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Jette, la propreté des rues. Le journal communal : outil essentiel de propagande !

Suite à l’un de mes derniers Blogs concernant l’incroyable saleté des rue de Jette, de nombreux Jettois me font parvenir des photos de ce qu’ils constatent dans leur quartier.

Il suffit d’y jeter un coup d’œil  pour s’apercevoir de l’extraordinaire dégradation de la situation.

Or, ce ne sont bien sûr pas du tout les ouvriers et les agents communaux qui sont en cause, mais bien une invraisemblable désorganisation due au copinage et à la façon dont le Collège gère ce secteur pourtant essentiel pour la commune.

Pourtant, si on consulte le journal communal, à Jette, tout va bien, tout est beau et le Collège est le meilleur gestionnaire du monde !

Regardez ce que les Jettois font de ce journal communal.  Cette photo a été prise ce matin. Des paquets entiers trainent dans les rues.

C’est normal puisqu’il est devenu trop épais pour certaines boîtes aux lettres, dont l’ouverture est devenue trop étroite pour ce « bottin téléphonique » où les bonnes nouvelles et le faciès avenant des gens du Collège sont répertoriés à longueur de pages.

Voilà où va l’argent des Jettois !  Rien que pour l’impôt cadastral : +3,2 millions en trois ans.

Et voilà surtout pourquoi on a augmenté de façon incroyable les impôts et le prix des services communaux.

merry_hermanus@yahoo.com

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Dépôt d’ordures


Trottoirs endommagés


 

Un après-midi ordinaire en Wallonie. La langue, un bien inappréciable !

Le superbe Musée de la Photographie de Charleroi organisant une exposition sur les photos de la Commune de Paris, j’ai souhaité y aller en compagnie de l’aînée de mes petites-filles, passionnée de photographie.

Arrivé à Charleroi vers 13 heures, je m’arrêtai dans un petit bistrot italien des plus sympathiques et des plus populaires.

Au moment où je m’installais, j’y rencontrais un visage connu. Première bonne surprise.

J’observais les autres tables et je percevais une extraordinaire sympathie.  Les autres convives étaient détendus et souriants. C’était, pour la plupart, des ouvriers prenant rapidement leur repas de midi.

Mais ce qui m’impressionnait le plus, c’est combien je me sentais proche de ces gens.

Arrivé au Musée de la Photographie, parmi les autres visiteurs, je rencontrais, là également, un autre visage connu, un ancien fonctionnaire de la Communauté française.  J’entamais alors la conversation avec lui et la  caissière.

Ce qui était marquant, c’est à quel point je percevais une sorte de bien-être à me trouver au sein de cette Wallonie dont, à Bruxelles, nous sommes à la fois si proches et si éloignés.

J’ai toujours eu ce sentiment, même lorsque, devant me rendre à Liège pour des auditions judiciaires (et ce n’était pas forcément des moments agréables), j’étais ému de constater le sourire des gens et la sympathie qui émanait  de leur regard.

Oui, pour moi, il ne fait pas de doute qu’il y a, en Wallonie, une atmosphère de convivialité qu’on ne met pas suffisamment en évidence.

Je me pose souvent aujourd’hui la question de savoir quelle peut être, pour un Bruxellois francophone, la notion de Patrie.

Je parcours chaque jour trois journaux belges, je lis aussi attentivement la presse française, et je ne rate que très rarement le journal télévisé de France2.  La politique française m’a toujours passionné.

Quelle est donc la patrie d’un Belge ?  C’est là une question beaucoup plus importante que l’on ne pense.  Il ne suffit pas d’être citoyen européen.

J’en déduis que ma vraie patrie, la seule qui compte et qui se trouve dans mes tripes, c’est ma langue !  Cette magnifique langue française qui structure, en bien ou en mal, chacun jugera, ma pensée et l’expression souvent très maladroite de celle-ci.

Comment ne pas percevoir que cette langue est en danger à Bruxelles, mais aussi dans le monde, face à la colonisation économique et linguistique de l’américain.

Il peut paraître ridicule de se trouver des racines dans Montaigne, Voltaire ou Hugo.  Et pourtant ! N’est-ce pas là notre seule et vraie patrie ? Celle de l’humanisme, des lumières et du combat pour la justice, la démocratie et l’égalité sociale !

La langue, formidable lien entre les Wallons et l’immense majorité des Bruxelloise qu’est le français, n’est pas suffisamment mise en avant.

C’est pourquoi je crois que la Fédération Wallonie/Bruxelles, récemment mise sur pied, ne doit pas seulement être un changement d’appellation, mais doit aller beaucoup plus loin pour resserrer ce lien fondamental qui plonge ses racines dans notre langue maternelle.

Y a-t-il de plus beau nom, d’expression plus profonde, plus chargée de sens et d’émotion que la langue maternelle ?

merry_hermanus@yahoo.com


Une vie d’instituteur !

A l’enterrement de ma mère, s’est présenté l’ancien économe de l’Athénée de Laeken où j’ai passé pas moins de douze ans.

J’ai souhaité le revoir et il a eu l’excellente idée de me présenter une série de photos prises dans le courant des années 50.

Sur l’une d’entre elles, est rassemblé, autour du préfet Marcel Tricot, l’ensemble du corps professoral.

Après toutes ces années, j’eus la surprise de reconnaître un très grand nombre de professeurs, de pouvoir mettre un nom sur les visages, et de me rappeler bien des anecdotes à leur propos.

Mais ce qui est surprenant, c’est leurs vêtements. Tous sont en costume cravate.

Aujourd’hui, ils pourraient presque passer pour des banquiers de la City.

Quel contraste avec les enseignants d’aujourd’hui !

Nombreux sont ceux qui ont l’allure d’infra-salariés.

Le statut social des enseignants s’est effondré en une trentaine d’années.

Ils étaient des notables. Ils sont devenus d’infimes rouages d’un système à la dérive.

Les enseignants sont sous payés et appartiennent maintenant à une catégorie sociale méprisée par beaucoup.

C’est évidemment emblématique de ce qu’est devenue notre société.

Le décalage est partout.

Dans mon existence, j’aurais été échevin de l’Enseignement pendant 23 ans.

Au cours de ces dernières années, j’ai été confronté à la volonté de certaines institutrices de porter des piercings et des tatouages apparents.

Les Organisations syndicales n’y voyaient pas d’inconvénient, mais je m’y suis opposé, estimant que ce n’était pas l’image que je me faisais du « Maître » qui doit inspirer le respect par ses compétences, mais aussi par l’exemple qu’il doit donner.

A Bruxelles en particulier, l’Enseignement est le seul outil d’intégration.

J’ose écrire que la situation sociale faite aux enseignants, les conditions dans lesquelles ils enseignent, et les pressions qu’il subissent ne leur permettent plus de jouer ce rôle essentiel, et même, dans beaucoup d’établissements scolaires, de donner la base dont les enfants ont tant besoin pour poursuivre une scolarité épanouissante.

En fréquentant mon bistrot habituel, le « Sportwereld » j’y rencontrais un Monsieur âgé d’une septantaine d’années. Le contact se fit, et il m’apprit qu’il fut instituteur, d’abord dans l’Enseignement libre dont il fut chassé suite à un divorce, ensuite dans l’Enseignement communal d’une commune située dans le sud de Bruxelles.

Un jour, il m’apporta un énorme classeur, et devant moi, il le feuilleta.

Se déroula alors sous mes yeux toute une vie d’instituteur :

Les photos de classe.

Les photos d’excursions.

Les photos de fêtes scolaires.

Les travaux d’élèves.

Des rédactions.

Des récitations.

Chaque photo était accompagnée d’une légende écrite, non seulement avec une orthographe parfaite, mais également d’une écriture d’une qualité exceptionnelle.

Je me suis dis, en examinant avec attention chacune des photos, que cet instituteur-là, aussi, appartenait à un monde perdu, à une civilisation qui, aujourd’hui, disparaît.

merry_hermanus@yahoo.com