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La preuve par … les tunnels !

« Le Suffrage Universel, c’est la lumière en plein jour.
En lui toute force est 
obligée de s’exprimer,
toute conscience 
de se livrer. »
Jean Jaurès.                               
                   

Un étonnant succès.

Il y a quelques mois j’avais envoyé une lettre ouverte à Elio Di Rupo portant sur la dramatique paupérisation sociale, économique et politique de la région bruxelloise.  Cette lettre dont la presse flamande a abondamment parlé a été un véritable phénomène, elle a été visionnée par plus de 16.000 personnes en une semaine !   Jamais, le blog que je tiens, épisodiquement depuis 2009 n’avait connu un tel succès.  On peut donc supposer que ce que j’exposais devait répondre à une certaine attente.  J’en reviens aux échos dans la presse, du côté francophone, seuls la DH et le Vif l’express en ont fait état… Il m’est revenu que certains, en haut lieu, estimaient qu’il valait mieux ne pas évoquer cette analyse sans concession du chaos bruxellois.  Or, c’est bien de cela qu’il s’agit.  Je démontrais que rien ne pouvait fonctionner à Bruxelles et que le mille-feuille institutionnel s’ajoutant à l’invraisemblable machine à gaz politique ne pouvait conduire qu’au désastre.  Nous en avons maintenant une singulière démonstration.  Aujourd’hui, la preuve est faite… la preuve par les tunnels.

D’abord un peu de (mauvaise) cuisine électorale.

Comme je l’avais souligné à Bruxelles les principes du suffrage universel sont violés.

En effet, le collège électoral où sont cantonnés les candidats flamands répond à des normes différentes de celles imposées aux Bruxellois francophones, logique imparable dans la mesure où 14 sièges sont automatiquement réservés à un corps électoral considérablement réduit par rapport à celui des 75 sièges francophones.

De qui Mr. Smet ministre de la mobilité est-il l’élu ?  De qui est-il le ministre ?

J’évoque sa situation dans la mesure où il a en charge la mobilité, mais comme on le verra son cas ne diffère pas des autres néerlandophones élus à Bruxelles.

Il m’a donc paru intéressant de reprendre certains chiffres de la dernière élection régionale

Constatons d’abord que le collège électoral flamand correspond à 9,1 % de celui des francophones.  Dans le groupe Nl., Mr Smet réalise 5,05 % des voix.  Ce qui n’est déjà pas exceptionnel sur 53.379 électeurs.  Mais il y a mieux… Une fois nommé ministre, il devient l’élu de tous les bruxellois, quel que soit le collège électoral auquel il appartient, or le nombre d’électeurs total était en 2014 de 637.689, donc Mr. Smet est ministre de la mobilité à Bruxelles en représentant 0,42 %  des voix !  En effet, par un tour de passe-passe institutionnel, les élus du collège flamand devenant ministres, le sont, non pas pour les matières limitées à leur communauté mais pour tout Bruxelles !

Pour ne pas faire de jaloux, je note que la charmante Mme Grouwels ne représente que 0,34% des voix et l’étonnant Mr De Lille 0,32%.
Tous deux furent, avec de tels scores, ministres bruxellois.

Je n’évoque pas les résultats des 14 élus flamands dont certains sont députés avec quelques centaines, voire quelques dizaines de voix !  Pour être simple, il suffit de dire que ces gens nous gouvernent mais nous ne les avons pas élus!!!
Des révolutions ont eu lieu pour moins que cela !

 Y a – t – il un autre état démocratique où un tel mécanisme si insolemment injuste peut exister ?

Comment dans ces conditions accorder la moindre légitimité à de tels élus, à de tels ministres.  Nous sommes en pleine dérision.  Or, sans légitimité pas de démocratie.  Il est aussi permis de se poser des questions sur les rapports que de tels « ministres » entretiennent avec leurs compétences, quelle vision ont-ils d’une population dont ils ne sont les élus qu’à raison de 0,42 % !  Ont-ils de quelconques devoirs envers un électorat qui ne les a pas élus ?  Ont-ils des devoirs envers cette population à laquelle ils sont électoralement étrangers ?

On n’ose imaginer une situation semblable en Flandre ou en Wallonie.  Jamais cela n’aurait été accepté.  Si cela ne soulève aucune objection à Bruxelles, c’est que nous ne sommes pas une région, nous disposons d’aucune identité.  La classe politique bruxelloise ne réagit pas car elle vit, fort bien, de cette situation, pourquoi en changer… Jusqu’au moment où les faits viennent, selon l’expression consacrée, leur mordre la nuque !  Avec les tunnels, nous touchons la preuve de l’incapacité de ce mille-feuille, non seulement de répondre aux besoins de la population mais bien plus essentiellement d’assurer sa sécurité… et cette chose toute simple la liberté de circuler !

Les tunnels ou la piscine ?  En somme nager ou circuler à Bruxelles !

Comment s’étonner dans de telles conditions que Mr. Smet trouvait judicieux de consacrer 27 millions d’euros pour l’érection d’une piscine sur le canal.  Pas d’argent pour l’entretien des tunnels mais une somme énorme pour un « caprice » de bobo en mal d’originalité ou nostalgique de la piscine De Ligny qui, installée à Paris sur la Seine, fut un haut lieu de la drague.  Contrairement à ce que j’ai lu ici ou là, ce ne fut pas un projet en l’air comme il y en a tant !

Non !  Après un moment d’ahurissement, un accord était obtenu, je puis assurer que même Moureaux s’était rallié à ce projet qu’il estimait « sympathique pour sa population qui l’été pourrait ainsi nager en plein air. » Je suppose sur base d’horaires séparés pour les hommes et les femmes !!! Attention, ne pas déplaire aux si sympathiques barbus ! Il me l’a dit personnellement.  J’en suis resté comme deux ronds de flan !  Nous n’avons évité cette scandaleuse bêtise que parce que Mr Smet a été remplacé par Mr De Lille qui avait d’autres priorités… cyclistes celles-là.

Mais ce qu’il faut retenir, c’est que le gouvernement bruxellois, de par le blocage dont est susceptible chacun de ses 8 membres, est soumis à toutes les élucubrations… De toute façon, c’est toujours les contribuables qui payent.  Pourquoi se gêner ?  Ainsi au cours de la même législature où Mr. Smet songeait à sa piscine, Mme Huytebroeck faisait installer dans les parcs bruxellois des WC finlandais coûtant plus de 17.000 euros pièce… oui, oui vous avez bien lu, 17.000 euros pièce !  Après leur installation, il a fallu les démonter et les réinstaller car ils polluaient la nappe phréatique supérieure… étonnant non !

Mais comment refuser à l’Ecolo Huytebroeck son petit caprice ministériel car elle aussi, si on n’acceptait pas de lui céder pouvait bloquer l’exécutif bruxellois pendant des semaines ou des mois, alors un moment de honte étant vite passé, elle a eu ses coûteux jouets.  Les promeneurs bruxellois qui usent des précieux édicules en connaissent-ils le prix ?  Ils ne devraient s’y soulager qu’avec le profond respect que l’on montre à ces cathédrales de la stupidité !

Pourquoi les tunnels n’ont pas été entretenus ?

Non ! Il ne s’agit pas du manque de moyens budgétaires… Il y a une raison fort simple, simpliste mais que curieusement personne ne mentionne… Réparer les tunnels NE RAPPORTE  AUCUNE VOIX !  IMPACT ÉLECTORAL  ZERO !

Voilà la raison, la vraie, l’unique, la seule. Une piscine sur le canal, oui, ça c’est original, porteur, la presse va en parler, des pistes cyclables ou des garages pour vélos, super très bien, c’est tendance, des WC finlandais, magnifiques, exotiques… mais les tunnels franchement qui en parlera ?  Quelle visibilité médiatique, quel impact électoral…,invendable politiquement, alors… on a attendu des jours meilleurs !   Jusqu’à ce que les plaques de béton en aient marre et décident de se détacher.

D’inquiétants tunnels.

Les hasards de la vie m’avaient conduit à rencontrer le DG des travaux publics qui fut chargé de construire certains d’entre eux.  Il ne m’avait pas caché ses inquiétudes en cas d’incidents majeurs.  Jusqu’ici les blocs de béton qui se sont détachés n’ont blessé personne mais comme chacun le sait… le pire n’est jamais certain mais n’est jamais décevant !

A l’époque où elle était gouverneur de Bruxelles, Mme Paulus de Châtelet avait à de nombreuses reprises attiré l’attention de Picqué sur certains dangers liés aux tunnels, non seulement elle n’avait pas été écoutée mais en outre, elle était considérée comme une empêcheuse de danser en rond, alors qu’elle ne faisait que son métier avec sérieux et compétence.  Mais cela ne rentrait pas dans les schémas-directeurs de la gestion de Picqué !   Curieux d’ailleurs que ces notes n’aient pas fait surface et que personne jusqu’ici ne les ait mentionnées… peut-être qu’elles aussi ont été mangées par les providentielles souris papivores !

Le festival de cynisme, d’irresponsabilité, de mensonges.

Lorsque l’état des tunnels ne pouvait plus être dissimulé, qu’il n’était plus possible de se cacher derrière son petit doigt, les Bruxellois ont pu assister à un invraisemblable spectacle.  C’était à qui ferait preuve du plus de cynisme, d’une effarante irresponsabilité.

À tout seigneur, tout honneur, d’abord Picqué, le roi du macadam, l’expert, le champion incontesté toute catégorie, docteur honoris causa de toutes les universités en matière de cynisme.  Sa première réaction fut :  » c’est la faute de l’administration qui ne nous a pas informés. »  Il ne faut pas avoir lu Somerhausen ou Cambier pour savoir que l’administration est une force de proposition et d’exécution, la décision appartient aux politiques et à eux seuls, se défausser sur l’administration c’est de la lâcheté, d’autant plus qu’on découvrira au fur et à mesure que des notes existaient, nonobstant celles du Gouverneur que Picqué connaissait fort bien.

Il a dirigé la région pendant plus de 15 ans mais il n’est responsable de rien…
A ce niveau, l’hypocrisie est une forme de franchise.  En ce sens, Picqué est d’ailleurs un personnage fascinant qui mériterait une thèse de doctorat.
Son cynisme distancié, rigolard est une forme de grand art.  En effet, en privé, pendant ces 15 ans où il présidait l’exécutif bruxellois, il ne se cachait nullement pour dire qu’il ne croyait pas en cette région, qu’il était impossible que cela fonctionne,  allant si loin dans son mépris qu’il mettait souvent très mal à l’aise ses interlocuteurs comme par exemple le ministre Cerexhe qui supportait très mal d’entendre Picqué soutenir que c’était au collège Saint Michel qu’on lui  avait appris cette étonnante distance à prendre avec la vérité.

Je l’imagine, Charles Picqué recevant son énorme chèque de fin de fonction lorsqu’il quittera le plantureux fromage de la présidence du parlement bruxellois, je le vois se retournant vers nous, les « socialistes grabataires, ultimes et incertains rameaux d’une espèce bientôt disparue », abandonnant pour une fois son effroyable cynisme distancié, revenu de tout, ricanant de grossièretés, rigolard, avec un large clin d’œil, il nous lancera :  » je vous ai bien eus… Jamais je n’ai été des vôtres ! « .  Enfin, à l’ultime instant, les poches bien garnies, il dira La Vérité.

Et pourtant, j’éprouve pour cet homme une forme de tendresse triste, tant est perceptible chez lui l’ inguérissable blessure de l’enfance, l’irrépressible, le frénétique besoin d’être aimé caractérisant les gens angoissés par le peu d’estime qu’ils ont d’eux-mêmes, honteux d’avoir triché pendant toute une vie.  On ne collectionne pas innocemment les châteaux forts en carton pâtes ! Les gens sans illusion sur la nature humaine, y compris sur eux, ont tant besoin d’être protégés… !

Quant à Moureaux, les tunnels furent un électrochoc, subitement il perdit la mémoire.  Alors que rien ne se faisait à Bruxelles sans son souverain et vociférant arbitrage, il lançait un tweet laissant entendre qu’il n’y était pour rien !  Trou de mémoire brutal, le noir absolu, non ! Jamais il n’avait supervisé la répartition des fonds de Beliris, non jamais, il n’avait exigé que tout passe par Molenbeek, du moindre centime aux millions européens les plus juteux !  Effrayant alors que Picqué et Onkelinckx n’étaient au mieux que de maugréants mais soumis factotum, ne pouvant lever le petit doigt sans que Moureaux se demandât si ce doigt n’était pas un poing tendu vers Molenbeek.

Si Picqué c’est le cynisme, Moureaux c’est la lâcheté.  En fait, Philippe Moureaux c’est le type qui voit le monde depuis un wagon de première classe, mais une première classe qu’il aurait refusé de prendre pour faire un bras d’honneur à son milieu, et ainsi, croit-il, mieux le trahir, sans se rendre compte que son cerveau ne conçoit le monde qu’avec les lunettes que sa caste lui a mise sur le nez, ne se rendant  jamais compte de la différence entre ses fantasmes égalitaires et les « effroyables pépins du réel. »

Pour lui, le monde est une construction au départ des stéréotypes construits par un bourgeois qui a découvert le marxisme grâce aux leçons de l’un de ses domestiques.  Si la réalité ne correspond pas, il suffit de changer de réalité !  Avoir été  collectionneur de cactus est plus explicite qu’un long discours sur les ressorts profonds d’une telle  personnalité !

Je n’évoque pas ici les réactions de Mr. Smet, de Mme Grouwels tant celles-ci me semblent en-dessous de tout,  c’est le niveau zéro… et encore en été, car en hiver, c’est en-dessous de zéro !

La commission de la honte ou comment démontrer aux électeurs qu’on s’en fiche totalement d’eux !

Énorme, stupéfiant, c’est Picqué qui préside la commission parlementaire chargé de faire la lumière sur le dossier des tunnels.

C’est comme si l’on avait chargé Grouchy de présider la commission chargée de déterminer les causes de la défaite de Waterloo.

C’est comme si l’on avait chargé Gamelin, chef d’état-major Général français, de présider la commission sur les causes de la défaite de la France en Juin 40.

C’est comme si l’on avait demandé à l’ingénieur chargé de la sécurité de la centrale de Tchernobyl de présider la commission sur les causes de l’explosion de la centrale.

C’est comme si l’on avait demandé à l’ingénieur Japonais qui avait conçu le mur de protection de la centrale de FUKUSHIMA de présider la commission chargée de déterminer les causes de la catastrophe… Il y a des moments où le rire s’efface.  Et pourtant non !  Au parlement Bruxellois, ils ont osé.  Picqué s’est imposé, la majorité a laissé faire.  Gigantesque plaisanterie, dérision totale de la démocratie et du simple bon sens.  De quoi enlever sa dernière illusion à l’homme sans illusion !

Une fin de régime ?

Dans ce bourbier, l’actuel Ministre-Président, Rudi Vervoort essaye avec une efficacité, une humilité et une obstination, tranchant avec les pratiques verbeuses de son prédécesseur, de sauver ce qui peut l’être.  La question est de savoir jusqu’à quand cela pourra tenir ?  En tout état de cause, plus très longtemps… jusqu’au prochain accident grave causé par les négligences ministérielles ?
Il faut avoir entendu l’effarement des autorités judiciaires et policières françaises découvrant récemment  l’existence de nos six zones de polices pour comprendre le décalage qu’il peut y avoir au niveau du fonctionnement normal des institutions et la situation à Bruxelles et pourquoi ne pas le dire en Belgique !  Car, en effet, qui peut douter que la situation bruxelloise est emblématique de la situation belge.  Une Justice dans un état lamentable où un magistrat met publiquement en cause, à juste titre, les projets d’un ministre de la justice, où les fonctionnaires de justice sont écrasés par le nombre de dossiers, où la justice est considérée comme une loterie, où les délais rendent la notion même de justice plus qu’aléatoire !  Un pays où l’on doit interrompre une exposition car il pleut sur des toiles du XVIIème siècle, un pays où les salles des musées sont constellées de seaux pour récolter l’eau de pluie… etc.  La Belgique, de toute son histoire, n’a jamais été une nation, aujourd’hui elle n’est plus un pays !

Ce long, ce très lent divorce des belges conduit à une grangénisation de toutes les institutions.  Le courage serait de tirer un trait définitif et de remettre une bonne fois pour  toute la problématique institutionnelle à plat… mais le mot « courage »  est semble-t-il inconnu dans le vocabulaire… politique. En attendant, à Bruxelles, l’enseignement produit chaque année de futurs chômeurs … et les tunnels s’écroulent… la mobilité n’est qu’un énorme infarctus automobile… mais Picqué préside la commission sur les tunnels… tout va bien… de la même façon que le type qui tombe du vingtième étage se dit, arrivé à la hauteur du troisième étage, que tout va toujours bien… jusqu’au terrible choc final !
Allez encore un petit effort et on y est !!!

Auguste Merry Hermanus

Philippe, saisis ta chance, le Bonheur frappe à ta porte !

Ah, Philippe, ce qu’on s’est engueulés toi et moi !

Mais, comme tous les colériques, tu retombes aussi vite que le lait qui monte et qu’on éteint sur le gaz.

Ce n’est pas mon cas, j’ai la mémoire encombrante…et très encombrée.  C’est un disque dur qui, jusqu’ici, (mais patience, cela ne manquera pas d’arriver un jour), n’a pas encore pu s’effacer.

Tu te rappelleras, en particulier, cette nuit de mars 2004 où nous préparions le programme du PS pour les élections régionales.  J’avais décidé de mettre en avant la défense de la laïcité et l’égalité Hommes/Femmes, de façon à bien marquer notre différence et mes réserves quant à certaines ambiguïtés à l’égard de l’Islam.

Poussé à bout, je dois le reconnaître, tu as brusquement hurlé.   J’ai hurlé de même !  Tout cela devant le groupe de travail médusé… et lâche, comme souvent les groupes de travail.

C’était l’un de tes mauvais jours, ou plutôt, l’une de tes mauvaises nuits.  Cela nous arrive à tous !

On est donc très loin, malgré une si longue collaboration (je fis ta connaissance en 1971, et depuis, on ne s’est plus guère quittés) d’avoir toujours été d’accord  sur tout.

Je n’ai jamais été capable d’épouser les vérités successives et, surtout, les sincérités successives. Une grande, une énorme de mes faiblesses… il y en a tant !  Nous en avons tous. Des ombres et des lumières.

J’aurai l’occasion, dans mes mémoires en cours d’écriture, d’être plus précis et, surtout, plus prolixe sur notre aventure commune qui, pour moi, fut loin d’être un long fleuve tranquille.

Et te voilà, contre toute attente, débarqué de Molenbeek !!!

Je t’y avais amené dans l’atmosphère méphitique de Bas Empire qui y régnait après le décès de Machtens. Tu as fait un choix courageux car André Cools t’avait proposé de t’investir à Namur.   Vu la situation, et les errements des dernières années Machtens, c’était plus qu’une option courageuse, c’était un choix héroïque tant au niveau politique qu’au niveau de la situation de la commune de Molenbeek. Chaque échevin sortant « y » croyait ! Cela tirait dans tous les sens ! Il t’a fallu près de dix ans, un échec électoral, et un travail acharné pour réorganiser la section du PS.

Mais toi, tu n’as pas triché.

Tu t’es installé dès le début dans le petit appartement de la rue des Dauphins. Avec patience, avec autorité, tu as nettoyé les miasmes de la fin épouvantable de l’ère Machtens. Au fil des ans, tu es devenu, j’en ai la profonde conviction, un homme providentiel pour Molenbeek, alliant une image paternelle et,  on ne se refait pas, professorale.

Je crois bien connaître ta commune. J’y travaille depuis bientôt 14 ans.  Mieux que beaucoup d’autres, j’ai pu juger le travail accompli, les rénovations en pagaille, les liens tissés avec l’Associatif, mais, surtout, avec la population la plus défavorisée.

Toi, contrairement à 14 autres communes de la Région, tu ne bénéficiais pas de la manne du plan d’assainissement et des millions et des millions d’euros qui l’accompagnent.

Les porte-cotons du Cabinet Picqué disent volontiers à ceux qui veulent bien les écouter que tu n’es pas obligé d’aller mendier à la Région car tu « pompes » partout un maximum de subsides.  C’est toi qui les rafles quand il y en a ! Comme souvent, cette critique n’est, en réalité, qu’un hommage. Un jour, peut-être, un politologue (mais pourquoi, lorsque j’évoque un politologue, je pense toujours à un … podologue… il doit y avoir un rapport) fera une étude sur les ordres du jour du Conseil des Ministres bruxellois et, s’il a du talent, mettra en évidence les vraies raisons et le vrai bénéficiaire de cette multitude d’aides aux communes sous plan d’assainissement. Ce sera passionnant et, surtout, éclairant si tant est que cela intéresse un jour quelqu’un.

Mais aujourd’hui, on te vire !!!

On nous dit que c’est la Démocratie ! Que c’est notre système proportionnel ! Certes, mais je ne peux m’empêcher de penser qu’il s’agit avant tout de mœurs byzantines ou de relents de 4ème République finissante. Ceux qui n’ont pas compris que la fin est proche … très proche, n’ont rien compris… ou ne veulent rien voir ! Ils tombent d’un building de 50 étages et, arrivés au 6ème, ils se disent qu’ils sont toujours vivants. Il ne suffit pas de balbutier qu’il faut un plan B, encore faut-il le préparer vraiment.

Nous avions connu un effet dominos en 2000 quand de Donnéa a été viré à Bruxelles. L’effet boomerang s’était produit à Anderlecht … et à Molenbeek.

Mais en douze ans, les temps ont changé.

La leçon majeure à tirer, c’est que Bruxelles et ses 19 communes, son Parlement pléthorique, son Gouvernement sont ingérables, et qu’en grande partie, les critiques qui sont faites au Nord du Pays sont largement fondées. Chacun le sait !

Le système que tu as mis en place avec Dehaene ne pouvait fonctionner que sur base de loyauté régionale. Or, elle n’existe plus depuis bien longtemps. Que ce soit le sabotage de Grouwels qui n’est au Gouvernement bruxellois que pour cela, les élucubrations d’un Smet ou d’un Delille, tout démontre que la machine à gaz ne produit plus rien et que, comme les Shadocks, on pompe, on pompe, et au bout du dernier tuyau, cela fait « Gloup » !

Les autorités régionales surnagent en appliquant la politique du chien crevé au fil de l’eau.  Encore 18 mois, et la malheureuse bête aura atteint la Mer… forcément du Nord,  et s’y perdra définitivement.

La presse souligne que tu n’avais pas préparé ta succession.

C’est faux ! Puisque Onkelinx avait quitté Liège pour s’installer à Molenbeek.

Rappelle-toi les discussions à ce sujet. Son installation à Molenbeek était même la condition mise par certains Bruxellois qui ne voyaient pas d’un bon œil l’arrivée de la « Liégeoise ». Son aventure à Bruxelles-Ville tourna court !

Il est vrai qu’après le faux-bond qu’Onkelinx t’a fait, d’autres hypothèses étaient possibles. Notamment Serge Vilain dont tu m’as dit, à l’époque, qu’il s’était fatigué un peu vite d’attendre.

Après cela, c’est vrai, tu avais décidé de rester jusqu’au bout, drogué de pouvoir, selon ta formule !

Mais jusqu’au bout de qui ?

Jusqu’au bout de quoi ? De ta propre vie ?  Je ne veux pas croire à un tel manque de lucidité.

Le PS est donc, à Molenbeek, dans l’Opposition.

Mais rappelle toi que nous appartenons à une génération qui a connu l’alternance qui, aujourd’hui, est devenue une terra incognita pour de nombreux mandataires socialistes puisque nous sommes au pouvoir partout depuis 1988.

C’est une Première dans l’histoire de la Belgique et une catastrophe pour le PS.  C’est, en tout cas, ce que je pense.

Car l’Opposition est une chance.

Rappelle-toi le « Club de recherches socialistes » que nous avons créé Rappelle-toi le livre que nous avons écrit ensemble avec Lizin et bien d’autres. L’Opposition permet de se ressourcer, de se reconstruire, de refaire ses forces, de liquider la mauvaise graisse des arrivistes de toute nature pour qui le pouvoir, ses prébendes et ses reliefs constituent une fin en soi. La perte du pouvoir, ou la mort, sont d’efficaces trieuses. Après certains tris, il ne reste plus rien !

Il ne faudra peut-être pas attendre bien longtemps pour que certains disent que notre présence, dans les conditions où nous y sommes, au Gouvernement fédéral, est une catastrophe. Je le pense.

J’estime donc que ce qui t’arrive est une grande chance.

Cela peut te sembler paradoxal, mais je le crois profondément. Tu as fait état récemment d’un élément essentiel, c’est-à-dire la santé qui est la base de tout… et tu as bien raison. Mais crois-tu que l’âge aidant, on est conscient de perdre ses facultés intellectuelles ? A la fin de son mandat, Eisenhower, qui n’était pas malade, n’était plus capable que de travailler une heure par jour.

Le malheur veut qu’on se croie encore le « Maître du Monde » alors qu’en réalité,  on a du mal à sortir de sa voiture, à lacer ses chaussures, ou à retenir ce qu’on a fait la veille.  Cela, tout le monde s’en aperçoit… sauf le principal intéressé.

Tu pars à cause d’une « Combinazione » alors que tu avais gagné les élections !

Tu pars parce que, d’autres, ailleurs qu’à Molenbeek, ont voulu faire de ta liquidation un symbole et un exemple qui n’est en réalité qu’une triste farce dont ils auront à assumer, sur bien des points j’en ai peur, les conséquences.

Mais crois-tu que Mendès-France aurait eu cette extraordinaire aura politique  s’il avait gouverné la France pendant vingt ans ?  L’Histoire retient bien plus le De Gaulle du 18 juin 1940 que celui du 13 mai 1958 ! Historien de formation, tu trouveras bien d’autres exemples.

Devenir une conscience, devenir une voix forte et indépendante n’est pas donné à tout le monde !

Et puis, n’y a-t-il pas un âge où on se dit que ces périodes électorales sont avilissantes, et que devoir se vendre est  indigne après une carrière aussi prestigieuse que la tienne ?  Où on se dit que ce sont les citoyens qui auraient à remercier le politique car il consent, malgré son âge, à encore s’occuper d’eux ? Or, au moment des élections, c’est lui qui dit merci aux électeurs potentiels qui promettent leur voix.

Dure est la démocratie quand on ne veut pas quitter l’arène.

Reste Molenbeek !!!

Reste cette population à qui, à tort ou à raison, tu t’es soudé et, peut-être même, identifié à un point que tu es le seul à connaître, retrouvant en eux ces « classes dangereuses » dont parlaient frileusement les Bourgeois du 19ème siècle dont tu connais bien la mentalité et les codes. Tu y as retrouvé les raisons premières de ton engagement et de la rupture avec ton milieu.

C’est là une vaste et délicate question parce qu’elle touche aux fondements de l’engagement politique. Je l’ai déjà dit, j’étais très loin de te suivre sur tout, tu ne me l’as d’ailleurs pas demandé, par exemple :

Je ne me définis pas comme agnostique, mais comme franchement Athée.

Je reste celui que tu as traité, en hurlant de « laïcard ». Eh oui, c’est devenu une insulte. Je n’ai de faiblesse ni de tentation pour aucune religion. Je suis ému par le besoin de transcendance, mais je n’ai jamais été tenté par aucune d’elles. Le soir de Noël, j’évite de me retrouver derrière un pilier de Notre-Dame de Paris,  je ne participe pas aux ruptures du jeûne, et il y a peu de chance que je me retrouve un jour sur le chemin de Damas. Je ne participe pas non plus au repas de la Pâques juive de mes amis. Décidément, je suis resté un vieux « laïcard » qui espère encore en l’homme et en son progrès.

J’ai vu mes parents mourir sans qu’à aucun moment, malgré de longues agonies, ils n’aient eu la moindre tentation de se tourner vers un quelconque secours religieux.

C’est sans doute sur ce terrain-là que se situe aujourd’hui notre plus complète divergence, et elle est de taille car elle touche à l’essentiel. J’ajoute tout de suite que cela n’a aucune importance et cela n’empêchera personne de dormir, surtout toi.

Te voilà rassuré.

Voilà Philippe, ce que ton départ de Molenbeek m’inspire.

Dans les années 80, lorsque nous étions dans l’Opposition, tu avais réuni un Groupe de travail dont le but était une mise à jour idéologique. J’avais préparé une contribution sur le bonheur. Tu m’as écouté attentivement, ce ne fut pas l’attitude des autres membres du Groupe qui me renvoyèrent très vite dans les cordes, affichant des sourires méprisants.  Quinze ans plus tard, Di Rupo faisait du Bonheur le thème central d’un de ses discours sous les applaudissements unanimes !

Tu le sais Philippe, pour nous, le temps qui passe, c’est le temps qui reste.  Ton départ de Molenbeek est une chance.

Saisis-la car le bonheur existe ailleurs que dans la politique qui est une addiction, comme tu l’as dit toi-même. Retrouve toi, retrouve ta vraie profondeur, abandonne le masque et les oripeaux que tu as été obligé de porter, le rôle de Père Fouettard que tu as fort bien exécuté. Redeviens toi-même et Sois heureux, saisis à pleines mains le Bonheur qui frappe à ta porte.

C’est tout ce que je te souhaite.

merry_hermanus@yahoo.com

TRAM 9 : Un nouveau mensonge et un aveu !

Les boites aux lettres des Jettois regorgent de publicités sur papier glacé, « mais oui ma Chère, lorsqu’on a les moyens, on fait ce qu’il faut pour être réélu », qui vantent les grands mérites de l’équipe de Doyen-Pinocchio.

Mais c’est la panique à bord, notamment sur le Tram 9 !

Et donc, ces jours-ci, les Jettois découvrent un nouveau tract qui contient, à lui seul, un énorme mensonge, mais aussi, et c’est beaucoup plus intéressant, un aveu.

A tout seigneur, tout honneur, le Mensonge !

Il est indiqué que le juillet 2008, le Gouvernement décide le tracé en site propre, et on précise : / Avenue de Jette/

En effet, le Gouvernement bruxellois a marqué un accord sur l’impact budgétaire du Tram 9, mais ne s’est jamais prononcé sur le tracé.

Les indications de tracé qui sont données dans ce tract électoral, fruit d’une énorme panique, sont exactement celles reprises par la STIB. C’est donc la STIB qui a prévu ce tracé, après en avoir étudié certains autres, mais pas du tout le Gouvernement bruxellois !

Chacun a compris la tactique : Si c’est le Gouvernement bruxellois qui a prévu le tracé, c’est évidemment la faute de Picqué !

Un peu gros comme ficelle non !!!

Venons-en maintenant à l’Aveu !

Là, c’est encore plus extraordinaire.

On peut lire dans le tract que le Cdh concentrera ses efforts sur toute une série de choses, mais  il n’est absolument plus question, oui, vous avez bien lu, absolument plus question … du parking souterrain, vous savez, le parking dont Pinocchio avait osé écrire dans son premier tract électoral que le financement était assuré par la Région !

Ce qui a permis à Mireille Hermanus-Francq, tête de liste du PS, de montrer la lettre que Picqué m’a écrite le 13 septembre dernier qui me signale qu’aucun financement régional, et j’ajoute, autre, n’était acquis pour ce parking.

Et bien, dans ce nouveau tract, le parking souterrain a bel et bien disparu!

Il n’est plus question que d’un vague parking sécurisé.

Je soumets à mes fidèles lecteurs deux courriers datant de 2003 et 2004 démontrant que le PS, lui, n’a jamais changé d’avis, et a toujours été totalement opposé au passage du Tram 9 par le Miroir.

Bien entendu, personne au PS ne devait flatter un quelconque Secrétaire d’Etat ou Ministre pour promouvoir sa carrière, ce qui est bien le cas de Pinocchio.

Dès 2003 d’ailleurs, le PS avait envisagé d’indemniser les commerçants qui auraient à souffrir de ce projet catastrophique.

Mais, très bientôt, la question de l’indemnisation des commerçants ne se posera plus, car, vu le nombre de commerces en déshérence, il n’y aura bientôt plus de commerces Place du Miroir !!!

merry_hermanus@yahoo.com

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TRAM 9 : Enorme ! Le mensonge d’Hervé Doyen dévoilé !!!

Doyen-Pinocchio a distribué dans toute la commune, en début de campagne, un très très luxueux dépliant présentant comme il se doit la commune de Jette en parfait Disneyworld.

Tout y est beau !

Tout y est étincelant !

Tout y est propre !

Tous les visages sont épanouis, emplis de joie de vivre dans une commune à ce point bien gérée.

Cela, nous le savons, c’est la technique habituelle de Doyen-Pinocchio.

Mais, cette fois-ci, il y a beaucoup mieux !

Je vous invite à lire attentivement l’extrait de ce dépliant où il est question du parking sous la Place Reine-Astrid.

Doyen-Pinocchio n’hésite pas à écrire que « Le financement par la Région est acquis » (sic).

Je savais bien évidemment que c’était tout à fait faux, mais j’ai cependant voulu en avoir la preuve.

J’ai donc demandé au Ministre-Président Picqué ce qu’il en était.
Voici  la lettre qu’il m’a adressée le 13 septembre 2012 où on peut lire
«  A ce stade, aucun accord formel n’est intervenu au niveau de la Région de Bruxelles-Capitale » !!!

Voilà donc une fois de plus Hervé Doyen  pris « les doigts dans la confiture », ou, au choix, « le pantalon sur les chaussures ».

Je vous invite à regarder très attentivement le débat sur Télé-Bruxelles où mon épouse Mireille Hermanus-Francq démontre à trois reprises qu’Hervé Doyen mérite son surnom de Pinocchio car il est véritablement le Roi des menteurs.

Quand  on sait quel cataclysme engendrera le passage du Tram 9 par la Place du Miroir, on ne peut qu’être dubitatif quant au respect que Doyen a vis-à-vis de ses concitoyens.

Mentir à ce point est vraiment effroyable !!!

merry_hermanus@yahoo.com

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Le Journal Communal, la Pravda ! Réponse : la circulaire Picqué !

Je dénonce depuis des années l’utilisation scandaleuse du journal communal à des fins électoralistes. C’est devenu tellement énorme que le parlement régional a voté une ordonnance visant à limiter, si pas supprimer, la propagande politique des collèges via les journaux d’ « information » communaux.

Le cas de Jette est totalement emblématique puisque la petite étude (Statistiques Jette Info ) faite par un jettois compétent en matière informatique a démontré que telle échevine voyait son nom et sa photo plus de 43 fois dans le journal et tel autre, plus de 39 fois, cherchant désespérement une notorité que leurs « réalisations » ne peuvent évidemment pas leur donner.

L’ordonnance de ce 6 juillet et la circulaire ci-jointe (circulairecommunicationautoritespubliques_fr ) tendent à ce qu’au moment des élections au moins, les armes soient plus ou moins égales et que ce ne soit pas le contribuable Jettois qui paie la propagande électorale de Doyen – Pinocchio.

Vous savez à Jette, le journal communal coûte au minimum 200.000€ par an et ce sont les Jettois qui paient !

Il va de soi que tous les candidats aux élections communales seront particulièrement vigilants quant au respect de cette circulaire, avec un regret cependant, c’est que celle-ci vient fort tard puisque cela fait des années que les Jettois et les Jettoises payent à cause de l’effroyable saignée fiscale qui leur a été imposée et qui a fait de Jette la commune la plus taxée de Belgique au niveau de l’impôt cadastral.

Il est amusant de savoir que lors du débat au parlement bruxellois, Doyen – Pinocchio a exprimé le fait qu’il n’avait pas le sentiment d’être en infraction … Ben voyons !  Le gentil boy-scout, il fait sa propagande sur le dos des Jettois et ça lui paraît tout naturel.

Apparemment ni Picqué, ni le parlement bruxellois n’ont pensé comme lui !!!

Merry Hermanus

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La Démocratie participative selon Doyen-Pinocchio !

Le Comité de quartier de l’Avenue Woeste, ému par les chaos engendrés par le début des travaux, avait obtenu que la Ministre Grouwels vienne s’expliquer.

ACTE  I

Il est amusant de rappeler que le journal communal, vous savez, le journal des Bisounours où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, surtout quand il est proche de Doyen, n’avait pas, dans sa liste des Comités de Quartiers, mentionné celui de l’Avenue Woeste !!!

Curieux, curieux !!!

Donc, ce 9 mai, à 19 heures : Salle comble au Comité de quartier !

Manifestement, le Collège a mobilisé, et s’est rendu compte que ce Comité de quartier existait !

Les échevins sont présents … sauf Doyen-Pinocchio ! Il n’est pas là !  Il utilise, comme toujours, sa bonne tactique, à savoir faire dire par les autres ce qu’il n’ose pas dire lui-même. Il se rappelle sans doute sa pitoyable prestation lorsque le Ministre Smet était venu défendre le Tram 9.

C’est vieux comme le monde !  Le plus rigolo, c’est qu’il croit que les gens ne s’en rendent pas compte !

Il est vrai que le rejet qu’on perçoit dans la population de Jette à son égard est à ce point fort qu’il rase les murs… lorsque, par extraordinaire, il est seul.

Avenue Charles Woeste

Certains échevins sont courtois et saluent les participants aimablement tels Lacroix et Gosselin.

Les autres sont incroyablement méprisants, certains habitants en sont effarés !

Pirottin et Vandevivere ne serrent la main qu’à ceux qui leur sont proches.  Quant à la malheureuse Gallez, elle avait bu, sans doute avant de venir, son verre de vinaigre quotidien.

Comme toujours, les troupes de Doyen-Pinocchio se cachent derrière les fonctionnaires régionaux.  Ceux-ci sont au nombre de deux.  Ils expliquent le projet, et répondent aux questions du mieux qu’ils peuvent.

Mais quand une question est dérangeante, le hurleur de service, Pirottin, hurle, crie, interrompt !!! Exactement comme cela se passe au Conseil communal.

Il n’est pas inutile de rappeler que Charles Picqué, en sa qualité de Ministre-Président, a déjà écrit à Doyen-Pinocchio pour lui rappeler les règles élémentaires de démocratie au sein du Conseil communal.

Mais impossible, avec le pitoyable Pirottin, vous savez, l’homme qui a fait des études d’ingénieur il y a quarante ans…et qui le rappelle constamment, c’est dire dans quel état il était lorsqu’il en est sorti, et celui qui croit que le coq, en chantant sur son fumier, fait lever le soleil.

De nombreux participants à la réunion disent à mi-voix que, de toute façon, Pirottin se fiche pas mal des travaux et des nuisances car, d’après eux, il habite à Lasne ! Et donc, bien entendu, pour lui, les difficultés des Jettois sont toutes relatives.

Pour tout dire, ça lui est bien égal !

Mme Kwiat, rebondissant sur le problème des travaux la nuit, évoque la catastrophe que cela représente pour les enfants.  Bien entendu, Pirottin cache le fait que les travaux de nuit sont totalement approuvés par le  Bourgmestre qui a signé à ce propos un document.

C’est donc en toute connaissance de cause que Doyen-Pinocchio impose à ses concitoyens des nuisances supplémentaires !

L’intervention de Mme Kwiat s’accompagne bien sûr de vociférations négatives diverses venant des sbires qui entourent le  Collège.

Même réaction lorsque Christine Rouffin,  chef de groupe PS, ose poser une question !

Quant à son tour, le Président du Comité de quartier, Jacob Kamuanga, prend la parole, Pirottin réagit vivement et lui coupe la parole.  Il est à ce point discourtois que Jacob Kamuanga lui dit textuellement « Nous sommes quand même en pays civilisé, chacun a le droit de prendre la parole et peut s’exprimer. C’est ça la démocratie ! »

Mais apparemment Pirottin ne connaît sans doute que la démocratie à Lasne.

L’échevine Gallez, écolo, fait alors une bourde monumentale.  Répondant à une question sur les difficultés que vont rencontrer les camions de déménagement, elle affirme textuellement « Ils n’ont qu’à se garer sur les trottoirs et sur les pistes cyclables » !!!

Anemie Maes, députée Groen, conseillère communale, ne sait plus où se mettre !!! Elle se fait toute petite !

Plusieurs participants sortent, et voici leurs réflexions :

–     Un vieux couple : « Ils sont en train de nous endormir ».

–     Un autre couple plus jeune : « Personne ne tient compte de ce qu’on vit ».

–     Une autre personne : « Les gens sont inquiets ».

–     Un Monsieur, fort en colère : « On est traités comme des chiens ».

Certains participants étaient venus pour parler du Tram 9, mais dans un tel climat, ils ont estimé que ce n’était même pas la peine d’aborder la question.

ACTE II

Après cette séance, par bien des aspects pathétique pour le Collège, sans doute fier et heureux de leurs prestations, quelques séides  de Doyen-Pinocchio se sont retrouvés au « Pot Agé », établissement par ailleurs fort sympathique.

Vers 22h30, la porte s’ouvre…. Doyen-Pinocchio fait son entrée.

Les membres du Collège présents l’applaudissent en disant « Voilà notre Bourgmestre » !!!

L’appellation est particulièrement judicieuse car, bien sûr, il s’agit bien de « Leur Bourgmestre », et non pas du Bourgmestre de tous les Jettois…Ceux-là en espèrent un autre !

De toute évidence, Doyen-Pinocchio, qui s’était caché pour ne pas assister au Comité de quartier, venait hypocritement aux nouvelles.

C’est comme cela que ça se passe à Jette !!!

ACTE III

Qu’a-t-on vu en réalité ?

–     Une leçon à rebours de ce que doit être la démocratie participative.

–     Un Bourgmestre Doyen-Pinocchio qui n’a pas eu le courage de se présenter.

–     Un Collège qui ne respecte pas la démocratie.

–     Un Collège manifestement aux abois et sur la défensive car, après avoir nié l’existence de ce comité de quartier, ils tentent d’y venir en force.

–     Une cinquantaine d’habitants, dont deux très importants commerçants, totalement découragés par la façon dont ils sont traités.

L’aménagement de la Place Cardinal Mercier présente exactement les mêmes défauts.

Le Collège a été incapable d’obtenir du Bureau d’Etudes désigné par le Gouvernement fédéral qui paye les travaux de tenir compte de la situation des riverains et des habitants.

Bien sûr, le coup d’œil esthétique de la Place rénovée sera sans doute merveilleux.

Mais en réalité, en matière d’Urbanisme et, surtout, en matière de sécurité, ce sera dramatique !!!

Mais Attention  chers Jettois ! Vous aurez le grand privilège de pouvoir admirer la fresque, le petit caprice de l’échevin Leroy, qui vous aura coûté 150.OOO euros de vos impôts !

merry_hermanus@yahoo.com

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TRAM 9 : Hervé Doyen a trouvé les coupables : C’est Picqué et Kir !

A la veille de notre manifestation de dimanche, très réussie, d’opposition au Tram 9, le débat a fait rage sur différents Forums sociaux.

Extraordinaire : Deux membres de la Majorité y ont participé sans jamais oser dire qu’ils étaient mandataires de la Majorité carnavalesque en place à Jette.

Ce silence est tout à fait significatif !

L’un des intervenants, vantant le travail « fait par Hervé Doyen », (plus catastrophique y a pas !!!), se montrait d’une servilité de laquais de comédie.  Mais c’est lui qui, à différentes reprises, osait affirmer que le Tram 9 était un  «  projet  du Gouvernement », et il citait…, un parfait hasard, le nom des Ministres Picqué et Kir !!!

Une fois de plus, Hervé Doyen utilisait, à l’égard de la petite clique qui l’entoure, la technique de Clémenceau : « C’est moi qui pète, mais c’est un autre qui pue ». Je prie mes lecteurs de m’excuser de cette vulgarité dont je ne suis pas coutumier… du moins dans mes écrits, mais venant de Clémenceau, on me pardonnera.

En fait, Hervé Doyen se garde bien, lui-même, d’avancer ces arguments parce qu’il craint, bien entendu, que, mettant en cause Picqué, il pourrait risquer de voir la Tutelle réagir et examiner un certain nombre d’actes de la commune de Jette d’un peu plus près.  Par exemple, on pourrait, au plan de la Tutelle, ne plus approuver les budgets par dépassement de délais, ce qui conduirait bien sûr à leur réformation !

Donc, avec son hypocrisie habituelle, Hervé Doyen charge l’un ou l’autre de ses sbires d’affirmer à sa place, c’est-à-dire de mentir à sa place, en disant que le projet du Tram 9 est soumis par les Ministres Picqué et Kir !

La vérité est bien différente.  La voici : En fait, le Gouvernement, s’il a approuvé la création d’une ligne 9, ne s’est pas prononcé sur le tracé.  J’ai eu personnellement l’occasion de prendre connaissance de la délibération du Conseil des Ministres qui est très claire à ce sujet.

Encore un mensonge… un de plus !!!

J’ai également appris qu’Hervé Doyen continue à utiliser à mon égard la délicate et très élégante formule de « repris de justice ».   Il oublie de dire que lui, au Parlement bruxellois, est un élu… de justesse !!!

Mais je souhaite rappeler, comme je l’ai fait par écrit à tous les conseillers communaux, que s’il utilise si facilement et si souvent cette expression, c’est qu’elle lui est familière depuis très longtemps.  Il devrait donc faire preuve, quant à son usage, d’une toute particulière prudence.  J’aurai l’occasion, bientôt, de le lui rappeler de façon plus pressante.

Il est vrai que l’insulte dont Hervé Doyen est coutumier, puisque j’ai été traité successivement de pervers, pervers mental, schizophrène, parano, etc, lui permet de ne pas répondre sur le fond.

Or, pour moi, ce n’est pas la personne d’Hervé Doyen qui est en cause, c’est sa gestion, ce qui me place, je suis un peu gêné de le dire, à un tout autre niveau que lui.

merry_hermanus@yahoo.com