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L’Enseignement à Jette et la Liberté de l’information. L’étrange interview de l’échevin Leroy.

Nombreux sont les Jettois et les enseignants qui m’ont appelé ce matin après avoir entendu l’interview de l’échevin de « l’Enseignement et de la Culture » à propos de la rentrée scolaire à Jette.

On se rappellera que ce curieux échevin avait montré tout l’intérêt qu’il portait à l’Enseignement en étant absent, l’année passée, le jour de la rentrée scolaire !

Il s’était aussi particulièrement illustré lorsqu’il avait évoqué la nécessité de supprimer une école.

On est effarés en constatant  la différence qu’il y a entre les déclarations des enseignants qui vivent une réalité dramatique et le discours chloroformant de l’échevin dont il ressort qu’il ne connaît absolument pas son sujet.

Il faut également savoir si, oui ou non, la liberté d’information pour la presse existe à Jette.

Est-il exact que les directions d’écoles ne peuvent s’exprimer qu’en ayant à leurs côtés un fonctionnaire communal qui contrôle leurs paroles ???

Pour le reste, Mme Rouffin, Chef de Groupe PS au Conseil communal, avait déjà mis l’accent sur un nombre considérable de problèmes et, en particulier, le scandale de la rénovation de l’école du Poelbos dont le premier projet date de 1994.

Un deuxième projet a été entamé sous la Législature précédente, mais ne visait pas l’Enseignement. Il visait essentiellement une activité gérée par un échevin Cdh (Cures du jour). Son extraordinaire surdimensionnement  a d’ailleurs conduit à devoir jeter à la poubelle, en 2007, la totalité du travail effectué par le Bureau d’Etudes dont la facture a toujours été cachée.  J’en ai demandé la communication à diverses reprises, mais on ne me l’a jamais donnée, et ce, en violation du prescrit de la Loi communale.

Après cela, un nouveau projet bien modeste a été entamé, mais pour lequel aucun subside n’a encore été obtenu.

Mais que les habitants des Jardins de Jette se rassurent, l’école flamande Sint-Goedele, elle, s’implantera dans le quartier.

En outre, les parents ont eu « l’heureuse » surprise de voir augmenter les frais des repas et des garderies, alors qu’en ma qualité d’échevin des Affaires Sociales, j’avais réussi, depuis 2007, à maintenir les prix.

Des enseignants et des directions d’écoles nous ont appris que le sommet du ridicule avait été atteint lorsqu’un fonctionnaire communal s’est présenté dans les écoles, muni d’un terminal de cartes bancaires, pour obtenir le payement des frais de repas et de garderies… à mourir de rire… ou à pleurer de tristesse !!!

Mieux encore, certaines écoles n’ont toujours pas reçu le matériel avec lequel elles commencent l’année scolaire, c’est-à-dire cahiers, etc, pour ne pas parler des photocopieuses en panne !

Encore plus fort, l’utilisation par les écoles de bus scolaires sera privatisée !

Et, pour couronner le tout, dans au moins trois écoles communales, il y a des classes de 31 élèves.

Les directions d’écoles et les enseignants sont découragés, scandalisés, mais ils doivent se taire, et, surtout, ne rien dire de la situation dramatique qu’ils vivent !

Décidément, l’Enseignement jettois est le parent pauvre de cette Majorité qui dépense 150.000 euros pour une fresque « durable », et multiplie les fêtes, les inaugurations et les remises de prix dans le seul but d’accroître la notoriété de certains gestionnaires médiocres pour qui l’avenir de nos enfants ne compte pas.

Seul compte leur avenir politique…

Merry Hermanus
merry_hermanus@yahoo.com


Un échevin très concerné

La rentrée scolaire a eu lieu ce 1er septembre dans des conditions parfois extrêmement difficiles où l’angoisse bien compréhensible des petits se mêlait avec celle, beaucoup plus grave, des parents en difficulté pour trouver des écoles.

Dans une école jettoise s’est déroulé un fait exceptionnel.  En effet, le personnel s’est retrouvé avec un enfant qu’un père était venu « abandonner » dans la cour de l’école.  Cet enfant n’était ni inscrit ni connu de l’établissement.

Tout le personnel de l’école était évidemment en émoi, et face à cette situation inusitée et extrêmement difficile à gérer, tout le monde a essayé de mettre la main sur le nouvel échevin de l’Enseignement, M. Leroy.

Impossible !!!   Le nouvel échevin de l’Enseignement ayant cru bon de prendre ses vacances au moment de la rentrée scolaire !

On peut supposer qu’il ne voulait sans doute pas être agressé par les parents dans leur quête désespérée afin de trouver un établissement scolaire pour leurs enfants.

Dans une interview à la Dernière Heure, il a signalé que ces parents étaient confiés à une cellule d’accompagnement !

Je pense qu’on pourrait lui proposer d’être lui aussi pris en charge afin qu’on puisse lui expliquer quelles sont les responsabilités d’un échevin de l’Enseignement le jour de la rentrée des classes.

Curieuse conception de son rôle !  Mais il est vrai que ce même échevin avait considéré, il y a quelques mois, qu’il faudrait supprimer une école à Jette.  Je suppose qu’il pensait à dégager des moyens financiers lui permettant de faire faire de nouvelles fresques ou d’organiser un bal à sa gloire !!!

merry_hermanus@yahoo.com
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La rentrée des classes à Jette

En ma qualité d’Echevin de l’Instruction publique de 1981 à 1996, et de 2006 à 2009, j’ai pris connaissance avec indignation des affirmations dans la presse, de l’Echevin Leroy en charge de l’Enseignement dans la commune de Jette.

Je tiens tout d’abord à rappeler que l’Echevin Leroy a publiquement et devant témoins estimé, il y a un an et demi, qu’il conviendrait de fermer une école à Jette.

Dès lors, ses larmes de crocodile devant l’impossibilité, pour de nombreux parents, de trouver un établissement d’enseignement pour leurs enfants me choque au plus au point.

Ce n’est certainement pas lui qui se préoccupe de ce problème !

Par ailleurs, le fait de mettre les parents dans une cellule d’accompagnement est tout à fait grotesque et insultant.  Je suppose qu’on leur donne également une boîte de kleenex et quelques bonbons acidulés.

La réalité est évidemment toute autre !

Je rappelle que pendant la période où j’ai eu le plaisir de gérer la commune avec Jean-Louis Thys,  j’ai mis en chantier pour 750 millions d’anciens francs belges de bâtiment scolaires.

Dès 1994, j’avais mis en chantier la rénovation de l’école du Dieleghem que l’actuel Bourgmestre et son équipe ont volontairement saboté en surdimensionnant un projet totalement impayable.

Dans une ville qui connaît un accroissement démographique considérable et où le premier devoir est de favoriser la création d’écoles nouvelles, l’actuelle Majorité a tout fait pour limiter les possibilités offertes aux écoles communales.

Or, la commune de Jette voit son taux de chômage exploser. L’une des raisons est évidemment l’absence de formations de qualité.

Aujourd’hui, à Jette, on sacrifie un certain nombre de générations, et ce, malgré les efforts considérables faits par les enseignants dans les conditions les plus difficiles.

Ceux qui se rendent coupables de ces négligences porteront une responsabilité écrasante face à l’avenir.  En effet, Ils n’ont pas compris que l’intégration ne peut plus se faire dans les quartiers ou dans les familles du fait du déséquilibre démographique dans certaines zones de notre commune et que, donc, seul l’enseignement est le dernier  instrument  d’intégration.

Or, les écoles ne sont pas suffisamment nombreuses et ne disposent pas des moyens dont elles auraient besoin.

Dès lors, l’hypocrisie de ceux qui, dans une interview, regrettent l’absence de locaux, et envoient les parents dans des cellules d’accompagnement psychologique, me choque au plus haut point, car l’objectif n’est que de masquer leur volonté de réduire l’enseignement communal jettois dans sa plus simple expression, surtout dans la mesure où il tend à aider les familles les plus défavorisées de la commune car, selon ce que croit l’équipe d’Hervé Doyen, ces familles là ne votent pas pour la Liste du Bourgmestre.

C’est là leur plus grand défaut !

merry_hermanus@yahoo.com
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