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L’Histoire comme arme de destruction massive.

« Quelle lassitude blasée, quelle saturation de pensée abstraite se développe parmi les peuples les plus civilisés et les prépare aux déchainements de la barbarie. »  George Steiner

A quoi bon !  Qui cela peut-il intéresser ?  Je devine le peu d’appétence pour un texte sur un livre d’histoire… et puis comme me le dit souvent mon ami Willy, une fois de plus, je vais être prolixe. Pourtant, je ne résiste pas tant l’histoire et la façon de l’enseigner me semblent essentielles dans notre culture, dans notre civilisation.  Rien ne peut y être anodin, c’est la recherche de la vérité, ce n’est pas peu de chose !

Quelle joie fut la mienne de découvrir il y a une dizaine de jours que la première page de mon « Libération » quotidien était consacrée à un nouveau livre d’histoire, œuvre collective, réalisée sous l’autorité de Patrick Boucheron, professeur au collège de France.  ( Histoire mondiale de la France. Seuil )  Lecteur compulsif d’histoire, relisant constamment Jules Michelet, Furet, Mona Ozouf, Febvre,  Winock, Le Goff,  Veyne et de tant d’autres, je me jetai avec avidité sur les articles de « Libé » et du « Nouvel observateur » évoquant cet important ouvrage auquel ont participé plus de cent historiens.  Ces articles provoquaient chez moi une curieuse impression, presque un malaise.  En effet, sous le titre « Une autre histoire est possible », les journalistes Favre, Dauroux et Daumas après avoir résumé et expliqué la philosophie de ce livre, concluaient : « … ce nouveau récit est donc le bienvenu… il signe la rentrée en force de l’histoire dans le débat national. »

Bon !  Jusque là rien que de positif !  Là où le bât me blesse, c’est lorsque le professeur Boucheron, maître d’œuvre de l’ouvrage,  explique dans des interviews : « L’histoire nationale ne m’intéresse pas tant que ça, mais l’émotion de l’appartenance oui !  Il est inconséquent d’abandonner cette émotion qui a été compromise par l’histoire et le nationalisme » et de poursuivre « sans culpabilisation ni repentance, les cent vingt-deux historiens proposent sur le modèle de Jürgen Habermas de réinventer un patriotisme d’inspiration universaliste et ouvert sur la diversité, sur le monde », il conclut : « il serait bon de trouver quelque chose de pas indigne de dire notre manière d’être ensemble.  C’est l’histoire de France à venir. »

En conséquence, le concept de ce livre est d’englober l’histoire de France dans le vaste magma de l’histoire mondiale contemporaine des faits, des événements pour  les cent quarante-six dates évoquées.  Ainsi, s’agissant de moments marquants de l’histoire de France, il est question de ce qui se passe ailleurs au même moment sur notre planète… ce qui disparaît donc, c’est la spécificité française de l’histoire !

L’un des rares avantages de l’âge, si on dispose encore d’une solide mémoire, est de pouvoir mettre les faits en perspectives, de dégager des références oubliées par beaucoup.  Agé de seize ans, j’avais découvert enthousiaste, « L’histoire du monde » de Jean Duché, parue chez Flammarion en 1960, il y a donc cinquante sept ans !  Ce journaliste-historien, les deux professions sont-elles compatibles ? très marqué à droite, avait lui aussi voulu éclairer l’histoire de France à la lumière de l’histoire du monde, il est vrai, dans son cas, très ethno-centrée, sur la France.

Beaucoup plus près de nous, Pierre Nora avec ses trois volumes des « Lieux de mémoire » parus en 1984 chez Gallimard envisageait globalement l’histoire de France ou plutôt des Français dans leur globalité et leurs diversités.  Ceci pour souligner que la démarche globalisante est loin d’être neuve.  Mais envisager l’histoire de France en cent quarante-six dates, pour recentrer le récit historique sur « l’ailleurs », ça c’est nouveau, bien dans l’air du temps, superbement conforme à un politiquement correct toujours plus castrateur !  C’est comme si les faits de l’histoire de France ne pouvaient plus se comprendre qu’au regard de ce qui se passait ailleurs.  Cela n’implique pas que je veuille minimiser ou ignorer ce qui de par le monde faisait aussi l’histoire… une autre histoire.  Cette histoire là, telle que l’a voulue Boucheron répond à la formule de George Orwell : « Qui contrôle le présent contrôle le passé. »  Si l’on veut écrire l’histoire de France, c’est d’abord de la France dont il convient de parler !  D’où ma principale interrogation, d’où vient cette volonté de vouloir réduire, minorer ou quasi ignorer ce qui fait l’histoire de France… n’est-ce pas une façon insidieuse de nier l’identité d’un pays, la dissoudre, car je n’en doute pas, c’est bien de cela qu’il s’agit dans « une autre histoire », cela ne veut-il pas dire : «  non ! il n’y a pas d’histoire nationale, il n’y a ni roman, ni récit national, la France n’existe que dans un  immense « gloubli boulga » fabriqué par le maelstrom de l’histoire du monde !

Bien sûr, il ne s’agit pas d’en revenir à Augustin Thierry, Guizot ou même au célébrissime Mallet-Isaac qui a nourri des générations de collégiens de la IIIème république aux années soixante.  Mais il s’agit de ne pas nier, d’accepter, d’assumer et d’expliquer ce qui a fait l’histoire de la France.  Certains pourraient penser que ce sont là des querelles picrocholines, tout juste bonnes à enfiévrer quelques spécialistes chenus.  Non !  Méfiez-vous car si l’histoire est la politique d’hier, la politique d’aujourd’hui est l’histoire de demain !  Le discours historique est toujours éminemment politique et Patrick Boucheron dans ses différentes interventions ne s’en cache absolument pas.

Ce ne fut pas par hasard si Napoléon III finança les fouilles pour tenter de retrouver le site d’Alésia, pas un hasard non plus si Pétain et Vichy font de Jeanne d’Arc leur héroïne de référence ou si de Gaulle fait entrer Jean Moulin au Panthéon !  Peut-être n’est-il pas inutile de rappeler que les cours d’histoire avec les cours de langues sont les premiers outils de l’intégration !  Je ne fais évidemment pas référence aux stupidités proférées par Sarkozy mais j’ai en mémoire les propositions très récentes tout aussi ridicules et scandaleuses d’une députée socialiste bruxelloise essayant d’obtenir que les immigrés se voient enseigner l’histoire du pays dont ils sont issus tout en ignorant celle du pays qui les accueille… bonne chance pour l’intégration dans une telle perspective !

Il est évident qu’il est impossible d’enseigner l’histoire de France sans envisager l’histoire du reste de la planète,  de là à dissoudre l’histoire nationale, il y a une fameuse marge.  Or, c’est là le cœur de l’œuvre de Patrick Boucheron et de ses cent vingt-deux collègues.  Là est le danger principal, gommer les spécificités nationales au profit d’une ouverture de focale si large qu’elle conduit à oublier, à nier le centre pour la périphérie.  Pourtant Jules Michelet écrivait déjà en 1864 : « Les âmes de nos pères vibrent en nous par des douleurs oubliées, à peu près comme le blessé souffre à la main qu’il n’a plus. » Si on englobe tout, on ne voit plus la terre où nos pieds sont enracinés.  Mon dieu… mon dieu, je prends conscience que j’ai osé le gros mot… « racine ! »

Aujourd’hui, c’est quasi une insulte, l’utiliser c’est me classer immédiatement à l’extrême droite, en rang aux côtés des quelconques Barrès, Péguy … Déroulède et son ignoble clairon appelant à la boucherie de 14.  Non !  L’insulte, c’est de dénier à quelqu’un le droit d’avoir des racines, d’être l’ultime bourgeon d’un vaste, d’un gigantesque arbre de l’histoire… de son Histoire !  Certains, en viendraient presque à nous imposer que tous les peuples ont des racines, sauf ceux d’Europe occidentale, ces immenses coupables, ces galeux de l’histoire, à qui on impose l’impérieux devoir d’oublier les leurs !  Boucheron y a bien sûr pensé puisqu’il écrit : « …sans repentance, ni culpabilité… »  non bien sûr, ce où conduit cette « autre histoire », c’est à l’oubli d’une chose essentielle l’universalisme de la révolution de 89, l’universalisme des Droits de l’Homme, source de toutes nos libertés, politiques, économiques, sociales et  humaines, libertés sur lesquelles reposent, n’en déplaisent aux « déclinistes », notre civilisation !

Moi, j’en reste à Michelet quand il écrit : «  Vous n’êtes pas une nation seulement, vous êtes un principe politique.  Il faut le défendre à tout prix.  Comme principe il faut le vivre.  Vivez pour le salut du monde. »  On est loin du repli identitaire, au contraire Michelet définit… rêve d’une France ouverte sur le monde qu’elle irradie des principes de liberté.  Relisez, une, deux, trois fois la citation de Steiner en exergue à ce texte et vous conclurez que décidément… Oui !  Cela mérite d’être défendu à tout prix !  Car, comme l’écrivait Jérôme Bimbenet : « Il est des temps dans l’histoire où il n’est plus permis d’être aveugle, où d’autres choses sont plus importantes que l’art ou l’esthétique. »

Le Symbole et le Piège

Une précision personnelle d’abord.  Celui qui rédige ces lignes est athée, non pas un de ces athées d’ostentation ou de circonstance mais quelqu’un qui a pu juger lors de moments où l’essentiel était en jeu que sa conviction restait forte, qu’aucune velléité de recours à des valeurs de transcendance n’affaiblissait sa lucidité.  Que l’on ne s’y méprenne pas ! Mon athéisme ne m’empêche pas d’éprouver une vraie émotion lorsque je découvre dans un appartement une petite croix ; le désir de croyance en un au-delà m’a toujours semblé être une réponse à l’inéluctable mort, néant que l’esprit de l’homme se refuse d’admettre… on peut le comprendre.

Le Symbole.

Le drame qui s’est déroulé hier dans la banlieue de Rouen est extraordinairement symbolique.  L’égorgement d’un prêtre au pied de son autel, au cours de la messe matinale, dans une église où ne se trouvent que cinq fidèles, voilà qui nous ébranle, qui touche en nous des fibres lointaines mais tellement présentes de  notre civilisation judéo-chrétienne.  L’assassinat du prêtre, pas de n’importe quel prêtre, un homme de quatre-vingt-six ans, au visage émacié, tête de moineau déplumée émergeant d’une chasuble dont sans doute le poids lui est lourd à porter.  Non !   Ils n’ont pas assassiné un jeune curé à poitrail de rugbyman, à cou de taureau ; c’est à un inoffensif vieillard qu’ils se sont attaqués, qu’ils ont égorgé pendant la messe, au pied de son autel, sacrifice quasi biblique !  La symbolique est immense, lourde, elle touche à l’essentiel, elle parle à nos cœurs de croyants… ou d’athées !  Parmi le monceau d’images dont  les télévisions nous abreuvent, il en est une qui donne un sens tout particulier à ce meurtre.  Cette commune a un maire communiste, cet homme s’est exprimé… entre ses sanglots, il n’a pu articuler que deux phrases… un maire communiste qui ne retient plus ses larmes face à l’ignoble assassinat du prêtre de sa commune.  Y-a-t-il un spectre plus large de la société française, du maire communiste… au curé !  Quel symbole de notre société… de notre civilisation.  Oui !  Voilà bien la preuve que ce n’est pas seulement ce vieux curé que les monstres ont égorgé mais c’est aussi notre civilisation !  Peut-on imaginer crime plus rituel ?  La victime, le lieu, le mode d’assassinat, le moment !  Tous les ingrédients de la symbolique sont présents, nous parlent, nous renvoient à l’histoire, aux pires moments des guerres de religions.  Peut-être n’est-il pas inutile de rappeler que certaines régions d’Allemagne ont vu leur population réduite de moitié lors de la Guerre de Trente Ans, pour ne pas évoquer les horreurs du 24 Août 1572 lors de la Saint Barthélemy… n’en doutons pas, voilà où nous renvoient les monstres se réclamant de l’Islam radical.  Je ne peux pas ne pas évoquer non plus l’assassinat systématique des communautés chrétiennes du Moyen Orient qui jour après jour subissent des persécutions sous prétexte qu’elles seraient les derniers représentants des croisés honnis alors que ces ignares ne savent pas qu’elles sont les derniers témoins des âges du Christ !  Nous devons le reconnaître ces meurtres des chrétiens d’orient n’ont guère ému en Occident, c’était loin, cela ne nous touchait pas directement… comme toujours la lâcheté, notre lâcheté se paye, nous la payons, nous la payerons encore longtemps !

Le Piège.

En France, les chiffres varient selon les sources, mais on évoque généralement que cinq millions de musulmans vivent sur le territoire national, sur soixante- six millions d’habitants, à Bruxelles quarante pourcent de la population serait musulmane, les démographes affirment que dans dix ou quinze ans la ville sera à majorité musulmane.  De fait, les islamistes appliquent à front renversé la stratégie du FLN en 1958, au moment où il a lancé sa campagne de bombes dans Alger notamment au Milk Bar et sur la corniche d’Alger, tuant un maximum de jeunes gens dans les lieux où ceux-ci se rassemblaient, l’objectif proclamé était « créer un fleuve de sang entre la communauté musulmane et les Pieds noirs de façon à rendre toute cohabitation impossible ».  Il y avait à l’époque en Algérie un million de Français et neuf millions et demi d’Algériens.  On connaît la suite !  Il fallut choisir entre le cercueil et la valise.  C’est exactement le même but que recherchent les islamistes et leurs thuriféraires.  Convaincre un maximum de musulmans que les pays d’Europe qui les ont accueillis ne sont que des terres où l’Islam est pourchassé, discriminé, insulté, jour après jour !  La preuve par « Charlie Hebdo ».   En un mot, des pays où le vivre ensemble est impossible ! Des pays où l’Islam n’a pas sa place comme religion, parmi les autres.  C’est ce même fleuve de sang qu’ils tentent d’alimenter crime après crime.  On entend, surtout en France, de plus en plus souvent des propositions visant à créer des camps de rétention, quelle pudeur pour appeler ce qui ne seraient que des camps de concentrations, voir à arrêter « préventivement » toute personne suspectée de radicalisation !  Voilà le piège, basculer dans de telles pratiques conduirait immanquablement à l’isolement des communautés musulmanes d’Europe, à les couper des communautés nationales… à faire ce que les Islamistes veulent… de crimes en meurtres, certains n’hésiteraient plus à s’en prendre au hasard à des musulmans.  Pour reprendre l’analogie de la guerre d’Algérie, les desperados de l’OAS ordonnaient de tuer un jour tous les facteurs algériens, le lendemain, tous les bouchers, le surlendemain tous les épiciers… ce fut une suite de meurtres ignobles, sans le moindre sens !  Sinon de terroriser la population musulmane.  Non !  Nous ne devons abdiquer aucune de nos libertés, nous devons rester, envers et contre tout, des états de droit.  L’arsenal judiciaire existe, il doit être appliqué avec la plus extrême rigueur, sans la moindre faiblesse.  Mais abdiquer nos libertés serait faire le jeu des terroristes… Ne tombons pas dans ce piège.

Comment s’en sortir.

La première des clés est entre les mains des musulmans.  Il faut qu’ils s’expriment avec force, sans ambiguïté, sans atermoiement, sans la moindre nuance pour condamner ces crimes atroces qui, qu’ils le veuillent ou non, que cela les choque ou non, sont commis au nom de LEUR religion !

Ensuite, il faut détruire de la façon la plus urgente les théories du complot qui font florès au sein de la communauté musulmane.  Une fois ce sont les Illuminati, une autre les Francs-maçons, une troisième les Américains, ou encore… mais c’est bien sûr le Mossad ou les Israéliens… ceux-là ils sont partout… c’est  bien connu depuis les années 40, ceux-là ils sont responsables de tout !  Leurs doigts crochus, si parfaitement dessinés récemment sur une affiche du PAC de Molenbeek Saint-Jean, enserrent le globe terrestre !  Cher lecteur, vous croyez que j’exagère…détrompez-vous, ce genre de théorie est extrêmement fréquente parmi les musulmans Belges ou Français !  C’est ce genre de justification qui est mise en avant pour expliquer l’inexplicable que ne peuvent comprendre ni admettre en toute bonne foi une masse de nos compatriotes de religion musulmane.  Dès lors, pourquoi ne pas trouver un refuge confortable de l’esprit grâce à l’une des multiples théories du complot.  Les média, les politiques ont l’impérieux devoir de combattre partout ce genre d’ineptie.  Il est vrai que cela n’est pas simple quand on voit Philippe Moureaux, l’ancien bourgmestre de Molenbeek, vice-président du PS s’afficher au premier rang en compagnie de sa malheureuse fille lors d’une conférence de Tarek Ramadan, dont les ambiguïtés sont connues de longue date, et que pire encore, à quelques mètres de celui qui fut longtemps professeur de critique historique, se vend « Le protocole des sages de Sion » faux antisémite qui nourrit les pires horreurs.  Apparemment, cela ne l’a en rien gêné !  En Septembre, il descendra encore d’un cran le toboggan du déshonneur en s’affichant comme conférencier aux côtés de ce même Tarek Ramadan, vous savez celui-là même qui au cours d’un débat avec Sarkozy se refusait à condamner la lapidation des femmes adultères, tout juste acceptait-il un moratoire !  Le brave cœur !
Ce soir-là, j’ai aimé Sarkozy…c’est dire !

L’autre clé est aux mains des politiques.  Il est impératif, urgent de mettre fin aux votes multiples (faculté de voter pour plusieurs candidats sur une même liste),
de les limiter à trois au maximum.  Tout le monde sait à Bruxelles que le vote multiple conduit à des campagnes électorales exclusivement communautaires, au prix de concessions dramatiques sur nos valeurs essentielles. C’est cette aberration qui a conduit le parlement bruxellois à être ce qu’il est, où la représentation est totalement déséquilibrée.  Pour le PS bruxellois, c’est vital s’il veut encore représenter l’ensemble de la population de notre région.  Il faut cesser de tergiverser sur la laïcité, sur l’extension du hallal, sur le voile, sur les horaires distincts dans les piscines.  De petits reculs, en petites lâchetés, c’est notre civilisation qu’on trahit !  Le résultat, nous venons tous de le voir en Belgique, en France, en Allemagne.  Je le crie aux responsables politiques en charge de notre avenir… écoutez ce qui monte dans la population, n’ayez plus comme seule ligne d’horizon votre réélection.  L’horreur n’est pas à nos portes, elle est dans nos maisons, elle est sur nos boulevards, elle est dans nos métros, elle est dans nos aéroports… elle est dans nos églises.  Si vous ne réagissez pas l’Histoire retiendra vos noms à côté de ceux qui ont trahi leurs devoirs essentiels !  L’infamie dans l’Histoire pour une réélection, le choix devrait être facile.

Et puis, il y a l’essentiel !  L’avenir !  Notre avenir, celui de nos enfants. L’enseignement communal !  Tout le monde le sait, dans certains quartiers les enseignants sont confrontés à d’inextricables difficultés ayant face à eux des enfants dont les parents ne parlent pas Français, qui ne regardent pas la TV en Français, qui sont dans des classes surpeuplées et dont les démographes, qu’apparemment personne ne lit, nous annoncent que ce sera encore bien pire dans les années qui viennent… Est-il faux de dire qu’aujourd’hui dans nos écoles, où il est impossible de transmettre nos valeurs… on fabrique non seulement des chômeurs mais aussi des enfants perdus qui pourraient se laisser tenter par les pires des solutions !  Ce n’est que grâce à un enseignement de nos valeurs et à des formations débouchant sur de vrais emplois que des solutions pourront être dégagées à long terme.  N’êtes-vous pas impressionnés par le fait que la plupart de ces terroristes entrent dans l’horreur en sortant du banditisme petit ou grand ? L’une de mes amies, directrice d’école retraitée, a l’un de ses anciens élèves dans une de nos prisons !  Toute cette problématique dépasse de loin Bruxelles, la Belgique, il n’en reste pas moins que le monde entier a compris et a écrit que Molenbeek a été le laboratoire du terrorisme européen.

Ne serait-ce pas un horizon magnifique pour le PS bruxellois et Wallon de construire avec tous les belges un autre rêve… de prendre les mesures pour sortir de la spirale de la discrimination conduisant dans certains cas vers le terrorisme et la haine de nos valeurs.  Mener la guerre contre la terreur ce n’est pas seulement mettre des soldats, des policiers sur nos trottoirs mais aussi et d’abord de modifier les mécanismes électoraux pervers,  de ne plus transiger sur nos valeurs, de prendre enfin sérieusement en main l’éducation des enfants de ces familles qui, c’est un fait avéré, seront à Bruxelles majoritaires dans dix ou quinze ans.

La France me fait peur !

On se souvient, dans les années 70, de la phrase célèbre du présentateur du Journal télévisé, Roger Gicquel, qui avait commencé son journal, suite à un fait divers, par cette phrase « La France a peur » !!!

Aujourd’hui, la France me fait peur !

Il m’apparaît que la patrie des Lumières, la patrie des Droits de l’Homme, la patrie de la Révolution française, qui a porté à la pointe du sabre des armées napoléoniennes…(ce qui n’est pas très sympathique, mais qui, néanmoins a été extraordinaire), les Droits de l’Homme et la majorité des idées politiques sur lesquelles fonctionnent encore nos sociétés occidentales aujourd’hui, est au bord du précipice.

L’affaire Tapie…, je ne peux m’empêcher de faire référence à l’affaire Stavisky qui, dans le début des années 30, a amené la France au bord du gouffre après les émeutes fascistes du 6 février 1934.

D’autres affaires judiciaires en cascade mettent à mal l’Establishment politique. Que ce soit l’affaire Bettencourt, l’affaire des rétros commissions sur les sous-marins pakistanais, les frères Guerini à Marseille etc.

Les cinq ans de la présidence Sarkozy ont hystérisé les Médias.  La presse ne s’en est toujours pas remise, et, manifestement, elle se refuse à s’inscrire dans le style présidentiel qu’Hollande tente, tant bien que mal, d’imposer.

La presse qui doit vendre au jour le jour, ou semaine après semaine, son papier, ne supporte pas un homme qui reste sur la réserve, et qui tente d’assumer sa mission sans bling bling et sans l’hallucinante nervosité qui, au jour le jour, caractérisait la présidence de Sarkozy.

C’est dans ce climat que prospère le Front National de Marine Le Pen.

La dédiabolisation de cette formation d’extrême-droite est parfaitement réussie. 

Les sondages se répètent, les uns après les autres.

40% des Français ont une bonne opinion de Marine Le Pen tandis que Jean-François Copé récolte 13% et François Hollande 30%.

La Droite française a totalement implosé.

On pouvait espérer que ceux qui s’étaient regroupés autour de Fillon resteraient dans la ligne Chirac, à savoir ni accord, ni rapprochement avec le Front National. 

Ce n’est plus le cas !

Même Fillon, ce beau-fils idéal, avec son impeccable ligne à droite (forcément) de ses cheveux impeccablement peignés, a viré sa cuti, et n’hésite plus à dire qu’un membre de l’UMP peut voter Front National !

Mais il y a encore pire !

A l’élection partielle de Villeneuve Sur Lot, 20% des électeurs PS ont voté pour le Front National.

Quelques semaines avant, à l’élection partielle qui a eu lieu dans l’Oise, 43% des électeurs PS ont voté Front National.

Au-delà de ce mouvement électoral de fond, il y a, dans la vie intellectuelle française, un puissant courant vers ce qu’il est convenu d’appeler la « Droite nationale », en d’autres termes, le Front National !

Il y a d’abord eu les conseils très particuliers donnés par Patrick Buisson à Sarkozy lorsqu’il était à l’Elysée.  Ce Buisson, directeur de la chaîne de télévision « Histoire », est un ancien de « Minute », journal fasciste d’Extrême-Droite.

Ce thuriféraire de Maurras (condamné à mort à la Libération) est évidemment partisan d’un bouleversement total de l’UMP dans une alliance avec le Front National.

Mais il y a aussi ceux qu’on appelle les « commentateurs » ou les « chroniqueurs » qui sévissent sur les chaines de télévision françaises, que ce soit Eric Zemmour, Elisabeth Levy ou Polony, tous plaident à longueur de chroniques, et chacune de leurs paroles étayent la passerelle qui reliera l’UMP au Front National.

Aujourd’hui, l’UMP est comme le lapin dans les phares du Front National.

Les élections municipales ont lieu en mars, les Européennes en mai.

Il ne fait plus de doute pour personne que le Front National sera, et de loin, le premier parti de France.

Les Européennes qui ont lieu à la proportionnelle donneront moins de 20% à l’UMP et au PS, et, vraisemblablement, plus de 25% au Front National.

A Gauche, la situation est pire encore.

Les attaques odieuses et stupides de Mélenchon contre le PS et, en particulier, contre François Hollande font objectivement le jeu du Front National.

A L’élection partielle de Villeneuve Sur Lot, Mélenchon, avec son Front de Gauche, a fait 5% et le Front National a fait 26 % !

Quelles perspectives ?

Tous les ingrédients sont donc réunis pour un basculement de la France dans un scénario à la hongroise, c’est-à-dire l’arrivée au pouvoir, sous une forme ou une autre, du Front National.

Qui, aujourd’hui, peut encore douter que le PS français va connaître une situation proche de celle qu’il a connue en 1993 où il est passé de 200 députés à 53 députés !

Evidemment, depuis la Rue de la Loi à Bruxelles, on voit ces choses de loin et on fait une moue exprimant  un mépris amusé.  Mais, n’en doutons pas, l’impact du programme de Marine Le Pen sur l’Europe…moribonde sera considérable.

Depuis le Plan Delors… qui n’a jamais vu le jour, l’Europe n’a plus présenté de grandes perspectives.

Elle s’est montrée incapable d’anticiper la crise bancaire de septembre 2008.

Elle a imposé aux pays membres des politiques d’austérité mortifères, tout en étant dans l’incapacité de freiner la désindustrialisation de l’Europe occidentale.

Les peuples ne peuvent vivre sans espoir.

Or, ce à quoi on assiste, c’est l’effondrement de notre société occidentale, celle qui a su réaliser un monde de Libertés et de protection sociale.

Il revient à la Gauche de se repenser, et de présenter aux peuples européens un grand projet de reconquête économique et idéologique.

Sans cela, ce qui nous attend, et ce qui attend surtout nos enfants, c’est un avenir particulièrement sombre, et, comme vous le savez, … le pire n’est jamais certain, … mais le pire n’est jamais décevant.

merry_hermanus@yahoo.com

CHARLES MICHEL postule à l’emploi de … perroquet de SARKOZY !

Au cours des dernières vingt-quatre heures, j’ai reçu de nombreux messages scandalisés à propos des déclarations de Charles Michel.

Pas de doute, cette musculation droitière résonne en écho de la campagne de Sarkozy qui a dépassé le stade de flirt avec l’Extrême Droite, et envisage sérieusement le mariage.

Mais le pire n’est pas là !

Ce que ne perçoit pas Charles Michel…, le fils de…, c’est que Sarkozy installe un climat de guerre civile larvée.

Comment ne perçoit-il pas que, stigmatisant « l’assisté », il stigmatise des gens marqués par le malheur ?

Charles Michel oserait-il parler devant les mille ouvriers de CARSID à Charleroi, et leur tenir le discours qui vient de faire scandale ?

Ces ouvriers ont-ils sauté de joie à l’annonce de la fermeture de leur entreprise ?

Comment Charles Michel ne peut-il pas comprendre que perdre son emploi est une tragédie, d’abord sociale, ensuite humaine ?

Car, oui !  Les travailleurs ont des familles !

Ils ont des crédits pour leur appartement ou leur maison.

Et, du jour au lendemain, tout s’écroule !!!

Charles Michel peut-il, ne fût-ce qu’un instant, comprendre ce que doit ressentir un chômeur ? Car, au malheur s’ajoute le sentiment d’échec personnel. Et, Charles Michel, le fils …, le nanti, y ajoute encore la stigmatisation politique !

Les chômeurs sont des assistés, donc, automatiquement, des profiteurs, donc, … des inutiles !

Curieux comme ce vocabulaire colle avec celui utilisé tout au long du 19ème siècle pour s’opposer au progrès social.

C’est la philosophie du « chacun pour soi », de la main invisible censée résoudre tous les problèmes.

Les dégâts collatéraux, cela, les gens comme Charles Michel s’en fichent !!!

Ceux qui tombent ne trouveraient plus une main solidaire.

Oui, peut-être, il y aura la Charité dont Sartre décrivait l’ignoble visage, celle des dames d’œuvres, des ouvroirs, des Capucinières où le pauvre, sans emploi, viendra, tête basse, implorant, chercher un colis alimentaire et de vieux vêtements, si possible kakis (c’est moins salissant pour les pauvres ma bonne Dame) !

J’ai connu l’une de ces « âmes charitables » qui pérorait sur ce que lui coûtait son personnel, et qui m’a dit un jour « Si je ne peux plus payer mes domestiques, je ne pourrais plus m’occuper de mes pauvres ».

En 1973, il y avait 93.000 chômeurs complets et, dans la presse de Droite, on hurlait qu’il y avait trop de profiteurs.

Mais qui est responsable de ce chômage, de cette pauvreté galopante ?

Les travailleurs ?

Ou bien une Organisation économique qui ne se maîtrise plus ?

DEXIA s’écroule, mais les administrateurs, dont l’ancien Premier Ministre Démocrate Chrétien, partent avec de véritables fortunes !!!

Les travailleurs sont-ils responsables ?

La crise bancaire de 2008 provoquée par le Capitalisme financier délirant, les travailleurs n’y ont aucune responsabilité !

Ce qui se passe est, en réalité, un tournant de civilisation.

La fin du Bloc communiste qui, sans conteste, était une monstruosité basée sur le mensonge et la terreur, a conduit à la suprématie économique, mais aussi politique d’un capitalisme qui n’a plus aucune limite.

Le dernier rempart était la Sociale Démocratie qui, grâce à des luttes acharnées, avait tissé une série de filets sociaux permettant de secourir ceux qui n’avaient pas la chance d’être des fils de…

C’est cela qu’on veut détruire.

Ce sont ces systèmes de liberté économique, de liberté religieuse, et de protection sociale qui gênent.

Il ne faut donc pas s’y tromper !  L’enjeu est là !

Ce n’est pas l’enjeu d’une élection, c’est beaucoup plus fondamental.

C’est un basculement complet de notre mode de vie qu’on veut nous faire assumer.

L’élargissement du temps de travail obligera les plus fragiles d’entre nous à quitter le travail pour rejoindre au plus tôt… le cimetière !!!

Cela épargnera les frais médicaux et réduira le trou de la Sécurité sociale.

Cela, c’est la société qu’on veut nous imposer !

Ceux qui veulent conduire ce retour en arrière devraient savoir que, tôt ou tard, les opprimés se révoltent, et que le coût de cette révolte sera plus élevé que la Sécurité sociale !!!

Qu’ils prennent garde !!!

merry_hermanus@yahoo.com

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Lettre à mes amis Français !

Chers Amis,

En cette veille d’élection présidentielle, nous pensons à vous et enrageons de ne pas pouvoir voter.

Vous avez l’occasion de redonner à la France, que nous aimons et admirons, une direction , une autorité dignes de ce nom.

Pour nous autres, étrangers, si peu, mais les hasards, malheureux,  de l’Histoire nous ont fait tels, la France n’est pas un pays comme les autres.

Depuis la révolution française , et même avant, du fait des Lumières, la France a une vocation universelle, ce qui se passe chez vous a une portée mondiale  ! Non pas au sens de l’importance politique ou économique, mais au sens bien plus essentiel de la  morale.  Je pense que beaucoup de Français ne s’en rendent pas compte.

Ce n’est pas être excessif que de m’être personnellement senti  humilié par l’atroce vulgarité de Sarkozy.  Il a illustré pendant cinq ans ce qu’il y a de pire dans notre société.  Le mensonge, le mépris des autres, le trucage permanent, l’égoïsme sans borne..  Je n’emploie pas le mot de  parvenu car on est toujours le parvenu de quelqu’un.  Le duc Decase n’est-il pas un parvenu pour Chateaubriand ?

Et pourtant, la montre qu’il retire avant de serrer la main de ses propres militants, « un cadeau de Carla » avouera-t-il !  Ce goût de l’argent pour l’argent, « si je ne suis plus président, je ferai du fric » quel nouvel aveu !  Les promesses non tenues, le bouclier fiscal ! On comprend mieux après l’affaire Bettencourt.  La France qui souffre et se lève tôt , non ! ce n’est pas la sienne.

L’horreur des mensonges aux ouvriers de Lorraine qu’il vient voir juste après son mariage avec Bruni et à qui il ose dire « il y a de meilleur endroit pour un voyage de noce »…Le pire, il promet de les sauver!!! aujourd’hui l’usine est fermée, la sidérurgie française est à l’agonie.  Les caisses sont vides, des milliards ont été donnés à Tapie dans d’étranges conditions !  Sa course folle derrière les thèmes les plus nauséabonds du Front National confine à l’ignominie pure et simple. Le discours de Grenoble est digne des pires heures de Vichy !  Le discours de Dakar, du mépris le plus total à l’égard de l’Afrique qui nous a tant apporté et qui n’a certes pas besoin des leçons de Sarkozy !

Ce quinquennat aura été marqué, pour le pire, par deux hommes, Sarkozy et Berlusconi qui se ressemblent au plan de la vulgarité et du cynisme le plus abjecte.

Non, la France, ce n’est pas cela.  La France,  c’est Michelet qui fait surgir le peuple dans l’Histoire, c’est ce jeune homme qui en 1939 visite Waterloo, recueille un peu de terre qu’il met dans un sachet qu’il portera sur lui quand il sera fusillé par les Allemands, c’est le serment du jeu de paume, ce sont les Droits de l’Homme, c’est l’irruption du désir de bonheur « cette idée neuve en Europe »,  c’est Valmy ou ,contre l’Europe des tyrans, c’est un peuple en guenilles qui chasse l’envahisseur,; la France, c’est l’appel du 18 Juin, c’est les FTP, c’est Jean Moulin, c’est Brossolette, ce sont les partisans du MOI, ce sont les jeunes résistants du procès de la maison de la chimie, ce sont ces Françaises qui partent en chantant la Marseillaise vers la chambre à gaz,  c’est Pasteur, c’est Curie, c’est Victor Hugo, c’est Voltaire, c’est l’Abbé Pierre de l’hiver 1954, , c’est Camus, car comme lui, pour la France, et contre Sartre,  j’aurai préféré ma mère à la Justice !  La liste est infinie.

Non, la France que nous aimons ne peut être celle des égoïsmes au pouvoir, la France sans son âme n’est plus la France, elle perd ce qui lui est essentiel, son universalisme à nul autre pareil.

Chers amis, sous le soleil du Médoc, nous adorons vous retrouver, nos soirées ensemble sont de merveilleux souvenirs,  par votre suffrage, redonnez à la France sa dignité, faites que lors de notre prochaine rencontre,  la France sera redevenue elle-même !  Vous en avez enfin la possibilités après cinq longues années de chaos et d’humiliations.  Lorsque nous vous reverrons, ce sera toujours la même douceur cuivrée des rayons de soleil plongeant dans l’océan lorsque le jour fuit pour mieux renaître le lendemain dans toute sa vigueur,  mais ce sera une autre France…celle de sa dignité retrouvée.

En espérant vous revoir très bientôt.

DSK, la divine surprise.

Jeudi soir, je regardais « innocemment » Antenne2 qui avait transformé le passage de DSK devant le Juge en spectacle de prime time.

Différents commentateurs étaient censés faire l’article et réagir en direct.

Le représentant du « Figaro » ne boudait pas son plaisir de voir DSK menotté, et n’hésitait pas à mettre en évidence le rôle « magique » de Sarkozy au plan international face à la « dégénérescence » de DSK.

Mais le pire ne vint pas de lui.

F.O. Giesbert, qui fut journaliste de gauche au « Nouvel Observateur », puis passa à droite, se retrouvant directeur du « Point », invectiva brutalement Emmanuel  Valls, député-maire PS, en ces termes « Maintenant, la gauche n’a plus de leçon morale à donner à Sarkozy » !

J’en ai hurlé de rage face à mon écran.

Voilà que, subitement, ce n’était plus DSK  qui était menotté, embastillé, mais c’était tout le PS français, que dis-je, c’était toute la gauche !!!

C’étaient les 1OO.OOO membres du PS qui se trouvaient accusés de harcèlement, de viol et de séquestration.

Pensez donc !

La gauche ne pourrait plus donner de leçon morale à Sarkozy car l’un des siens est accusé d’un crime épouvantable.

Ce qu’a fait F.O Giesbert semble l’application du principe de responsabilité  collective.

C’est sur  ce principe que, pendant 20 siècles, l’antisémitisme s’est appuyé, considérant que tous les Juifs étaient responsables de la crucifixion du Christ, que tous les Juifs étaient, comme on le dit dans une prière, jusqu’à Jean-Paul II, le peuple déicide.

Tous les Juifs devaient donc payer car tous les Juifs étaient coupables !!!

C’est au nom de cette responsabilité collective que les Croisés de 1099 massacrèrent les Juifs durant leur long périple vers Jérusalem.

Tiens, j’y pense, mais DSK est juif !!!

C’est ce principe de la responsabilité collective que les Juges de Nuremberg ont voulu éviter en n’imputant pas la responsabilité du Nazisme et de la guerre à l’ensemble du peuple allemand.

Des responsables furent jugés. Le peuple allemand, jamais !

Le monde avait changé.

Un peuple tout entier ne pouvait pas être considéré comme responsable. Seuls les dirigeants devaient payer.

Eh bien, 67 ans plus tard, un journaliste bien en cour, resplendissant représentant du bobo land parisien, un journaliste qui, dans un récent ouvrage, raconte qu’il a offert à Sarkozy un repas de truffes ( !), reprend ce principe de la responsabilité collective pour faire supporter par toute la gauche les supposées turpitudes de DSK.

Celle-ci, depuis la nuit de samedi à dimanche, ne peut plus donner de leçon de morale à la droite !!!

Non ! Elle doit se taire.

Elle doit se coucher et permettre à la droite de gouverner en paix, et de détruire le tissu social dans un silence approbateur.

On se demande quel rapport il y a entre le crime supposé de DSK et son appartenance à la gauche ! Etre de gauche implique-t-il de souffrir de priapisme aigu ?

Il est vrai que l’extrême droite, aujourd’hui, n’hésite pas, et reprend les termes de la presse d’avant-guerre, en parlant de « dégénérescence de la Nomenklatura socialiste ».

Cela me fait penser à Céline qui, pendant la guerre, écrivait, à propos d’un député communiste emprisonné, il sera d’ailleurs fusillé, qu’il était un « chancre syphilitique ».

Pas de doute, l’affaire DSK est, pour la droite, ce que fut la « divine surprise » de l’extrême droite française lorsqu’elle vit, le 14 juin 1940, les chars allemands défiler sur les Champs-Élysées, les croix gammées flottant en haut de la Tour Eiffel.  Cela allait mettre fin une fois pour toutes  au rôle de ces vandales qui, depuis 1936, au nom du Front populaire, dirigeaient la France.

La formule haineuse de F.O. Giesbert me porte à penser qu’on en est toujours là !

La « divine surprise » met fin au risque de voir DSK à la présidence de la République.

Pour la droite, que ce soit en France, en Belgique ou ailleurs, la gauche au pouvoir est toujours illégitime.

Le pouvoir appartient à la droite !!!

Seule elle a le droit de diriger les hommes.

DSK avait une chance sérieuse, très sérieuse de gagner.

Il est en enfer !

Que toute la gauche y soit avec lui.

Voilà qui est dans « l’ordre des choses ».

merry_hermanus@yahoo.com