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Qui veut la peau d’Yvan Mayeur… et Pourquoi ?

Pourquoi, après beaucoup d’hésitation, ai –je envie de parler de Mayeur ?

L’étonnant déferlement de haine subi par Mayeur m’avait étonné par sa virulence, souvent par sa stupidité, toujours par ses contre vérités.  Mais après tout, c’est le lot de tout personnage public, il faut savoir l’assumer, avoir le cuir épais…et puis un clou chasse l’autre, les média se fatiguent… même du pire.  Mais dernièrement me promenant au bois, je rencontrai un ami qui nous avait aidés pendant la dernière campagne électorale.  On échangea quelques mots sur la campagne anti-Mayeur quand soudain, il me dit « Mayeur paie son caractère tranchant… vous savez ce que c’est vous aussi. »  Ah ! Bon !  Donc, un politique ne doit pas trancher !  Ne doit pas décider !

Et puis, le comble,  il y a une quinzaine de jours un article du « Soir » où en italique, on pouvait lire les témoignages de quelques personnes présentées comme des mandataires socialistes mais qui à l’une ou l’autre exception ( Moureaux, hilarant en père noble donneur de leçon de modération ! Grand numéro comique ! ) témoignaient anonymement…Oui, ces courageux « amis » donnaient au journaliste leur avis sur Mayeur mais avaient refusé d’être cités nommément !  C’était une fois de plus au PS de Bruxelles l’application intégrale de l’article 22 des statuts qui stipulent « chacun se démerde comme il peut. »

J’ai donc décidé de m’exprimer, comme toujours à mes risques et périls, laissant l’anonymat à ceux qui, sous l’occupation, auraient fait une belle carrière et seraient passés entre les gouttes, n’est-ce pas là l’essentiel…pour ce type de personnage !

Un étudiant passionné.

Pendant une petite dizaine d’années, étant agrégé de l’enseignement supérieur, j’ai eu le privilège de donner deux cours à l’école qui aujourd’hui porte le prétentieux nom de Haute école libre de Bruxelles Ilya Prigogine.  A l’époque où j’y enseignais, elle s’appelait beaucoup  plus modestement Ecole Ouvrière Supérieure ( EOS ).   Yvan Mayeur fut l’un de mes élèves, passionné de politique, militant aux Jeunes socialistes, son père était Conseiller Communal à Saint – Gilles.  Tout en lui annonçait l’engagement politique futur.  Toujours souriant, très actif pendant les cours.  Ce fut l’un de ces élèves qu’on n’oublie pas. A cet époque, il fut victime d’un assez sérieux accident de mobylette…mâchoire fracturée, rafistolée bizarrement par les médecins au moyen d’élastiques lui soutenant le bas du visage…étonnante vision.  Cela faisait rigoler tout le monde, même lui, malgré d’importantes douleurs.  Pas besoin de préciser qu’il fut excellent aux examens dans la mesure où mes cours portaient sur la politique.  Depuis cette époque, je ne le perdais plus de vue, sans jamais cependant être l’un de ses très proches, c’est encore le cas aujourd’hui.

Le CPAS de Bruxelles, le réseau IRIS, les premiers « ennemis. »

Élu de Bruxelles, il devint président du CPAS. Un mandat qui me touche dans la mesure où mon grand-père, élu communiste dans l’après guerre, fut mandataire, de ce que l’on appelait à l’époque l’Assistance publique.  On chargea en outre Mayeur de prendre la tête du réseau Iris pour y mettre de l’ordre.  Tâche difficile entre toutes car cette problématique, que l’on avait laissé pourrir pendant des dizaines d’années, impliquait l’université, les hôpitaux, privés et publics, et surtout un certain nombre de mandarins bien décidés à conserver leurs privilèges.  Mayeur eut beaucoup de difficultés mais il parvint à rationaliser ce secteur essentiel pour la politique de santé à Bruxelles.  A l’époque, j’étais assez souvent en contact avec Marc Van Campenhoudt, directeur de la clinique Sainte-Elisabeth et fer de lance du réseau des hôpitaux privés. L’adversaire numéro un de Mayeur.  Bien que très opposés en termes politiques, au plan personnel nous avions une excellente relation, ce n’était pas un cul béni, comme il y en a tant à gauche, osant prendre des positions parfois iconoclastes pour ses amis politiques. De plus j’admirais ses qualités de gestionnaire, la façon dont il avait modernisé les établissements qu’il gérait.  Bref, on s’entendait fort bien.  Mais au travers de ce qu’il m’expliquait des réactions des médecins des réseaux libres et publics, je percevais combien l’action, nécessaire, d’Yvan Mayeur, gênait, combien le nombre de ses adversaires était grand…et donc combien il se faisait « d’ennemis »  bien décidés à ne jamais l’épargner.  De plus, Mayeur gérait avec autorité le CPAS de Bruxelles et tenta même, quelle audace de fédérer les CPAS des 19 communes, au grand dam de certains présidents qui se trouvaient parfaitement à l’aise au sein d’institutions qui bien que confrontées à d’énormes problèmes étaient pour certaines gérées dans l’esprit des années vingt…pour les plus efficaces.  D’où un nouveau groupe bien fourni d’adversaires

La section du PS de Bruxelles Ville. 

Cette section, son fonctionnement, son dynamisme tranchent avec la plupart des autres.  Il faut savoir que la fédération n’y a pratiquement plus rien à dire depuis l’éviction de de Donnea du mayorat.  Les Bruxellois prirent cette décision en s’opposant à la fédération et en particulier à Moureaux.  Ils avaient par contre le feu vert de Di Rupo. Mais depuis 2000, cette section fait pratiquement cavalier seul, sans que cette rupture apparaisse par trop brutale, chacun mettant de l’eau dans son vin, préservant les apparences.  Il n’en reste pas moins que la cuisine se fait à l’intérieur, les grandes décisions sont prises sans interventions fédérales…au grand déplaisir de Moureaux qui pendant des années ne se privait pas de me dire tout le mal qu’il pensait de la politique menée par la ville.  De plus, cette section fonctionne contrairement à tant d’autres devenues fantomatiques, des agendas existent, les élections internes se pratiquent normalement, les instances dirigeantes ont su mettre au point une vraie diversité qui malheureusement ne se voit pas au niveau des élus du fait de l’effet mécanique pervers du système scandaleux des votes multiples. Il n’empêche qu’existe là un vivier de mandataires d’avenir, c’est assez rare au PS Bruxellois que pour être souligné. Une section qui fonctionne, un groupe de dirigeants et d’élus soudés, évidemment voilà de quoi faire des jaloux…du genre de ceux qui témoignent… anonymement dans la presse.

Mayeur vice-président de la fédération ?  Non jamais !

Il y a une petite vingtaine d’année, il avait été question en bureau politique de désigner Yvan Mayeur en qualité de vice-président de la fédération.  L’accord avait été unanime.  Picqué n’avait pas bronché.  On voulait une image jeune, dynamique.  Vers une heure du matin Picqué téléphona à Moureaux pour lui dire que cela n’était pas possible, il ne pouvait accepter que Mayeur accède à cette fonction, que cela lui ferait de l’ombre qu’il ne « sentait » pas Mayeur (sic).  Il en fut donc ainsi !  Pas question de confier une telle fonction à un type qui a du tempérament et ne se couche pas dès qu’on lui demande d’écraser.  Non !  Bien préférable sont les multiples muets du sérail, ils sont gentils, supportent tout, jamais de vague, surtout jamais une idée…important ça, ne pas avoir d’idée.  J’en ai connus de ces ectoplasmes, certains ont fait de longue, de fructueuse carrière ; je songe à l’un d’entre eux, éphémère journaliste ; il fut le souffre douleur attitré de Moureaux pendant de nombreuses années ; celui-ci avait un malin plaisir de le rudoyer, à l’humilier en public ; la victime ne disait rien, ne cillait pas, à peine une légère rougeur colorait son front sans atteindre les joues, ses yeux se faisaient un peu plus vagues….pas plus, il fut député et bourgmestre pendant de nombreuses années et aujourd’hui cultive avec délectation sa science œnologique…sa commune est dans un état catastrophique…mais ça c’est un détail de l’histoire ; voilà le genre de mandataire à qui l’on peut confier n’importe quelle fonction….on est certain qu’il n’y aura aucun problème.  Je songe à cette formule de Churchill à propos d’Attlee, « une voiture vide s’arrête Attlee en descend ».  Il y a pléthore de voitures vides à Bruxelles !

Encore un crime, Mayeur défend la laïcité.

Dans une fédération où pour certains le mot laïcité est devenu imprononçable, ou pire une insulte, Mayeur ajoute à ses défauts celui de défendre celle-ci, de ne pas transiger, de ne pas tricher, et pire encore sa section le suit dans cette voie sans concession.  « C’est vraiment un type insupportable…il va nous faire perdre des voix » voilà ce qu’on entend à son propos dans la fédération.  Evidemment, depuis que la concentration des assassins islamistes à Molenbeek est mondialement connue, un certain nombre de  ceux qui le traitaient de laïcard sont bien embêtés, les suivistes ne savent plus sur quel pied danser, ils attendent de quel côté la tartine à confiture va tomber.  Bien sûr, ils sont nombreux ceux qui à la Bourse vont pleurer…que d’un œil, verser des larmes de crocodiles pour arroser les fleurs déposées là, espérant faire croître leur stock de voix aux prochaines élections.  Pour la laïcité, on verra plus tard.  Et puis comme le disent tant de nos électeurs, la laïcité n’était-elle pas une « religion » comme les autres !  Surtout ne pas leur expliquer que ce n’est pas vrai, on pourrait les perdre.

Un bourgmestre non élu ! Vraiment ! Un mot sur la loi communale.

Combien de fois ai-je lu et entendu que Mayeur n’avait jamais été élu, et donc qu’il n’avait aucune légitimité à exercer le mandat de bourgmestre.  Ceux qui ont écrit ou dit cela n’ont fait que démontrer leur mauvaise fois, leur stupidité ou leur ignorance.  Le lecteur choisira !  A Bruxelles, jamais aucun, j’insiste aucun bourgmestre n’a été élu.  La loi prévoit que le candidat bourgmestre est présenté sur une liste signé par les conseillers communaux qui constitueront la prochaine majorité.  C’est alors, sur base de cette présentation que l’autorité de tutelle nomme le bourgmestre, ce fut longtemps le Roi, en l’occurrence le ministre de l’intérieur, c’est maintenant l’autorité de tutelle. Donc le prédécesseur de Mayeur ne fut pas plus élu que lui.  J’ai vraiment été étonné que la presse ne donne pas cette précision essentielle…sans doute a-t-on estimé que cela n’était pas utile, mieux valait faire croire que Mayeur était un vil usurpateur…et puis quand on essaye d’accabler un mandataire faut-il dire toute la vérité ?  Apparemment ceux qui veulent le scalp de Mayeur estimaient que la vérité n’avait pas droit de cité dans cette affaire.

Curieux quand même, surtout après l’épisode burlesque survenu à Ganshoren où lors des dernières élections communales, le candidat bourgmestre présenté par un groupe majoritaire de conseillers communaux, une fois en possession de cette liste de présentation signée en bonne et due forme, constitua une autre majorité…énorme non !  Eh ! Bien ! Nul ne songea à faire le parallèle avec ce que certains affirmaient sur Mayeur.  Le bourgmestre de Ganshoren a clairement trahi ceux qui lui ont fait d’abord confiance en le présentant à la fonction de Bourgmestre.  Il n’a pas plus été élu que Mayeur ou n’importe quel autre bourgmestre…et pire, il gère avec d’autres que ceux qui l’ont en premier présenté en qualité de bourgmestre.  Qui Mayeur a-t- il trahi ? Tout le microcosme politique de la ville savait bien avant les élections qu’il serait le futur bourgmestre.

Ce n’est plus trahir un secret que de préciser que l’accord entre le précédent bourgmestre et Mayeur sur la succession à la fonction de bourgmestre de Bruxelles existait depuis bien avant les dernières élections communales.  Cependant le bourgmestre sortant n’avait pas souhaité que la date de son départ soit mentionnée dans cet accord.  Voilà la seule raison pour laquelle le remplacement n’a eu lieu qu’après les élections.  Pour le reste, je ne m’appesantirai pas sur les raisons de ce trop long délai, ayant horreur de l’odeur nauséabonde qui sourd de la cuisine où l’on mitonne et répartit les mandats rémunérateurs avec voitures de fonction.

Le crime suprême, le retour des libéraux au collège, l’éviction du CDH.

Depuis 2004, j’ai toujours plaidé à la fédération et dans différents contacts pour que le MR revienne au pouvoir à la Région et à la ville de Bruxelles.  J’ai conservé des liens étroits avec des mandataires libéraux bruxellois et ai tenté à différentes reprises que des rapprochements s’opèrent, en vain !  La volonté d’écarter les libéraux était d’autant plus ridicule que la région dans la situation tragique où elle se trouve depuis longtemps requiert le concours de tous.  Mais non !  certains dont Moureaux en tête estimaient qu’il convenait de gérer partout « bloc contre bloc » comme disait Staline en 1933, (on a les références qu’on peut ) ce qui permit à Hitler d’arriver au pouvoir en Allemagne.  Ceux qui avaient le malheur d’évoquer un retour des libéraux étaient considérés comme des traîtres de classe par ces marxistes en peau de lapin qui de fait ne savent pas ce qu’est le monde des travailleurs, nés dans le sérail, ils en sont les gardiens et croient faire de la grande politique quand ils ne sont au mieux que des Machiavel d’arrondissement électoral.  Amusant d’ailleurs de constater que leur opposition à la présence des libéraux au régional ne les empêchaient nullement de gérer leur commune avec ces horribles « ennemis du monde du travail » . Quelle blague !

2012, le PS de Bruxelles fait le choix du retour des libéraux.  Cette transition parfaitement démocratique est imputée à Mayeur seul !  Alors que c’est le choix très largement partagé de la section, mais bon !  Là n’est pas l’essentiel, le point important c’est Milquet !   Comment ont-ils osé ?  Mettre une femme politique de ce calibre dans l’opposition, elle qui fut si judicieusement remplacée au collège, étant ministre, par des personnages si pittoresques !  Là est, sans conteste le crime rédhibitoire, irrémissible qu’il fallait faire payer à Mayeur.

Il est démontré que le poids politique du CDH à Bruxelles est pour le moins léger, mais dans la mesure où le PS voulait gouverner sans le MR, cette toute petite formation était indispensable.  On en eut la preuve à la Communauté française où pour pitonner le CDH dans la majorité on confia à Mme Milquet une somme considérable de compétences. Le CDH ayant été pendant des dizaines d’années le parasite du CVP, puis telle une tique sautant sur un autre animal, elle devint celui du PS.  Cette permanence au pouvoir lui permit de nommer des masses de fonctionnaires, de magistrats en particulier….important ça ! d’avoir de très nombreux relais dans la presse, de pouvoir actionner nombre de lobbys.  Avec l’exclusion du CDH Mayeur emplissait d’un coup sa hotte « d’ennemis ».  Là, c’était le gros paquet.  Dans les dîners en ville, chez les gens qui « comptent », c’est tout juste s’il ne devenait pas le bolchevik de la célèbre affiche le couteau sanglant entre les dents, la tête couverte d’un casque à la Boudieny !   Mieux, on s’en prenait à celle qui depuis des années faisait au CPAS un excellent travail, elle aussi devenait illégitime, scandaleuse…son crime elle allait succéder à Mayeur.  Pourtant, ni elle, ni Mayeur n’avait engagé des gens dans leur cabinet dont on aurait pu supposer… comme les gens sont méchants, qu’ils auraient pu agir en vue de soutenir leur campagne électorale !  Mais le crime était commis, le CDH quittait le collège de Bruxelles.  Mayeur devra payer !  Il payera personne n’en doute.

La Police.

A peine en fonction, premiers incidents…et par n’importe lesquels avec la police.  Au cours d’une manifestation ayant dégénéré le bourgmestre aurait donné des ordres contradictoires, il aurait manqué à ses devoirs.  Immédiatement, le CDH fait fonctionner ses relais, la caisse de résonnance médiatique fonctionne à la perfection.  Mayeur a tous les torts !  Aucun doute !

Pour qui se prend-il ce type qui se revendique de gauche ?  donner des ordres à la police ?  On aura tout vu !

Peut-être n’est-il pas inutile de rappeler que dès son entrée en fonction, comme il l’avait dit en campagne électorale, Mayeur a demandé au corps de police de lutter de manière très déterminée contre les dealers.  Mais il a fait pire, il a demandé que soient installées des caméras dans les commissariats.  Que voilà une idée saugrenue, que dire scandaleuse, inacceptable.  Que cette mesure soit appliquée dans différents pays limitrophes n’émeut personne.  Pas de ça chez nous !  Ah !  Mais alors, ce n’est quand même pas le bourgmestre qui va décider !  Je m’excuse de vous demander pardon comme dirai l’agent 22, mais c’est la loi qui prévoit que ce sont les bourgmestre et le conseil de police qui décident !  Il faut croire qu’on l’avait oublié.

J’ai bien connu un bourgmestre dans une autre commune, solennel… pompeux imbécile, il se reconnaîtra…j’espère,  qui entretenait des relations idylliques avec ses commissaires.  Il avait une technique bien rodé…et une foi à toute épreuve !  Sa technique était simple, une ou deux fois par semaine, il invitait à déjeûner les principaux commissaires de sa zone.  On se mettait à table vers midi trente, on la quittait vers seize heures, repus…et on le devine parfaitement avinés, titubant mais pas de problème tous les convives disposaient de voitures et de chauffeurs.  Lui, aucun restaurateur ne lui aurait refusé l’entrée, on l’adorait, en sortant il faisait la bise à la patronne, lui caressait le bas du dos…et plus si affinités !  On l’adorait !  Ce bourgmestre là ne fut jamais contesté par son corps de police, il n’eut jamais la moindre difficulté…comme on dit, « il était aimé de ses hommes. »  Bien voyons, on le serait à moins.  Pour son malheur, ce n’est pas le genre de Mayeur.  Il faut donc qu’il le paye…Pour qui se prend-il !  La police voilà bien un secteur trop important pour le laisser aux mains douteuses d’un quelconque politique…et de gauche en plus !  Non mais !

Ainsi, le moindre incident policier tourne en mise en cause de Mayeur.  Le président de la ligue des droits de l’homme se fait arrêter administrativement par un commissaire… c’était le même semble-t-il qui agissait au moment de la manifestation qui avait mal tourné, un hasard certainement, mais c’est Mayeur qui est responsable. Il aurait donné des instructions contradictoires.  Tout juste si ce n’est pas lui qui avait arrêté l’avocat en balade à la bourse !

Une bande de fascistes débarque sur les grands boulevards pour « casser du bougnoule », c’est encore Mayeur qui est responsable alors que le bourgmestre de la commune où s’étaient rassemblés ces casseurs, conscient de leurs intentions,  leur avait permis d’embarquer dans le train, n’était nullement critiqué.  Amusant non !

Le piétonnier !  Là on va l’avoir, le liquider, exiger sa démission.

D’abord, je crois qu’il n’est pas inutile de préciser que la gestion d’une commune est, en vertu de la loi communale, exécutée par un collège qui lui est élu par les conseillers communaux.  Donc, le piétonnier a été décidé par le collège parfaitement unanime.  Il est vrai que l’on n’a pas beaucoup entendu certains échevins lorsque le tsunami de boue a commencé à tout emporter.  Cela c’est une des grandes lois du genre.  Il est vrai que le bourgmestre comme tête de file de la majorité se doit d’être le premier à assumer les actes du collège. Ce n’est pas vrai partout, j’ai pu constater dans un collège que le bourgmestre avait une étonnante habilité à ne rien assumer et à mentir en permanence quand l’une ou l’autre décision du collège faisait quelques vagues.   Il faut bien le constater, le personnel politique bruxellois est ce qu’il est ! Il est fort bien nourri mais pas courageux… trop à perdre !   Assumer, c’est pas courant, cela ne rapporte que des ennuis… alors si on peut s’en passer, on évite.

Il était question de ce piétonnier depuis près de vingt ans, il y eut de nombreuses concertations, discussions, l’échevine de la mobilité Me Else Ampe, fut chargée du plan de circulation…Mais élue flamande personne ne l’a connait !  amusant de savoir que c’est elle qui avait choisi le restaurant d’où Mayeur fut éjecté… la restauratrice ne savait évidemment pas qui elle était.  Comique non !  J’ai d’ailleurs envie de dire à cette restauratrice dont je comprends les difficultés, que la caisse enregistreuse que lui impose le ministre des finances lui sera bien plus dommageable que le piétonnier…nul doute à ce sujet.

Il faut le reconnaître, la réalisation de ce piétonnier ne pouvait pas tomber dans des circonstances plus catastrophiques, près d’une semaine de couvre feu imposé par le gouvernement fédéral, la catastrophe des tunnels puis le pire les attentats.  Après cela, la catastrophe était inévitable, prévisible.  Que le piétonnier doit être aménagé, redessiné, je n’en doute pas mais ce qui m’a stupéfait, ce fut la personnalisation des critiques adressées au seul Mayeur !  Il était le seul coupable, l’unique mouton noir, celui dont il fallait à tout prix se débarrasser.  On vit fleurir d’étranges affiches, insultantes, on fit courir la rumeur que les employés communaux étaient chargés de menacer les commerçants qui les placardaient !  Bien voyons !  Pourtant jusqu’ici même les pires critiques de Mayeur n’avaient affirmé qu’il était stupide !

Non ! Il fallait qu’il expie son crime, il avait décidé, il avait agi…car c’est bien là le fond du problème, le drame de Mayeur…c’est qu’il décide le bougre !  Voilà sa faute !   Le naïf coupable, il ne pense pas qu’à sa réélection, il croit qu’il peut améliorer les choses, il a une vision de l’avenir de sa ville…voyez vous ça une vision et quoi encore !

Récemment, j’entendais Cohn-Bendit affirmer que la plupart des politiques n’ont comme objectif que leur réélection, le reste ne compte pas.  Fort bien observé.  Ils sont l’immense majorité à n’avoir que cet objectif en tête, j’en ai connu un, bourgmestre de son état, qui en collège disait « il faut arrêter de faire de la gestion, il faut faire de politique… il faut être réélu ».  C’est ainsi qu’on se trouve dans une ville région, où en ce joli mois de mai 2016, plus de 800 enfants bruxellois n’ont pas d’école, où des enfants sont parqués dans des containers, où des enfants sortent des cités ghettos pour aller dans une école ghetto, où il y a six zones de police, où pendant 20 ans les tunnels n’ont pas été entretenus, où la commission d’enquête à ce propos est présidée par le principal responsable et conclut en suggérant « tous coupables donc personne coupable » etc.

Pierre Mauroy, maire de Lille, avait l’habitude de terminer ses journées en se posant la question « Est-ce qu’aujourd’hui on a amélioré le sort des gens ? »
Ce ne serait pas mal que des élus bruxellois se posent cette simple et tellement évidente question.

Avec le piétonnier, Mayeur a sans conteste fait le plein de son stock « d’ennemis. »

Quel type de mandataires voulons nous ?

En prenant quelques distances, il apparait que les critiques faites à Mayeur en disent beaucoup plus sur nous électeurs bruxellois que sur Mayeur.  En effet, quel type de mandataire voulons nous ?  Celui qui ne fait pas de vague, celui qui gère le présent et pense à sa réélection ou celui qui décide et essaye d’innover, de réaliser, en un mot d’agir.  La réponse est évidente, c’est l’apathie, le scepticisme morbide jusqu’au pire des cynismes, voilà ce qui plait !  La passivité des bruxellois devant l’effondrement de leur ville-région m’effare ; pas de réaction face à la problématique des tunnels, pourtant emblématique de la non-gestion, ghettoïsation des logements sociaux et des écoles, imbécilité profonde du décret scolaire…quelques articles, rien de plus.  Je comprends mieux comment les dictatures peuvent perdurer !  La réalité, tout le monde le sait, c’est que la machine à gaz institutionnelle ne fonctionne plus.  Mais on ne fait rien car elle nourrit trop bien ceux qui la peuplent. Et un honnête homme comme Rudi Vervoort tente chaque jour après l’autre de gouverner l’ingouvernable, obligé de naviguer entre les élucubrations des uns et les blocages des autres.  Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il a un grand mérite !

Quant au PS, j’ai déjà évoqué l’article 22.  Guy Cudell qui fut lui aussi un novateur m’avait expliqué que chaque fois qu’il tentait de mettre en œuvre une idée nouvelle, le parti lui faisait, discrètement, savoir que si cela tournait mal, il se retrouverait seul !  Donc, à ce niveau rien de neuf.  Pour la plupart, le parti n’est plus qu’une petite entreprise dont le résultat bilantaire se compte en terme de voix, rien à voir avec des idées.  Seule chance de rénovation pour nous, se retrouver partout dans l’opposition.  Perdre la mauvaise graisse de ceux qui ne voient en nous qu’un ascenseur social, sans le moins du monde partager nos valeurs, voir disparaître ceux qui ne voient qu’un plan de carrière comme ligne d’horizon !  Y a du boulot !

Un proverbe Italien dit à peu près ceci « beaucoup d’ennemis, beaucoup de valeurs. »  Voilà qui s’applique bien à Yvan Mayeur, la liste est longue de ceux qu’il a secoués, qu’il continue, qu’il soit , avec ses défauts et ses qualités, quelqu’un qui essaye de secouer le cocotiers et tente de sauver cette ville.

Excuses !

Désolé, je ne suis pas de ceux capables de m’exprimer en 140 caractères.  N’en déplaise à un journaliste de la presse parlée qui avait souligné à propos de l’un de mes articles « qu’il n’était pas arrivé au bout », chaque fois que je l’ai rencontré, j’ai eu le sentiment qu’il n’était pas non plus arrivé au bout de sa toilette matinale !  J’avoue n’avoir jamais eu le courage de lui dire !

Est-il encore possible d’être Juif et membre de certaines sections du PS dans la région de Bruxelles ?

« Il faut savoir nager en eau trouble mais ni point pêcher » . Montaigne.

« En politique, il n’est guère de crime que collectif. »  François Mauriac

« On ne peut pas dissocier la morale de la politique, sinon c’est la violence, la barbarie. »  Albert Camus

Quelle étrange, quelle indécente question !  Effarant qu’on puisse se la poser à notre époque alors que les horreurs indicibles provoquées par l’antisémitisme sont parfaitement connues !

Et pourtant !

D’abord une précision personnelle, pas inutile en l’occurrence.  Je ne suis pas Juif.  Mais j’ai pu observer qu’en général ceux qui faisaient courir le bruit de mon appartenance à cette communauté ne me voulaient pas du bien.  Ainsi, lors de la campagne électorale communale de 1981, un prêtre, très impliqué dans un parti politique, diffusant un journal local, fit courir le bruit que l’un de mes colistiers et moi étions des Juifs Hongrois !  Ne me demandez pas pourquoi Juif Hongrois, je ne l’ai jamais su !  Mais bon !  Un fantasme sans doute, ce curé n’en manquait pas, j’en ai quelques preuves, lorsque je le surpris dans le parc du château de La Hulpe en train de lutiner une conseillère communale bien-pensante, parfaite chaisière…éternelle jupe bleue, chemisier blanc, serre-tête en permanence, me voyant, elle se cacha derrière un arbre.  C’était idiot, j’étais heureux de voir que ce curé avait une bonne et saine sexualité… tout pour me réjouir !

Ensuite, je veux insister sur le fait qu’il ne faut pas généraliser.  Ce qui est malheureusement vrai dans certaines sections, ne l’est évidemment pas dans d’autres !

Maintenant les faits.

Lorsque je dirigeais les Centres d’Entreprises de Molenbeek, j’avais été impressionné par la réaction brutale de l’une de mes collaboratrices.  L’un des jeunes entrepreneurs ne pouvant plus payer son loyer, elle m’affirma, « cela ne m’étonne pas de ce Juif ! », je ne sais pas si ce type était Juif, je n’y avais jamais pensé mais, ce qui me choqua, fut le ton employé et l’incroyable mépris quasi physique que ma collaboratrice montra à cette occasion.  Elle n’était cependant pas membre du PS.  Mais aujourd’hui, je fais le lien entre cet antisémitisme dans quelques quartiers de Bruxelles et le climat qui s’est installé dans certaines sections du parti… et là ça se corse !

Premier exemple.

A Molenbeek, j’avais été chargé de gérer une société à vocation sociale.  Différents mandataires, socialistes et autres faisaient partie du conseil d’administration.  L’un d’entre eux était Juif.  Moi, je le savais.  Mais son nom à consonance Séfarade ne permettait pas à d’autres de la cibler.  Je fus stupéfait de voir qu’au cours d’une des réunions, ce mandataire a caché qu’il était Juif.  Et que pendant toute la période où il exerça ses mandats, il fit en telle sorte de camoufler sa judéité !  J’en déduisis que celle-ci, connue dans la section de Molenbeek en l’occurrence, aurait pu lui causer un certain tort !

Deuxième exemple.

Dans une section du Nord-Ouest de Bruxelles, le président élu à la tête de celle-ci fut, un mauvais jour, confronté à un curieux déballage.  Un membre de la section faisant courir le bruit que la femme de cet éphémère président était Juive, et « qu’il fallait donc se méfier de ce président »,  celui-ci crut devoir publiquement, lors d’une réunion de la section, affirmer que cette référence à sa femme était faite pour lui nuire !  Il n’avait pas tort.   Ah ! bon, donc d’après ce gentil membre, le fait d’avoir épousé une Juive lui porte préjudice au sein d’une section du PS !  Curieuse réaction… qui me fait penser au classement imposé par les lois de Nuremberg de 1935 où ceux qui avaient épousé des Juifs ou des Juives étaient considérés comme des « Mischling. »  En un mot comme en cent, si vous étiez marié à un Juif ou une Juive, vous n’étiez plus un citoyen comme un autre… N’est-ce pas là une atroce résurgence du plus ignoble des passés !

Troisième exemple.

Un malheureux garçon devient président d’une section du PS, celle-ci est à la dérive, les militants ont déserté en masse, il reste tout au plus une bonne vingtaine de membres.  Dans cette section farcie de médiocrité et de rancœur, une élection a lieu !  Quelqu’un est élu !  Même si les votants peuvent facilement tenir dans une cabine téléphonique !  Mais il y a un hic !  Son père serait Juif !  Aie !  Aie !  Aie !  Surtout ne pas le dire !  Cacher autant que possible, ce qui semble bien apparaître en certains lieux comme une humiliante tare !  Eh ! Oui ! Cela se passe comme cela dans certaines sections de la fédération bruxelloise du PS.  Ce parti qui depuis sa création s’est battu pour faire régner la philosophie des lumières.  Quand les lumières risquent de faire perdre des voix… pas de problème on les éteint !

Quatrième exemple.

Dans une importante section d’une commune tout aussi importante, un candidat s’est présenté aux élections.  Lui, peu de doute,  son nom le qualifie immédiatement, difficile de cacher sa filiation !  Pendant la campagne électorale, il sera obligé d’aller « s’expliquer », son origine aurait posé problème ; pas dans la section, il figurait en excellente position sur la liste… Mais il posait manifestement de très sérieux problèmes aux électeurs potentiels de cette liste, qui d’ailleurs a perdu pour la deuxième fois les élections !  J’apprends d’ailleurs aujourd’hui, sur le site internet de la RTBF que ce même élu, est amené à « s’expliquer » à nouveau à propos de certaines déclarations qu’il aurait faites à la presse étrangère, celles-ci n’étant pas copie conforme avec le politiquement correct que l’on peut attendre dans cette fédération de l’un de ses élus !

Cinquième exemple.

Il y a quatre ans, la composante culturelle de la section PS de Molenbeek avait organisé une conférence, l’annonce de celle-ci était faite par affiche.  Cette affiche était l’exacte copie des caricatures nazies du Juif !  Digne de l’exposition qui pendant la guerre a été organisée à Paris et à Bruxelles sur le thème « sachez reconnaître un Juif ».  Sur l’affiche, un Juif, nez crochu, mains pourvues d’ongles démesurément longs et crochus, longue barbe, tresses traditionnelles et kippa, tenant un globe terrestre entre ses mains ignobles.  Oui !  Oui ! Il a été possible de produire et de diffuser une telle affiche dans l’organe culturel du PS de Molenbeek !  Effroyable !  Mais c’est l’horrible, l’ignoble vérité !  Ne croyez vous pas que cela explique certains des derniers événements !
Ah ! j’oubliais… pas d’amalgame !

Sixième exemple.

Un mandataire municipal de Molenbeek et parlementaire régional, n’a-t-il pas traité un journaliste «  d’ordure sioniste » ? Le même n’a-t-il pas affirmé qu’il se sentait proche du Hamas dont il faut peut-être rappeler que cet organisme figure sur la liste des organisations terroristes établie par l’ONU !  Ces déclarations ne lui ont causé aucun tort !  Il a été publiquement qualifié de « type bien » par la présidente de notre fédération.  Ce même parlementaire se fera d’ailleurs embarqué par la police car il participait avec véhémence à une manifestation devant le commissariat de sa commune où avait été amenée une femme entièrement voilée qui avait refusé le contrôle de police !  Étonnant pour quelqu’un qui à l’époque faisait partie de la majorité communale et donc assumait l’autorité sur les forces de police !  Éclairant non !

Septième exemple.

Celui-ci se passe non pas au PS mais au SP.  L’un des mandataires de cette formation politique qui se proclame de gauche participait à Anvers il y a quelques années à une manifestation dont l’un des slogans hurlés à pleine voix étaient « les juifs dans le gaz ! »    Sympathique hein !  Pas la moindre réaction des autorités politiques de sa formation politique où ce faiseur de voix, l’un des rares, dépasse grâce à une campagne électorale exclusivement communautariste, sa tête de liste !   Pas la moindre réaction au parlement Bruxellois !  Tout le monde s’en fout !   C’est le triomphe de l’islamo-gauchisme jusqu’à ses ultimes ignominies.

Vous ne trouvez pas que cela fait beaucoup !

L’un doit « s’expliquer » pendant une campagne électorale parce qu’il est Juif, il doit « s’expliquer » sur ses déclarations à la presse sur la situation à Bruxelles alors qu’il n’a fait que décrire une terrible réalité, l’autre qui se dit proche du Hamas et traite un journaliste « d’ordure sioniste » est qualifié par la direction du parti de « type bien » !  Inquiétant non !

Comment s’étonner de l’attitude de ceux qui n’ont pas voulu manifester dimanche aux côtés de tels personnages.  Car n’en doutons pas, ceux-ci ne manquent pas de larmes de crocodile quand il s’agit de pleurer les victimes des attentats.  Le stock de larmes est plein… y en aura pour tout le monde… cela n’empêchera aucun de ces socialistes ayant troqué le rouge pour le brun d’aller demain solliciter des voix dans les mosquées où règnent l’antisémitisme et l’obscurantisme moyenâgeux le plus rétrograde.

Voyage en Israël et en Palestine.

Hier, j’ai regardé le reportage sur cette très belle initiative de Simone Susskind, parlementaire PS bruxelloise, qui a amené une quarantaine de jeunes de toutes origines en Israël et en Palestine.  Je fus très impressionné par la déclaration d’une jeune étudiante.  Au sortir du mémorial de Yad Vashem, le journaliste lui demande ses impressions sur ce qu’elle a vu.  Réponse de la jeune fille : « je suis très impressionnée, mais j’ai peur qu’en rentrant quand je vais dire ce que j’ai vu, on va me dire que j’ai été manipulée » !  Oui !  On en est là, la pression antisémite est à ce point forte que la réalité sera transfigurée en manipulation.

Responsabilités.

Qu’elle est lourde notre responsabilité !  Nous n’avons pas été capables de transmettre nos valeurs, nous avons choisi l’immédiateté des succès électoraux à un travail en profondeur.  Nous n’avons pas voulu voir ce qui se profilait, nous avons été témoins muets, concourant par des réglementations fondées sur de bons sentiments, complices de la ghettoïsation de nos écoles, de nos foyers sociaux, de nos quartiers !  Voilà la réalité que d’aucuns se refusent de voir car elle dérange leurs plans de carrière.  Et ce malgré le fait que l’horreur au sens propre du terme leur éclate à la figure.

Quelle trahison avons-nous commise à l’égard de ces milliers d’immigrés qui courageusement se sont intégrés, font des carrières exceptionnelles, ont sauté tous les obstacles mis par le racisme et la discrimination… et nous leur préférons le dernier des obscurantistes pourvu qu’il rapporte des voix !

J’attends plus !  J’attends mieux de mon vieux grand parti !  Je ne perds pas courage car je vois autour de moi, de plus en plus de membres et non des moindres, certains exerçant parfois de très importantes fonctions admettre que les terrifiants pépins du réel doivent être pris en compte.

Putain.. Il respire encore !

Un petit mot … pour une chose de peu d’importance.  Il y a deux mois, l’un des anciens présidents de ma section rencontrait le secrétaire fédéral de notre parti qui y tient le rôle envié de muet du sérail.  Mon nom fit irruption dans la conversation.  Mon ami, lui précisant que depuis octobre 2012, je n’exerçais plus aucune fonction, que je n’avais plus assisté à la moindre réunion comme je l’avais annoncé après la réception où j’avais annoncé mon retrait de la vie politique locale ;  le secrétaire fédéral eut alors cette curieuse réaction : « oui ! mais il écrit encore ! »  Je me permets de signaler à notre très soumis secrétaire fédéral que pour moi le temps qui passe, c’est le temps qui reste et qu’il ne se préoccupe pas trop… je finirai bien par mourir !

Dieudonné Président… Pourquoi pas !

Il y a déjà fort longtemps, ma section du PS a voulu me nommer « Président d’Honneur » dans nos statuts locaux.  Je ne sais pas si c’est toujours le cas.  J’avoue que cela m’a toujours semblé ridicule.  Sauf que maintenant, il me semble envisageable que Dieudonné me remplace dans cet immense honneur !

Hermanus, A M

Leonarda, une expulsée très très très médiatique !

La journée d’hier n’a pas été simple.  Mais, comme depuis très longtemps, la radio m’a accompagné et m’a permis de faire passer le temps.

J’ai donc suivi, un à un, ce qui m’intéressait le plus, c’est-à-dire les bulletins d’informations, passant alternativement de France Inter (ma station préférée), à Europe Un et, enfin, à R T L.

Le grand sujet du jour était l’expulsion de la jeune Kosovar Leonarda dont les demandes et les recours visant son installation en France ont été épuisés.

Premier bulletin d’information : On annonce que le « sanctuaire » scolaire a été violé ; que la police a arrêté un car scolaire dans lequel se trouvait Leonarda afin de ramener celle-ci chez ses parents et expulser toute la famille au Kosovo.

On imagine la scène : C’est l’Occupation ! La Gestapo arrête un car scolaire, ordonne à la jeune Leonarda de sortir et la livre à la police qui, elle-même, met toute la famille dans un avion pour le Kosovo !

Quelques bulletins d’informations plus tard, il doit être aux environs de midi, treize heures, les nuances s’installent.  Il n’est désormais plus question d’avoir arrêté le bus scolaire, mais on apprend que le Maire a téléphoné à l’école et a averti la Professeur d’Histoire-Géographie qui organisait l’excursion que la police recherchait la jeune Leonarda.

15 heures, l’une des stations (je ne sais plus laquelle) annonce qu’alors qu’en France, Leonarda vivait dans un foyer (tout à coup ceux-ci sont présentés comme des endroits confortables), au Kosovo, elle dormira dorénavant sous un pont (sic).

On voit tout de suite l’horreur.  L’enfant jetée, avec sa famille, dans un avion pour se retrouver sous un pont au Kosovo !!!

Mais le meilleur reste à venir !

18 heures 30, R T L : Fogiel, Marc-Olivier de son prénom, si bien caricaturé dans les Guignols de l’Info sous la forme d’une hyène, annonce, victorieux, que Leonarda interviendra en direct dans son émission. Et, effectivement, je suppose donc qu’elle n’est pas sous un pont, la jeune fille répond aux questions de Fogiel.  Toutes les questions (et il ne fait pas de doute qu’elles ont été répétées) sont du style :

« Où vous sentez-vous le mieux, au Kosovo ou en France » ?  La réponse est évidente !!!

«  Vous sentez-vous Française ou Kosovar » ?

« Voulez-vous rentrer en France » ?

« Votre famille se trouve-t-elle bien au Kosovo » ?

Absolument odieux ! Et journalistiquement ignoble !

Je suis stupéfait, en regardant le Journal d’Antenne 2 de David Pujadas, que, lui aussi, ait retrouvé Leonarda.  Elle est filmée, non pas sous un pont, mais assise, face caméra, dans un appartement qui apparaît relativement coloré.

Leonarda, jeune fille de 15 ans, répond plus brièvement aux questions de Pujadas qui ne différent pas, dans les grandes lignes, de celles de Fogiel.

Ce qui est effarant, c’est l’exploitation par les médias de la douleur des gens et de la misère.

En fait, de telles situations rejoignent ce qui a si bien été décrit dans le cinéma italien des années 50 : Un fait divers parfaitement sordide monté en épingle par une presse capable de tout pour tenter à tout prix, fût-ce au prix des larmes et de la douleur de ceux qui vivent la vie « réelle », de gagner l’un ou l’autre point d’audience.

Le journalisme ? La morale ?… Mais de quoi parlez-vous ?

Le Journalisme ? La morale ? Le respect des gens ?….. Allez-voir ailleurs ! Ce n’est ni à la radio ni à la télévision que vous pourrez les trouver.

Auguste – Merry Hermanus

Le Rêve et le Réel !

Saisissant contraste qu’offre la campagne électorale jettoise.
 
Le PS met en évidence la dégradation générale de la commune,
  • la paupérisation galopante, 
  • la disparition des commerces, 
  • l’effondrement de l’enseignement communal, 
  • l’état des bâtiments scolaires, 
  • le dépeçage systématique du CPAS, 
  • le nombre de logements vacants au Foyer jettois, 
  • l’absence de gestion de cette institution vitale, 
  • l’augmentation gigantesque des taxes et redevances diverses, 
  • la saleté des rues, 
  • l’abandon total du quartier des Jardins de Jette, 
  • la fermeture de l’antenne de police du quartier de la place Werrie et 
  • la volonté de fermer celle du quartier Mercure, 
  • la destruction de la place du Miroir par le tram 9, 
  • les dépenses de prestiges aussi stupides que dispendieuses, 
  • l’insécurité, 
  • les statistiques truquées, etc.
Par contre le CDH ! oui, il s’agit bien du CDH puisque la soit-disant Liste du Bourgmestre (LBJ) en a adopté officiellement le numéro électoral, voilà donc une fiction, un faux nez qui s’effondre, le CDH dis-je présente une vision de la commune de Jette parfaitement lisse : parcs et jardins en fleurs impeccables, gazons à l’anglaise, habitants souriants et…parfaitement conformes aux stéréotypes du Jettois des années cinquante, organisation communale parfaite, nombres de projets améliorants la mobilité, trottoirs plus propres que dans une petite ville hollandaise, habitants heureux de payer leurs taxes et impôts si bien utilisés, politique culturelle de qualité, joie de posséder sur notre sol
un phare de l’art contemporain, en un mot comme en cent…le CDH présente la commune de Jette comme un Eden.
 
Doyen-Pinocchio himself nous a livré récemment son projet : faire de Jette un nouveau Watermael-Boitsfort !!!
 
On ne peut donc imaginer de contraste plus frappant tant les deux visions de la même commune sont aux antipodes. Ce qui fait dire à nombre de nos concitoyens que Doyen ne vit pas dans la même commune que nous.
 
Eh ! bien, je crois qu’ils ont raison !
 
A mes yeux, Doyen-Pinocchio et ses sbires sont coupés du réel, ils ne peuvent le regarder en face, car ce réel est le miroir de leur incompétence et de leur faillite.
 
C’est d’ailleurs une constante dans l’histoire, tous les dirigeants face à une situation qu’ils ne contrôlent plus, que ce soit au niveau d’un village ou d’un empire, ont la même réaction : nier le réel.
 
En 1989, quand le mur de Berlin s’effondre, les dirigeants communistes croient à la pérennité de leur immonde système. Un livre paru au « Seuil » récemment «Stèles, la grande famine en Chine, 1958-1961» de Yang Jishang nous apprend qu’alors même que Mao condamne 36 millions de Chinois à mourir de faim, il faisait en même temps étudier ce qu’il fallait faire des surplus alimentaires…qui n’existaient évidemment pas !
 
Je me garderai bien de comparer Doyen…le pauvre, à un quelconque Mao mais les ressorts profonds de l’âme humaine, le cerveau reptilien ne sont-ils pas les mêmes que l’on soit censé diriger une commune ou le céleste empire.
 
J’en veux pour preuve le discours qu’il a prononcé le 13, lors de l’inauguration de la bourse de l’emploi où, subitement, à la veille des élections, il redécouvrait qu’il y avait des Jettois en recherche d’emploi. Il leur expliqua, hypocrisie consommée, que le Collège ne les laissait pas tomber…il est vrai
que cela ne coutait pas cher devant un auditoire de candidats CDH. Mais il se garda de leur dire qu’en 2007, il n’y avait pas un euro, oui vous avez bien lu, pas un euro pour la politique de l’emploi, que la dernière bourse de l’emploi que j’ai organisée en 2009 a réuni 1000 personnes, que celle de 2010 été un échec complet, qu’en 2011, il organisa un « Salon de l’emploi »…plus chic non ! Qu’il a saboté depuis février 2007 la Maison de l’Emploi qu’avec l’aide du ministre Cerexhe et d’Actiris je voulais installer sur Jette…Doyen l’inaugurera…devinez, Quinze jours avant les élections.
 
Cela c’est la vérité, cela c’est le réel.
 
Chacun le sait, le rêve se fracasse souvent sur l’impitoyable réel.
 
Mais soyons prudents car s’il est largement démontré que Doyen-Pinocchio a peu de qualités, il a encore moins de scrupules !
 
merry_hermanus@yahoo.com

L’Antenne de Police Mercure… toujours la fermeture : Doyen-Pinocchio se cache derrière un commissaire de police !

Le Conseiller communal Claude Goujard, indépendant, qui, depuis des années, fait un travail remarquable pour son quartier, donne une interview au Vlan (voir ci-dessous).

Faisant bien son travail, la journaliste a pris contact avec le commissaire de Jette.

Celui-ci reprend la curieuse affirmation déjà diffusée dans la presse visant le fait que c’est lui qui veut la fermeture de l’Antenne de Police Mercure et non Doyen-Pinocchio.

Il ne se rappelle sans doute pas qu’il y a trois ans, les mêmes rumeurs avaient circulé, et que j’avais personnellement vérifié auprès des plus hautes Autorités de la Zone de Police qui m’ont confirmé que c’était bien Doyen-Pinocchio qui était décidé à fermer l’Antenne de Police !

J’ai, par ailleurs, cette semaine, eu l’occasion de lire différents documents d’où il ressort clairement que c’est Doyen-Pinocchio qui veut fermer l’Antenne de Police.

Il ne sert donc à rien, même si ce commissaire est apparu dans une publication du  Cdh, de se cacher derrière lui.

En outre, en Démocratie, ce sont les politiques, les élus qui prennent des décisions et non les fonctionnaires !

C’est dans d’autres Régimes politiques que des commissaires de Police décident !

A Jette… en principe… on n’en est pas encore là !

Il suffirait que Doyen-Pinocchio affirme clairement, et surtout publiquement, et surtout sans hypocrisie, qu’il est opposé à la fermeture de l’Antenne de Police et tout serait dit !

Il suffirait d’un tout petit peu de clarté et, surtout, d’une bonne pincée de sincérité… mais cela, c’est beaucoup trop demander à Doyen-Pinocchio qui a tellement pris l’habitude de marcher en crabe, qu’il ne sait plus marcher droit !

merry_hermanus@yahoo.com

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Rénovation de l’Ecole Poelbos : C’est la faute à Molenbeek !

Comme je l’ai déjà précisé, les inaugurations et les poses de premières pierres se multiplient avant les élections.

La Place Cardinal Mercier a été inaugurée pas moins de trois fois.  A la dernière, on avait même mobilisé Laurette Onkelinx pour tenter de lui faire avaliser la gestion catastrophique de Doyen-Pinocchio.

Hier, en catimini, on a posé la première pierre de ce qui doit devenir la nouvelle école du Poelbos. Objectif : faire une photo pour le journal communal !

D’abord, pourquoi en juillet alors qu’initialement, cette pose de la première pierre était prévue en septembre ?

Et là, c’est du lourd !

En effet, en ce moment, le Parlement bruxellois, choqué par l’utilisation des journaux communaux à des fins électorales, est en train de débattre d’une Ordonnance visant à interdire ce genre d’abus, et à arrêter la publication des journaux communaux à partir du 1er août.

Il est donc fort possible que la « Pravda » de Jette, 64 pages s’il vous plaît !,  s’arrêtera à cette date.

C’est d’ailleurs tout à fait comique de lire les déclarations d’Hervé Doyen au cours de ces débats.

Je les publierai in extenso afin qu’on puisse juger du niveau !

Une telle hypocrisie, c’est de la franchise pour quelqu’un qui ment tellement qu’on ne peut même pas croire le contraire de ce qu’il dit!

Revenons à l’Ecole du Poelbos.

C’est dès 1992 que j’ai entamé la procédure visant à la rénovation de ce site scolaire qui occupe des bâtiments provisoires construits pour l’Exposition Universelle de 1958.

A l’époque, j’ai été bloqué par la Commission des Monuments et Sites qui n’acceptait pas de nouvelle construction dans ces lieux arborés.

Entre 2000 et 2006, Doyen-Pinocchio a fait établir un projet par un architecte de talent, mais, surprise, non pas dans l’intérêt de l’Ecole communale elle-même, dont il se fiche comme d’une guigne, mais dans l’intérêt de la « Cure de Jour », baptisée, pour faire moderne « Kids Holiday », beaucoup plus rentable politiquement !

Résultat des courses : un projet totalement surdimensionné, évalué à plus de 16 millions d’euros et, donc, totalement impayable !

Que croyez-vous qu’il advint ?

C’est extrêmement simple : le projet a été purement et simplement jeté à la poubelle !!! Et un autre auteur de projet a été désigné. Résultat : des dizaines de milliers d’euros payés par les contribuables et perdus par la commune parce que, bien entendu, et c’est normal, il a bien fallu honorer, et donc payer le travail fait par le premier architecte.

Malgré mes démarches, et en violation de la Loi communale, jamais la facture de cet architecte ne m’a été montrée.  Elle est classée «secret communal» !

Un gaspillage énorme et scandaleux !

Je vous invite à lire la lettre du 22 octobre 2007 ci-jointe où je fais le point de façon très précise sur cette problématique et où les responsabilités des uns et des autres sont clairement détaillées.

Note à l’Attention du Collège du 22 octobre 2007

Cela fait des années et des années que les directeurs d’écoles, qui ont été en charge de cette école, font remarquer toute une série de problèmes.

Récemment, lors de fortes pluies, des parents présents dans l’école ont constaté que les corniches étant inopérantes, des flots d’eau inondaient certaines classes !

Je pourrais faire une liste infinie de ce genre d’incidents.

La réalité est que plus personne au Collège ne s’intéresse à l’Enseignement communal et aux écoles communales !

Les directions d’écoles sont abandonnées à elles-mêmes.

Les enseignants se sentent complètement perdus, et perçoivent parfaitement le total désintérêt du soi-disant échevin de l’Enseignement qui, pour une fresque, dépense 150.000 euros, mais réduit à la portion congrue le matériel mis à la disposition des écoles !!!

Précisons en outre qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle école, comme Doyen-Pinocchio essaye de le faire croire, mais de la rénovation des bâtiments de 1958, c’est-à-dire qu’il n’y aura pas plus de places qu’aujourd’hui et, donc, on ne répondra pas au défi démographique.

Cerise sur le gâteau : Etant interrogé sur Vivacité ce matin, le soi-disant échevin de l’Enseignement a justifié la nécessité de rénover cette école par « l’explosion démographique… à Molenbeek » !!! (Ecoutez cette interview en cliquant sur le site ci-joint).

Ecoutez Paul Leroy => http://db.tt/yl9YkOa5

Alors là ! Je crois qu’on atteint des sommets, car cela veut dire que ce triste personnage n’a jamais examiné les statistiques régionales sur l’évolution de la démographie.

Apparemment, il ignore, ou plutôt feint-il d’ignorer, que la commune de Jette est passée, en six ans, de 42.000 à 49.000 habitants.

Mais peut-être tous ces nouveaux habitants sont-ils des molenbeekois ? ou assimilés ? Intéressante problématique.

A mon avis, cela mériterait d’être creusé parce que cela ouvrirait bien des horizons sur la conception que Doyen-Pinocchio et Leroy ont de ce que sont les habitants de notre commune, ou plutôt… certains d’entre eux !!!

Cela fait plus de quinze ans que les statistiques annoncent l’explosion démographique que nous connaissons à Jette, mais également dans toute la Région.

Mais il est vrai que c’est électoralement plus facile de dire que … c’est la faute à Molenbeek !!!

Il y a un an  d’ailleurs, l’échevin des Finances, vous savez le type dont on dit qu’il habite, en réalité, à Lasne, ne disait-il pas qu’il fallait arrêter la « Peste molenbeekoise aux portes de Jette » !!!

N’a-t-on pas essayé de faire croire aux Jettois que c’est le Bourgmestre de Molenbeek qui voulait faire fermer l’Antenne de Police de la Galerie Mercure ?

Tout cela démontre bien qu’on a atteint les limites du mensonge et que, face à une réalité qu’ils ne contrôlent plus, Doyen-Pinocchio et ce qu’il reste de son Collège ne savent plus comment répondre aux enjeux de demain.

merry_hermanus@yahoo.com

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Jardins de Jette… encore une tuile ! Antenne de Police Mercure : Le Commissaire protège Doyen-Pinocchio.

On connait la saga du marché qui avait été promis aux habitants des Jardins de Jette.

La promesse date d’au moins cinq ans.

Bien sûr, rien n’a été fait et quand on en a parlé à un échevin, celui-ci a répondu benoîtement que « les installations ne permettaient pas l’établissement d’un marché » !

Les habitants ont fait remarquer que c’était tout à fait faux et que les installations existaient.

A quelques mois des élections… mais il n’y a évidemment aucun rapport, un marché s’est donc installé.

Les Jardins de Jette allaient-ils enfin connaître un peu d’animation, un peu de convivialité et de désir de vivre ensemble que tous les habitants évoquent ?

Patatras !!!

Le marché perd déjà son boulanger.  Celui-ci a mis en évidence l’insuffisance de l’apport en énergie et, donc, il lui est impossible d’exercer son commerce dans des conditions normales.

Mais il n’y a pas que cela !

Le triste feuilleton de la fermeture de la Galerie Mercure connaît, lui, de nouveaux épisodes.

Comme les habitants le savent, le 7 juin dernier, le Commissaire Gorteman, vous savez, celui qui apparaît dans le journal de propagande du Cdh ce qui est curieux pour un fonctionnaire, est venu expliquer à une réunion de quartier les raisons de la fermeture, qu’il soutient, de l’Antenne de Police.

Il a d’ailleurs précisé que c’était lui, et non le Bourgmestre Doyen, qui souhaite cette fermeture.

Bizarre ! Il a l’air de ne pas savoir que l’Antenne est, pour partie, propriété de la commune de Jette !

Curieux lorsqu’on sait que, de façon très claire, Doyen-Pinocchio a pris position en ce domaine, optant, contrairement à ce qu’il avait dit au Conseil communal  d’il y a deux ans, pour la fermeture !

Mais le plus intéressant est la réaction du même Commissaire à la réception du P.V. de la réunion avec les habitants.

Il écrit carrément : « Ce n’est pas moi qui soutient la position du Bourgmestre quant à la fermeture de l’Antenne, mais l’inverse » !!!

Là, il faut vraiment décoder car cela devient obscur, caramélique.

Donc, si je comprends bien, c’est le Bourgmestre qui soutient la position du Commissaire qui veut fermer l’Antenne de Police !

Est-ce à dire qu’un Bourgmestre est dans l’obligation de soutenir la position d’un Commissaire de Police ?

Parfait syllogisme ! A l’Université, au cours de Logique formelle, le Professeur Perelman m’a appris ce qu’était un syllogisme.  Nous sommes ici devant un parfait exemple :

  1. Le Commissaire Gorteman veut la fermeture de l’Antenne de Police.
  2. Doyen-Pinocchio soutient le Commissaire.
  3. Doyen-Pinocchio veut donc la fermeture  !!!  c.q.f.d

Mais évidemment, dans cette problématique, le fait que ce même Commissaire apparaisse dans un organe de propagande du Cdh ne compte pas pour rien !

Pour ma part, je confirme, contrairement à des mensonges répandus ici et là, que  jamais le Bourgmestre Moureaux n’a envisagé cette fermeture de l’Antenne Mercure.

J’affirme que le Chef de Corps de la Zone de Police y était totalement opposé et j’attends qu’on me prouve le contraire.

Le Commissaire de Police, dans la réponse qu’il fait au Comité de quartier, explique que la criminalité y est dérisoire… selon lui !

Il y a quinze jours, deux dames du quartier se sont fait arracher leur collier !!!

Il n’en parle pas, mais peut-être, désespérées, ces dames n’ont pas porté plainte.

Enfin, je suis étonné par une forme d’agressivité peu conforme au rôle d’un fonctionnaire, que je découvre dans le courrier du Commissaire de Police qui met en cause l’attitude des habitants à cette réunion et le caractère « limite » de leurs raisonnements !

Je pense que, manifestement, certains pourraient penser qu’il y a un dérapage entre les fonctions policières et administratives qui doivent être totalement neutres au plan politique, et une implication dans la campagne électorale qui, au regard de la Loi,   pourrait apparaître comme étant contraire à la déontologie.  Cela, c’est, le cas échéant, le Conseil de Police qui en déciderait sans doute.

Quoi qu’il en soit, les habitants des Jardins de Jette, d’après le Commissaire ils sont 4000, présents ou non à la réunion, vivent tous les jours ce qu’est devenu leur quartier, l’état d’abandon dans lequel il se trouve et le désintérêt marqué par Doyen-Pinocchio pendant cinq ans pour leurs problèmes.

Cela, c’est la réalité qu’aucun P.V. et qu’aucune réaction, policière ou non,  ne pourront contredire.

merry_hermanus@yahoo.com

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