mais il n’est pas le seul, loin de là… un autre bourgmestre déclarait il y a quelques années devant le conseil communal : « ceux qui ne m’aiment pas, n’aiment pas notre commune ! »  Il ne se rendait même pas compte de l’énormité qu’il prononçait, il est vrai que dans son cas, ses limites intellectuelles sont particulièrement étroites.  Mais qui a dit que pour exercer un mandat il faut disposer d’une intelligence minimale ?  Personne !

Bien souvent ces gens-là sont sur un piédestal vide et ils le savent… ce qui les rend encore plus féroces pour s’y maintenir et ne pas retomber dans une relative médiocrité sociale et professionnelle… les mandats… ils n’ont bien souvent que ça pour exister ! Ceux-là sont frappés par ce que j’appelle le syndrome du coq… vous savez… le coq qui tous les matins chante sur le fumier et croit que c’est lui qui fait lever le soleil.

D’où la nécessaire limitation à deux mandats électifs quel que soit le niveau de pouvoir, législatif ou communal,
la professionnalisation doit être bannie !   

Notre région,  nos communes, énormes machines à produire des mandats doivent  être d’urgence profondément réformées.  Rudi Vervoort l’avait pressenti lorsqu’il a envisagé fort timidement de réduire le nombre d’élus au parlement régional et le nombre d’échevins… « on » lui a vite fait comprendre qu’il n’en était pas question.

Il faut une nuit du 4 Août, immédiate définitive sinon, tôt ou tard se lèveront ceux pour qui la démocratie n’est qu’un mot creux.  Réformer nos institutions communales et législatives est devenu une urgence démocratique.

Bruxelles est une région encerclée, assiégée, volontairement appauvrie, asphyxiée, engluée par des institutions aussi absurdes qu’inefficaces, aussi coûteuses qu’inutiles .  Ce ne peut plus être cette classe politique pléthorique, ce parlement inutile, cet exécutif impuissant, cette multitude de communes, ces CPAS, ce nombre gigantesque d’institutions, qui en l’état peuvent apporter des solutions.  Il reste très peu de temps, il est moins cinq… déjà j’entends les couteaux qu’on aiguise…

La preuve par … les tunnels !

« Le Suffrage Universel, c’est la lumière en plein jour.
En lui toute force est 
obligée de s’exprimer,
toute conscience 
de se livrer. »
Jean Jaurès.                               
                   

Un étonnant succès.

Il y a quelques mois j’avais envoyé une lettre ouverte à Elio Di Rupo portant sur la dramatique paupérisation sociale, économique et politique de la région bruxelloise.  Cette lettre dont la presse flamande a abondamment parlé a été un véritable phénomène, elle a été visionnée par plus de 16.000 personnes en une semaine !   Jamais, le blog que je tiens, épisodiquement depuis 2009 n’avait connu un tel succès.  On peut donc supposer que ce que j’exposais devait répondre à une certaine attente.  J’en reviens aux échos dans la presse, du côté francophone, seuls la DH et le Vif l’express en ont fait état… Il m’est revenu que certains, en haut lieu, estimaient qu’il valait mieux ne pas évoquer cette analyse sans concession du chaos bruxellois.  Or, c’est bien de cela qu’il s’agit.  Je démontrais que rien ne pouvait fonctionner à Bruxelles et que le mille-feuille institutionnel s’ajoutant à l’invraisemblable machine à gaz politique ne pouvait conduire qu’au désastre.  Nous en avons maintenant une singulière démonstration.  Aujourd’hui, la preuve est faite… la preuve par les tunnels.

D’abord un peu de (mauvaise) cuisine électorale.

Comme je l’avais souligné à Bruxelles les principes du suffrage universel sont violés.

En effet, le collège électoral où sont cantonnés les candidats flamands répond à des normes différentes de celles imposées aux Bruxellois francophones, logique imparable dans la mesure où 14 sièges sont automatiquement réservés à un corps électoral considérablement réduit par rapport à celui des 75 sièges francophones.

De qui Mr. Smet ministre de la mobilité est-il l’élu ?  De qui est-il le ministre ?

J’évoque sa situation dans la mesure où il a en charge la mobilité, mais comme on le verra son cas ne diffère pas des autres néerlandophones élus à Bruxelles.

Il m’a donc paru intéressant de reprendre certains chiffres de la dernière élection régionale

Constatons d’abord que le collège électoral flamand correspond à 9,1 % de celui des francophones.  Dans le groupe Nl., Mr Smet réalise 5,05 % des voix.  Ce qui n’est déjà pas exceptionnel sur 53.379 électeurs.  Mais il y a mieux… Une fois nommé ministre, il devient l’élu de tous les bruxellois, quel que soit le collège électoral auquel il appartient, or le nombre d’électeurs total était en 2014 de 637.689, donc Mr. Smet est ministre de la mobilité à Bruxelles en représentant 0,42 %  des voix !  En effet, par un tour de passe-passe institutionnel, les élus du collège flamand devenant ministres, le sont, non pas pour les matières limitées à leur communauté mais pour tout Bruxelles !

Pour ne pas faire de jaloux, je note que la charmante Mme Grouwels ne représente que 0,34% des voix et l’étonnant Mr De Lille 0,32%.
Tous deux furent, avec de tels scores, ministres bruxellois.

Je n’évoque pas les résultats des 14 élus flamands dont certains sont députés avec quelques centaines, voire quelques dizaines de voix !  Pour être simple, il suffit de dire que ces gens nous gouvernent mais nous ne les avons pas élus!!!
Des révolutions ont eu lieu pour moins que cela !

 Y a – t – il un autre état démocratique où un tel mécanisme si insolemment injuste peut exister ?

Comment dans ces conditions accorder la moindre légitimité à de tels élus, à de tels ministres.  Nous sommes en pleine dérision.  Or, sans légitimité pas de démocratie.  Il est aussi permis de se poser des questions sur les rapports que de tels « ministres » entretiennent avec leurs compétences, quelle vision ont-ils d’une population dont ils ne sont les élus qu’à raison de 0,42 % !  Ont-ils de quelconques devoirs envers un électorat qui ne les a pas élus ?  Ont-ils des devoirs envers cette population à laquelle ils sont électoralement étrangers ?

On n’ose imaginer une situation semblable en Flandre ou en Wallonie.  Jamais cela n’aurait été accepté.  Si cela ne soulève aucune objection à Bruxelles, c’est que nous ne sommes pas une région, nous disposons d’aucune identité.  La classe politique bruxelloise ne réagit pas car elle vit, fort bien, de cette situation, pourquoi en changer… Jusqu’au moment où les faits viennent, selon l’expression consacrée, leur mordre la nuque !  Avec les tunnels, nous touchons la preuve de l’incapacité de ce mille-feuille, non seulement de répondre aux besoins de la population mais bien plus essentiellement d’assurer sa sécurité… et cette chose toute simple la liberté de circuler !

Les tunnels ou la piscine ?  En somme nager ou circuler à Bruxelles !

Comment s’étonner dans de telles conditions que Mr. Smet trouvait judicieux de consacrer 27 millions d’euros pour l’érection d’une piscine sur le canal.  Pas d’argent pour l’entretien des tunnels mais une somme énorme pour un « caprice » de bobo en mal d’originalité ou nostalgique de la piscine De Ligny qui, installée à Paris sur la Seine, fut un haut lieu de la drague.  Contrairement à ce que j’ai lu ici ou là, ce ne fut pas un projet en l’air comme il y en a tant !

Non !  Après un moment d’ahurissement, un accord était obtenu, je puis assurer que même Moureaux s’était rallié à ce projet qu’il estimait « sympathique pour sa population qui l’été pourrait ainsi nager en plein air. » Je suppose sur base d’horaires séparés pour les hommes et les femmes !!! Attention, ne pas déplaire aux si sympathiques barbus ! Il me l’a dit personnellement.  J’en suis resté comme deux ronds de flan !  Nous n’avons évité cette scandaleuse bêtise que parce que Mr Smet a été remplacé par Mr De Lille qui avait d’autres priorités… cyclistes celles-là.

Mais ce qu’il faut retenir, c’est que le gouvernement bruxellois, de par le blocage dont est susceptible chacun de ses 8 membres, est soumis à toutes les élucubrations… De toute façon, c’est toujours les contribuables qui payent.  Pourquoi se gêner ?  Ainsi au cours de la même législature où Mr. Smet songeait à sa piscine, Mme Huytebroeck faisait installer dans les parcs bruxellois des WC finlandais coûtant plus de 17.000 euros pièce… oui, oui vous avez bien lu, 17.000 euros pièce !  Après leur installation, il a fallu les démonter et les réinstaller car ils polluaient la nappe phréatique supérieure… étonnant non !

Mais comment refuser à l’Ecolo Huytebroeck son petit caprice ministériel car elle aussi, si on n’acceptait pas de lui céder pouvait bloquer l’exécutif bruxellois pendant des semaines ou des mois, alors un moment de honte étant vite passé, elle a eu ses coûteux jouets.  Les promeneurs bruxellois qui usent des précieux édicules en connaissent-ils le prix ?  Ils ne devraient s’y soulager qu’avec le profond respect que l’on montre à ces cathédrales de la stupidité !

Pourquoi les tunnels n’ont pas été entretenus ?

Non ! Il ne s’agit pas du manque de moyens budgétaires… Il y a une raison fort simple, simpliste mais que curieusement personne ne mentionne… Réparer les tunnels NE RAPPORTE  AUCUNE VOIX !  IMPACT ÉLECTORAL  ZERO !

Voilà la raison, la vraie, l’unique, la seule. Une piscine sur le canal, oui, ça c’est original, porteur, la presse va en parler, des pistes cyclables ou des garages pour vélos, super très bien, c’est tendance, des WC finlandais, magnifiques, exotiques… mais les tunnels franchement qui en parlera ?  Quelle visibilité médiatique, quel impact électoral…,invendable politiquement, alors… on a attendu des jours meilleurs !   Jusqu’à ce que les plaques de béton en aient marre et décident de se détacher.

D’inquiétants tunnels.

Les hasards de la vie m’avaient conduit à rencontrer le DG des travaux publics qui fut chargé de construire certains d’entre eux.  Il ne m’avait pas caché ses inquiétudes en cas d’incidents majeurs.  Jusqu’ici les blocs de béton qui se sont détachés n’ont blessé personne mais comme chacun le sait… le pire n’est jamais certain mais n’est jamais décevant !

A l’époque où elle était gouverneur de Bruxelles, Mme Paulus de Châtelet avait à de nombreuses reprises attiré l’attention de Picqué sur certains dangers liés aux tunnels, non seulement elle n’avait pas été écoutée mais en outre, elle était considérée comme une empêcheuse de danser en rond, alors qu’elle ne faisait que son métier avec sérieux et compétence.  Mais cela ne rentrait pas dans les schémas-directeurs de la gestion de Picqué !   Curieux d’ailleurs que ces notes n’aient pas fait surface et que personne jusqu’ici ne les ait mentionnées… peut-être qu’elles aussi ont été mangées par les providentielles souris papivores !

Le festival de cynisme, d’irresponsabilité, de mensonges.

Lorsque l’état des tunnels ne pouvait plus être dissimulé, qu’il n’était plus possible de se cacher derrière son petit doigt, les Bruxellois ont pu assister à un invraisemblable spectacle.  C’était à qui ferait preuve du plus de cynisme, d’une effarante irresponsabilité.

À tout seigneur, tout honneur, d’abord Picqué, le roi du macadam, l’expert, le champion incontesté toute catégorie, docteur honoris causa de toutes les universités en matière de cynisme.  Sa première réaction fut :  » c’est la faute de l’administration qui ne nous a pas informés. »  Il ne faut pas avoir lu Somerhausen ou Cambier pour savoir que l’administration est une force de proposition et d’exécution, la décision appartient aux politiques et à eux seuls, se défausser sur l’administration c’est de la lâcheté, d’autant plus qu’on découvrira au fur et à mesure que des notes existaient, nonobstant celles du Gouverneur que Picqué connaissait fort bien.

Il a dirigé la région pendant plus de 15 ans mais il n’est responsable de rien…
A ce niveau, l’hypocrisie est une forme de franchise.  En ce sens, Picqué est d’ailleurs un personnage fascinant qui mériterait une thèse de doctorat.
Son cynisme distancié, rigolard est une forme de grand art.  En effet, en privé, pendant ces 15 ans où il présidait l’exécutif bruxellois, il ne se cachait nullement pour dire qu’il ne croyait pas en cette région, qu’il était impossible que cela fonctionne,  allant si loin dans son mépris qu’il mettait souvent très mal à l’aise ses interlocuteurs comme par exemple le ministre Cerexhe qui supportait très mal d’entendre Picqué soutenir que c’était au collège Saint Michel qu’on lui  avait appris cette étonnante distance à prendre avec la vérité.

Je l’imagine, Charles Picqué recevant son énorme chèque de fin de fonction lorsqu’il quittera le plantureux fromage de la présidence du parlement bruxellois, je le vois se retournant vers nous, les « socialistes grabataires, ultimes et incertains rameaux d’une espèce bientôt disparue », abandonnant pour une fois son effroyable cynisme distancié, revenu de tout, ricanant de grossièretés, rigolard, avec un large clin d’œil, il nous lancera :  » je vous ai bien eus… Jamais je n’ai été des vôtres ! « .  Enfin, à l’ultime instant, les poches bien garnies, il dira La Vérité.

Et pourtant, j’éprouve pour cet homme une forme de tendresse triste, tant est perceptible chez lui l’ inguérissable blessure de l’enfance, l’irrépressible, le frénétique besoin d’être aimé caractérisant les gens angoissés par le peu d’estime qu’ils ont d’eux-mêmes, honteux d’avoir triché pendant toute une vie.  On ne collectionne pas innocemment les châteaux forts en carton pâtes ! Les gens sans illusion sur la nature humaine, y compris sur eux, ont tant besoin d’être protégés… !

Quant à Moureaux, les tunnels furent un électrochoc, subitement il perdit la mémoire.  Alors que rien ne se faisait à Bruxelles sans son souverain et vociférant arbitrage, il lançait un tweet laissant entendre qu’il n’y était pour rien !  Trou de mémoire brutal, le noir absolu, non ! Jamais il n’avait supervisé la répartition des fonds de Beliris, non jamais, il n’avait exigé que tout passe par Molenbeek, du moindre centime aux millions européens les plus juteux !  Effrayant alors que Picqué et Onkelinckx n’étaient au mieux que de maugréants mais soumis factotum, ne pouvant lever le petit doigt sans que Moureaux se demandât si ce doigt n’était pas un poing tendu vers Molenbeek.

Si Picqué c’est le cynisme, Moureaux c’est la lâcheté.  En fait, Philippe Moureaux c’est le type qui voit le monde depuis un wagon de première classe, mais une première classe qu’il aurait refusé de prendre pour faire un bras d’honneur à son milieu, et ainsi, croit-il, mieux le trahir, sans se rendre compte que son cerveau ne conçoit le monde qu’avec les lunettes que sa caste lui a mise sur le nez, ne se rendant  jamais compte de la différence entre ses fantasmes égalitaires et les « effroyables pépins du réel. »

Pour lui, le monde est une construction au départ des stéréotypes construits par un bourgeois qui a découvert le marxisme grâce aux leçons de l’un de ses domestiques.  Si la réalité ne correspond pas, il suffit de changer de réalité !  Avoir été  collectionneur de cactus est plus explicite qu’un long discours sur les ressorts profonds d’une telle  personnalité !

Je n’évoque pas ici les réactions de Mr. Smet, de Mme Grouwels tant celles-ci me semblent en-dessous de tout,  c’est le niveau zéro… et encore en été, car en hiver, c’est en-dessous de zéro !

La commission de la honte ou comment démontrer aux électeurs qu’on s’en fiche totalement d’eux !

Énorme, stupéfiant, c’est Picqué qui préside la commission parlementaire chargé de faire la lumière sur le dossier des tunnels.

C’est comme si l’on avait chargé Grouchy de présider la commission chargée de déterminer les causes de la défaite de Waterloo.

C’est comme si l’on avait chargé Gamelin, chef d’état-major Général français, de présider la commission sur les causes de la défaite de la France en Juin 40.

C’est comme si l’on avait demandé à l’ingénieur chargé de la sécurité de la centrale de Tchernobyl de présider la commission sur les causes de l’explosion de la centrale.

C’est comme si l’on avait demandé à l’ingénieur Japonais qui avait conçu le mur de protection de la centrale de FUKUSHIMA de présider la commission chargée de déterminer les causes de la catastrophe… Il y a des moments où le rire s’efface.  Et pourtant non !  Au parlement Bruxellois, ils ont osé.  Picqué s’est imposé, la majorité a laissé faire.  Gigantesque plaisanterie, dérision totale de la démocratie et du simple bon sens.  De quoi enlever sa dernière illusion à l’homme sans illusion !

Une fin de régime ?

Dans ce bourbier, l’actuel Ministre-Président, Rudi Vervoort essaye avec une efficacité, une humilité et une obstination, tranchant avec les pratiques verbeuses de son prédécesseur, de sauver ce qui peut l’être.  La question est de savoir jusqu’à quand cela pourra tenir ?  En tout état de cause, plus très longtemps… jusqu’au prochain accident grave causé par les négligences ministérielles ?
Il faut avoir entendu l’effarement des autorités judiciaires et policières françaises découvrant récemment  l’existence de nos six zones de polices pour comprendre le décalage qu’il peut y avoir au niveau du fonctionnement normal des institutions et la situation à Bruxelles et pourquoi ne pas le dire en Belgique !  Car, en effet, qui peut douter que la situation bruxelloise est emblématique de la situation belge.  Une Justice dans un état lamentable où un magistrat met publiquement en cause, à juste titre, les projets d’un ministre de la justice, où les fonctionnaires de justice sont écrasés par le nombre de dossiers, où la justice est considérée comme une loterie, où les délais rendent la notion même de justice plus qu’aléatoire !  Un pays où l’on doit interrompre une exposition car il pleut sur des toiles du XVIIème siècle, un pays où les salles des musées sont constellées de seaux pour récolter l’eau de pluie… etc.  La Belgique, de toute son histoire, n’a jamais été une nation, aujourd’hui elle n’est plus un pays !

Ce long, ce très lent divorce des belges conduit à une grangénisation de toutes les institutions.  Le courage serait de tirer un trait définitif et de remettre une bonne fois pour  toute la problématique institutionnelle à plat… mais le mot « courage »  est semble-t-il inconnu dans le vocabulaire… politique. En attendant, à Bruxelles, l’enseignement produit chaque année de futurs chômeurs … et les tunnels s’écroulent… la mobilité n’est qu’un énorme infarctus automobile… mais Picqué préside la commission sur les tunnels… tout va bien… de la même façon que le type qui tombe du vingtième étage se dit, arrivé à la hauteur du troisième étage, que tout va toujours bien… jusqu’au terrible choc final !
Allez encore un petit effort et on y est !!!

Auguste Merry Hermanus

Philippe, saisis ta chance, le Bonheur frappe à ta porte !

Ah, Philippe, ce qu’on s’est engueulés toi et moi !

Mais, comme tous les colériques, tu retombes aussi vite que le lait qui monte et qu’on éteint sur le gaz.

Ce n’est pas mon cas, j’ai la mémoire encombrante…et très encombrée.  C’est un disque dur qui, jusqu’ici, (mais patience, cela ne manquera pas d’arriver un jour), n’a pas encore pu s’effacer.

Tu te rappelleras, en particulier, cette nuit de mars 2004 où nous préparions le programme du PS pour les élections régionales.  J’avais décidé de mettre en avant la défense de la laïcité et l’égalité Hommes/Femmes, de façon à bien marquer notre différence et mes réserves quant à certaines ambiguïtés à l’égard de l’Islam.

Poussé à bout, je dois le reconnaître, tu as brusquement hurlé.   J’ai hurlé de même !  Tout cela devant le groupe de travail médusé… et lâche, comme souvent les groupes de travail.

C’était l’un de tes mauvais jours, ou plutôt, l’une de tes mauvaises nuits.  Cela nous arrive à tous !

On est donc très loin, malgré une si longue collaboration (je fis ta connaissance en 1971, et depuis, on ne s’est plus guère quittés) d’avoir toujours été d’accord  sur tout.

Je n’ai jamais été capable d’épouser les vérités successives et, surtout, les sincérités successives. Une grande, une énorme de mes faiblesses… il y en a tant !  Nous en avons tous. Des ombres et des lumières.

J’aurai l’occasion, dans mes mémoires en cours d’écriture, d’être plus précis et, surtout, plus prolixe sur notre aventure commune qui, pour moi, fut loin d’être un long fleuve tranquille.

Et te voilà, contre toute attente, débarqué de Molenbeek !!!

Je t’y avais amené dans l’atmosphère méphitique de Bas Empire qui y régnait après le décès de Machtens. Tu as fait un choix courageux car André Cools t’avait proposé de t’investir à Namur.   Vu la situation, et les errements des dernières années Machtens, c’était plus qu’une option courageuse, c’était un choix héroïque tant au niveau politique qu’au niveau de la situation de la commune de Molenbeek. Chaque échevin sortant « y » croyait ! Cela tirait dans tous les sens ! Il t’a fallu près de dix ans, un échec électoral, et un travail acharné pour réorganiser la section du PS.

Mais toi, tu n’as pas triché.

Tu t’es installé dès le début dans le petit appartement de la rue des Dauphins. Avec patience, avec autorité, tu as nettoyé les miasmes de la fin épouvantable de l’ère Machtens. Au fil des ans, tu es devenu, j’en ai la profonde conviction, un homme providentiel pour Molenbeek, alliant une image paternelle et,  on ne se refait pas, professorale.

Je crois bien connaître ta commune. J’y travaille depuis bientôt 14 ans.  Mieux que beaucoup d’autres, j’ai pu juger le travail accompli, les rénovations en pagaille, les liens tissés avec l’Associatif, mais, surtout, avec la population la plus défavorisée.

Toi, contrairement à 14 autres communes de la Région, tu ne bénéficiais pas de la manne du plan d’assainissement et des millions et des millions d’euros qui l’accompagnent.

Les porte-cotons du Cabinet Picqué disent volontiers à ceux qui veulent bien les écouter que tu n’es pas obligé d’aller mendier à la Région car tu « pompes » partout un maximum de subsides.  C’est toi qui les rafles quand il y en a ! Comme souvent, cette critique n’est, en réalité, qu’un hommage. Un jour, peut-être, un politologue (mais pourquoi, lorsque j’évoque un politologue, je pense toujours à un … podologue… il doit y avoir un rapport) fera une étude sur les ordres du jour du Conseil des Ministres bruxellois et, s’il a du talent, mettra en évidence les vraies raisons et le vrai bénéficiaire de cette multitude d’aides aux communes sous plan d’assainissement. Ce sera passionnant et, surtout, éclairant si tant est que cela intéresse un jour quelqu’un.

Mais aujourd’hui, on te vire !!!

On nous dit que c’est la Démocratie ! Que c’est notre système proportionnel ! Certes, mais je ne peux m’empêcher de penser qu’il s’agit avant tout de mœurs byzantines ou de relents de 4ème République finissante. Ceux qui n’ont pas compris que la fin est proche … très proche, n’ont rien compris… ou ne veulent rien voir ! Ils tombent d’un building de 50 étages et, arrivés au 6ème, ils se disent qu’ils sont toujours vivants. Il ne suffit pas de balbutier qu’il faut un plan B, encore faut-il le préparer vraiment.

Nous avions connu un effet dominos en 2000 quand de Donnéa a été viré à Bruxelles. L’effet boomerang s’était produit à Anderlecht … et à Molenbeek.

Mais en douze ans, les temps ont changé.

La leçon majeure à tirer, c’est que Bruxelles et ses 19 communes, son Parlement pléthorique, son Gouvernement sont ingérables, et qu’en grande partie, les critiques qui sont faites au Nord du Pays sont largement fondées. Chacun le sait !

Le système que tu as mis en place avec Dehaene ne pouvait fonctionner que sur base de loyauté régionale. Or, elle n’existe plus depuis bien longtemps. Que ce soit le sabotage de Grouwels qui n’est au Gouvernement bruxellois que pour cela, les élucubrations d’un Smet ou d’un Delille, tout démontre que la machine à gaz ne produit plus rien et que, comme les Shadocks, on pompe, on pompe, et au bout du dernier tuyau, cela fait « Gloup » !

Les autorités régionales surnagent en appliquant la politique du chien crevé au fil de l’eau.  Encore 18 mois, et la malheureuse bête aura atteint la Mer… forcément du Nord,  et s’y perdra définitivement.

La presse souligne que tu n’avais pas préparé ta succession.

C’est faux ! Puisque Onkelinx avait quitté Liège pour s’installer à Molenbeek.

Rappelle-toi les discussions à ce sujet. Son installation à Molenbeek était même la condition mise par certains Bruxellois qui ne voyaient pas d’un bon œil l’arrivée de la « Liégeoise ». Son aventure à Bruxelles-Ville tourna court !

Il est vrai qu’après le faux-bond qu’Onkelinx t’a fait, d’autres hypothèses étaient possibles. Notamment Serge Vilain dont tu m’as dit, à l’époque, qu’il s’était fatigué un peu vite d’attendre.

Après cela, c’est vrai, tu avais décidé de rester jusqu’au bout, drogué de pouvoir, selon ta formule !

Mais jusqu’au bout de qui ?

Jusqu’au bout de quoi ? De ta propre vie ?  Je ne veux pas croire à un tel manque de lucidité.

Le PS est donc, à Molenbeek, dans l’Opposition.

Mais rappelle toi que nous appartenons à une génération qui a connu l’alternance qui, aujourd’hui, est devenue une terra incognita pour de nombreux mandataires socialistes puisque nous sommes au pouvoir partout depuis 1988.

C’est une Première dans l’histoire de la Belgique et une catastrophe pour le PS.  C’est, en tout cas, ce que je pense.

Car l’Opposition est une chance.

Rappelle-toi le « Club de recherches socialistes » que nous avons créé Rappelle-toi le livre que nous avons écrit ensemble avec Lizin et bien d’autres. L’Opposition permet de se ressourcer, de se reconstruire, de refaire ses forces, de liquider la mauvaise graisse des arrivistes de toute nature pour qui le pouvoir, ses prébendes et ses reliefs constituent une fin en soi. La perte du pouvoir, ou la mort, sont d’efficaces trieuses. Après certains tris, il ne reste plus rien !

Il ne faudra peut-être pas attendre bien longtemps pour que certains disent que notre présence, dans les conditions où nous y sommes, au Gouvernement fédéral, est une catastrophe. Je le pense.

J’estime donc que ce qui t’arrive est une grande chance.

Cela peut te sembler paradoxal, mais je le crois profondément. Tu as fait état récemment d’un élément essentiel, c’est-à-dire la santé qui est la base de tout… et tu as bien raison. Mais crois-tu que l’âge aidant, on est conscient de perdre ses facultés intellectuelles ? A la fin de son mandat, Eisenhower, qui n’était pas malade, n’était plus capable que de travailler une heure par jour.

Le malheur veut qu’on se croie encore le « Maître du Monde » alors qu’en réalité,  on a du mal à sortir de sa voiture, à lacer ses chaussures, ou à retenir ce qu’on a fait la veille.  Cela, tout le monde s’en aperçoit… sauf le principal intéressé.

Tu pars à cause d’une « Combinazione » alors que tu avais gagné les élections !

Tu pars parce que, d’autres, ailleurs qu’à Molenbeek, ont voulu faire de ta liquidation un symbole et un exemple qui n’est en réalité qu’une triste farce dont ils auront à assumer, sur bien des points j’en ai peur, les conséquences.

Mais crois-tu que Mendès-France aurait eu cette extraordinaire aura politique  s’il avait gouverné la France pendant vingt ans ?  L’Histoire retient bien plus le De Gaulle du 18 juin 1940 que celui du 13 mai 1958 ! Historien de formation, tu trouveras bien d’autres exemples.

Devenir une conscience, devenir une voix forte et indépendante n’est pas donné à tout le monde !

Et puis, n’y a-t-il pas un âge où on se dit que ces périodes électorales sont avilissantes, et que devoir se vendre est  indigne après une carrière aussi prestigieuse que la tienne ?  Où on se dit que ce sont les citoyens qui auraient à remercier le politique car il consent, malgré son âge, à encore s’occuper d’eux ? Or, au moment des élections, c’est lui qui dit merci aux électeurs potentiels qui promettent leur voix.

Dure est la démocratie quand on ne veut pas quitter l’arène.

Reste Molenbeek !!!

Reste cette population à qui, à tort ou à raison, tu t’es soudé et, peut-être même, identifié à un point que tu es le seul à connaître, retrouvant en eux ces « classes dangereuses » dont parlaient frileusement les Bourgeois du 19ème siècle dont tu connais bien la mentalité et les codes. Tu y as retrouvé les raisons premières de ton engagement et de la rupture avec ton milieu.

C’est là une vaste et délicate question parce qu’elle touche aux fondements de l’engagement politique. Je l’ai déjà dit, j’étais très loin de te suivre sur tout, tu ne me l’as d’ailleurs pas demandé, par exemple :

Je ne me définis pas comme agnostique, mais comme franchement Athée.

Je reste celui que tu as traité, en hurlant de « laïcard ». Eh oui, c’est devenu une insulte. Je n’ai de faiblesse ni de tentation pour aucune religion. Je suis ému par le besoin de transcendance, mais je n’ai jamais été tenté par aucune d’elles. Le soir de Noël, j’évite de me retrouver derrière un pilier de Notre-Dame de Paris,  je ne participe pas aux ruptures du jeûne, et il y a peu de chance que je me retrouve un jour sur le chemin de Damas. Je ne participe pas non plus au repas de la Pâques juive de mes amis. Décidément, je suis resté un vieux « laïcard » qui espère encore en l’homme et en son progrès.

J’ai vu mes parents mourir sans qu’à aucun moment, malgré de longues agonies, ils n’aient eu la moindre tentation de se tourner vers un quelconque secours religieux.

C’est sans doute sur ce terrain-là que se situe aujourd’hui notre plus complète divergence, et elle est de taille car elle touche à l’essentiel. J’ajoute tout de suite que cela n’a aucune importance et cela n’empêchera personne de dormir, surtout toi.

Te voilà rassuré.

Voilà Philippe, ce que ton départ de Molenbeek m’inspire.

Dans les années 80, lorsque nous étions dans l’Opposition, tu avais réuni un Groupe de travail dont le but était une mise à jour idéologique. J’avais préparé une contribution sur le bonheur. Tu m’as écouté attentivement, ce ne fut pas l’attitude des autres membres du Groupe qui me renvoyèrent très vite dans les cordes, affichant des sourires méprisants.  Quinze ans plus tard, Di Rupo faisait du Bonheur le thème central d’un de ses discours sous les applaudissements unanimes !

Tu le sais Philippe, pour nous, le temps qui passe, c’est le temps qui reste.  Ton départ de Molenbeek est une chance.

Saisis-la car le bonheur existe ailleurs que dans la politique qui est une addiction, comme tu l’as dit toi-même. Retrouve toi, retrouve ta vraie profondeur, abandonne le masque et les oripeaux que tu as été obligé de porter, le rôle de Père Fouettard que tu as fort bien exécuté. Redeviens toi-même et Sois heureux, saisis à pleines mains le Bonheur qui frappe à ta porte.

C’est tout ce que je te souhaite.

merry_hermanus@yahoo.com

Les Jettois connaissaient Doyen menteur… le voici à présent tricheur !

Hier, le PS de Jette a diffusé un communiqué dans lequel il dénonçait une série déjà impressionnante de manquements aux Règles relatives à la déontologie et à l’éthique concernant les campagnes électorales.

Cette fois-ci, les journalistes ont pris Doyen en flagrant délit de mensonge !

Répondant à l’interview de «  La Capitale », remarquable par son

La Capitale – 21/09/2012

objectivité,  il dit «Concernant la remorque avec les affiches, je l’ai fait retirer dès que j’ai appris son existence».  Et la journaliste de conclure : « Ce jeudi soir, la remorque était toujours là a constaté une de nos journalistes ».
Pas mal non ?

Une fois de plus, Doyen est pris, comme les Anglais le disent de façon si imagée
« le pantalon sur les chaussures ».

La DH, 21/09/2012

De la même façon, il a menti concernant la photo de la fameuse remorque. Il aurait répondu à Guy Bernard, journaliste à la « Dernière Heure », « La remorque ci-dessus a été bougée illico » !

Ce qui, évidemment, est tout à fait faux, la preuve en est donnée par la lecture de « La Capitale ».

Mais attention, une autre question beaucoup plus importante se pose !  En effet, le Règlement communal prévoit, en cas d’infraction du type de celle commise par Doyen-le-tricheur, une amende… sérieusement salée.

Donc, toute la question est de savoir si Doyen-Pinocchio et son surprenant colistier qui figure sur la photo collée sur la fameuse remorque se sont vu infliger une amende.

Si tel n’était pas le cas, la presse ayant rendue publique l’infraction commise par Doyen-le-tricheur, les personnes qui se verraient infliger une amende seraient bien sûr en droit d’élever l’argument des deux poids deux mesures.

N’y aurait-il pas, à Jette, des infractions qu’on ne sanctionne pas lorsqu’elles sont commises par le Bourgmestre et ses supplétifs ?

Doyen va-t-il enfin payer ?

Le ver est dans le fruit.

A propos de cet étonnant supplétif, colistier de dernière minute de la liste Cdh de Jette, les autres candidats Cdh en ont plus que marre de sa campagne qui est d’une étonnante ampleur, faisant de l’ombre à tous les autres candidats Cdh.

Ainsi, l’un d’entre eux a déversé sa bile auprès de l’un de ses amis PS en lui déclarant « Ce politologue que l’Univers nous envie est venu sur notre liste Cdh en toute dernière minute, mais il doit savoir qu’il est venu à nos conditions, c’est-à-dire que même s’il fait 5000 Voix, il ne sera pas échevin, parce que chez nous, c’est la tradition, on n’est pas échevin lorsqu’on se présente pour la première fois au Cdh ».

Nous laissons bien sûr à ce « sympathique » mandataire Cdh la responsabilité de ses propos.

Soulignons simplement que pour être échevin, il faut être majoritaire.

Mais ce qu’on constate, c’est que ce « colistier Cdh » arrivé en toute dernière minute fait à peu près l’unanimité de ses tout nouveaux amis contre lui.

Doyen-Pinocchio doit savoir qu’il aura bientôt un concurrent pour occuper un strapontin au Parlement bruxellois, véritable objectif de celui qui a sauté dans la barque Cdh au moment où elle prenait l’eau.

Bonne chance Hervé, t’as du souci à te faire !!!

merry_hermanus@yahoo.com

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Le Journal Communal, la Pravda ! Réponse : la circulaire Picqué !

Je dénonce depuis des années l’utilisation scandaleuse du journal communal à des fins électoralistes. C’est devenu tellement énorme que le parlement régional a voté une ordonnance visant à limiter, si pas supprimer, la propagande politique des collèges via les journaux d’ « information » communaux.

Le cas de Jette est totalement emblématique puisque la petite étude (Statistiques Jette Info ) faite par un jettois compétent en matière informatique a démontré que telle échevine voyait son nom et sa photo plus de 43 fois dans le journal et tel autre, plus de 39 fois, cherchant désespérement une notorité que leurs « réalisations » ne peuvent évidemment pas leur donner.

L’ordonnance de ce 6 juillet et la circulaire ci-jointe (circulairecommunicationautoritespubliques_fr ) tendent à ce qu’au moment des élections au moins, les armes soient plus ou moins égales et que ce ne soit pas le contribuable Jettois qui paie la propagande électorale de Doyen – Pinocchio.

Vous savez à Jette, le journal communal coûte au minimum 200.000€ par an et ce sont les Jettois qui paient !

Il va de soi que tous les candidats aux élections communales seront particulièrement vigilants quant au respect de cette circulaire, avec un regret cependant, c’est que celle-ci vient fort tard puisque cela fait des années que les Jettois et les Jettoises payent à cause de l’effroyable saignée fiscale qui leur a été imposée et qui a fait de Jette la commune la plus taxée de Belgique au niveau de l’impôt cadastral.

Il est amusant de savoir que lors du débat au parlement bruxellois, Doyen – Pinocchio a exprimé le fait qu’il n’avait pas le sentiment d’être en infraction … Ben voyons !  Le gentil boy-scout, il fait sa propagande sur le dos des Jettois et ça lui paraît tout naturel.

Apparemment ni Picqué, ni le parlement bruxellois n’ont pensé comme lui !!!

Merry Hermanus

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Le Parlement bruxellois donne une énorme gifle à Hervé Doyen : Le journal communal enfin sous contrôle !

Le vendredi 6 juillet, le Parlement bruxellois a enfin voté une Ordonnance réglementant le contenu des journaux communaux, et celle-ci a été opportunément publiée au Moniteur Belge le 16 juillet dernier.

Elle est donc d’application.

J’ai déjà, un nombre de fois incalculable, mis en évidence le caractère scandaleusement politique du journal communal jettois, son coût exorbitant (plus de 200.000 euros par an), cinq membres du personnel à temps plein, plus la diffusion, et encore, je suis largement en dessous de la vérité !

Combien de fois n’ai-je pas écrit qu’il s’agissait d’une véritable « Pravda », que Jette était considérée comme Disneyland ou le pays des Bisounours où tout est bien, tout est bon, et où ceux qui osent critiquer, comme l’a affirmé Doyen-Pinocchio « n’aiment pas Jette » !!!

Et bien, le Parlement bruxellois a estimé lui aussi que ce type de propagande était scandaleux.

Il a donc rejeté la parution et le contenu des journaux communaux.

Mais à Jette, les choses sont toujours plus comiques qu’ailleurs, et Doyen-Pinocchio a, encore une fois, fait péter l’hypocritomètre.

En effet, quand on lit le rapport parlementaire, on s’aperçoit que Doyen-Pinocchio a déclaré qu’en ce qui le concerneil n’a absolument pas l’impression d’être en permanence en situation d’infraction !!!

Mais il y a encore plus drôle !

Il y a deux mois, l’Opposition avait introduit au Conseil communal une demande visant précisément à obtenir une réglementation du journal communal pendant la période électorale.

Et là, au Conseil communal de Jette, Doyen-Pinocchio a voté… contre !!!

Ecolo, qui a, au Parlement, soutenu l’initiative visant le contrôle des journaux communaux, avait également, à Jette, pris une position s’opposant à toute réglementation ! Bien obligé de suivre Doyen-Pinocchio pour tenter d’obtenir un strapontin scabinal !

Jouant, comme toujours, de la plus extraordinaire hypocrisie, Doyen-Pinocchio a voté, au Parlement, pour cette réglementation !!!

Extraordinaire non ?

En tout cas, il peut compter sur nous pour examiner à la loupe la façon dont le journal communal fera état du rôle, des noms, des photos et des activités du Collège antisocial dont nous vérifierons, de façon très précise, s’il respecte la circulaire que Charles Picqué va adresser incessamment aux communes.

Comme quoi, si à Jette on n’a pas obtenu satisfaction, on l’a obtenue au Parlement, et le journal des Bisounours devra mettre un bémol jusqu’aux élections communales.

merry_hermanus@yahoo.com

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Soutenons Paul MAGNETTE ! Malédiction, on l’avait oublié : Il existe encore des gens de Gauche au Gouvernement !

Quels cris !

Quel scandale !

Quels hurlements de rage !

Un Ministre, Paul Magnette, a osé dire que la Commission européenne ne reposait pas sur une légitimité démocratique.

Toute la Droite néolibérale lui est tombée dessus.   Joëlle Milquet a carrément dit qu’il devait se taire !!!

Ben voyons, c’est évident !  Nous devons assister, muets, à l’écrasement des plus faibles et au détricotage de tout ce qui a fait de notre Société l’une des plus avancées au niveau des Libertés et de la protection sociale.

Les déclarations de Paul Magnette correspondent évidemment à la vérité. C’est tout à fait scandaleux !

De qui est composée la Commission ?

Non pas, comme on tente de le faire croire, d’élus.

Ce matin, dans le « Soir », l’éditorialiste en chef considère que les Commissaires européens sont « presque toujours  élus » !   Mais élus par qui ?

En réalité, la Commission n’est pas un « Gouvernement de l’Europe » responsable devant le Parlement européen, comme le sont les Gouvernements belges ou français, responsables devant leur parlement respectif.

Chacun le sait, il y a là un déficit démocratique considérable !

Que les Gouvernements européens qui désignent les Commissaires soient majoritairement de Droite ou de Centre Droit, c’est parfaitement exact.  Mais cela oblige-t-il un Ministre socialiste à se taire devant les aberrations néolibérales édictées par la Commission ?

D’ailleurs, il est très étonnant de lire, dans le même Editorial, que « le Gouvernement DI RUPO applique une « politique de Centre Droit ».

Est-ce à cela que les Ministres socialistes qui siègent dans ce Gouvernement sont réduits ?

La vérité gêne trop !

Or, c’est précisément une vérité effroyable que Paul Magnette met en évidence.

La Commission étant en cela le fer de lance d’un néolibéralisme extrême qui tourne le dos à toutes les politiques keynésiennes mises en place depuis 1944.

Les peuples d’Europe ont-ils déclenché cette crise ?

Est-ce que ce sont les peuples d’Europe qui ont organisé des montages financiers aberrants, scandaleux et, pour tout dire, proprement malhonnêtes ?

Non !

Mais c’est à eux qu’on fait payer la crise !!! Et, en plus, il faudrait se taire !!!

Ne constate- t-on pas les énormes salaires et bonus des banquiers, alors même que ce sont eux les premiers responsables de la crise ? Même David Cameron, Premier Ministre conservateur britannique, s’en émeut.

Les pauvres n’ont qu’à payer ou… mourir, comme l’avait dit Moureaux !

On ne peut pas, pour reprendre une expression de la presse de ce matin « flinguer en public l’Europe » ! Les pauvres doivent la « boucler », souffrir en silence et, surtout, ne pas faire de bruit.

Eh bien, du bruit, il va y en avoir lors de la Grève générale du 30 janvier prochain.

Que ceux qui souhaitent le silence des peuples sachent qu’à un moment donné, ce silence fera place à une énorme réaction et, bien sûr, ils découvriront alors qu’on est allés trop loin.  A ce moment-là, peut-être, on comprendra qu’il aura suffit d’une cuillérée de goudron pour gâcher un baril de miel.

Merci à Paul Magnette d’avoir apporté cette cuillérée de vérité !!!

Non, tant qu’il restera au PS des gens comme Magnette, Mayeur ou Moureauxle PS ne sera pas ce « grand cadavre à la renverse » dont parlait Sartre.

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