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Doyen-Pinocchio préfère la charité à la solidarité !! Il « offre » avec l’argent des Jettois, 50.000 euros de nourriture !

C’est un retour en ligne droite au 19ème siècle qu’organise Doyen-Pinocchio.

En effet :

–     Après avoir systématiquement détruit toutes les actions du CPAS !

–     Après avoir donné des instructions pour repousser au maximum les demandeurs d’aide !

–     En allant, paraît-il, jusqu’à leur suggérer de déménager et aller habiter… à Molenbeek !

Doyen-Pinocchio va jusqu’au bout de sa logique et réinstaure la charité.

Je ne rappellerai pas ici la façon dont Jean-Paul Sartre parlait de « l’odieux visage de la charité » qui est une insulte à celui qui la reçoit, dans la mesure où il y laisse une part de sa dignité.

Je veux mettre en avant la différence essentielle qu’il y a avec la solidarité.

La solidarité, dans nos sociétés qui ont construit des  filets de sauvetage sociaux depuis 1945, est un droit… un droit essentiel !

La charité est une faveur !

Transformer le pouvoir communal en un organisme de charité, c’est retourner avant même la création des CPAS.  A cette époque, des dames d’œuvres et des Messieurs « bien sous tous rapports » et au-dessus de tout soupçon, distribuaient aux « pauvres méritants » des colis de linge et des colis alimentaires.

L’action des CPAS est toute autre !

Elle se base sur le fait que tout être humain a droit à un minimum d’aide de la part de la société dans laquelle il vit.

Ce n’est pas de la charité ! C’est de la solidarité.

La solidarité grandit la société toute entière parce que, grâce à elle, on ne laissera personne au bord de la route.

Donc Doyen-Pinocchio, après avoir dépecé le CPAS, avec comme ultime et énorme conséquence, le fait que le CPAS dispose d’un boni de 400.000 euros !!!, se lance dans des actions de charité !

Mais un soupçon me vient…un très très léger soupçon :  Les pauvres qui viendront chercher leur colis auprès des trois associations méritantes seront-ils gentiment…discrètement invités à voter pour un Bourgmestre aussi généreux avec l’argent des autres ?

Je n’ose le penser !!!

Pour moi, les dames d’œuvres qui tricotent des moufles kaki, parce que, pour les pauvres, c’est moins salissant, n’ont plus leur place dans une société de droits !

Doyen-Pinocchio se rend-il compte des catastrophes dont il a été la cause au CPAS de Jette ?

Tente-t-il de se donner bonne conscience devant les vagues d’assaut de la misère en offrant de la nourriture, (bien sûr avec l’argent de la commune) ?

Il ne m’appartient pas de sonder les âmes, mais de mettre en évidence  l’énorme régression sociale que connaît Jette.  Et là, Doyen-Pinocchio est un champion !

merry_hermanus@yahoo.com

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Soutenons Paul MAGNETTE ! Malédiction, on l’avait oublié : Il existe encore des gens de Gauche au Gouvernement !

Quels cris !

Quel scandale !

Quels hurlements de rage !

Un Ministre, Paul Magnette, a osé dire que la Commission européenne ne reposait pas sur une légitimité démocratique.

Toute la Droite néolibérale lui est tombée dessus.   Joëlle Milquet a carrément dit qu’il devait se taire !!!

Ben voyons, c’est évident !  Nous devons assister, muets, à l’écrasement des plus faibles et au détricotage de tout ce qui a fait de notre Société l’une des plus avancées au niveau des Libertés et de la protection sociale.

Les déclarations de Paul Magnette correspondent évidemment à la vérité. C’est tout à fait scandaleux !

De qui est composée la Commission ?

Non pas, comme on tente de le faire croire, d’élus.

Ce matin, dans le « Soir », l’éditorialiste en chef considère que les Commissaires européens sont « presque toujours  élus » !   Mais élus par qui ?

En réalité, la Commission n’est pas un « Gouvernement de l’Europe » responsable devant le Parlement européen, comme le sont les Gouvernements belges ou français, responsables devant leur parlement respectif.

Chacun le sait, il y a là un déficit démocratique considérable !

Que les Gouvernements européens qui désignent les Commissaires soient majoritairement de Droite ou de Centre Droit, c’est parfaitement exact.  Mais cela oblige-t-il un Ministre socialiste à se taire devant les aberrations néolibérales édictées par la Commission ?

D’ailleurs, il est très étonnant de lire, dans le même Editorial, que « le Gouvernement DI RUPO applique une « politique de Centre Droit ».

Est-ce à cela que les Ministres socialistes qui siègent dans ce Gouvernement sont réduits ?

La vérité gêne trop !

Or, c’est précisément une vérité effroyable que Paul Magnette met en évidence.

La Commission étant en cela le fer de lance d’un néolibéralisme extrême qui tourne le dos à toutes les politiques keynésiennes mises en place depuis 1944.

Les peuples d’Europe ont-ils déclenché cette crise ?

Est-ce que ce sont les peuples d’Europe qui ont organisé des montages financiers aberrants, scandaleux et, pour tout dire, proprement malhonnêtes ?

Non !

Mais c’est à eux qu’on fait payer la crise !!! Et, en plus, il faudrait se taire !!!

Ne constate- t-on pas les énormes salaires et bonus des banquiers, alors même que ce sont eux les premiers responsables de la crise ? Même David Cameron, Premier Ministre conservateur britannique, s’en émeut.

Les pauvres n’ont qu’à payer ou… mourir, comme l’avait dit Moureaux !

On ne peut pas, pour reprendre une expression de la presse de ce matin « flinguer en public l’Europe » ! Les pauvres doivent la « boucler », souffrir en silence et, surtout, ne pas faire de bruit.

Eh bien, du bruit, il va y en avoir lors de la Grève générale du 30 janvier prochain.

Que ceux qui souhaitent le silence des peuples sachent qu’à un moment donné, ce silence fera place à une énorme réaction et, bien sûr, ils découvriront alors qu’on est allés trop loin.  A ce moment-là, peut-être, on comprendra qu’il aura suffit d’une cuillérée de goudron pour gâcher un baril de miel.

Merci à Paul Magnette d’avoir apporté cette cuillérée de vérité !!!

Non, tant qu’il restera au PS des gens comme Magnette, Mayeur ou Moureauxle PS ne sera pas ce « grand cadavre à la renverse » dont parlait Sartre.

merry_hermanus@yahoo.com


Une vie d’instituteur !

A l’enterrement de ma mère, s’est présenté l’ancien économe de l’Athénée de Laeken où j’ai passé pas moins de douze ans.

J’ai souhaité le revoir et il a eu l’excellente idée de me présenter une série de photos prises dans le courant des années 50.

Sur l’une d’entre elles, est rassemblé, autour du préfet Marcel Tricot, l’ensemble du corps professoral.

Après toutes ces années, j’eus la surprise de reconnaître un très grand nombre de professeurs, de pouvoir mettre un nom sur les visages, et de me rappeler bien des anecdotes à leur propos.

Mais ce qui est surprenant, c’est leurs vêtements. Tous sont en costume cravate.

Aujourd’hui, ils pourraient presque passer pour des banquiers de la City.

Quel contraste avec les enseignants d’aujourd’hui !

Nombreux sont ceux qui ont l’allure d’infra-salariés.

Le statut social des enseignants s’est effondré en une trentaine d’années.

Ils étaient des notables. Ils sont devenus d’infimes rouages d’un système à la dérive.

Les enseignants sont sous payés et appartiennent maintenant à une catégorie sociale méprisée par beaucoup.

C’est évidemment emblématique de ce qu’est devenue notre société.

Le décalage est partout.

Dans mon existence, j’aurais été échevin de l’Enseignement pendant 23 ans.

Au cours de ces dernières années, j’ai été confronté à la volonté de certaines institutrices de porter des piercings et des tatouages apparents.

Les Organisations syndicales n’y voyaient pas d’inconvénient, mais je m’y suis opposé, estimant que ce n’était pas l’image que je me faisais du « Maître » qui doit inspirer le respect par ses compétences, mais aussi par l’exemple qu’il doit donner.

A Bruxelles en particulier, l’Enseignement est le seul outil d’intégration.

J’ose écrire que la situation sociale faite aux enseignants, les conditions dans lesquelles ils enseignent, et les pressions qu’il subissent ne leur permettent plus de jouer ce rôle essentiel, et même, dans beaucoup d’établissements scolaires, de donner la base dont les enfants ont tant besoin pour poursuivre une scolarité épanouissante.

En fréquentant mon bistrot habituel, le « Sportwereld » j’y rencontrais un Monsieur âgé d’une septantaine d’années. Le contact se fit, et il m’apprit qu’il fut instituteur, d’abord dans l’Enseignement libre dont il fut chassé suite à un divorce, ensuite dans l’Enseignement communal d’une commune située dans le sud de Bruxelles.

Un jour, il m’apporta un énorme classeur, et devant moi, il le feuilleta.

Se déroula alors sous mes yeux toute une vie d’instituteur :

Les photos de classe.

Les photos d’excursions.

Les photos de fêtes scolaires.

Les travaux d’élèves.

Des rédactions.

Des récitations.

Chaque photo était accompagnée d’une légende écrite, non seulement avec une orthographe parfaite, mais également d’une écriture d’une qualité exceptionnelle.

Je me suis dis, en examinant avec attention chacune des photos, que cet instituteur-là, aussi, appartenait à un monde perdu, à une civilisation qui, aujourd’hui, disparaît.

merry_hermanus@yahoo.com