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Bruxelles : Menace de révision du revenu cadastral. Enorme catastrophe en vue ?

Ce matin, à la lecture du journal « Le Soir », il apparaît que l’Association de la  Ville et des Communes ne « considère plus comme un tabou » une révision du revenu cadastral à Bruxelles !

Si ce devait être le cas, ce serait, pour les propriétaires et la classe moyenne bruxelloise, une raison de plus de quitter une Ville-Région devenue ingérable.

En effet, la dernière révision cadastrale a eu lieu en 1974, mais, à partir de cette date, le revenu cadastral a été indexé.

Depuis cette date, les différentes communes ont augmenté, certaines de façon considérable, les centimes additionnels.

Ainsi, Jette n’a pas hésité, en 2011, à augmenter, d’un  coup, de 10% les centimes additionnels, faisant de cette commune la commune la plus chère de Belgique.

Depuis, d’autres communes ont évidemment suivi.

S’il devait y avoir une révision du revenu cadastral, il y aurait évidemment un effet cumulatif entre, d’une part, le pourcentage de la révision imposée à tous, et, d’autre part, les centimes additionnels déjà gigantesques.

L’effet serait, on s’en doute, totalement catastrophique.

Il n’est pas rare, aujourd’hui, que pour un appartement de 90 m2 , à Jette, on paye un peu plus de 1.200 euros de cadastre !

C’est évidemment totalement insupportable pour une certaine catégorie de la classe moyenne.

On peut penser que l’Union de la Ville et des Communes voit les choses de haut.

Mais pourquoi ne s’attelle-t-elle donc pas à un examen beaucoup plus approfondi d’un problème beaucoup plus délicat à Bruxelles, à savoir l’absence réelle d’une Tutelle digne de ce nom.

Il n’est évidemment pas du tout question de mettre en cause la qualité des fonctionnaires régionaux, mais dans un Parlement régional où l’immense majorité des élus est, soit conseiller communal, soit conseiller du CPAS, soit Président du CPAS, soit échevin, soit Bourgmestre, tous les problèmes de Tutelle se règlent soit par combinazione, soit par de « petits arrangements entre amis ».

Et ce, d’autant plus que la majorité politique est composée de pas moins de six formations politiques.

Il serait intéressant de faire une étude sur le nombre de budgets communaux qui ne sont, en réalité, pas approuvés, mais pour lesquels on laisse les délais être dépassés pour obtenir ainsi une approbation automatique qui « ne mouille pas la Région ».

Quatorze communes sont sous plan d’accompagnement et ont, en leur sein, un Inspecteur régional, mais qui, en réalité, n’a pas de vrai pouvoir.

J’ai, à la disposition des lecteurs attentifs, des dizaines d’exemples d’Inspecteurs régionaux s’opposant à telle ou telle manifestation pour des raisons budgétaires, mais découvrant, avec un étonnement désabusé, les affiches de ces mêmes manifestations d’ores et déjà dans les rues de la commune, puisque tout s’est arrangé au-dessus de leur tête.

Quand les inspecteurs régionaux siègent aux comités d’accompagnement, ils sont cornaqués par un membre d’un cabinet ministériel qui a évidemment tout le pouvoir !

Et contrairement à ce qui est écrit, ce matin, toujours dans « Le Soir », dans l’Edito d’Eric Deffet, certaines communes jettent réellement l’argent par les fenêtres, et organisent des manifestations festives dans le cadre de la philosophie bien connue « Panem et Circenses ».

Ainsi, dans une commune qui m’est chère, et qui est sous plan d’accompagnement, un échevin n’a pas hésité à se faire le doux plaisir d’installer une fresque qui a coûté aux contribuables jettois pas moins de 106.000 euros !

Je pourrais multiplier à l’infini les exemples de ce type.

J’ai, pour ma part, l’intime conviction que s’il n’y a pas de véritable reprise en main de la gestion des communes bruxelloises, d’où je rappelle que le financement n’ est assuré, dans la Sixième Réforme de l’Etat, que pour un temps strictement déterminé, ce seront les autorités flamandes qui prendront les dispositions qu’on devine au niveau bruxellois.

On connaît le plan de Bart de Wever. Il est, maintenant, très clair.

L’ennui est qu’aujourd’hui, de nombreuses communes bruxelloises donnent pleinement raison à ses critiques !!!

Tout le problème sera donc de savoir si, dans l’année qui vient, la petite  classe politique bruxelloise aura le courage de prendre les mesures qui s’imposent d’urgence  si on ne veut pas, après 2014, que ce soit le plan de Bart de Wever qui s’applique dans une Région bruxelloise composée de communes totalement exsangues.

 merry_hermanus@yahoo.com

Les « danseuses » de Doyen-Pinocchio et de Leroy… ou à quoi sert l’augmentation gigantesque des impôts à Jette !

On est incorrigibles… ou incapables de faire autre chose que de jeter l’argent des Jettois et de faire des cadeaux qui ne coûtent évidemment pas cher … quand ce sont les autres qui payent.

Pour rappel, sur trois ans, l’augmentation de l’impôt cadastral aura coûté aux ménages jettois plus de trois millions d’euros !

N’empêche !

En avril, nouveau cadeau à la « danseuse » particulière de Doyen et Leroy : l’Atelier 340 !    Un petit 30.000 euros ! Une paille ! Rien !

Comme on le sait, cette curieuse ASBL qui ne respecte pas, depuis onze ans, ses obligations à l’égard de la commune, qui ne paye pas ses impôts, qui a pour 1.080.000 euros de dettes, etc, reçoit donc 30.000 euros dans le cadre, accrochez-vous, de la « Promotion de la diversification de l’offre culturelle sur la commune de Jette » !!!

Magnifique non !

Fantastique !!! Il fallait vraiment l’inventer lorsqu’on sait ce que fait réellement l’Atelier 340 !!!

Malheureusement, les gens qui sont en recherche d’emploi, ceux qui connaissent d’énormes difficultés sociales n’ont pas cette chance. Pour eux, pas de « diversification de l’offre culturelle » !!!

En juin, le bien nommé échevin Leroy fait un cadeau : 7.500 euros de subsides à une ASBL dont l’objectif…accrochez-vous, a pour vocation la volonté de réunir des personnes de tous horizons et de toutes cultures en favorisant des échanges interculturels multilingues !!!

Magnifique non !  Fallait le trouver !  Qu’en termes élégants ces choses-là sont dites…

Mais de toute façon, c’est l’argent du cochon de contribuable jettois, donc… on s’en fout !!!

Un petit cadeau par-ci, un petit cadeau par là, cela pourra toujours aider lors d’une élection particulièrement indécise.

Du beurre dans les épinards

–       Le Collège rencontre les représentants des Fabriques d’églises, mais non pas dans la commune, mais au restaurant, c’est plus sympathique.  Soit 650 euros à charge du contribuable !

–       L’Echevin de l’Enseignement, qui n’a rencontré que deux fois en trois ans les directeurs d’écoles leur offre à déjeuner.  Sympathique non avant la campagne électorale ?  400 euros à charge du contribuable jettois… Mais on s’en fout !!!

Il ne  viendrait évidemment jamais à l’esprit de Doyen-Pinocchio ou du très curieux échevin Leroy, qui pourtant bénéficient de frais de représentation et d’un traitement confortable, de faire ces invitations à leurs frais ! Non, dans ce monde-là, cela ne se fait pas. Il faut avant tout vivre sur la bête, c’est-à-dire aux frais des Jettois !

–       Encore et toujours SIDI BIBI : Alors qu’il a été totalement démontré, photos à l’appui, par le conseiller communal Jean Werrie qui a été sur place, que le projet Sidi Bibi était totalement nul, on envoie à nouveau une mission, on se demande bien pourquoi, dont le coût total dépasse les 6.700 euros !!! Mais pas d’importance, c’est évidemment le contribuable jettois qui paye.

–       Je passe évidemment sur toutes les inaugurations et fêtes diverses dont le seul but n’est évidemment que de faire de la propagande électorale.  J’épingle cependant la curieuse « fête » « Carrefour Afrique » qui, curieusement, se déroulera un mois avant les élections.  Bien entendu, cette « fête » n’a jamais eu lieu auparavant, et seul un esprit pervers pourrait y voir une quelconque relation avec le scrutin communal. Soit, de nouveau, 5.000 euros à payer par le contribuable jettois.

Voilà un tout petit florilège de la façon dont sont utilisés les impôts de nos concitoyens alors même que la commune de Jette est, depuis 2004, sous transfusion massive d’argent venant de la Région. (Plus de cinq millions d’euros par an au total !!!).

Ces quelques décisions représentent, au total, 50.250 euros, montant qui trouverait évidemment à s’employer avec efficacité pour aider les Jettois en recherche d’emploi ou en grande difficulté sociale.  Mais ces gens-là, évidemment, n’intéressent ni Doyen/Pinocchio ni Leroy car, d’après eux, c’est un public qui …vote mal !!!

Il est effarant de constater que, décidément, Doyen-Pinocchio et son comparse Leroy sont incorrigibles… ou paniqués, espérant encore, avec ces dépenses somptuaires, faire croire qu’à Jette, tout va bien, que l’argent peut être dépensé n’importe comment… et qu’il leur restera quelques électeurs.

merry_hermanus@yahoo.com

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DOYEN-PINOCCHIO et PIROTTIN pris une nouvelle fois le pantalon sur les chaussures !

La Dernière Heure, 14 mai 2012

Hier, la « Libre Belgique » et la « Dernière Heure », continuant leur « voyage électoral » à travers les 19 communes de notre Région, ont abordé la situation de la commune de Jette.

Oh stupeur ! Oh tremblements ! Oh désolation dans les lieux saints !

Une nouvelle fois, l’échevin Pirottin, vous savez celui qui croit que c’est le coq , chantant sur son fumier, qui fait se lever le soleil, celui a fait le « cadeau » aux Jettois de l’impôt cadastral le plus élevé de Belgique, profère, dans la «Dernière Heure» (article ci-joint) un énorme mensonge.

En effet, il ose dire : « En 2003, sous l’ère Hermanus, la dette cumulée croulait sous 24 millions ».

Petit problème ! Infime petite précision !

Un tout petit rien !

En 2003, … je n’étais pas échevin !

En effet, j’ai quitté le Collège en juin 1996 et n’y suis revenu qu’en décembre 2006.

J’ai évidemment téléphoné au journaliste qui a rectifié le tir (voir article ci-dessous).

Mais le plus important est évidemment de lire à quel point le mensonge est entré dans les mœurs de ce Collège Arlequin.

Osez dire que j’étais échevin en 2003 !

Osez dire que c’est « sous l’ère Hermanus » que la dette cumulée croulait sous 24 millions,  c’est quand même énorme !!!

Petite précision et vérité des chiffres : C’est à partir de 1999 que le déficit cumulé commence à devenir important, et c’est sous l’ère Doyen-Pinocchio qu’il atteindra, en 2004, non pas 24 millions d’euros, mais 27 millions d’euros !!!

Inquiétant quand même d’avoir pour échevin des Finances quelqu’un qui ose proférer de tels mensonges.

Important de rappeler que pendant les 14 dernières années où j’ai été échevin des Finances, c’est-à-dire de 1982 à juin 1996, les impôts communaux n’ont pas augmenté d’un seul centime !

Cela, c’était une gestion voulue par Jean-Louis Thys et moi-même.

Curieusement, ils ont augmenté, pour la première fois depuis 14 ans, l’année qui a suivi mon départ du Collège !

Il est vrai qu’à cette époque :

–      On ne jetait pas à la poubelle une étude d’implantation d’une école !

–     On ne s’offrait pas des fresques à 150.000 € !

–     On ne s’offrait pas des vestiaires de sport de luxe à 450.000 € !

–     On n’installait pas des ruches sur le toit de la Maison communale !

–     On ne se faisait pas rembourser 2 euros d’achat d’oranges !

–     On ne perdait pas les conventions avec la Région ! Etc…

Autrement dit, le contribuable jettois était respecté !

Cela fait toute la différence !

Autre énorme mensonge :

Dans la « Libre Belgique », Doyen-Pinocchio affirme (voir article ci-joint) « En 2006, nous avions un accord pour former un Olivier avec Ecolo et le PS, puis, suite au désistement de son épouse, est arrivé celui qu’on n’attendait plus : M. Hermanus ».

 Enorme !!!! Quand on sait que Doyen-Pinocchio himself a fait voter ses troupes en masse pour que je devienne échevin !

En effet, c’est le Conseil communal qui élit les échevins, et sans les  voix du Cdh, il est évident que je n’aurais pas pu être nommé.

Doyen-Pinocchio m’attendait tellement, qu’il a fait des mains et des pieds pour qu’un autre socialiste, recordman des voix de préférence, ne soit pas désigné en qualité d’échevin, me répondant, à longueur de réunions «  Je ne veux pas de ce type comme échevin » ! Ce qui ne l’a pas empêché de faire les yeux doux à « ce type » pour qu’il quitte le PS et rejoigne sa liste !

Récemment, je discutais avec quelques amis sur le mensonge en politique, et nous nous demandions comment il est possible que ces gens, Doyen-Pinocchio, Pirottin, et quelques autres ailleurs dans Bruxelles, fassent des mensonges un mode de vie.

Est-ce une question d’éducation ?

Est-ce parce qu’au départ, des gens comme Doyen-Pinocchio méprisent ceux qui ne pensent pas comme eux ? Puisqu’un jour, au Collège, m’ayant traité de « pervers » parce que je posais une question, un échevin Cdh, posant la même question, Doyen-Pinocchio lui répondit textuellement : « Toi, tu poses cette question en  «chrétien sincère» ! J’en étais totalement abasourdi, voyant ressurgir du cerveau reptilien de Doyen-Pinocchio des restes mal digérés d’un climat de guerre scolaire.

Conclusion :  « On peut mentir à quelqu’un souvent, mais on ne peut pas mentir à tout le monde tout le temps » !

C’est ce que les Jettois ont compris.

merry_hermanus@yahoo.com

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Hervé Doyen classé parmi les cumulards !

La lecture de la « Capitale » de ce 6 février était particulièrement  intéressante.

Nous y apprenons qu’Hervé Doyen, ci-devant chef de la Majorité la plus coloriée de Bruxelles, est classé parmi les « cumulards » de la Région.

Ainsi que la « Capitale » le précise : « il dépasse le plafond de 8.000 euros nets, soit une fois et demie l’indemnité de parlementaire, en cumulant ces deux mandats avec une fonction spéciale ».

Ainsi, Hervé Doyen atteint ce plafond de 8.000 euros nets, mais il occupe aussi une fonction de secrétaire du Bureau du Parlement, ce qui lui donne droit à 500 euros supplémentaires qui ne rentrent pas dans le calcul de ce plafond.

Peut-être est-il bon de préciser qu’Hervé Doyen n’a jamais réussi à se faire élire député directement.

Il n’est rentré au Parlement régional que grâce à la ficelle de la suppléance.

En examinant les chiffres des résultats électoraux, vous pourrez constater que les votes qu’il a réunis sur son nom sont dérisoires en opposition à son traitement qui, lui, est tout à fait plantureux.

Quant au contribuable jettois, il paye !  Jette, ne l’oublions pas,  est recordman de Belgique en matière  d’impôt cadastral.

Quant aux amendes administratives et autres, les Jettois payent aussi.

Mais, maintenant, ils savent pourquoi ils payent !

Il est vrai que de telles rémunérations permettraient de payer une note du restaurant « Chez Bruneau », mais, malheureusement, comme on l’a vu, là aussi, c’est le contribuable bruxellois qui a payé la « générosité » d’Hervé Doyen.

merry_hermanus@yahoo.com


Lettre ouverte aux « Amis de la morale laïque ».

Avant toute chose, j’exprime ici le respect que j’éprouve pour ceux qui, au jour le jour, essayent, avec d’énormes difficultés, de faire vivre les « Amis de la Morale Laïque ».

Ils ont bien du mérite, à Jette, où le Collège fait tout ce qu’il peut pour les saboter.

Mais aussi sympathiques soient-ils, il ne m’est plus possible de me taire face à la situation de notre Enseignement et, en particulier, de l’Enseignement communal jettois.

Historiquement, la bataille pour la laïcité dans notre pays s’est déroulée d’abord dans l’Enseignement.

Pendant plus de 150 ans, les partisans de la laïcité se sont battus pour faire de l’Enseignement communal et officiel un lieu de neutralité politique et religieuse, un lieu où les valeurs des lumières, de la Liberté de pensée, et du libre examen sont véritablement à leur place.

Il est vrai que, contrairement à ce qui s’est passé en France, les défenseurs de la laïcité ont perdu de nombreuses batailles.

De 1884 à 1914, les Gouvernements catholiques monocolores ont tout mis en œuvre pour détruire l’héritage des écoles officielles.

La guerre scolaire, de 1954 à 1958, s’est terminée, comme souvent en Belgique, sur un compromis bancal très défavorable pour les partisans de la laïcité.

Mais l’effondrement auquel on assiste aujourd’hui est bien plus dramatique que ces défaites politiques.

L’absence de réaction du Gouvernement bruxellois, son absence de prévoyance, sa cécité face au bouleversement démographique de notre Région sont grandement coupables.

Oui, nous sommes dans une Région où on pense à asphalter l’Avenue du Port, à installer des WC à 170.000 € dans les parcs publics, à dépenser 70 millions d’euros pour une ligne de tram totalement inutile, à faire des ronds-points ridicules, MAIS on n’a pas songé à construire des écoles !!!

Pourtant, les statistiques régionales sont fort bien faites. On pouvait y lire l’évolution de la démographie d’ailleurs mise en avant dans d’excellents articles de presse, en particulier dans l’un d’entre eux signé François Robert qui, il y a quelques années, exprimait clairement les conséquences de l’explosion démographique.

On découvre, en 2011, qu’il manque dans notre Région 70 écoles !

De nombreux parents ne trouvent plus d’établissement, et ceux qu’ils trouvent sont dans un état épouvantable.

On va, en septembre, en catastrophe, installer des containers pour y parquer les enfants !!! Effroyable !!!

Des directeurs d’établissements et des enseignants tirent la sonnette d’alarme en expliquant qu’il ne suffit pas d’installer des containers, mais que toutes les autres infrastructures doivent suivre.

Les enseignants, sous-payés, socialement méprisés, écrasés de travail, tentent, vaille que vaille, de poursuivre leur sacerdoce dans une situation de plus en plus chaotique.

Cela en est à un tel point que la Ministre en charge va prendre une mesure générale pour interdire les classes de 30 enfants !

On croit rêver, mais c’est un épouvantable cauchemar.

30 enfants qui, dans de nombreux établissements de notre Région, maîtrisent mal le français, qui, lorsqu’ils rentrent à la maison, ne parlent pas le français, et qui, lorsqu’ils regardent la télévision, la regardent dans une langue étrangère.

Comment, dans de telles conditions, aboutir à des résultats positifs ?

Comme toujours, dans de tels drames, ce sont nos concitoyens les plus pauvres, les communautés les plus fragilisées qui sont les premières victimes de cette situation.

L’Enseignement est le vecteur essentiel de l’intégration.

L’Enseignement est l’outil essentiel de la transmission des valeurs.

L’Enseignement est le seul et l’unique moyen de faire accepter le contrat social qui est le liant d’une société.

Or, c’est cet Enseignement qu’on a totalement négligé !

On a sacrifié, à Bruxelles, des générations d’enfants qui, mal encadrés, mal formés, auront des chances à peu près nulles sur le marché de l’emploi.

Est-il exact que dans notre Région, certains quartiers atteignent, pour les 18-25 ans, des taux de chômage de 40% ?

C’est la situation que vivent des pays en voie de développement… et c’est à Bruxelles … nous en sommes responsables !

Au début des années 90, il y avait, dans les écoles communales de Jette, en moyenne 16 à 17 élèves par classe…

J’en étais à ce point fier que j’y avais accompagné Elio Di Rupo, Ministre de l’Enseignement.

La transmission, l’Enseignement pouvaient se réaliser.

L’intégration fonctionnait et j’étais fou de joie et de fierté lorsque je rencontrais dans le monde du travail des enfants issus de l’immigration que j’avais vus sur les bancs de l’école.

Oui, cela donnait un sens à ma vie.

Ces gens avaient fait leur chemin. Ils avaient étudié. Ils travaillaient.  En un mot, ils construisaient leur bonheur !

Aujourd’hui, les Directions d’écoles, les enseignants sont totalement démoralisés.

Dans les années 60, le philosophe Garaudy avait écrit, face au refus de l’Enseignement élitiste français de prendre en charge les enfants des milieux défavorisés, que « c’était Mozart et Einstein qu’on assassine ».

Aujourd’hui, en Région bruxelloise, cet « assassinat » est massif.

Le « massacre » est général. La classe moyenne vote avec ses pieds et quitte Bruxelles.

L’Enseignement bruxellois s’est effondré.

Que dire alors de Jette où le Collège méprise en permanence cette compétence essentielle.

L’échevin « en charge » voulant tout simplement supprimer une école !!!

Hervé Doyen, « l’élu de justesse », estimant quant à lui que ce n’était pas le rôle de la commune de fournir des repas chauds !

Alors ? Alors ?

Quand je reçois cette sympathique invitation des « Amis de la Morale Laïque » de Jette pour assister à une conférence sur les révolutions arabes, je me dis que l’assourdissant silence des « Amis de la Morale Laïque » de Jette et d’ailleurs sur la faillite de l’Enseignement communal et officiel à Bruxelles est aussi criminel que la passivité et la cécité dont les politiques ont fait preuve.

Pourquoi ce silence sur ce qui est essentiel ?

Pourquoi ce silence sur ce qui devrait être la préoccupation première ?

Est-il plus important d’évoquer des thèmes exotiques plutôt que de prendre position sur ce qui se passe chez nous, dans notre Région, dans notre commune ?

Apparemment, c’est en tout cas plus confortable.

C’est à pleurer quand je vois que le Collège de Jette exige, pour cette conférence, que les « Amis de la Morale Laïque » payent 60 ou 90 euros pour occuper la salle, alors qu’Hervé Doyen fait en permanence des cadeaux, des mise à disposition de matériel, de véhicule, etc, à des dizaines de troupes de scouts…et qu’il ne fait pas payer ses taxes, depuis plus de dix ans, à l’Atelier 340, qu’il dépense près de 3000 euros en cartes de voeux et en timbres pour souhaiter la bonne année… électorale aux Jettois, et se fait attribuer cinq fois plus de cartes de voeux qu’aux autres échevins !!! De toute façon, c’est le contribuable qui paye tout, les cartes et les timbres. Des bons voeux à ce prix là, on ne peut pas s’en passer !!!

Mais les « Amis de la Morale Laïque » doivent payer !

Et malgré cela, malgré le chaos, malgré l’ostracisme, malgré l’effondrement de ce qui nous tient le plus à cœur, c’est le silence, c’est le regard pointé sur la ligne d’horizon plutôt que ce qui se passe chez nous.

Oui ! à ces questions, j’aimerais avoir des réponses.

Oui ! Le militantisme laïc a tout son sens, mais pas pour parler de botanique ou de la reproduction des baleines en milieu aquatique.

Oui ! Le militantisme laïc a un sens quand il combat pour l’essentiel : l’avenir de nos enfants, l’avenir et la transmission de nos valeurs, ces valeurs pour lesquelles des générations et des générations de laïcs se sont battus !

Eux ne se sont pas tu !

Merry HERMANUS
merry_hermanus@yahoo.com

GROUWELS : DEMISSION !!!

Nous sommes nombreux à avoir été profondément choqués par les propos tenus par la Ministre bruxelloise Grouwels la semaine passée, au moment du refus par la Nva de discuter la note d’Elio Di Rupo.

La Ministre Grouwels estimant que « Bruxelles n’avait pas besoin de plus d’autonomie » !

Ce n’est pas son premier coming out.  Cela fait longtemps, et à de multiples reprises, qu’elle s’affirme comme anti-Bruxelloise, ne ratant aucune grande occasion pour clamer  son opposition soit au refinancement soit à l’autonomie complète de la Région.

La Région bruxelloise, telle qu’elle existe aujourd’hui, est issue d’une négociation menée en 1988 par Dehaene et Moureaux.

Cette Institution ne pouvait fonctionner que sur base de la loyauté communautaire et régionale. Or, ce que fait Mme Grouwels, de façon continue depuis la Législature précédente, c’est évidemment un manque total de loyauté régionale.

Dans n’importe quel pays démocratique, elle aurait dû démissionner depuis longtemps.

Elle est devenue, de fait, le symbole du non fonctionnement de la Région bruxelloise qui n’est plus, finalement, qu’une machine à gaz qui ne produit plus rien.

Il serait particulièrement intéressant de faire une analyse, sur le long terme, des ordres du jour des Conseils des Ministres bruxellois pour pouvoir identifier la longue décrépitude de la Région qui n’est plus, en définitive, que le « tiroir caisse à subsides » de certaines communes.

L’Administration régionale est totalement démotivée puisque cela fait pas moins de trois fois que le cadre linguistique a été cassé, tout simplement parce qu’il ne respecte pas la Loi.  Celle-ci exige le comptage des dossiers selon la langue utilisée.

Or, sous la pression de gens comme Mme Grouwels, on impose un chiffre arbitrairement défini avec, comme conséquences, que le moindre recours annule le cadre linguistique et, dans la foulée, toutes les promotions que pourraient avoir les fonctionnaires régionaux.

Comment, dans ces conditions, exiger de ceux-ci la moindre motivation ?

Lorsqu’elle est devenue Ministre, dans la mesure où je la connaissais un peu, j’ai souhaité présenter à Mme Grouwels les Centres d’entreprises de Molenbeek.

Elle s’est gentiment prêtée à cette visite.

Au cours des échanges particulièrement cordiaux que nous avons eus, elle m’a précisé qu’elle ne se sentirait bien à Bruxelles que lorsque, dans les hôpitaux et dans les boutiques, on s’adresserait d’abord à elle en flamand !!!

Chacun sait qu’au niveau démographique, il reste, à  Bruxelles, moins de 10% de Néerlandophones.

Qu’à cela ne tienne, si on écoute les patrons flamands et  Bart De Wever, ils veulent la co-gestion de notre Région qui, en termes de ressources fiscales, est quasiment exsangue.

Ce qui manque, c’est du courage et de la franchise.

On pourrait sans difficulté, au niveau bruxellois, remplacer Mme Grouwels par un Ministre SP, les représentant de ce Parti n’ayant jamais pris des positions anti-Bruxelloises.

Mais on ne le fera pas, et Bruxelles continuera à s’enfoncer dans le marais de la non gestion, avec, comme conséquences, l’effondrement de toute une Région et une paupérisation accélérée de la population… ce que d’aucuns souhaitent manifestement.

Merry Hermanus
merry_hermanus@yahoo.com

Un si joli village dans la ville. De la douceur de vivre… au mal vivre !

Lorsque Jean-Louis Thys et moi-même avons lancé le projet de « Jette Village », l’objectif était de créer un village dans la ville.

Aujourd’hui, on est loin du compte !

Les problèmes s’accumulent et se multiplient.

Les trois mille habitants de ce quartier souffrent de plus en plus de l’abandon, des fausses promesses,  et du refus du Collège de voir les problèmes dans leur réalité.

La Jeunesse : Rien n’est fait pour répondre aux besoins de la Jeunesse.  Certaines bandes circulent, désœuvrées, avec les conséquences habituelles… seringues, boissons, etc.

Il est vrai qu’il n’y a, à Jette, aucune Maison des Jeunes francophones, et lorsqu’on a proposé à Hervé Doyen d’en créer une, sa réponse a été : « Une Maison des Jeunes, Non ! Ça attire les Jeunes » !!!

Vraiment digne d’un bêtisier !

Les problèmes de circulation sont épouvantables.  En concertation, un échevin avait déclaré : « J’ai de bons contacts avec la Région. On va créer une nouvelle Sortie ».  Deux ans plus tard, rien n’est fait ! Mais on construit 250 appartements de plus !

Le Collège se ridiculise en installant des parkings à vélos dans des endroits aberrants.

Le marché qui était promis n’existe pas. Pourquoi ? Aucune information !

Le droit de place allait être gratuit. Est-ce exact ? Ou bien les maraîchers sont-ils dégoûtés par le montant qu’on leur demande ?

La crèche : silence radio sur toute la ligne.  Or, il semblerait que les subsides vont être perdus du fait de la mauvaise gestion de ce dossier par le Collège.  Quant aux habitants, ils attendent toujours !!!

Maison de quartier : Un échevin qui s’invite à une réunion du Comité de quartier déclare « C’est impossible à Jette » !!! Purement et simplement aberrant !

La plaine de sports qui est prévue, l’est dans un emplacement qui créera d’énormes nuisances aux habitants.   En effet, cette plaine de sports, qui sera éclairée la nuit, se trouve au niveau du premier étage d’un des immeubles.  Vous imaginez la suite !

L’équipement collectif est purement et simplement abandonné !

Le petit pont, si romantique, … tombe en ruine !

Les bancs tombent en morceaux !

Les panneaux routiers sont dans un état catastrophique, et certains poteaux d’éclairage sont tombés !

Cela fait un an qu’un plan des rues avait été promis…. Rien n’est fait !

Sur ce panorama désespérant, se greffe le chantier de 250 nouveaux appartements, qui, au plan de la circulation, provoquera des conséquences effroyables.  En outre, les habitants constatent que les responsables du chantier ne respectent pas les normes prévues en matière de bruit.

A cela s’ajoutent, dans le quartier, les énormes problèmes liés au parking des camions pour lequel évidemment le Collège ne fait rigoureusement rien et répond par le mépris et un assourdissant silence  à tous les citoyens qui essayent de remédier à la situation.

Mais soyez rassurés, Hervé Doyen viendra en personne inaugurer la nouvelle Brasserie, seule bonne nouvelle, qui s’installe, et donnera à tous  de larges giclées d’eau bénite de cour, accompagnées de promesses qui n’engageront bien sûr … que ceux qui les entendent.

Ne comptez pas sur lui pour expliquer pourquoi le Collège dépense 120.000 euros pour une fresque, le petit caprice de l’échevin Leroy, et ne trouve pas l’argent pour tout ce dont la population a besoin !

Merry Hermanus
merry_hermanus@yahoo.com