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TRAM 9 : Hervé Doyen a trouvé les coupables : C’est Picqué et Kir !

A la veille de notre manifestation de dimanche, très réussie, d’opposition au Tram 9, le débat a fait rage sur différents Forums sociaux.

Extraordinaire : Deux membres de la Majorité y ont participé sans jamais oser dire qu’ils étaient mandataires de la Majorité carnavalesque en place à Jette.

Ce silence est tout à fait significatif !

L’un des intervenants, vantant le travail « fait par Hervé Doyen », (plus catastrophique y a pas !!!), se montrait d’une servilité de laquais de comédie.  Mais c’est lui qui, à différentes reprises, osait affirmer que le Tram 9 était un  «  projet  du Gouvernement », et il citait…, un parfait hasard, le nom des Ministres Picqué et Kir !!!

Une fois de plus, Hervé Doyen utilisait, à l’égard de la petite clique qui l’entoure, la technique de Clémenceau : « C’est moi qui pète, mais c’est un autre qui pue ». Je prie mes lecteurs de m’excuser de cette vulgarité dont je ne suis pas coutumier… du moins dans mes écrits, mais venant de Clémenceau, on me pardonnera.

En fait, Hervé Doyen se garde bien, lui-même, d’avancer ces arguments parce qu’il craint, bien entendu, que, mettant en cause Picqué, il pourrait risquer de voir la Tutelle réagir et examiner un certain nombre d’actes de la commune de Jette d’un peu plus près.  Par exemple, on pourrait, au plan de la Tutelle, ne plus approuver les budgets par dépassement de délais, ce qui conduirait bien sûr à leur réformation !

Donc, avec son hypocrisie habituelle, Hervé Doyen charge l’un ou l’autre de ses sbires d’affirmer à sa place, c’est-à-dire de mentir à sa place, en disant que le projet du Tram 9 est soumis par les Ministres Picqué et Kir !

La vérité est bien différente.  La voici : En fait, le Gouvernement, s’il a approuvé la création d’une ligne 9, ne s’est pas prononcé sur le tracé.  J’ai eu personnellement l’occasion de prendre connaissance de la délibération du Conseil des Ministres qui est très claire à ce sujet.

Encore un mensonge… un de plus !!!

J’ai également appris qu’Hervé Doyen continue à utiliser à mon égard la délicate et très élégante formule de « repris de justice ».   Il oublie de dire que lui, au Parlement bruxellois, est un élu… de justesse !!!

Mais je souhaite rappeler, comme je l’ai fait par écrit à tous les conseillers communaux, que s’il utilise si facilement et si souvent cette expression, c’est qu’elle lui est familière depuis très longtemps.  Il devrait donc faire preuve, quant à son usage, d’une toute particulière prudence.  J’aurai l’occasion, bientôt, de le lui rappeler de façon plus pressante.

Il est vrai que l’insulte dont Hervé Doyen est coutumier, puisque j’ai été traité successivement de pervers, pervers mental, schizophrène, parano, etc, lui permet de ne pas répondre sur le fond.

Or, pour moi, ce n’est pas la personne d’Hervé Doyen qui est en cause, c’est sa gestion, ce qui me place, je suis un peu gêné de le dire, à un tout autre niveau que lui.

merry_hermanus@yahoo.com


La majorité … cohérente, vous avez dit cohérente?, d’Hervé Doyen

La presse nous apprend que Charles Picqué, Ministre-Président, va recevoir en grande pompe une pétition initiée par Hervé Doyen pour s’opposer à l’élargissement du Ring.

6.645 personnes auraient signé cette pétition, ce qui, en définitive est peu de chose, dans la mesure où il y a, à Jette, près de 50.000 habitants, soit, un peu plus de 10 %.

Mais l’important n’est pas là !

En décembre 2009, Hervé Doyen change de Majorité, vire le PS et organise un puzzle qui doit lui permettre de tenir le coup jusqu’en 2012.

Au sein de ce puzzle, deux pièces maîtresses, deux élus Vld dont l’un, M. Sven Gatz, chef de Groupe Vld au Parlement flamand, est à l’initiative d’une proposition pour, devinez quoi…  élargir le Ring !!!

Donc, dans cette même Majorité, vous avez, d’une part, une malheureuse échevine, reine des abeilles et des pigeons…, ne la comparez surtout pas à un dindon, qui tente de se faire une notoriété grâce à cette pétition, et, d’autre part, M. Sven Gatz, amateur de bières bien connu, qui, lui, demande à toutes forces l’élargissement de ce Ring !

On a donc compris pourquoi cette nouvelle Majorité n’a pas, comme la Loi l’impose, voté une déclaration programmatique.

Comment, en effet, constituer un programme avec des gens à ce point différents ?

Mais rassurez-vous, l’entrée du Vld dans la Majorité a permis de donner des satisfactions attendues depuis des années aux supporters d’un club de football flamand bien connu.

Quoi qu’il en soit, pour Hervé Doyen et sa malheureuse échevine, l’essentiel est de tenter de faire parler d’eux, et d’obtenir quelques articles dans la revue de presse communale…en espérant que le moins possible de Jettois ne soient informés du fait que, dans la même Majorité, il y a ceux qui veulent absolument l’élargissement du Ring, et ceux qui s’y opposent.

Moralité : Ce que veut Hervé Doyen, ce sont des Jettois sans mémoire et informés comme on peut l’être dans une Démocratie comme l’est celle de la Corée du Nord.

Qui peut encore croire, dans de telles conditions, à la sincérité et à la franchise de tels mandataires, franchise qui me fait penser à celle d’un âne qui recule.

Tiens, cela me donne une idée pour la prochaine campagne électorale : On pourrait reprendre l’affiche faite par Kennedy sur Nixon où on voyait le visage de Nixon avec, comme légende « Achèteriez-vous une voiture d’occasion à ce type ? ».

Beaucoup de Jettois devraient se poser cette question en octobre 2012 lorsqu’ils verront, sur leurs murs, le joli minois d’Hervé Doyen.

merry_hermanus@yahoo.com


Excellentes nouvelles des écoles pour le Nord-Ouest de Bruxelles… Mais dans quel délai !

En ouvrant, comme chaque matin, le « Soir », je bondis de joie en lisant l’article de M. De Mulenaere qui nous apprend que 4.151 nouvelles places vont être créées essentiellement dans le Nord-Ouest de Bruxelles.

L’initiative prise, notamment, par Charles Picqué, en concertation avec la Communauté française, doit évidemment être chaleureusement saluée. Elle permet bien des espoirs.

Il est vrai, cependant, comme le dit le Ministre-Président de la Région bruxelloise, que nous sommes engagés dans une course de vitesse.

Mais on peut se poser la question de savoir pourquoi on commence à courir si tard !

L’exemple jettois permet de mesurer de façon précise les difficultés auxquelles on se heurte en matière de bâtiments scolaires.

En effet, j’observe que 270 places sont prévues à l’école du Poelbos.

Il faut savoir que cette école est constituée de deux types de bâtiments.

Les premiers sont des anciens dortoirs construits pour l’Exposition de 1958 ! Oui, oui, vous avez bien lu, l’Exposition de 1958.

Ces bâtiments à l’origine provisoires ont donc, au minimum, 52 ou 53 ans !

Malgré de nombreux entretiens, ils sont dans l’état qu’on peut deviner et posent différentes questions que je crains de formuler trop précisément.

Les autres bâtiments sont plus récents, mais ont plus de 20 ans, et n’étaient, en réalité, que provisoires.

En 1993, étant échevin de l’Enseignement, j’avais entamé la rénovation de cette école. Je veux rappeler que Jean-Louis Thys et moi-même avons, en moins de dix ans, obtenu plus de 750 millions d’anciens francs belges de subsides pour construire ou rénover des écoles communales jettoises… C’était le bon temps.

J’entretenais d’excellentes relations avec le Fonds des Bâtiments scolaires et avec les différents ministres de l’Education Nationale qui se sont succédé.

Je suis donc bien placé pour mesurer les obstacles à surmonter et le temps qu’il faut pour faire sortir de terre ou rénover une école.

L’exemple jettois de l’école du Poelbos est plus que parlant.

Sous l’ancienne Législature, un nouveau projet de rénovation avait été mis en chantier mais il était à ce point surdimensionné qu’on savait à l’avance qu’il ne pourrait pas être subsidié, et que, par ailleurs, il était clair que la commune ne pourrait pas le financer !

Ce projet, qui était fait beaucoup plus dans l’intérêt des cures de jour que dans celui de l’enseignement, aurait coûté entre 12 et 16 millions d’euros selon les options !!!

L’architecte a été payé… et le projet a été mis à la poubelle !!!

Encore un bel exemple du gaspillage jettois !

Redevenant échevin, j’ai donc tenté de faire redémarrer le projet sur des bases tout à fait raisonnables.

Or, nous étions, là, à la fin 2007.

J’apprends que le projet a, à nouveau, été bloqué !

La première tentative de rénovation que j’avais faite avec Jean-Louis Thys avait démarré en 1993. Nous sommes en 2011 !!!

Or, que se passe t’il ?

Il est évident, et tous les chiffres le prouvent, que les jeunes ménages disposant de revenus du travail, ayant des enfants en âge de scolarisation, votent avec leurs pieds !!! Ils quittent purement et simplement la Région.

Or, ce sont ces jeunes ménages de classe moyenne qui constituent l’essentiel de l’assiette fiscale de la Région. On a assisté d’ailleurs, au cours des dix dernières années, à un effondrement considérable de celle-ci.

Jette est malheureusement la deuxième commune sur 19 où cet effondrement a été le plus important.

Cet exode des classes moyennes jeunes est une évidence lorsqu’on parcourt les excellentes statistiques fournies par les services de la Région.

On peut d’ailleurs se poser la question de savoir pourquoi cette explosion démographique annoncée depuis longtemps, (voir les importants articles de François Robert dans le « Soir ») n’a pas conduit à la prise de mesures beaucoup plus urgentes en matière de constructions scolaires.

Je le répète, l’annonce qui est faite est formidablement positive.

Mais elle ne sera pas suffisante, car les procédures de subsidiations et d’Urbanisme sont à ce point lentes et contraignantes dans la Région qu’il faudra au minimum 5 à 6 ans pour voir sortir de terre les premières écoles.

Je plaide donc pour que, d’urgence, la Région et la Communauté mettent en place des procédures dérogatoires aux règles communes en matière de subsidiations et d’Urbanisme.

Si cela ne devait pas être fait, l’objectif serait raté.

J’ai connu un temps où on se battait entre enseignement libre et enseignement communal pour attirer des élèves, et où, en tant qu’échevin de l’Enseignement, je faisais de la publicité, en ce compris dans les communes qui nous sont périphériques.

Il y a urgence !

La situation s’est inversée. On rejette les enfants à scolariser, ce qui est évidemment effarant !

Si les procédures ne sont pas modifiées, les jeunes ménages avec enfants continueront à s’évader de Bruxelles pour rejoindre des régions où leurs enfants pourront être scolarisés dans de bonnes conditions, ce qui, malheureusement, chacun le sait, n’est plus le cas dans la région de Bruxelles.

merry_hermanus@yahoo.com

Une nouvelle fois, Hervé Doyen ne respecte pas la Loi communale ! Mais pourquoi tant d’opacité?

LETTRE A HERVE DOYEN

Monsieur le Bourgmestre,

CONCERNE : Consultation dossiers-Non présentation de dossiers

Me référant à mes courriers des 12 décembre 2010 et des 12 et 19 janvier 2011 relatifs à l’objet repris sous rubrique, je constate avec regret :

  1. Que vous ne m’avez pas permis de consulter les P.V. de l’antépénultième et de la dernière réunion du Comité d’accompagnement Commune/Région.
  2. Que vous ne m’avez pas présenté le premier rapport établi par l’IBGE sur l’école Aurore, et celui établi tout récemment suite aux derniers incidents sur la présence d’amiante dans cet établissement scolaire.
  3. Que, malgré mes demandes concernant le point 510 du 9 novembre 2010, concernant une « soirée d’impro anti-tabou » dont je demandais la comptabilité, le dossier qui m’a été fourni ne contient qu’une lettre d’invitation, un devis de location de salle et une affiche, mais pas de comptabilité ! Or, ce projet a été subsidié par la commune et une comptabilité devait donc être établie. Je rappelle qu’il m’a fallu demander pendant des mois pour obtenir la comptabilité du « Bal culturel ».
  4. Qu’on ne m’a pas soumis la convention concernant l’éradication des pigeons de la Place du Miroir. Il semblerait que la dernière convention date d’il y a 18 mois et n’a pas été renouvelée. Je souhaiterais donc voir la dernière convention qui liait la commune à une société dans le but d’éradiquer la présence des pigeons.

Je souhaite attirer une fois de plus votre attention sur le fait que la Loi communale prévoit en toutes lettres la collégialité de la gestion et, donc, qu’aucun dossier ne peut être occulté.

Par ailleurs, j’ajoute que j’ai appris que les chefs de Groupes PS et MR vous ont également demandé que leur soit communiquées les études faites par l’IBGE sur l’amiante à l’Ecole Aurore, mais que, jusqu’ici, ils n’ont pas reçu ce document.

En conséquence, je me vois contraint, une fois de plus, d’informer Monsieur le Ministre-Président Picqué et Monsieur le Directeur général de la Tutelle Vanderstichele de ces violations systématiques de la Loi communale.

Bien à vous,

merry_hermanus@yahoo.com

Cachez ce P.V. que je ne dois pas voir !

Courrier adressé à Monsieur le Ministre-Président Picqué

« Monsieur le Ministre-Président,

Mon cher Charles,

CONCERNE : Plainte pour violation du principe de collégialité inscrit dans la Loi communale

J’ai l’honneur de vous faire parvenir, en annexe, copie du courrier que j’adressais au Bourgmestre Hervé Doyen en date du 9 décembre 2010 afin de pouvoir prendre connaissance du P.V. du Comité d’accompagnement Région/Commune institué dans la cadre de la Convention liant la commune à la Région dans le but d’améliorer la situation des Finances communales.

En effet, depuis le 29 décembre 2009, je ne fais plus partie de ce Comité, mais je suis évidemment toujours membre du Collège.

Dès lors, j’estime, sur base de la Loi communale, et en particulier des articles instituant la collégialité de la gestion, avoir le droit d’examiner toutes les pièces.

Or, dans un premier temps, et sans aucune explication, les documents ne m’ont pas été présentés lors de ma visite au secrétariat le 14 décembre dernier.

J’ai réécrit au Bourgmestre Doyen pour confirmer que je souhaiterais voir ce document, et me suis présenté hier au secrétariat.  La fonctionnaire présente m’a précisé que le secrétaire lui avait signalé que ce document ne pouvait pas m’être communiqué dans la mesure où, je cite, « il s’agissait d’un document de gestion interne, mais que si je le désirais, je pouvais poser des questions en Collège » .

Je ne mets évidemment nullement en cause la fonctionnaire en question qui ne fait que me communiquer ce qui lui a été dit par ses supérieurs hiérarchiques, mais en aucun cas, je ne puis accepter que le P.V. de la dernière réunion et de l’avant-dernière réunion du Comité d’accompagnement Région/Commune soient qualifiés de « documents internes » et considérés comme non accessibles à un échevin.

C’est la raison pour laquelle je vous demande, en votre qualité de Ministre de Tutelle, de donner instruction au Bourgmestre de Jette de me communiquer ce document.

En restant à votre entière disposition, je vous  prie de croire, Monsieur le Ministre-Président, mon cher Charles,  à l’assurance de mes sentiments les plus cordiaux. »

merry_hermanus@yahoo.com
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Hervé Doyen reçoit un rappel à la Loi… bien justifié !

Note à Mesdames et Messieurs les Conseillers communaux de Jette

Chers Collègues,

Nombreux sont ceux qui se souviennent de l’atmosphère épouvantable qu’a fait régner l’échevin des Finances Pirottin lors du dernier conseil communal budgétaire.

Ses cris, ses vociférations, ses insultes, à la limite de l’acte physique à l’égard de Mme Christine Rouffin, ont été tels que le Groupe PS tout entier a déposé une plainte auprès du Ministre de Tutelle.

Cette plainte a fait l’objet d’un examen attentif par les services du Ministre-Président Picqué, et a donné lieu à un courrier récemment adressé au Bourgmestre Doyen.

Tout d’abord, on apprend que, malgré un courrier envoyé à la commune de Jette le 15 avril 2010 par les services de la Tutelle, la commune de Jette n’a donné aucune réponse !!!

Quelques hypothèses :

1-En l’absence d’indicateur, la lettre s’est perdue !
2-Hervé Doyen, comme d’habitude, répond par le mépris et le silence !
3-Les vociférations et les insultes de l’échevin des Finances ayant été enregistrées, il était impossible à Hervé Doyen de justifier quoi que ce soit et, pour une fois, il n’a donc pas su mentir !

La Tutelle a donc rappelé au Bourgmestre de Jette qui s’était contenté de dire, à propos des hurlements de son échevin, « Il y a des colères et des indignations saines », qu’ en sa qualité de Président de séance, il doit veiller au bon déroulement de celle-ci, et, lorsque quelqu’un ne respecte pas le prescrit de la loi communale, et en particulier l’article 98, il est de son devoir de le rappeler à l’ordre, de lever la séance, ou de faire sortir le perturbateur.

Lors de la dernière séance du conseil communal, on a encore pu observer que, répondant à une question tout à fait anodine, l’échevin Pirottin a de nouveau élevé le ton, en intervenant comme s’il s’agissait d’un béotien osant se permettre de poser une question à l’Einstein des Finances locales dont, pourtant, la gestion budgétaire est la gestion ce qu’un cure-dent est à une pelleteuse.

Comme chacun le sait, cette gestion est basée avant tout sur le mensonge, l’opacité et la dissimulation.

Voilà donc un rappel fort judicieux à la Loi fait par la Tutelle dont on espère qu’il sera tenu compte afin que la Démocratie puisse s’exercer, à Jette, dans un climat serein permettant un débat de qualité où les opinions des uns et des autres seront respectées, et où l’Opposition ne sera pas systématiquement méprisée et déconsidérée.

Il sera, en effet, de plus en plus difficile de faire passer pour paranoïaque, schizophrène ou incompétente l’ensemble de l’Opposition.

Bien à vous,

merry_hermanus@yahoo.com
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Couper le noeud gordien – La dignité et la patience ne sont plus compatibles

Cela fait maintenant cent jours que les négociateurs tentent de dégager une solution permettant la mise en place d’un Gouvernement fédéral.

Je souhaite tout d’abord dire toute l’admiration que j’éprouve pour l’obstination, le courage et la ténacité des négociateurs francophones et, en particulier, pour Elio Di Rupo qui, contre vents et marées, veut encore croire qu’un accord est possible.

Pour ma part, j’ai la conviction, depuis longtemps, que cela n’a aucun sens.

Il y a sept ou huit ans, ayant rencontré un auteur et un producteur d’ARTE, j’avais proposé de réaliser un film sur la fin de la Belgique. Le scénario complet avait été écrit et le titre avait été trouvé « Que le dernier qui sorte éteigne la lumière ».

Le projet ne s’est pas fait, faute de financements.

La question que je pose est la suivante :   Pourquoi nous autres, Francophones, faisons-nous semblant de ne pas voir que la majorité du peuple flamand souhaite, sinon l’indépendance complète de la Flandre, du moins une autonomie à ce point large qu’elle en a les contours.

Il ne fait pas de doute que dans ces conditions, nous ne faisons pas jeu égal.

J’ai toujours été impressionné par le fait que, dans le règne animal, lorsqu’il y a combat, celui-ci se termine rarement par la mort du belligérant le plus faible. Chez les Loups, par exemple, le plus fort se contente d’uriner autour du plus faible !

Mais lorsque l’un des adversaires se trompe sur la nature de son opposant, on assiste alors à un drame.  Ainsi, lorsqu’un coq combat contre un dindon, le dindon, à bout de souffle, se couche, croyant que le coq, fier de sa victoire, va s’en aller. Mais le coq n’en fait rien ! Il tue le dindon en lui enfonçant ses ergots dans le cou !!!

C’est exactement ce qui se passe dans cette négociation, mais, malheureusement,  contrairement aux apparences, ce sont les Francophones qui jouent le rôle du dindon !

En effet,  comment, alors que depuis trois ans, tous les partis francophones affirment qu’ils ne sont demandeurs de rien, la négociation pourrait-elle se terminer favorablement pour eux ?

C’est évidemment tout à fait impossible !

Rester dans le marais où nous sommes revient inévitablement à négocier en situation d’infériorité.

La seule façon, vu la volonté flamande, volonté par ailleurs tout à fait respectable, d’obtenir sa quasi indépendance, de négocier, c’est de nous placer sur le même terrain, à savoir d’affirmer la volonté de constituer une entité Wallonie/Bruxelles disposant d’une aussi large autonomie que celle de la Flandre.

Or, pour Bruxelles, la maison brûle !!!

Il ne fait aucun doute que l’usine à gaz institutionnelle bruxelloise ne peut plus fonctionner.

Les accords Moureaux/Dehaene de 87/88 étaient basés sur la loyauté régionale. Celle-ci est évidemment impossible quand vous avez en face de vous, au niveau fédéral, un « partenaire » qui remet constamment en question votre existence même.

Nous sommes là dans le cas de figure du Hesbola et du Hamas avec qui Israël ne peut négocier puisque ces derniers rejettent l’existence même de l’Etat d’Israël.

MM. Picqué et Moureaux ont parfaitement compris cette situation dans la mesure où mieux que d’autres, ils savent que Bruxelles est exsangue et ne peut plus assumer les charges qu’implique la gouvernance de cette Région volontairement appauvrie.

Cela fait déjà longtemps que Moureaux a pris position dans la presse pour un confédéralisme affirmé, et que Picqué, dans une récente interview, a mis les points sur les i.

La dernière provocation de Dewever à propos de la collaboration est particulièrement odieuse parce que, de facto, il fait basculer la problématique institutionnelle dans le champ de l’affectif le plus douloureux.

Dewever ne veut pas d’accord dans le cadre de l’Etat belge.

C’est son droit, nous sommes en Démocratie.

Mais pourquoi, nous, Francophones, tentons-nous encore aujourd’hui, après tant d’humiliations et de rebuffades, de rester au sein d’une  Maison que la majorité des occupants veut quitter ?

Il y va finalement de notre dignité !

Quand on sait que le cadre de l’Administration régionale bruxelloise a déjà été cassé trois fois, et que les fonctionnaires de la Région n’ont plus aucune perspective de  carrière à cause de cela, on reste confondus devant l’inertie francophone.

Toutes les Administrations communales, à partir du deuxième grade de la hiérarchie supérieure, sont à 50/50 néerlandophone/francophone.

Cette surreprésentation est aujourd’hui insupportable.

Et il en va ainsi dans tous les domaines !

C’est pourquoi les masques doivent enfin tomber et les yeux doivent enfin s’ouvrir,  et il faut retrousser nos manches pour faire comprendre à nos interlocuteurs que nous ne négocions plus dans un cadre institutionnel obsolète qui ne peut être que dramatiquement défavorable pour les Francophones.

merry_hermanus@yahoo.com
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